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Tolstoi livre Guerre et Paix

Citations de Léon Tolstoï dans Guerre et Paix

Connaissez-vous Léon Tolstoï ?

Avez-vous lu quelques-unes de ses œuvres, dont Guerre et paix ?

Si non, ne vous inquiétez pas, vous pouvez quand même lire cet article de citations pour s’imprégner de la pensée de l’écrivain Russe, qui ne vous laissera probablement pas indifférents.

Qui était Léon Tolstoï ?

Né en 1828 en Russie, Léon Tolstoï est un écrivain connu pour ses romans illustrant la vie du peuple russe à l’époque des tsars ainsi que pour ses essais sur les pouvoirs civils et ecclésiastiques. Issu d’une famille de noble, il rejette son environnement social, lui préférant la vie simple des paysans russes, dès lors il sera toute sa vie au service de ses idées.

Tolstoï se rebellera également contre la doctrine ecclésiastique, reprochant à l’église la falsification de l’évangile. C’était un homme de principe qui s’évertua à lutter par la plume contre les inégalités économiques, le patriotisme ou encore la réponse au mal par la violence.

Son œuvre la plus connue est Guerre et Paix, œuvre constituée d’un mélange de psychologie humaine et de réflexion profonde sur un fond de violence. Effectivement, Tolstoï y fait le portrait historique des classes sociales de l’époque au moment de l’invasion napoléonienne de la Russie.

Les oeuvres principales de Léon Tolstoï :

  • Guerre et Paix (1867-1869)
  • Anna Karénine (1877)
  • La Mort d’Ivan Ilitch (1886)
  • Résurrection (1899)

Citations extraites de Guerre et Paix

Sur la vie et l’humanité

Dans l’œuvre de Tolstoï, on découvre beaucoup d’optimisme et d’espoir. A travers certaines phrases, il nous incite à chercher le bonheur et nous prodigue de précieux conseils de vie.

« Pour la dernière fois je vous le dis : rentrez en vous-même, enchaînez vos sens, cherchez le bonheur dans votre cœur et non dans vos passions. La source de la béatitude n’est pas hors de nous, mais en nous… »

« Dès qu’on est jeté hors du chemin habituel, on croit que tout est perdu ; et c’est pourtant là que commence quelque chose de nouveau, de bon. Tant qu’il y a de la vie, il y a du bonheur. »

« Profite de la vie pendant que tu es vivant ; demain tu mourras comme j’aurais pu mourir il y a une heure. »

« Ce n’est pas ma faute, si je vis. Vivons donc le mieux que nous pourrons, en attendant la mort. »

« Je ne connais dans la vie que deux maux bien réels : c’est le remord et la maladie. Il n’est de bien que l’absence de ces maux. Vivre pour moi en évitant ces deux maux, voilà à présent toute ma sagesse. »

« Il n’est nullement démontré que les buts vers lesquels tend l’humanité soient la liberté, l’égalité, l’évolution ou la civilisation. »

« Au moment d’un départ et d’un changement d’existence, tout homme capable de réflexion est plus ou moins hanté par des pensées sérieuses, c’est l’heure où l’on sonde son passé, où l’on trace des plans d’avenir. »

« Tout homme, le sauvage comme le penseur, malgré le raisonnement et l’expérience qui lui démontrent irréfutablement l’identité de ses actes dans des conditions identiques, sent que, privé de cette absurde croyance qui constitue l’essence de la liberté, il ne peut concevoir la vie. »

Ici, l’écrivain explique que l’être humain a besoin de croire en la liberté de ses choix, mais qu’en réalité, quel que soit la personne, on réagit toujours de la même manière face à une situation identique en tous points, ce qui laisse penser que nous ne sommes pas réellement libres mais que nous avons besoin de le croire pour se sentir en vie.

« Il pensait à l’insignifiance de la grandeur, à l’insignifiance de la vie, dont personne ne comprenait le but, à l’insignifiance encore plus grande de la mort, dont le sens restait caché et impénétrable aux vivants ! »

« Elle était gaie parce qu’elle avait un homme pour l’admirer (l’admiration d’autrui était l’huile indispensable au bon fonctionnement de sa machine). »

« Admettre que la vie de l’humanité puisse être dirigée par la raison, c’est nier toute possibilité de vie. »

« La parole prononcée est d’argent, celle qui n’est pas prononcée est d’or. », phrase qui pourrait ressembler à un proverbe que l’on entend souvent : un silence vaut mieux qu’un long discours.

« La vie humaine a deux faces. Il y a d’une part la vie individuelle, qui est d’autant plus libre que ses intérêts sont plus abstraits ; il y a d’autre part la vie élémentaire, grégaire, où l’homme doit inévitablement se soumettre. »

« Lorsque l’homme voit mourir un animal, l’horreur le saisit : ce qu’il est lui-même – sa substance même – s’anéantit sous ses yeux, cesse d’être. Mais quand ce qui meurt est un homme, et un homme qu’on aime, alors, en plus de l’horreur ressentie devant l’anéantissement de la vie, on éprouve encore un déchirement, l’âme est atteinte d’une blessure qui, tout comme une plaie physique, parfois tue, parfois cicatrise, mais fait toujours souffrir et craint les contacts extérieurs qui l’enveniment. »

« La marche des choses de ce monde est arrêtée d’avance, elle est subordonnée au concours de tous les libres arbitres des personnes qui y prennent part, et les Napoléon n’ont sur elle qu’une influence extérieure et apparente. »

Une question ante l’esprit de l’écrivain russe : Pouvons-nous changer le cours des choses ?

En réalité, l’extrait précédent met l’accent sur le fait que l’on a tendance à accuser une personne pour des évènements, alors que souvent, les faits qui se produisent sont en lien avec l’ensemble des actions de toutes les personnes concernées par l’événement.

Les guerres, les catastrophes politiques ou économiques qui surviennent ne sont jamais la faute d’une personne. Rien ne dit que si Napoléon n’avait pas existé, l’histoire n’aurait pas été la même.

« Je ne connais dans la vie que deux maux bien réels : c’est le remords et la maladie. Il n’est de bien que l’absence de ces maux. Vivre pour moi en évitant seulement ces deux maux, voilà à présent toute ma sagesse. »

Sur l’histoire

Voici quelques citations sur l’histoire :

« À tel moment de la durée devient irrévocable et appartient dorénavant à l’histoire, où il paraît non plus libre, mais régi par la fatalité. »

« En considérant l’histoire d’un point de vue général, nous sommes persuadés que les évènements sont régis par une loi éternelle ; mais les considérons-nous de notre point de vue personnel, nous sommes convaincus du contraire. »

« En histoire, la difficulté d’admettre la soumission de la personne aux lois de l’espace, du temps, de la causalité tient à ce qu’il faut renoncer au sentiment direct, que chacun éprouve, de l’indépendance de sa personne. »

« Dans les faits historiques, les prétendus grands Hommes ne sont que des étiquettes qui, tout en donnant leur nom à l’événement, n’ont avec celui-ci aucune espèce de lien. »

« « Le HASARD a créé telle situation : le GÉNIE s’en est servi », dit l’histoire. Les mots HASARD et GÉNIE ne signifient rien qui soit réellement existant, aussi ne peuvent-ils être définis. Ces mots ne désignent qu’un degré déterminé dans la compréhension des phénomènes ; je ne sais pas pourquoi tel ou tel phénomène se produit ; je pense que je ne peux pas le savoir ; par suite, je ne veux pas le savoir et je dis : HASARD. Je vois une force produisant un effet hors de proportion avec les capacités communes des hommes ; je ne comprends pas pourquoi cela se produit et je dis : GÉNIE. »

Dans les phrases précédentes, Tolstoï fait le parallèle entre le génie et le hasard qui tous deux seraient des faits inexplicables ou incompréhensibles. En effet, le hasard vient du fait de ne pas savoir comment et pourquoi une chose s’est produite et surtout de ne pas chercher à savoir.

Tandis que le génie proviendrait des actions d’un Homme dont les conséquences seraient tellement surprenantes que l’on ne saisirait pas bien le pourquoi de la chose.

En somme, si vous ne savez pas pourquoi une chose se produit après l’action d’un être humain, il n’y aura que deux possibilités qui s’offriront à vous :

–> « Cet Homme est un génie » direz-vous

ou

–> « Ceci n’est que pur Hasard »

« Le roi est l’esclave de l’histoire ».

« La théorie du transfert de la volonté des masses sur un personnage historique n’est rien de plus qu’une tautologie — une simple façon d’exprimer avec d’autres mots les termes mêmes de la question. »

« Quelle est la cause des événements historiques ? — Le pouvoir. — Qu’est-ce que le pouvoir ? — La somme des volontés reportées sur un seul personnage. — À quelles conditions se fait ce report ? — À la condition que le personnage choisi exprime la volonté de tous. »

Sur l’injustice, la violence et la guerre

Les phrases et citations suivantes mettent en avant les idées pacifistes de l’écrivain :

« On dirait que l’humanité a oublié les lois de son divin Sauveur, qui prêchait l’amour et le pardon des offenses, et qu’elle fait consister son plus grand mérite dans l’art de s’entre-tuer. »

« Depuis que le monde existe et que les hommes s’entre-tuent, jamais un crime ne s’est commis sans que son auteur ait trouvé un apaisement à se dire que c’était pour le bien public, pour le bonheur supposé d’autrui. »

« Du général au soldat, chacun s’avouait qu’il n’était qu’un grain de sables dans cet océan humain, tout en ayant conscience de sa puissance en tant que partie constitutive de ce grandiose ensemble. »

« Où il y a des juges, il y a l’injustice. »

« Toute réforme imposée par la violence ne corrigera nullement le mal : la sagesse n’a pas besoin de la violence. »

« Plus elle observait la vie et en acquérait l’expérience, plus elle s’étonnait de l’aveuglement des hommes qui poursuivent ici-bas les jouissances et la félicité, qui peinent, luttent, se font mutuellement du mal pour atteindre ce mirage criminel. »

Avec ces citations, on se rapproche un peu de l’univers de Tolstoï.

Si ces phrases vous plaisent, vous font réfléchir ou vous intriguent, vous ressentirez probablement le besoin d’en savoir davantage ; envie de lire l’œuvre complète Guerre et paix ? L’écrivain a mis 10 ans à l’écrire, vous mettrez sûrement moins de temps à le lire.