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Citations de : Ugo Foscolo

Se repentir du passé, s’ennuyer du présent, craindre l’avenir: telle est la vie. Seule la mort, à qui est confié le renouvellement sacré des choses, me promet la paix.

Ultime Lettere di Jacopo Ortis, 4 décembre 1798

Nous rions et nous rirons, car le sérieux a toujours été l’ami des imposteurs.

Accademia dei pitagorici

La gloire des grands hommes tient pour un quart à leur audace, pour deux quarts au hasard, pour le dernier quart à leurs crimes.

Les dernières lettres de Jacques Ortis, 4 décembre 1798

Seule, la mort, à qui est confié le renouvellement sacré des choses, nous promet la paix.

Les Dernières Lettres de Jacopo Ortis (1802), 11 heures du soir

Les gouvernements nous imposent la justice, mais pourraient-ils nous l’imposer s’ils ne l’avaient pas d’abord violée pour s’établir ?

Les Dernières Lettres de Jacopo Ortis (1802), Vintimille, 19 et 20 février 1798

Les rois pour lesquels vous vous égorgez se serrent la main, au plus fort du carnage, et paisiblement, se partagent vos dépouilles et vos terres.

Les Dernières Lettres de Jacopo Ortis (1802), Florence, 25 septembre 1798

Ceux qui n’ont jamais souffert ne sont pas dignes de leur félicité. Orgueilleux ! ils regardent le malheur pour l’insulter.

Les Dernières Lettres de Jacopo Ortis (1802), 17 avril 1798

Là ou la religion n’a pas pénétré les lois et les moeurs d’un peuple, l’administration des cultes n’est que boutique.

Les Dernières Lettres de Jacopo Ortis (1802), 17 mars 1798

Les princes aiment ceux qui sont faits de telle sorte que l’héroïsme ou le crime retentissant leur soient également impossible.

Les Dernières Lettres de Jacopo Ortis (1802), 23 décembre 1797

Les hommes, ne pouvant par leur seul effort acquérir l’estime d’autrui ni la leur propre, cherchent à la réhausser en opposant aux défauts de leurs voisins ceux que, par hasard, eux n’ont point.

Les Dernières Lettres de Jacopo Ortis (1802), 22 novembre 1797

Je crois que le désir de connaître et de redire l’histoire des temps passés est engendré par notre amour-propre.

Les Dernières Lettres de Jacopo Ortis (1802), 23 octobre 1797

Plus ne suis ce que fus; de nous, beaucoup est mort: Ce qui reste n’est plus que langueur et que larmes. Le myrte est desséché, et les feuilles éparses Du laurier, fol espoir de mes premiers accents.

Plus ne suis ce que fus; de nous, beaucoup est mort...

La vie humaine? un songe! un songe trompeur, auquel pourtant nous attachons grand prix: tout comme les femmes mettent leur confiance dans les superstitions et les présages.

Les dernières lettres de Jacques Ortis