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Citations de : Sylvie Germain

Elle croyait en la vie, elle aimait la vie, vaille que vaille. C’est la plus belle des croyances, en tout cas la plus salutaire.

Petites scènes capitales (2013)

De la moindre vie humaine, quelque chose d’irréductible demeure, toujours rien de ce qui a lieu en ce monde, grand ou petit, tragique ou anodin, ne peut être annulé, et rien ne reste sans conséquences, aussi discrètes soient-elles.

Petites scènes capitales (2013)

Mais elle n’avait plus de souffle, plus de voix, et encore moins de raison, elle n’était plus en mesure de penser, elle n’était plus qu’un corps pris d’épouvante devant l’imminence de son anéantissement, et qui luttait instinctivement, en vain.

L'inaperçu (2008)

Etre en vie, c’est être en mouvement, en constante possibilité de changement, chute ou croissance.

Rendez-vous nomades (2012)

Il ne suffit pas qu’un sol soit riche, encore faut-il qu’il soit remué, retourné, et ensemencé.

Immensités (1993)

Il faut descendre très bas pour trouver un accès au Très-Haut. Très bas au fond de soi, dans les ténèbres de ses entrailles.

Immensités (1993)

Nulle faute ne peut être déclarée ancienne tant que perdure la souffrance qu’elle a engendrée.

Immensités (1993)

Tout ce qui excède en intensité, en présence, en saveur, laisse un reste.

Petites scènes capitales (2013)

C’est en essayant continuellement qu’on finit par réussir. En d’autres termes, plus ça rate, plus on a de chances que ça marche.

L'inaperçu (2008)

Que sait-on de ce qui a lieu dans la nuit du réel ? L’imaginaire est l’amant nocturne de la réalité.

Magnus (2005)

Regarder jusqu’à ouïr, écouter jusqu’à voir en transparence des choses, jusqu’à déceler des résidus de nuit épars dans le jour, des traces de lumière à vif dans le noir.

L'inaperçu (2008)

Dans une partition musicale, les silences sont signifiés, comme les notes, et ils portent des noms qui renvoient au souffle : respirations, pauses, soupirs, qui se déclinent en demi-soupirs, quarts de soupir.

Quatre actes de présence (2011)

La musique est par excellence l’art d’agencer et de faire tinter le silence, de lui conférer un rythme, une dynamique.

Quatre actes de présence (2011)

La lumière est aux peintres ce que le chant des mots est aux poètes, la mélodie du silence aux musiciens : la source et l’horizon de leur désir, le foyer de l’amour qui les lancine et les met perpétuellement en chemin, en tension, en appel.

Ateliers de lumière (2004)

La liberté, comme l’amour, a un coût, celui de l’intranquillité, ni l’un ni l’autre ne sont jamais acquis.

Petites scènes capitales (2013)

Chaque être aimé, en disparaissant, ravit un peu de chair, un peu de sang, à ceux qui restent sur la terre, tremblant de froid et de fadeur dans le crachin continu de l

Magnus (2005)

Les petits riens ne sont jamais insignifiants, la beauté foisonne dans l

Petites scènes capitales (2013)

Il y a des larmes qui, aussi anciennes soient-elles, n’en finissent jamais de diffuser une sensation de brûlure, de reperler à fleur de peau. La peau du coeur.

La Pleurante des rues de Prague (1991)

D’un lambeau de papyrus ou d’un morceau de poterie, on peut remonter vers une civilisation disparue depuis des millénaires. A partir de la racine d’un mot, on peut rayonner à travers une constellation de vocables et de sens.

Magnus (2005)

De la moindre vie humaine, quelque chose d’irréductible demeure, toujours ; rien de ce qui a lieu en ce monde, grand ou petit, tragique ou anodin, ne peut être annulé, et rien ne reste sans conséquences, aussi discrètes soient-elles.

Petites scènes capitales (2013)

L’amour n’a pas à se parer de grandes déclarations, de gestes et de postures emphatiques, il n’a à s’encombrer de rien, il a juste à être, et à agir là et quand il faut, sans se soucier si on le voit à l’oeuvre.

Petites scènes capitales (2013)

Nous sommes ainsi faits, nous sommes ce que nous sommes et nous ne changerons pas.

Jours de colère (1989)

La tendresse elle-même est élan, vivacité, flamme qui brûle, qui brûle !

Jours de colère (1989)

Les rêves ce sont nos yeux dans la nuit.

Jours de colère (1989)

Ecrire c’est descendre dans la fosse du souffleur pour apprendre à écouter la langue respirer là où elle se tait, entre les mots, autour des mots, parfois au coeur des mots.

Magnus (2005)

L’imaginaire est l’amant nocturne de la réalité.

Magnus (2005)

Les rêves sont faits pour entrer dans la réalité, en s’y engouffrant avec brutalité, si besoin est. Ils sont faits pour y ré-insuffler de l’énergie, de la lumière, de l’inédit, quand elle s’embourbe dans la médiocrité, dans la laideur et la bêtise.

Magnus (2005)

La terre tout alentour n’était plus qu’immenses essarts trop profondément et de trop longtemps brûlés pour pouvoir y faire lever à nouveau la moindre culture.

Le Livre des nuits (1984)