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Citations de : Serge Gainsbourg

Je pratique – La politique – De la femme brûlée – Je brûle toutes celles que j’ai adorées.

Au pays des malices

J’avoue – J’en ai bavé – Pas vous – Mon amour – Avant – D’avoir eu vent – De vous – Mon amour.

La Javanaise

Entre Machine – Et moi Machin – Il s’pass’ des choses – Des machins.

Machins Choses

Aimer toujours le même homme – C’est des histoires à la gomme – L’amour mon vieux c’est tout comme – Du bubble bubble gum.

Bubble Gum

Ah! baiser la main d’une femme du monde – Et m’écorcher les lèvres à ses diamants.

Maxim's

Et si Dieu était juif ça t’inquiéterait petite? – Sais-tu que la Nazaréen – N’avait rien d’un aryen – Et s’il est fils de Dieu comme vous dites – Alors – Dieu est juif – Juif et Dieu.

Juif et Dieu

C’est pourquoi je dis qu’la lucidité est indispensable – Sinon les filles te possèdent jusqu’à la peau.

Coeur contre coeur le coeur bat plus vite – Comme sous l’emprise de la peur.

L’amour sans philosopher – C’est comme le café – Très vite passé.

La mort a pour moi le visage d’un enfant – Au regard transparent.

Tu es faible, tu es fourbe, tu es fou – Tu es froid, tu es faux, tu t’en fous.

L’amour physique est sans issue – Je vais je vais et je viens – Entre tes reins.

Je t'aime, moi non plus

Dieu est un fumeur de havanes – C’est lui-même qui m’a dit – Que la fumée envoie au paradis.

Mais qui sans amour – Existe?

Sais-tu ma petite fille pour la vie il n’est pas d’antidote.

La beauté cachée des laids – Se voit sans délai.

Notre sale gueule on y peut rien – D’ailleurs nous les affreux – J’suis sûr que Dieu – Nous accorde – Un peu de sa miséricorde.

Mieux vaut pleurer de rien – Que de rire de tout.

Un poison violent, c’est ça l’amour – Un truc à pas dépasser la dose.

J’ai retourné ma veste le jour où je me suis aperçu qu’elle était doublée de vison.

Interview dans Le Monde du 1er juillet 1971.

Je composerai jusqu’a la décomposition.

Si j’avais à choisir entre une dernière femme et une dernière cigarette, je choisirais la cigarette: on la jette plus facilement!

Dieu est un fumeur de havanes – Je vois ses nuages gris – Je sais qu’il fume même la nuit.

La vie ne vaut d’être vécue – Sans amour.

La Javanaise

Caresses et coups de poing dans la gueule sont les pleins et les déliés de l’amour.

Rien c’est bien mieux, rien – C’est bien mieux que tout.

Qu’importe injures un jour se dissiperont comme volute Gitane.

Prendre les filles pour ce qu’elles ne sont pas – Et les laisser pour ce qu’elles sont.

Le soleil est rare – Et le bonheur aussi – L’amour s’égare – Au long de la vie.

Vous serez fusillé avec des balles rouillées et vous mourrez du tétanos!

Chut! l’amour est un cristal qui se brise en silence.

Qui a coulé le Titanic? – – Iceberg, encore un Juif.

Jusqu’à la décomposition, je composerai.

Ne m’enterrez pas en grande pompe, mais à toute pompe.

J’ai pris les femmes pour ce qu’elles n’étaient pas, je les laisse pour ce qu’elles sont.

L’amour est aveugle et sa canne est rose.

Mon héros préféré, c’est Mickey. Tout comme lui, j’ai de grandes oreilles et une grande queue…

La différence entre la beauté et la laideur, c’est que la laideur, elle, au moins elle dure!

Si j’étais Dieu, je serais peut-être le seul à ne pas croire en moi.

Rendre l’âme? D’accord, mais à qui?

Qui ne s’est jamais laissé enchaîner – Ne saura jamais ce qu’est la liberté.

Quand on n’a pas ce que l’on aime – Faut aimer ce que l’on a.

Qu’importe le temps – Qu’emporte le vent – Mieux vaut ton absence – Que ton indifférence.

Indifférente

Peut-on jamais savoir par où commence – Et quand finit l’indifférence?

Indifférente

Mieux vaut ne penser à rien – Que ne pas penser du tout.

Les cigarillos ont cet avantage d’faire le vide autour de moi.

Le cynisme, c’est connaître le prix de tout, et la valeur de rien!

La laideur a ceci de supérieur à la beauté qu’elle ne disparaît pas avec le temps.

La connerie, c’est la décontraction de l’intelligence. Alors, parfois, je me permets d’être con sciemment.

La beauté est la seule vengeance des femmes.

L’homme a créé des dieux; l’inverse reste à prouver.

Jour après jour – Les amours mortes – N’en finissent pas de mourir.

Jeunes femmes et vieux messieurs – Si elles sont fauchées quelle importance – Jeunes femmes et vieux messieurs – Du pognon ils en ont pour deux.

Je suis venu pour te voler – Cent millions de baisers.

Je connais mes limites. C’est pourquoi je vais au-delà.

Car pour les pin-up – Il faut des pick-up.

La femme des uns sous le corps des autres

La chanson française n’est pas morte, elle doit aller de l’avant et ne pas être à la remorque de l’Amérique. Et prendre des thèmes modernes. Il faut chanter le béton, les tracteurs, le téléphone, l’ascenseur, … La chanson française est à faire.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Le public et les femmes c’est la même chose: je suis prêt à jeter une partie de mon public qui a vieilli et qui d’ailleurs me crache dessus.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Moi je n’ai pas d’idée, j’ai des associations de mots, comme les surréalistes; carence d’idée. Ca cache un vide absolu, je suis sous vide.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Théoriquement pour être vraiment moderne, pour être au vingtième siècle dans la lignée des peintres, des poètes et des musiciens modernes, on devrait faire une musique atonale et des vers libres. Comment aller expliquer ça dans le Cantal?

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

L’art abstrait a fait éclater la peinture: quand en musique on fait éclater les formes il ne reste que les percussions, au désavantage de l’harmonie.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Je ferai une toile, une seule, ultime.

Gainsbourg for ever de Franck Maubert (2005)

J’ai le culte de l’inutile.

Gainsbourg for ever de Franck Maubert (2005)

Si je pratique la surenchère, c’est parce que je n’ai plus de temps à perdre.

Gainsbourg for ever de Franck Maubert (2005)

Je suis un artiste, je me détruis.

Gainsbourg for ever de Franck Maubert (2005)

Faire l’acteur, ça me permet de voir du pays.

Gainsbourg for ever de Franck Maubert (2005)

Il n’y a pas de femme, ni d’homme, ni une seule façon de faire l’amour, ce qui compte, c’est la rencontre entre deux êtres.

Gainsbourg for ever de Franck Maubert (2005)

La chanson française? Je suis plutôt consterné que concerné.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Quel est le leitmotiv militaire de l’intestin grêle. Chaque matin, il balance: mission accomplie, mon côlon.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Mon premier cachet, ce n’était même pas un cachet, plutôt un comprimé.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

La chanson, le cinéma, les musiques de film me déséquilibrent. C’est facile, c’est faux, on parle plus de nous que des ministres. C’est non seulement inutile, c’est absurde.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

J’aurais pu faire de la peinture mais j’ai eu peur de la bohème que je trouvais anachronique. J’ai abandonné.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

La chanson, comme l’a été la peinture, est pour moi une manière de vivre en marge de la société.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Je pratique un art mineur destiné aux mineures.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

En définitive, je suis resté en filigrane cet enfant timide et secret qui implique candeur, innocence, insoumission et sauvagerie.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Quand j’ai dit à Whitney Houston: I want to fuck you, c’était hard, d’accord, mais quelle pire insulte que de dire à une femme: Vous êtes intirable?

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Ma barbe, c’est un vieux complexe. Quand j’étais à l’armée, le matin, à la sonnerie du clairon, tous les types se précipitaient pour se raser, sauf moi. Je n’ai eu de la barbe qu’à trente ans. Aujourd’hui, je me rattrape.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

C’est une défense de mettre un masque. Moi je crois que j’ai mis un masque et que je le porte depuis vingt ans, je n’arrive plus à la retirer, il me colle à la peau. Devant il y a toute la mascarade de la vie et derrière, il y a un nègre: c’est moi.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Je ne porte jamais de slip. Ca fait pansement.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Je suis un mythe vivant, quelques degrés au-dessus d’une star.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Je suis un personnage, donc un mythe. J’ai mon look, je suis le précurseur du néo-dandysme. Et ma barbe de deux jours me demande beaucoup de soins.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Certains s’effacent devant leur destin. Moi je le mets aux arrêts de rigueur. A fond de cale.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

J’ai un regard perçant qui peut aller jusqu’au fond de l’âme.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Je me noie dans mon miroir parce que je ne sais pas nager. Ce sont des eaux troubles et dangereuses; des marécages. Pour certains ce sont les reflets du ciel et pour moi ce sont des miasmes.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Je n’ai aucune prétention à être moi-même.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Je prétends qu’il n’y a que les grands séducteurs qui se font jeter par les femmes.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Quand certains jours pour moi ça rigole pas des masses Devant ma glace Je me fais des grimaces.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

On se réfère à la beauté grecque. Mais il y a aussi la beauté de l’âme et, de ce côté-là, je ne suis sûrement pas trop moche.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Physiquement, je suis pudique quand même, c’est intellectuellement que je ne le suis pas.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Il y a eu de l’orage dans l’air, maintenant, il y a simplement de l’horreur dans l’âge.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Les visages difficiles comme le mien se burinent et, arrivés à la quarantaine, deviennent intéressants.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Je crois que les hommes s’arrangent en vieillissant. Les femmes se démolissent et les hommes s’arrangent, c’est assez injuste, mais c’est comme ça.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Mes racines, c’est le microclimat tabagique et merdique de mon 7ème arrondissement.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Je prends les chemins vicinaux. Je n’irais jamais sur les routes nationales. On n’y rencontre que des platanes.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Je ne sais pas ce qu’il faut faire mais je sais ce qu’il ne faut pas faire.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

La vie est belle, qu’est ce que tu veux, je suis fou quelque part. Je vais crever, je pense, sans blé, sans un rond, mais peu importe. Je ne veux pas donner à Charlotte et à Lulu un handicap de milliardaire, voilà.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

La timidité? Le stade suprême veut que l’on soit timide avec soi-même, et que l’on n’ose pas s’approcher. On ne fait que se moumoyer, on n’arrive pas à se tutoyer. Quant à se vouvoyer, ce serait l’aristocratie de la timidité.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Je suis plutôt un aquoiboniste qu’un nihiliste, ce qui est plus nuancé. Parce qu’au bout du nihilisme il y a un revolver.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Je suis un garçon extrêmement décent. En fait, je suis indécent par ma décence.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Quand les gens venaient me voir chanter, ils disaient que je n’avais pas de tenue scénique. Maintenant, j’ai une tenue cynique et on dit que je suis prétentieux. Il faudrait savoir!

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

J’ai eu une crise cardiaque, ce qui prouve que j’ai un coeur.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

De toute façon, on est toujours des bleus. On est des bleus à la maternelle, à l’armée dans le lit des putes. … Eh bien je serai de la bleusaille quand je serai crevé parce qu’ils vont me dire: Ah t’arrives, toi, t’es un bleu, et nous, on est blanchis.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Je crois que j’aime de plus en plus le silence et de moins en moins la musique. Le silence a sa musique propre: les aboiements de chien, les voitures qui passent, les cliquetis d’objets, les frottements de tissus.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Le dandysme est un comportement au bord du suicide. C’est le choix d’une attitude, un jeu constant pour échapper à la réalité.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Veuillez sucer, je vous prie, en lisant ces lignes, le jus d’une cerise.

Mon propre rôle (1987)

Je fume, je bois, je baise. Triangle équilatéral.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Un homme démaquillé est ambigu, alors qu’une femme maquillée est confuse.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Je pratique la politique de la femme brûlée. Je brûle toutes celles que j’ai adorées.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Amour hélas ne prend qu’un M. Faute de frappe c’est haine pour aime.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Quand tout va mal il faut chanter l’amour, le bel amour. Et quand tout va bien, chantons les ruptures et les atrocités.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Promenons-nous dans le moi Pendant que le vous n’y est pas Car si le vous y était Sûr’ment qu’il nous mangerait.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Si j’avais été plus joli garçon je serais mort d’épuisement à l’heure qu’il est.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

L’amour ne vaudra jamais mieux que le court temps que l’on passera à le faire.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

L’égalité des femmes n’existe pas. Elles sont des lapins à qui on aurait mis des patins à roulettes. Les patins roulent mais elles restent toujours des lapins.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Qu’est-ce que la misogynie? C’est voir les choses comme elles sont.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

La femme n’est pas un partenaire, mais un adversaire.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Les femmes? Une façon élégante de ne pas sombrer dans la pédérastie?

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

La politique a ses impératifs et ses impérators.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Je mets toujours les dieux au pluriel, de peur qu’il y en ait un qui le prenne mal.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Je prétends préférer me faire écraser par une Rolls-Royce que par un seize tonnes.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Je n’ai pas l’esprit d’escalier, j’ai l’esprit d’ascenseur en panne.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

J’étais déjà misogyne, je deviens misanthrope, alors vous voyez il reste pas grand-chose.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Je ne suis pas de ce monde. Je ne suis d’aucun monde.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Je ne veux pas qu’on m’aime mais je veux quand même.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Jamais je ne me suis aussi bien entendu qu’avec personne.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Quand j’ai le délirium, je deviens très mince.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

L’amitié est plus rare que l’amour et nécessite une intégrité absolue.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Un amour peut en cacher un autre.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

J’ai retourné ma veste quand je me suis aperçu qu’elle était doublée de vison.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Le succès et la gloire ne nous griseront jamais que les tempes.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

La nuit, tous les chagrins se grisent.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

J’aime la nuit, j’ai les idées plus claires dans le noir.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

La connerie, c’est la décontraction de l’intelligence.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Juif, ce n’est pas une religion. Aucune religion ne fait pousser un nez comme ça.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Une lolita, c’est une fleur qui vient d’éclore et qui prend conscience de son parfum et de ses piquants.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Le snobisme, c’est une bulle de champagne qui hésite entre le rot et le pet.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

J’ai deux points communs avec Mickey Mouse: de grandes oreilles et une longue queue.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

J’ai grandi sous une bonne étoile. Jaune.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Que vaut-il mieux? Etre ou ne pas naître?

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Mes disques sont un miroirDans lequel chacun peut me voirJe suis partout à la foisBrisée en mille éclats de voix.

Poupée de cire, poupée de son (1965) (Interprété par France Gall)

Les femmes c’est du chinoisLe comprenez-vous? Moi pas.

Les femmes c'est du chinois (1961)

Un poison violent, c’est ça l’amour.Un truc à pas dépasser la dose!C’est comme en bagnole:Au compteur 180A la borne 190Effusion 200.

Un poison violent, c'est ça l'amour (1967)

Je n’ai jamais vu un milliardaire gentil ni un pauvre méchant. – Peut-être ne vais-je pas dans les bons endroits!

Que m’importe de mourir – Les cheveux dans le vent!

Harley-Davidson

Tu ne peux faire – Qu’ l’amour à la papa – Crois-moi, crois-moi – Y a trente-deux façons de fair’ ça.

L'amour à la papa

Faut savoir s’étendre – Sans se répandre.

Sait-on jamais – Où va une femme – Quand elle vous quitte – Où elle s’en va – Quand elle s’en va?

La queue c’est féminin. Le con masculin. Question de chance.

Le masque tombe, l’homme reste, et le héros s’évanouit.

Le succès et la gloire ne nous griserons jamais que les tempes.

Qui promène son chien est au bout de la laisse.

La chance est un oiseau de proie survolant un aveugle aux yeux bandés.

Doit-on dire un noir ou un homme de couleur. Tout ceci n’est pas clair.

Si le Christ était mort sur une chaise électrique, tous les petits chrétiens porteraient une petite chaise en or autour du cou.

On aime une femme pour ce qu’elle n’est pas; on la quitte pour ce qu’elle est.

Je suis venu te dire que je m’en vais – Et tes larmes n’y pourront rien changer.

L’amour au hasard d’un regard t’a effacé de ma mémoire, Du jardin que j’ai saccagé dont les herbes se sont couchées, Il ne reste rien je le crains que ronces mortes sans parfum.

Amour sans amour

Les femmes? Les petites, je les saute, les grandes, je les grimpe.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

L’amour physique est sans issue. C’est la chanson la plus morale que j’ai jamais écrite.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Doit-on dire un Noir ou un homme de couleur? Tout ceci n’est pas clair.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

La provocation est ma manière à moi de faire un travelling avant. Un seul arrêt image et je me flingue. Fondu au noir.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Quand on a comme moi l’âme pliée en foetus, on a besoin de provoquer pour la dégourdir.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Une fille sans tabou est une mauvaise amoureuse. … La femme moderne fera des tas d’homosexuels dans l’avenir, parce qu’elle se veut libérale. Moi, je suis très conservateur là-dessus. Je suis un réac amoureux.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Pour moi, l’amour, ce sont des alcôves et le trouble des interdits. L’amour doit être quelque chose de glauque et de caché. Caché des autres.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

L’agressivité est mon moteur; il y en a qui écrivent d’une écriture de professeur de lycée, moi j’aime casser des plumes et faire des pâtés.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Je suis d’un genre trop relax. Si je ne suis pas agressif, dans le sens abstrait, je m’éteindrai, je n’aurai plus de dynamique.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Toutes les femmes sont à prendre Enfin Y’en a qui peuvent attendre.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

J’arrête de fumer toutes les 5 minutes.

TF1, Et si on se disait tout, 1989.

Qu’importe le temps Qu’emporte le vent Mieux vaut ton absence Que ton indifférence.

Indifférente

Sur ma tombe je veux que l’on rédige cette épitaphe : Ci-gît le renégat de l’absolu. Dernière consigne : ne m’enterrez pas en grande pompe, mais à toute pompe !

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Dieu est un fumeur de Havanes C’est lui même qui m’a dit Qu’la fumée envoie au paradis Je le sais ma chérie.

Dieu fumeur de Havanes (1980)

Moi je n’ai pas d’idée, j’ai des associations de mots, comme les surréalistes ; carence d’idée. Ca cache un vide absolu, je suis sous vide. Je serai fusillé d’une balle rouillée et mourrai du tétanos.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Quand on n’a pas ce qu’on aime, il faut aimer ce qu’on a.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Ecoute les orgues Elles jouent pour toi Il est terrible cet air-là J’espère que tu aimes C’est assez beau non C’est le requiem pour un con.

Requiem pour un con (1968)

Viens petite fille dans mon comic strip Viens faire des bulles, viens faire des WIP! Des CLIP! CRAP! des BANG! des VLOP! et des ZIP! SHEBAM! POW! BLOP! WIZZ!

Comic strip (1967)

Un poison violent, c’est ça l’amour Un truc à n’pas dépasser la dose.

Anna (1967), Un poison violent c'est ça l'amour

La provocation prête un pouvoir de commandement. Elle ordonne le duel, la répulsion, la révolte, mais aussi les alliances et les amitiés. Parfois elle met au garde-à-vous, à part quelques mercenaires en rupture de bang.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Je fais mon boulot, je suis un showman. Et puis ça me fait marrer, la provoc’. Ca fait des turbulences, ça m’empêche de me faire chier, chier dans la vie.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

L’envers vaut l’androgyne.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Ce qui me gêne dans la jument, c’est la queue.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

J’aimerais que les pauvres aient tous des Rolls. Et moi, j’ai vendu la mienne. Voilà le travail socialiste.

TF1 le 11 mars 1984, 7 sur 7

Je déteste le show-business, je trouve les gens qui fréquentent ce milieu d’une méchanceté absolument insoutenable. Ils sont hargneux et jaloux, et moi je ne suis ni l’un ni l’autre.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Les seuls messages qui peuvent être véhiculés par la musique sont des hymnes patriotiques.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Je n’ai pas envie du tout de jouer les poètes maudits. S’il faut être fauché pour plaire aux intellectuels, je les emmerde, les intellectuels.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Disons que pour la femme, je suis un mâle nécessaire et pour moi, elle est un bien inutile.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Comment voulez-vous qu’avec ma gueule, je sois tendre? … Je suis dur. J’ai une gueule dure, je peux pas être tendre… J’suis tendre dans le privé mais pas devant les gens.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Mon père ne comprenait pas pourquoi j’étais agressif envers les femmes. Je lui disais: mais écoute, tu as vu ma gueule, moi je ne peux me défendre qu’en attaquant!

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

C’est normal d’être orphelin à cinquante-sept ans. Normal, mais inadmissible.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Depuis la mort de mon père et de ma mère, je préfère l’asphalte. La terre est mangeuse d’hommes.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Il faut prendre les femmes pour ce qu’elles ne sont pas et les laisser pour ce qu’elles sont.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

La lucidité est indispensable dans l’art… Et la lucidité amène toujours soit la neurasthénie, soit la causticité. Les deux mêlées, cela donne mes chansons c’est-à-dire de l’humour amer.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

L’objet le plus précieux, c’est la femme-objet.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

La mort ne me blesse pas, elle m’égratigne. Elle et moi, nous croisons souvent: relation de trottoir.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Mon deal avec la mort ne regarde personne. Que je reboive et que je refume, c’est mon problème.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Vouloir se survivre, c’est d’une arrogance monstrueuse. La seule façon de se survivre, c’est de procréer. Comme les chiens.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

On m’envoie souvent des livres dédicacés. J’arrache la page de dédicace et je jette le bouquin. J’ai une fabuleuse collection de dédicaces.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Etant gamin, je me suis évadé dans ces contes et puis je me suis écrasé sur le mur de la réalité. Le mur de briques rouges sang sur lequel ma cervelle a éclaté.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Dieu: quel autre enculé pourrait assumer à sa place les injustices du monde?

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Je dois croire un peu en Dieu, puisque je crois au diable. Je préfère être ami avec le diable.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Vous prendrez bien une petite tasse d’anxiété?

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Je n’ai jamais vu un milliardaire gentil, ni un pauvre méchant. Peut-être ne vais-je pas dans les bons endroits.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Poussé à un tel degré de perfectionnisme, l’esthétisme est une maladie. Je ne tiens pas à m’en guérir. C’est totalement incontrôlable. C’est même devenu un rituel.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Je m’entoure d’objets précieux, j’encombre mon hôtel particulier d’objets inutiles et très beaux, pour supporter, pour avoir une solitude un peu luxueuse.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Je trouve le luxe amusant. Pour moi, le luxe, c’est perdre la notion de l’argent. J’y suis parvenu.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Je veux que l’on m’enterre dans ma Rolls. Double paye au fossoyeur.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Plus d’accents, ni grave, ni aigu, ni circonflexe; plus d’apostrophe, de barre de t, de points sur les i: un jour j’ai changé ma façon d’écrire par défi esthétique, en supprimant tout ce qui obligeait ma main à revenir en arrière.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)

Il faut plaire aux femmes d’abord puisque c’est la femme qui applaudit et le mari qui suit.

Pensées, provocs et autres volutes (2006)