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Citations de : Roger Fournier

Papa, à quel moment de l’histoire les hommes ont-ils perdu leur naturel? – J’en sais rien. … Quand la réflexion est arrivée, probablement. Quand ils ont commencé à savoir qu’ils savaient.

Le Cercle des arènes (1982)

Il observe les yeux purs de Sylvie mais il ne sait plus ce qu’ils cachent. Plus exactement, il ne voudrait pas le savoir. Il sait très bien que les yeux des femmes posent toujours la même question: est-ce qu’on me désire?

Le Cercle des arènes (1982)

Quand j’ai commencé à ne rien faire il m’a semblé que je m’amuserais beaucoup, que j’aurais du plaisir. Mais le plaisir est comme une fleur: on le cueille et il meurt au bout de quelques heures.

Inutile et adorable (1963)

Le suicide est la plus grande des négations.

Moi, mon corps, mon âme, Montréal, etc... (1974)

Je me vois descendant dans le vide, au ralenti, et chaque événement est un choc contre une paroi imaginaire qui me fait rebondir.

Moi, mon corps, mon âme, Montréal, etc... (1974)

A partir de trente ans, les hommes sont mariés. S’ils sont célibataires et intelligents, ils ne veulent pas se marier. Tous les autres sont cons.

Moi, mon corps, mon âme, Montréal, etc... (1974)

Mais c’est justement ça, vivre, c’est avoir des problèmes et les résoudre. … – Oui, pis pendant ce temps-là on vieillit, on s’enlaidit, et la première chose qu’on sait y est trop tard!

Moi, mon corps, mon âme, Montréal, etc... (1974)

Je veux simplement être capable de vivre. Je dis seulement qu’il est possible de vivre, malgré tout. Il suffit de le vouloir.

Moi, mon corps, mon âme, Montréal, etc... (1974)

Pourquoi lui avez-vous dit que vous l’aimiez, si ce n’est pas vrai? – Je ne sais pas très bien. … J’aime dire aux femmes que je les aime, parce que ça leur fait plaisir. Les femmes croient toujours ce qu’elles ont besoin de croire, tant pis pour elles.

La Voix (1968)

Un mari, c’est responsable, ça prend en charge. … – Ca fout le camp aussi, et c’est souvent incapable de prendre ses responsabilités. – Je te parle d’un vrai mari. … – Le jour du mariage, un mari est toujours un vrai mari.

Moi, mon corps, mon âme, Montréal, etc... (1974)

Le jour du mariage, un mari est toujours un vrai mari…

Moi, mon corps, mon âme, Montréal, etc... (1974)

Il est possible de vivre malgré tout. Il suffit de le vouloir.

Moi, mon corps, mon âme, Montréal, etc... (1974)

Travail et amour, c’est deux roues énormes sur lesquelles roule le chariot du monde.

Inutile et adorable (1963)

Une vie sans émotion est une vie perdue.

A nous deux (1965)

Le travail, c’est une belle invention, parce que tout le monde croit que c’est sacré.

Journal d'un jeune marié (1967)

Nous avons peut-être besoin de ce mensonge pour nourrir notre espoir. L’imagination a été inventée pour alimenter l’espoir.

Journal d'un jeune marié (1967)

Pas de générosité. Incapable de donner mon âme, mes pensées. En contre-partie, incapable de recevoir. Quand on ne donne pas, on reçoit mal.

Journal d'un jeune marié (1967)

Gisèle est en ce moment un objet de luxe que je dorlote. Or quand la femme ne sait pas qu’elle est un objet de luxe, elle est adorable.

Journal d'un jeune marié (1967)

Alors il se contente de dire: – Papa, tu es destructeur. – Bien sûr! Tout ce qui vit vraiment est destructeur. On vit toujours aux dépens de quelqu’un d’autre.

Le Cercle des arènes (1982)

Le secret de la réussite: faire croire à certaines personnes que certaines choses sont importantes.

Journal d'un jeune marié (1967)

Tout le monde est contre la guerre, mais les forts ont besoin d’elle pour prouver aux faibles qu’ils sont forts. Si bien qu’on ne s’en débarrassera jamais, parce qu’il y aura toujours des faibles.

La Voix (1968)

Religion et tradition sont les mamelles des Canadiens. Nicole planait sur un nuage de componction, comme si elle avait voulu montrer que de jour en jour, elle devenait de plus en plus responsable d’un événement grave.

Journal d'un jeune marié (1967)

Ma femme est incapable de prendre ses responsabilités de mère. «Ma» femme! Qui a inventé cette possession ridicule? Un être humain ne peut pas appartenir à un autre, à qui que ce soit.

Journal d'un jeune marié (1967)

Celui qui dit la vérité est toujours insupportable, c’est bien connu.

Moi, mon corps, mon âme, Montréal, etc... (1974)

Si vous ne pouvez pas vous réconcilier avec la chaleur de votre sang, calez-vous la tête sous l’eau. Vous allez mourir. Le suicide aussi est un poème, en un certain sens. Il paraît même que c’est une oeuvre d’art.

Moi, mon corps, mon âme, Montréal, etc... (1974)

Ma voisine se tourna vers moi en riant, de sorte que je ne sus jamais si elle répondait gentiment à ma caresse ou si elle se réjouissait du triomphe de ma maîtresse. Les femmes ne perdent jamais une occasion de se montrer mystérieuses.

Inutile et adorable (1963)

Surtout n’ayez pas peur. … Je sais bien que la peur est le plus grand de tous les maux dont l’humanité est affligée. Sans la peur, il n’y aurait pas de guerres.

Moi, mon corps, mon âme, Montréal, etc... (1974)

Le plaisir sans l’intelligence deviendrait facilement une chose vulgaire et limitée.

A nous deux (1965)

C’est fou ce que ça peut faire comme impression, se sentir inutile au reste du monde. Ca vous écrase mais en même temps ça vous libère.

Inutile et adorable (1963)

La vie ne va nulle part, la vie est un cauchemar de la matière.

A nous deux (1965)

Chaque matin est une naissance qu’il faut découvrir et aimer.

Inutile et adorable

La jeunesse d’aujourd’hui se déshabille de ses complexes. C’est parfait, il faut être nu pour prendre ses mesures avec justesse.

Le sexe, ce pauvre instrument à qui nous demandons tant de plaisir, alors qu’il ne peut donner que le soulagement.

Inutile et adorable (1963)

L’imagination est la meilleure compagnie de transport au monde.

A nous deux (1965)

Il est inutile de se battre pour une idée. Quand une idée est bonne, elle fait son chemin toute seule…

La Voix (1968)

Quand on ne donne pas, on reçoit mal…

Journal d'un jeune marié (1967)

Ce n’est pas dans les bras des hommes que la femme se sent «objet», c’est devant le médecin.

Moi, mon corps, mon âme, Montréal, etc. (1979)