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Citations de : Richard Bohringer

Le quinzième round, c’est toujours le plus difficile pour les boxeurs, c’est le round des héros.

Quinze Rounds (2016)

Vivre la route. Ne jamais quitter la route. Toujours plus loin, toujours en exil. Ne plus vivre l’idée du temps, n’avoir aucune horloge, que des couchers de soleil à l’horizon qui ne cesse de reculer plus on avance.

Quinze Rounds (2016)

Je ne veux rien écrire sur l’amer ou le désamour. J’ai été. Je suis mieux aujourd’hui avec ce putain de cancer. Les nuits sont longues. Les petits matins terribles et cruels. Aimer ce qu’il reste. C’est immense.

Quinze Rounds (2016)

On ne sait jamais rien de ceux que l’on prétend connaître.

L'Ultime Conviction du désir (2005)

Je suis resté cinq ans à l’héroïne. A me regarder mourir. Cinq ans à me faire des trous dans le bras. Cinq ans à voler des petites cuillères. A faire bouillir le cheval avec l’eau des chiottes. A me chercher les veines comme un singe. Cinq ans !

C'est beau une ville la nuit (1988)

Passer le temps à se rafistoler l’âme. Croire en sa force et puis lâcher prise. Dégringoler. Avoir peur de soi. De la partie inconnue. De celle qui brise.

L'Ultime Conviction du désir (2005)

Les méduses du matin font des grains de beauté aux vagues.

Traîne pas trop sous la pluie (2009)

La culpabilité ne sert à rien. Seule la conscience est ta soeur. Elle te dit la vérité. Elle n’a rien à cacher, à te cacher. Elle est pure. Elle est ce que tu voulais être et que tu n’es pas.

Traîne pas trop sous la pluie (2009)

J’ai eu du mal approcher le bonheur, le mien, avec cette putain d’envie que les autres aient le même au moins. Ce songe lointain. Bonheur humain où l’amour sera roi.

Le Bord intime des rivières (1994)

Les mots, arriver à les foutre sur le papier. Y’a des fois en pleine trajectoire, à fond la caisse dans la phrase, t’éclates, tu déjantes, et cette foutue phrase cahote dans l’herbage pour finir comme une conne loin du rivage.

Le Bord intime des rivières (1994)

Je veux écrire pour être avec les autres. Ceux que j’ai connus. Ceux que je vais connaître. Ceux que je ne connaîtrai jamais. Je veux écrire pour être meilleur humain. Pour éviter la disgrâce.

Le Bord intime des rivières (1994)

Si le coeur est bien là. Faut se garder. C’est du bon kif d’humain. Dès que c’est coupé, faut en replanter. C’est mon idée. Faut se garder. Faut savoir qu’on est des milliers. Comme des champs de blé. Des milliers à s’aimer. Des milliards à pas le savoir.

Le Bord intime des rivières (1994)

Dans peut-être il y a la vie. Dans peut-être il y a l’espérance.

L'Ultime Conviction du désir (2005)

Aime-la cette vie. Casse-lui la gueule. Bouleverse-toi d’elle. Elle te donnera des ailes. Et tu voleras comme le cormoran argenté.

L'Ultime Conviction du désir (2005)

La vie sera toujours comme un grand amour inachevé. Une douleur intense de la perdre comme l’odeur de la femme aimée.

L'Ultime Conviction du désir (2005)

Les mots sont sacrés et sans innocence. Ils appellent le destin de ceux ou celles qui les tracent.

L'Ultime Conviction du désir (2005)

L’homme est ainsi fait. Il a des blessures qui ne cicatrisent jamais.

Traîne pas trop sous la pluie (2009)

Certains jours le doute m’écrase, m’écrabouille tant les pets des hommes de pouvoir polluent les belles idées.

Traîne pas trop sous la pluie (2009)

Parler d’amour au vent, c’est porter la possibilité aux autres.

Traîne pas trop sous la pluie (2009)

Ecrire c’est comme nager tout nu. Avec la bite qui flotte comme une fleur tellement les couilles deviennent légères.

C'est beau une ville la nuit (1988)

Un homme qui n’est pas désiré est un chien errant, solitaire.

Les nouveaux contes de la cité perdue (2011)

Une femme, c’est une présence, une odeur, un geste, un poudrier qui claque, le bruit de ses talons – plats, forcément – ou de son sac à main quand elle fouille dedans.

Les femmes éprouvent aujourd’hui de l’attirance pour les hommes qui se féminisent. Pas l’homme fragile mais l’homme féminisé. Ca, c’est le truc qui plaît. Je peux poser ma tête sur l’épaule d’une femme et lui demander de me rassurer.

Un verre de vin blanc embué dans la lumière d’une huître désespérée.

Je buvais dans la vie pour être intelligent, fulgurant… – Le vin me permettait alors d’extravagantes ironies.