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Citations de : René Girard

Chacun se croit seul en enfer et c’est cela l’enfer.

Mensonge romantique et vérité romanesque (1961)

Si l’on est trop assuré de leur possession, même les biens les plus importants et les plus rares perdent l’attrait qui était le leur.

Shakespeare : les feux de l'envie (1990)

Il est inévitable qu’à un moment donné, même les meilleurs amis du monde croisent sur leur chemin un objet qu’ils ne peuvent ni ne souhaitent partager.

Shakespeare : les feux de l'envie (1990)

L’amitié est cette coïncidence parfaite de deux désirs. Mais l’envie et la jalousie ne sont pas autre chose. La mimesis du désir est à la fois le ressort de ce que l’amitié offre de meilleur et de ce que la haine a de pire.

Shakespeare : les feux de l'envie (1990)

On sait, désormais, que dans la vie animale, la violence est pourvue de freins individuels. Les animaux d’une même espèce ne luttent jamais à mort; le vainqueur épargne le vaincu. L’espèce humaine est privée de cette protection.

La Violence et le Sacré (1972)

La psychanalyse triomphe absolument. Elle est partout, ce qui revient à dire qu’elle n’est plus nulle part; elle n’échappe à la banalité des fausses évidences populaires que pour tomber dans le formalisme ésotérique.

La Violence et le Sacré (1972)

La présente théorie a ceci de paradoxal qu’elle prétend se fonder sur des faits dont le caractère empirique n’est pas vérifiable empiriquement. On ne peut atteindre ces faits qu’à travers des textes …

La Violence et le Sacré (1972)

Le dynamisme de cette oeuvre tend à dépasser le pan-sexualisme initial.

La Violence et le Sacré (1972)

Si la tragédie a un caractère sacrificiel, elle a nécessairement une face maléfique, dionysiaque dira Nietzsche, liée à sa création, et une face ordonnatrice bénéfique, apollinienne, dès qu’on entre dans la mouvance culturelle.

La Violence et le Sacré (1972)

Nous devons nous détruire ou nous aimer, et les hommes – nous le craignons – préfèreront se détruire.

Achever Clausewitz (2007)

De toutes les menaces qui pèsent sur nous, la plus redoutable, nous le savons, la seule réelle, c’est nous-mêmes.

Celui par qui le scandale arrive (2001)

L’envie est de tous les péchés le plus difficile à avouer, et le plus répandu.

Shakespeare : les feux de l'envie (1990)

Dès lors qu’un rôle nous appartient en propre, dès lors qu’on est officiellement et culturellement habilité à le jouer, il perd de son prestige. Le rôle des autres est toujours plus fascinant que le sien.

Shakespeare : les feux de l'envie (1990)

L’imitation ne se contente pas de rapprocher les gens ; elle les sépare, et le paradoxe est qu’elle peut faire ceci et cela simultanément.

Shakespeare : les feux de l'envie (1990)

L’amour, comme la violence, abolit les différences.

Des choses cachées depuis la fondation du monde (1978)

Une victoire sur l’amour-propre nous permet de descendre profondément dans le Moi et nous livre, d’un même mouvement, la connaissance de l’Autre. A une certaine profondeur le secret de l’Autre ne diffère pas de notre propre secret.

Mensonge romantique et vérité romanesque (1961)

Ce regard si redouté, ce regard qui est la mort de l’orgueil est un regard sauveur.

Mensonge romantique et vérité romanesque (1961)

Nous sommes hypnotisés par des dieux dérisoires et notre souffrance redouble de les savoir dérisoires.

Mensonge romantique et vérité romanesque (1961)

Les parents s’étonnent d’avoir produit des monstres ; ils voient dans leurs enfants l’antithèse de ce qu’ils sont eux-mêmes. Ils ne perçoivent pas le lien entre l’arbre et le fruit.

Mensonge romantique et vérité romanesque (1961)

Seul le désir de l’Autre peut engendrer le désir.

Mensonge romantique et vérité romanesque (1961)

La tragédie a … une force ordonnatrice bénéfique, apollinienne, dès qu’on entre dans la mouvance culturelle.

La Violence et le Sacré (1972)

Il y a toujours mort d’homme à l’origine de l’ordre culturel.

La Violence et le Sacré (1972)

Toute pratique rituelle, toute signification mythique, a son origine dans un meurtre réel.

La Violence et le Sacré (1972)

Chacun de nous se croit seul en enfer, et c’est cela l’enfer.