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Citations de : René Crevel

Si je me suis dévoué à certains corps, c’était pour oublier le poids du mien.

La vie que j’accepte est le plus terrible argument contre moi-même.

La Révolution surréaliste (1924-1929)

Je mesure la lâcheté des hommes dans leur besoin de faire de la pensée un remède aux maux terrestres.

Révolution, surréalisme, spontanéité (1978)

Le surréalisme a mis les pieds dans le plat de l’opportunisme contemporain, lequel plat n’était, d’ailleurs, comme chacun sait, qu’une vulgaire assiette au beurre.

Le Clavecin de Diderot

La Sorbonne, ce musée Dupuytren de toutes les servilités …

Le Clavecin de Diderot

Il faut beaucoup de naïveté pour faire de grandes choses.

L'Esprit contre la raison

Dieu, tant qu’il n’aura pas été chassé comme une bête puante de l’Univers, ne cessera de donner à désespérer de tout.

Le Clavecin de Diderot

Croyez-vous que les endives qui blanchissent dans les caves aiment à se rappeler le soleil?

Babylone

Dès que j’eus notion de la semaine, le lundi, le mardi, le mercredi, le jeudi, le vendredi, le samedi me furent attente. Six jours sur sept pour penser au dimanche où l’ennui s’affinait jusqu’à la déception parce qu’on déjeunait en ville.

Détours (1924)

Alors, d’évoquer le vierge, le vivace et le bel, mais basta, le cygne par la faute de Mallarmé et celle de ses contemporains, devient animal domestique, symbole d’une pucellerie conservée, comme dîner de la veille, dans le Frigidaire.

Détours (1924), Le cygne de Pau

Une petite pluie fine tombe qui désempèse le crêpe et traverse le manteau.

Détours (1924), Enterrement

Pierre n’a pu s’entendre avec son père tant qu’il a vécu à la maison, eh bien! croiriez-vous que maintenant il prend sa défense, en chaque occasion.

La Mort difficile (1926)

Il admira Baldiroff lorsqu’il fit tomber son carreau sur la table contre laquelle il se brisa.

Détours (1924)

La bouche est le gouffre où le plus voluptueux de notre chair a connu les doux naufrages et aussi les terribles tempêtes tout contre les rochers des dents.

Mon Corps et moi (1925)

Et si la mort n’était qu’un mot?

Nu… il n’y a de bonheur que pour les corps libérés de leurs vêtements.