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Citations de : Pierre Augustin Caron de Beaumarchais

… il faut souffrir ce qu’on ne peut empêcher.

Le Mariage de Figaro (1784)

… je ne dispute pas de ce que j’ignore.

Le Mariage de Figaro (1784)

Figaro: Et tu m’aimeras un peu? – Suzanne: Beaucoup. – Figaro: Ce n’est guère. – Suzanne: Et comment? – Figaro: En fait d’amour, vois-tu, trop n’est pas même assez.

Le Mariage de Figaro (1784)

… si le fond des procès appartient aux plaideurs, on sait bien que la forme est le patrimoine des tribunaux.

Le Mariage de Figaro (1784)

Dans le vaste champ de l’intrigue, il faut savoir tout cultiver, jusqu’à la vanité d’un sot.

Le Mariage de Figaro (1784), III, 11

En vérité, quand la tête se monte, l’imagination la mieux réglée devient folle comme un rêve!

Le Mariage de Figaro (1784)

Quand le déshonneur est public, il faut que la vengeance le soit aussi.

Le Mariage de Figaro (1784)

Qu’avez-vous fait pour tant de biens? Vous vous êtes donné la peine de naître, et rien de plus.

Le mariage de Figaro (1784), V, 3

Prouver que j’ai raison serait accorder que je puis avoir tort.

Le Mariage de Figaro (1784), I, 1, Suzanne

Pour obtenir une femme qui le veut bien, il faut la traiter comme si elle ne le voulait pas.

Parce que vous êtes un grand seigneur, vous vous croyez un grand génie!

Le mariage de Figaro (1784), V, 3

Par le jugement et par la main.

Le Barbier de Séville (1775), I, 6

On pense à moi pour une place mais par malheur j’y étais propre: il fallait un calculateur, ce fut un danseur qui l’obtint.

Le mariage de Figaro (1784), V, 3

On n’est compatissant que pour les maux qu’on éprouve soi-même.

On est toujours l’enfant de quelqu’un.

Le Mariage de Figaro (1784), III, 18

Ne pouvant avilir l’esprit, on se venge en le maltraitant.

Le mariage de Figaro (1784), V, 3

Il faut un peu de vraisemblance, même dans les actes vertueux.

Le Mariage de Figaro (1784), préface

Il faut bien que je me cite, puisque c’est toujours moi qu’on attaque.

Le Mariage de Figaro (1784), préface

Le théâtre est un géant qui blesse à mort tout ce qu’il frappe.

Le Mariage de Figaro (1784), préface

On ne peut corriger les hommes qu’en les faisant voir tels qu’ils sont.

Le Mariage de Figaro (1784), préface

J’ai pensé, je pense encore, qu’on n’obtient ni grand pathétique, ni profonde moralité, ni bon et vrai comique, au théâtre, sans des situations fortes et qui naissent toujours d’une disconvenance sociale dans le sujet qu’on veut traiter.

Le Mariage de Figaro (1784), préface

Il y a souvent très loin du mal que l’on dit d’un ouvrage à celui qu’on en pense.

Le Mariage de Figaro (1784), préface

La calomnie, monsieur! Vous ne savez guère ce que vous dédaignez; j’ai vu les plus honnêtes gens près d’en être accablés.

Le Barbier de Séville (1775)

Quelle rage a-t-on d’apprendre ce qu’on craint toujours de savoir!

Le Barbier de Séville (1775), II, 15

Quel diable d’homme, et qu’il est contrariant! il dit du bien de tout le monde!

Le Mariage de Figaro (1784), préface

Que les gens d’esprit sont bêtes!

Le Mariage de Figaro (1784), I, 1

Médiocre et rampant, et l’on arrive à tout.

Le Mariage de Figaro (1784), III, 5

Loué par ceux-ci, blâmé par ceux-là, aidant au bon temps, supportant le mauvais, me moquant des sots, bravant les méchants, riant de ma misère et faisant la barbe à tout le monde…

Le Barbier de Séville (1775), I, 2

Les femmes sont comme les girouettes: quand elles se fixent, elles se rouillent.

La-a forme, monseigneur. Tenez, tel rit d’un juge en habit court, qui-i tremble au seul aspect d’un procureur en robe. La-a forme, monseigneur, la-a forme.

Le Mariage de Figaro (1784), III, 14

(La jalousie) n’est qu’un sot enfant de l’orgueil, ou c’est la maladie d’un fou.

Le Mariage de Figaro (1784)

L’amour… n’est que le roman du coeur: c’est le plaisir qui en est l’histoire.

Le Mariage de Figaro (1784), V, 7

Je voudrais que chacun ne fût pas plus égaux l’un que l’autre. Les maîtres seraient bien attrapés!

Les Deux Amis ou le Négociant de Lyon, IV, 1

Je me presse de rire de tout, de peur d’être obligé d’en pleurer.

Le Barbier de Séville (1775), I, 2

Il est si doux d’être aimé pour soi-même.

Le Barbier de Séville (1775), I, 1

En toute espèce de biens, posséder est peu de chose; c’est jouir qui rend heureux.

Le Barbier de Séville (1775), IV, 1

En occupant les gens de leur propre intérêt, on les empêche de nuire à l’intérêt d’autrui.

Le Barbier de Séville (1775), I, 4

En art il n’est pas nécessaire de comprendre les choses pour en discuter.

De toutes les choses sérieuses, le mariage étant la plus bouffonne…

Le Mariage de Figaro (1784), I, 9

Coeurs sensibles, coeurs fidèles – Qui blâmez l’amour léger. – Si l’amour porte des ailes – N’est-ce pas pour s’envoler?

Ce qu’on nomme passion n’est autre chose qu’un désir irrité par la contradiction.

Le Barbier de Séville (1775)

Ce n’est rien d’entreprendre une chose dangereuse, mais d’échapper au péril en la menant à bien.

Le Mariage de Figaro (1784)

Boire sans soif et faire l’amour en tout temps, Madame, il n’y a que ça qui nous distingue des autres bêtes.

Le Mariage de Figaro (1784), II, 21, Antonio

Aux vertus qu’on exige dans un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d’être valets?

Le Barbier de Séville (1775), I, 2

Aux qualités qu’on exige d’un chien, connaissez-vous beaucoup de maîtres qui soient dignes d’être adoptés?

Aujourd’hui, ce qui ne vaut pas la peine d’être dit, on le chante.

Le Barbier de Séville (1775), I, 2

Ambitieux par vanité, laborieux par nécessité, mais paresseux… Avec délices!

… ce moi dont je m’occupe: un assemblage informe de parties inconnues; …

Le Mariage de Figaro (1784)

Tu te croyais laide; mais si tu savais comme le plaisir pare pour une femme!

Rosine: – Savez-vous que c’est fort mal d’écouter? – Figaro: – C’est pourtant tout ce qu’il y a de mieux pour bien entendre.

Le Barbier de Séville (1775), II, 10

Un grand nous fait assez de bien quand il ne nous fait pas de mal.

Le Barbier de Séville (1775), I, 2

Toute vérité n’est pas bonne à dire; … – Toute vérité n’est pas bonne à croire; …

Le Mariage de Figaro (1784), IV, 1

Tout finit par des chansons.

Le Mariage de Figaro (1784), V, 19

Sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur; … il n’y a que les petits hommes, qui redoutent les petits écrits.

Le mariage de Figaro (1784), V, 3

Qui diable est-ce donc qu’on trompe ici?

Le Barbier de Séville (1775), III, 11

J’aime ta joie parce qu’elle est folle; elle annonce que tu es heureux.

Le Mariage de Figaro (1784)

On sent bien que je ne parle pas de ces écumeurs littéraires qui vendent leurs bulletins ou leurs affiches à tant de liards le paragraphe.

Le Mariage de Figaro (1784), préface

Tout dépositaire de secrets ne doit jamais conserver de papiers s’ils peuvent compromettre un ami qui n’est plus, et qui les mit sous notre garde.

La Mère coupable (1791), III, 8, Bégearss

De valet, barbier, chirurgien, vous l’avez établi trésorier, secrétaire; une espèce de factotum. Il est notoire que ce monsieur fait bien ses affaires avec vous.

La Mère coupable (1791), II, 23, Bégearss

D’écouter? C’est pourtant ce qu’il y a de mieux pour bien entendre. Apprenez que votre tuteur se dispose à vous épouser demain.

Le Barbier de Séville (1775), II, 10, Figaro

Faut-il parler sérieusement? Il m’a rendu compte de l’état de Marceline, qui même n’est pas trop bien, à ce qu’il dit.

Le Barbier de Séville (1775), II, 11, Rosine

Ah! Figaro, mon ami, tu seras mon ange, mon libérateur, mon dieu tutélaire.

Le Barbier de Séville (1775), I, 3, Le Comte

Doutez-vous de ma probité, monsieur? Vos cent écus! j’aimerais mieux vous les devoir toute ma vie, que de les nier un seul instant.

Le Barbier de Séville (1775), III, 5, Figaro

Croyez qu’il n’y a pas de plate méchanceté, pas d’horreurs, pas de conte absurde, qu’on ne fasse adopter aux oisifs d’une grande ville en s’y prenant bien: et nous avons ici des gens d’une adresse!…

Le Barbier de Séville (1775), II, 8, Bazile

Il faut que votre sexe ait fait une étude bien réfléchie de l’art de se composer, pour réussir à ce point!

Le Mariage de Figaro (1784), II, 19, Le Comte

Si la déclamation est déjà un abus de la narration au théâtre, le chant, qui est un abus de la déclamation, n’est donc, comme on voit, que l’abus de l’abus. Ajoutez-y la répétition des phrases, et voyez ce que devient l’intérêt.

Lettre modérée sur la chute et la critique du Barbier de Séville

Je puis tout imprimer librement, sous l’inspection de deux ou trois censeurs.

Le Mariage de Figaro (1784), V, 3, Figaro

Bartholo:- Vous le prenez bien haut, monsieur! Sachez que quand je dispute avec un fat, je ne lui cède jamais.Figaro:- Nous différons en cela, monsieur; moi, je lui cède toujours.

Le Barbier de Séville (1775), III, 5

Un pauvre hère qui montre la musique à sa pupille, infatué de son art, friponneau, besogneux, à genoux devant un écu, et dont il sera facile de venir à bout, Monseigneur…

Le Barbier de Séville (1775), I, 6, Figaro

Moi, j’entre ici, où, par la force de mon art, je vais, d’un seul coup de baguette, endormir la vigilance, éveiller l’amour, égarer la jalousie, fourvoyer l’intrigue, et renverser tous les obstacles.

Le Barbier de Séville (1775), I, 6, Figaro

Si elle vous nomme audacieux, vous l’appellerez cruelle. Les femmes aiment beaucoup qu’on les appelle cruelles.

Le Barbier de Séville (1775), IV, 5, Figaro

Il a tant d’assurance qu’il finit par m’en inspirer.

Le Mariage de Figaro (1784), II, 2, La Comtesse

Quel est ce moi dont je m’occupe: un assemblage informe de parties inconnues; puis un chétif être imbécile.

Le Mariage de Figaro (1784), V, 3, Figaro

Vous aviez l’air d’accord; je n’y entendais rien; et dans les cas difficiles à juger, une bourse d’or me paraît toujours un argument sans réplique. Et puis, comme dit le proverbe, ce qui est bon à prendre…

Le Barbier de Séville (1775), IV, 1, Bazile

Que sans la liberté de blâmer, il n’y a point d’éloge flatteur, …

Le Mariage de Figaro (1784), préface

Le chef branlant, la tête chauve, – Les yeux vairons, le regard fauve.

Le Barbier de Séville (1775), II, 13

Veux-tu, ma Rosinette – Faire emplette – Du roi des maris?… – Je ne suis pas Tircis; – Mais, la nuit, dans l’ombre, – Je vaux encore mon prix, – Et quand il fait sombre – Les plus beaux chats sont gris.

Dieu vous bénisse et vous fasse le nez comme j’ai la cuisse.

Le Barbier de Séville (1775)

L’homme né pour la liberté, sentant qu’on cherche à l’asservir, aime souvent mieux se faire corsaire que de devenir esclave.

Les Anglais, à la vérité, ajoutent par-ci, par-là quelques autres mots en conversant; mais il est bien aisé de voir que God-dam est le fond de la langue.

Le Mariage de Figaro (1784)

Si l’amour porte des ailes, n’est-ce pas pour voltiger?

La femme la plus aventurée sent en elle une voix qui lui dit: «Sois belle si tu peux, sage si tu veux, mais sois considérée, il le faut».

En amour, les jeunes paient pour ce qu’ils font, les vieux pour ce qu’ils ne font pas.

Les maximes constituent la sagesse des nations.

Vouloir du bien à une femme, est-ce en vouloir à son mari?

On est meilleur quand on se sent pleurer. On se trouve si bon après la compassion!

Ecouter, c’est pourtant tout ce qu’il y a de mieux pour bien entendre.

Pourvu que je ne parle ni de l’autorité, ni du culte, ni de la politique, ni de la morale, ni des gens en place, ni de l’opéra, ni des autres spectacles, je puis tout imprimer librement, sous la direction, néanmoins, de deux ou trois censeurs.

Le Mariage de Figaro (1784)

Une bourse d’or me paraît toujours un argument sans réplique.

En fait d’amour, vois-tu, trop n’est pas même assez.

Vis entre une épouse, une mère tendre qui te chériront à qui mieux mieux. Sois indulgent pour elles, heureux pour toi, mon fils; gai, libre et bon pour tout le monde; il ne manquera rien à ta mère.

Au moindre échec, ô mes amis, souvenez-vous qu’il n’est plus d’amis.

Ce que les femmes aiment le plus, c’est d’être louées pour des talents qu’elles n’ont pas.

Métier d’auteur, métier d’oseur.

Recevoir, prendre et demander, voilà le secret en trois mots.

Le vent, qui éteint une lumière, allume un brasier.

Ce qui multiplie les libelles est la faiblesse de les craindre; ce qui fait vendre les sottises est la sottise de les défendre.

L’usage est souvent un abus.

L’ennui n’engraisse que les sots.

La colère chez les bons coeurs n’est qu’un besoin pressant de pardonner.

La Mère coupable (1791), IV, 18

J’étais né pour être courtisan, rien de plus facile… recevoir, prendre et demander, voilà le secret.

Le Mariage de Figaro (1784)

Feindre d’ignorer ce qu’on sait, de savoir tout ce qu’on ignore, d’entendre ce qu’on ne comprend pas, de ne pas voir ce qu’on entend…, voilà toute la politique.

Le Mariage de Figaro (1784)

Le désir nous met aux pieds des femmes, mais, à son tour, le plaisir nous les soumet.

Vos cent écus, j’aimerais mieux vous les devoir toute ma vie que de les nier un seul instant.

Je n’irai pas lutter contre le pot de fer, moi qui ne suis qu’une cruche.

Eh, morbleu! Monsieur, laissez-nous! je ne suis point un galant homme; et cette femme n’est point une personne de l’autre sexe: elle est ma femme.

Le Mariage de Figaro (1784)

La jalousie n’est qu’un sot enfant de l’orgueil, ou c’est la maladie d’un fou.

Le Mariage de Figaro (1784)

Quand on veut vivre dans un pays, il n’en faut point heurter les préjugés.

Le Mariage de Figaro (1784)

Mais, comme si le Ciel n’eût attendu aussi longtemps que pour me mieux punir d’une imprudence tant pleurée, tout semble s’unir à la fois pour renverser mes espérances.

La Mère coupable (1791)

O ma vieillesse! pardonne à ma jeunesse, elle s’honorera de toi.

La Mère coupable (1791)

Vous apprendrez de moi qu’il n’y a que les sots qui triomphent.

La Mère coupable (1791)

La sottise et la vanité sont compagnes inséparables.

La Mère coupable (1791)

Pour gagner du bien, le savoir-faire vaut mieux que le savoir.

Le mariage de Figaro (1784), V, 3

Sainte Amitié! tu n’es rien qu’un vain titre, si l’on ne remplit pas tes austères devoirs.

La Mère coupable (1791)

Le Comte: – Qui t’a donné une philosophie aussi gaie? – Figaro: – L’habitude du malheur. Je me presse de rire de tout, de peur d’être obligé d’en pleurer.

Le Barbier de Séville (1775), I, 2

Le Comte: – Avec du caractère et de l’esprit, tu pourrais un jour t’avancer dans les bureaux. – Figaro: – De l’esprit pour s’avancer? Monseigneur se rit du mien. Médiocre et rampant; et l’on arrive à tout.

Le Mariage de Figaro (1784), III, 5

Or, messieurs, la comédie – Que l’on juge en cet instant, – Sauf erreur, nous peint la vie – Du bon peuple qui l’entend. – Qu’on l’opprime, il peste, il crie, – Il s’agite en cent façons: – Tout finit par des chansons.

Le Mariage de Figaro (1784), V, 19

Quand on cède à la peur du mal, on ressent déjà le mal de la peur.

Le Barbier de Séville (1775), II, 2

Sait-on gré du superflu, à qui nous prive du nécessaire?

Le Mariage de Figaro (1784), III, 5

Je lui dirais… que les sottises imprimées n’ont d’importance qu’aux lieux où l’on en gêne le cours; que, sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur; et qu’il n’y a que les petits hommes, qui redoutent les petits écrits.

Le mariage de Figaro (1784), V, 3

La difficulté de réussir ne fait qu’ajouter à la nécessité d’entreprendre.

Le Barbier de Séville (1775), I, VI

Il fallait un calculateur, ce fut un danseur qui l’obtint.

Le Mariage de Figaro (1784)

Ah! (la politique) est l’art de créer des faits; de dominer, en se jouant, les événements et les hommes; l’intérêt est son but; l’intrigue son moyen: toujours sobre de vérités, ses vastes et riches conceptions sont un prisme qui éblouit.

La Mère coupable (1791)

Quand on craint une chose, tous nos regards se portent vers cet objet trop alarmant: quoi qu’on dise ou qu’on fasse, la frayeur empoisonne tout!

La Mère coupable (1791)

Hasard! dieu méconnu! les Anciens t’appelaient destin! nos gens te donnent un autre nom…

La Mère coupable (1791)

Je vois qu’on n’est compatissant que pour les maux qu’on éprouve soi-même.

La Mère coupable (1791)

Oh! ce qu’il dit… n’est pas ce qu’il veut dire! Mais saisir, en parlant, les mots qui lui échappent, le moindre geste, un mouvement; c’est là le secret de l’âme!

La Mère coupable (1791)

Les larmes que l’on verse au théâtre, sur des maux simulés, qui ne font pas le mal de la réalité cruelle, sont bien douces. On est meilleur quand on se sent pleurer. On se trouve si bon après la compassion!

Un mot sur La Mère coupable

… le plus affreux supplice n’est-il pas de haïr, quand on sait qu’on est faite pour aimer?

Le Barbier de Séville (1775)

Les femmes aiment beaucoup qu’on les appelle cruelles.

Le Barbier de Séville (1775)

(Après avoir écouté en cachette) – Rosine: Et vous les avez écoutés, Monsieur Figaro? Mais savez-vous que c’est fort mal? – Figaro: D’écouter? C’est pourtant tout ce qu’il y a de mieux pour bien entendre.

Le Barbier de Séville (1775)

Ah! fiez-vous à tout le monde, et vous aurez bientôt à la maison une bonne femme pour vous tromper, de bons amis pour vous la souffler et de bons valets pour les y aider.

Le Barbier de Séville (1775)

O ces femmes! voulez-vous donner de l’adresse à la plus ingénue? enfermez-la!

Le Barbier de Séville (1775)

Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d’être valets?

Le Barbier de Séville (1775)

(Je suis) persuadé qu’un grand nous fait assez de bien quand il ne nous fait pas de mal.

Le Barbier de Séville (1775)

Insensiblement, je tomberais dans le défaut reproché trop justement à nos Français, de toujours faire de petites chansons sur les grandes affaires, et de grandes dissertations sur les petites.

Lettre modérée sur la chute et la critique du Barbier de Séville

… il est bien difficile de plaire à des gens qui, par métier, doivent ne jamais trouver les choses gaies assez sérieuses, ni les graves assez enjouées.

Lettre modérée sur la chute et la critique du Barbier de Séville

Tels sont les hommes: avez-vous du succès, ils vous accueillent, vous portent, vous caressent, ils s’honorent de vous; mais gardez de broncher: au moindre échec, ô mes amis, souvenez-vous qu’il n’est plus d’amis.

Lettre modérée sur la chute et la critique du Barbier de Séville

Après le bonheur de commander aux hommes, le plus grand honneur, Monsieur, n’est-il pas de les juger?

Lettre modérée sur la chute et la critique du Barbier de Séville

On ne s’intéresse guère aux affaires des autres que lorsqu’on est sans inquiétude sur les siennes.

Lettre modérée sur la chute et la critique du Barbier de Séville

On rit peu de la gaieté d’autrui, quand on a de l’humeur pour son propre compte.

Lettre modérée sur la chute et la critique du Barbier de Séville

O femme! femme! femme! créature faible et décevante!… nul animal créé ne peut manquer à son instinct; le tien est-il donc de tromper?

Le Mariage de Figaro (1784)

… les gens qui ne veulent rien faire de rien, n’avancent rien, et ne sont bons à rien.

Le Mariage de Figaro (1784)

Se venger de ceux qui nuisent à nos projets en renversant les leurs: c’est ce que chacun fait.

Le Mariage de Figaro (1784)

… ne faisons point comme ces acteurs qui ne jouent jamais si mal que le jour où la critique est la plus éveillée. Nous n’avons point de lendemain qui nous excuse, nous.

Le Mariage de Figaro (1784)

… un beau discours imprimé, composé par un homme de bien, auquel il n’a manqué qu’un peu d’esprit pour être un écrivain médiocre.

Le Mariage de Figaro (1784), préface

… les vicieux du siècle en sont comme les saints: qu’il faut cent ans pour les canoniser.

Le Mariage de Figaro (1784), préface

Le récit d’un mal trop connu touche peu.

Le Mariage de Figaro (1784), préface

De mon style, Monsieur? Si par malheur j’en avais un, je m’efforcerais de l’oublier quand je fais une comédie, ne connaissant rien d’insipide au théâtre comme ces fades camaïeux où tout est bleu, où tout est rose, où tout est l’auteur, quel qu’il soit.

Le Mariage de Figaro (1784), préface

… plus le gouvernement est sage, est éclairé, moins la liberté de dire est en presse; chacun y faisant son devoir, on n’y craint pas les allusions.

Le Mariage de Figaro (1784), préface

Un homme obscur ou inconnu peut valoir mieux que sa réputation, qui n’est que l’opinion d’autrui.

Le Mariage de Figaro (1784), préface

… nos jugements sur les moeurs se rapportent toujours aux femmes; on n’estime pas assez les hommes pour tant exiger d’eux sur ce point délicat.

Le Mariage de Figaro (1784), préface

… l’homme que l’on sait timide est dans la dépendance de tous les fripons.

Le Mariage de Figaro (1784)

Ah! quand l’intérêt personnel ne nous arme point les unes contre les autres, nous sommes toutes portées à soutenir notre pauvre sexe opprimé, contre ce fier, terrible… et pourtant un peu nigaud de sexe masculin.

Le Mariage de Figaro (1784)

On parle comme on sent: mettez le plus glacé des juges à plaider dans sa propre cause, et voyez-le expliquer la loi!

Le Mariage de Figaro (1784)

(Les femmes) n’étudient pas assez l’art de soutenir notre goût, de se renouveler à l’amour, de ranimer, pour ainsi dire, le charme de leur possession par celui de la variété.

Le Mariage de Figaro (1784)

Sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur ; et qu’il n’y a que les petits hommes qui redoutent les petits écrits.

Le Mariage de Figaro (1784), V, 3, Figaro

Mais soyons vrais, Docteur quand la jeunesse et l’amour sont d’accord pour tromper un vieillard, tout ce qu’il fait pour l’empêcher peut bien s’appeler à bon droit la Précaution inutile.

Le Barbier de Séville (1775), IV, 8, Figaro

Loué par ceux-ci, blâmé par ceux-là, Aidant au bon temps, supportant le mauvais, Me moquant des sots, bravant les méchants, Riant de ma misère et faisant la barbe à tout le monde Je me hâte de rire de tout De peur d’être obligé d’en pleurer.

Le Barbier de Séville (1775), I, 2, Figaro

O femme ! femme ! femme ! Créature faible et décevante ! Nul animal créé ne peut manquer à son instinct : le tien est-il donc de tromper ?

Le Mariage de Figaro (1784), V, 3, Figaro

Figaro : Tant va la cruche a l’eau qu’a la fin… Bazile : Elle s’emplit.

Le Mariage de Figaro (1784), I, 11

Ah ! quand l’intérêt personnel ne nous arme pas les unes contre les autres, nous sommes toutes portées à soutenir notre pauvre sexe opprimé contre ce fier, ce terrible et pourtant un peu nigaud de sexe masculin.

Le Mariage de Figaro (1784), IV, 16, Marceline

J’ai toujours été trop sérieusement occupé pour chercher autre chose qu’un délassement honnête dans les lettres.

Essai sur le genre dramatique sérieux

L’amour n’est que le roman du coeur, c’est le plaisir qui en est l’histoire.

Le Mariage de Figaro (1784), V, 7, le comte

Je commençais même à comprendre que pour gagner du bien, le savoir-faire vaut mieux que le savoir.

Le Mariage de Figaro (1784), V, 3, Figaro

Je lui dirais que les sottises imprimées n’ont d’importance qu’aux lieux où l’on en gêne le cours; que sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur, et qu’il n’y a que les petits hommes qui redoutent les petits écrits.

Le Mariage de Figaro (1784), V, 3, Figaro

Perdu dans la foule obscure, il m’a fallu déployer plus de science et de calculs pour subsister seulement, qu’on n’en a mis depuis cent ans à gouverner toutes les Espagnes.

Le Mariage de Figaro (1784), V, 3, Figaro

Mon Dieu! Que les gens d’esprit sont bêtes!

Le Mariage de Figaro (1784), I, 1, Suzanne

Sais-tu qu’on n’a que vingt-quatre heures au palais pour maudire ses juges?

Le Barbier de Séville (1775), I, 2, le comte

Tu te croyais laide; mais si tu savais comme le plaisir pare une femme !

Lettre, à Madame de Godeville, 2 juillet 1777

En amour, le coeur n’est pas difficile sur les productions de l’esprit.

Le Barbier de Séville (1775), I, 6, Figaro

Tout dépositaire de secret ne doit jamais conserver de papiers s’ils peuvent compromettre un ami qui n’est plus, et qui les mit sous notre garde.

La Mère coupable (1791), III, 8

Je soutiens, moi, que c’est la conjonction copulative ET qui lie les membres corrélatifs de la phrase; je payerai la demoiselle, ET je l’épouserai.

Le Mariage de Figaro (1784), III, 15, Bartholo

Je soutiens, moi, que c’est la conjonction alternative OU qui sépare lesdits membres; je payerai la donzelle, OU je l’épouserai. A pédant, pédant et demi. Qu’il s’avise de parler latin, j’y suis grec; je l’extermine.

Le Mariage de Figaro (1784), III, 15, Figaro

Aujourd’hui ce qui ne vaut pas la peine d’être dit, on le chante.

Le Barbier de Séville (1775), I, 2, Figaro

O femme! femme! femme! créature faible et décevante!… nul animal créé ne peut manquer à son instinct: le tien est-il donc de tromper?

Le Mariage de Figaro (1784), V, 3, Figaro

Les plus coupables sont les moins généreux; c’est la règle.

Le Mariage de Figaro (1784), III, 16, Figaro

Après le bonheur de commander aux hommes, le plus grand honneur n’est-il pas de les juger?

Lettre modérée sur la chute et la critique du Barbier de Séville

Aux vertus qu’on exige d’un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d’être valets?

Le Barbier de Séville (1775), I, 2, Figaro

Noblesse, fortune, un rang, des places, tout cela rend si fier! Qu’avez-vous fait pour tant de biens? Vous vous êtes donné la peine de naître, et rien de plus.

Le Mariage de Figaro (1784), V, 3, Figaro