Acceuil / Citation

Citations de : Philippe Claudel

Dans le vent léger, au ciel, les hirondelles écrivent d’invisibles poésies.

La Petite fille de Monsieur Linh (2005)

Les vrais royaumes tiennent souvent dans ie creux d’une main.

Au revoir Monsieur Friant (2001)

Cet homme, c’était comme un miroir, il n’avait pas besoin de dire un seul mot. Et les miroirs ne peuvent que se briser.

Le Rapport de Brodeck (2007)

Dieu, s’il existe encore, est un bien curieux personnage, qui choisit de laisser vivre en toute quiétude des arbres durant des siècles mais qui rend la vie des hommes si brève et si dure.

Le Rapport de Brodeck (2007)

L’homme est grand, mais nous ne sommes jamais à la hauteur de nous-même. Cette impossibilité est inhérente à notre nature.

Le Rapport de Brodeck (2007)

Il y a quantité de choses qui ne sentent rien, mais qui carient les sens, le coeur et l’âme plus sûrement que tous les excréments.

Le Rapport de Brodeck (2007)

Quand le troupeau a fini par se calmer, il ne faut pas lui donner des raisons de remuer de nouveau.

Le Rapport de Brodeck (2007)

Depuis le camp, je sais qu’il y a davantage de loups que d’agneaux.

Le Rapport de Brodeck (2007)

La mort n’est jamais difficile. Elle ne réclame ni héros ni esclave. Elle mange ce qu’on lui donne.

Le Rapport de Brodeck (2007)

Les frontières ne sont que des coups de crayon sur des cartes. Elles tranchent des mondes mais ne les séparent pas. On peut parfois les oublier aussi vite qu’elles furent tracées.

Le Rapport de Brodeck (2007)

Le dialecte, qui est une langue sans en être une, mais qui épouse si parfaitement les peaux, les souffles et les âmes de ceux qui habitent ici.

Le Rapport de Brodeck (2007)

Il ne faut pas, même sans le faire exprès, même sans jamais le vouloir, exhumer l’horreur, sinon elle reprend vie et se répand. Elle vrille les têtes, elle grandit, elle accouche à nouveau d’elle-même.

Le Rapport de Brodeck (2007)

La peur n’existait plus là-bas, j’étais très au-delà d’elle. Car la peur appartient encore à la vie.

Le Rapport de Brodeck (2007)

Vivre, continuer à vivre, c’est peut-être choisir une autre réalité lorsque celle que nous avons connue devient d’un poids insupportable?

Le Rapport de Brodeck (2007)

Depuis tout petit, j’aime les questions, et les chemins qui mènent à leurs réponses. Parfois d’ailleurs, je finis par ne connapitre que le chemin, mais ce n’est pas si grave: j’ai déjà avancé.

Le Rapport de Brodeck (2007)

On ne comprend jamais rien, ou très peu de choses. Les hommes vivent comme les aveugles, et généralement, ça leur suffit.

Le Rapport de Brodeck (2007)

La vérité, ça peut couper les mains et laisser des entailles à ne plus pouvoir vivre avec, et la plupart d’entre nous, ce qu’on veut, c’est vivre. Le moins douloureusement possible. C’est humain.

Le Rapport de Brodeck (2007)

J’écris maintenant dans mon cerveau. Il n’y a pas livre plus intime. Personne ne pourra le lire celui-là. Je n’aurai jamais à le cacher. Il est à jamais introuvable.

Le Rapport de Brodeck (2007)

C’est bien la mort des autres, des êtres aimés, pas la nôtre, qui nous ronge et peut nous détruire.

Le Rapport de Brodeck (2007)

Je suis entré dans les draps comme on plonge dans l’oubli. Il m’a semblé alors faire une immense chute.

Le Rapport de Brodeck (2007)

Chaque matin, je redevenais veuf en m’éveillant du sommeil où l’alcool m’avait versé et courais dans les toilettes y dégueuler mes rêves.

Meuse l'oubli (1999)

L’homme est un animal qui toujours recommence. Mais que recommence-t-il sans cesse? Ses erreurs, ou la construction de ses fragiles échafaudages qui parviennent parfois à le hisser à deux doigts du ciel?

Le Rapport de Brodeck (2007)

Les hommes sont bizarres. Ils commettent le pire sans trop se poser de questions, mais ensuite, ils ne peuvent plus vivre avec le souvenir de ce qu’ils ont fait.

Le Rapport de Brodeck (2007)

L’idiotie est une maladie qui va bien avec la peur. L’une et l’autre s’engraissent mutuellement, créant une gangrène qui ne demande qu’à se propager.

Le Rapport de Brodeck (2007)

Il y a des heures sur terre où tout est d’une insupportable beauté, une beauté qui semble si étendue et douce uniquement pour souligner la laideur de notre condition.

Le Rapport de Brodeck (2007)

L’homme est grand, mais nous ne sommes jamais à la hauteur de nous-même.

Le Rapport de Brodeck (2007)

Les salauds, les saints, j’en ai jamais vu. Rien n’est ni tout noir, ni tout blanc, c’est le gris qui gagne. Les hommes et leurs âmes, c’est pareil. … T’es une âme grise, joliment grise, comme nous tous.

Les Ames grises (2003)

La haine est une cruelle marinade: elle donne à la viande une saveur de déchet.

Les Ames grises (2003)

Sa façon au juge d’appeler les gens «mon ami», ça voulait bien dire qu’en vérité on ne l’était pas du tout, son ami. Il avait l’art de se servir des mots pour leur faire dire des choses auxquelles d’ordinaire ils n’étaient pas destinés.

Les Ames grises (2003)

La mémoire est curieuse: elle retient des choses qui ne valent pas trois sous. Pour le reste, tout passe à la grande fosse.

Les Ames grises (2003)

Ca, c’est la grande connerie des hommes, on se dit toujours qu’on a le temps, qu’on pourra faire cela le lendemain, trois jours plus tard, l’an prochain, deux heures après. Et puis tout meurt. On se retrouve à suivre des cercueils.

Les Ames grises (2003)

La mort brutale prend les belles choses, mais les garde en l’état. C’est là sa vraie grandeur. On ne peut pas lutter contre.

Les Ames grises (2003)

Ce peut être aussi cela l’existence! Des miracles parfois, de l’or et des rires, et de nouveau l’espoir quand on croit que tout autour de soi n’est que saccage et silence!

La Petite fille de Monsieur Linh (2005)

Il faut se méfier des réponses, elles ne sont jamais ce qu’on veut qu’elles soient, ne croyez-vous pas?

Les Ames grises (2003)

Si j’avais su. … Si j’avais su. Le problème, c’est qu’on ne sait jamais.

Les Ames grises (2003)

La voiture est comme un coffre jeté du haut d’un pont. On y étouffe. On n’y entend rien d’autre qu’un sourd et inquiétant rugissement. Le paysage tourbillonne dehors. On ne peut rien en saisir.

La Petite fille de Monsieur Linh (2005)

Etre innocent au milieu des coupables, c’était en somme la même chose que d’être coupable au milieu des innocents.

Le Rapport de Brodeck (2007)

Lorsque l’amour frappe à la porte, il ne reste que la porte, et que tout le reste disparaît.

Le Rapport de Brodeck (2007)

La vérité, ça peut couper les mains et laisser des entailles à ne plus vouloir vivre avec, et la plupart d’entre nous, ce qu’on veut, c’est vivre. Le moins douloureusement possible. C’est humain.

Le Rapport de Brodeck (2007)

Pense à moi comme je pense à toi, car c’est en pensant aux autres qu’on les fait exister, et ça, les guerres n’y peuvent rien changer.

Le Monde sans les enfants: et autres histoires (2006)

C’est quoi les hommes? Ce sont des princes des mendiants et des fous. Des artistes et des gueux. Des loups et des agneaux. De très petites choses fragiles et admirables qu’un rien suffit à vaincre. Des montagnes éternelles où naissent les ruisseaux

Le Monde sans les enfants: et autres histoires (2006)

C’est quoi la mort? Une erreur une maison dans laquelle on s’endort. Un songe un grand oubli. Un vieux malentendu. Un chien très fatigué qui oublie sa douleur en se couchant heureux près d’un feu un beau soir.

Le Monde sans les enfants: et autres histoires (2006)

On sait toujours ce que les autres sont pour nous, mais on ne sait jamais ce que nous sommes pour les autres.

Les Ames grises (2003)

Quand on vit dans les fleurs, on ne pense pas à la boue.

Les Ames grises (2003)

Les bonnes gens partent vite. Tout le monde les aime bien, la mort aussi. Seuls les salauds ont la peau dure. Ceux-là crèvent vieux en général, et parfois même dans leur lit. Tranquilles comme Baptiste.

Les Ames grises (2003)

Le chagrin tue. Très vite. Le sentiment de la faute aussi, chez ceux qui ont un bout de morale.

Les Ames grises (2003)

La nuit a fait éclore dans la ville des milliers de lumières qui scintillent et paraissent se déplacer. On dirait des étoiles tombées à terre et qui cherchent à s’envoler de nouveau vers le ciel.

La Petite fille de Monsieur Linh (2005)

Les bonnes gens partent vite. Tout le monde les aime bien, la mort aussi. Seuls les salauds ont la peau dure. Ceux-là crèvent vieux en général, et parfois même dans leur lit.

Les Ames grises (2003)

Qu’est-ce donc la vie humaine sinon un collier de blessures que l’on passe autour du cou?

La Petite fille de Monsieur Linh (2005)

N’oublie pas que c’est l’ignorance qui triomphe toujours, Brodeck, pas le savoir.

Le Rapport de Brodeck (2007)

L’homme est un animal qui toujours recommence.

Le Rapport de Brodeck (2007)

Je me souviens d’avoir pensé que les yeux n’ont pas d’âge, et que l’on meurt avec ses yeux d’enfant, toujours, ses yeux qui un jour se sont ouverts sur le monde et ne l’ont plus lâché.

Le Rapport de Brodeck (2007)

Je revenais vers des lieux engourdis, des paysages qui me parlaient au coeur avec l’accent traînant des peines jamais guéries.

Quelques-uns des cent regrets (1999)

Toutes les familles possèdent, dit-on, d’épaisses strates de silence tendu, des souffrances engluées dans des secrets cachés bien au fond de belles armoires à linge.

Quelques-uns des cent regrets (1999)

Tout le monde aujourd’hui répugne à dire les choses par leur nom : un aveugle est un non-voyant, un animateur de télévision, un artiste, bientôt les morts seront des non-vivants.

J'abandonne (2000)

Je savais, comme lui sans doute, qu’on peut vivre dans les regrets comme dans un pays.

Les Ames grises (2003)

Le temps passe pour tous les hommes, mais le nôtre est plus long. J’essuie les crachats. Je n’y prête pas garde : ce ne sont que des filets d’eau qui s’échappent de bouches mortelles. Je les surpasse en écrivant mes romans.

Les Petites mécaniques (2002)

Parfois de grands malheurs sont ramenés par nos semblables à des proportions raisonnables, et les autres ne nous aident jamais tant que lorsqu’ils dégonflent comme des vessies de poissons, nos forts élans de désespoir.

Quelques-uns des cent regrets (1999)

Mais je suis là, n’aie crainte, il ne peut rien t’arriver, je suis vieux mais j’aurai encore la force, tant qu’il le faudra, tant que tu seras une petite mangue verte qui aura besoin du vieux manguier.

La Petite fille de Monsieur Linh (2005)

Tu sais écrire, tu sais les mots et tu sais comment on les utilise et comment aussi ils peuvent dire les choses, ça suffira.

Le Rapport de Brodeck (2007)

Des poux, on en a plein, une mère, on en a qu’une !

Quelques-uns des cent regrets (1999)

Je ne redoutais pas ma propre mort par contre, elle me devenait insupportable quand je l’associais à Emelia et à Fédorine. C’est bien la mort des autres, des êtres aimés, pas la nôtre, qui nous ronge et peut nous détruire.

Le Rapport de Brodeck (2007)

La pire des prisons, c’est la mort de son enfant, celle-là, on en sort jamais…

Il y a longtemps que je t'aime (2008)

Et il a soupiré, d’un soupir très las, très triste, un peu à la manière d’un enfant qui tortille un chagrin dans sa gorge.

Quelques-uns des cent regrets (1999)

Il est beaucoup plus facile de parler aux morts qu’aux vivants.

Le Rapport de Brodeck (2007)

La mort décidément pense à tout. Elle sait vivre. Elle épouse le temps, change d’atours. Innove. On la comprend. Elle aussi doit s’ennuyer. Gagner à tous les coups ce n’est pas du jeu.

Parfums (2012)

Le temps me parait un monstre né pour éloigner ceux qui s’aiment, et les faire souffrir infiniment.

Les Ames grises (2003)

Après sa mort, tout l’argent est parti à l’Etat : une bien belle veuve, l’Etat, toujours joyeuse et qui ne porte jamais le deuil.

Les Ames grises (2003)

L’écriture est à la fois une façon d’être dans l’humanité et au plus près de l’humain.

Les Ames grises (2003)

Etre seul, c’est la condition de l’homme, quoi qu’il advienne.

Les Ames grises (2003)

Les salauds, les saints, j’en ai jamais vu. Rien n’est tout noir ni tout blanc, c’est le gris qui gagne. Les hommes et leurs âmes, c’est pareil… T’es une âme grise, joliment grise, comme nous tous.

Les Ames grises (2003)

On dit toujours que l’on craint ce que l’on ne connaît pas. Je crois plutôt que la peur naît quand on apprend un jour ce que la veille on ignorait encore.

Les Ames grises (2003)

Il voit s’éloigner son pays, celui de ses ancêtres et de ses morts, tandis que dans ses bras l’enfant dort.

La Petite fille de Monsieur Linh (2005)

Et la mort n’est jamais difficile. Elle ne réclame ni héros ni esclave. Elle mange ce qu’on lui donne.

Le Rapport de Brodeck (2007)

C’est curieux, la vie. Ca ne prévient pas. Tout s’y mélange sans qu’on puisse y faire le tri et les moments de sang succèdent aux moments de grace, comme ça.

Les Ames grises (2003)

Je ne crois pas que les rêves annoncent quoi que ce soit, comme certains le prétendent. Je pense simplement qu’ils adviennent au moment où il faut, qu’ils nous disent, dans le creux de la nuit, ce que nous n’osons peut-être pas nous avouer en plein jour.

Le Rapport de Brodeck (2007)

C’était drôle ce nom de jeune homme qu’il m’avait donné. J’ai même eu envie de sourire. Mais je ne savais plus sourire.

Le Rapport de Brodeck (2007)

J’essaie de revenir au plus près de ces moments alors que tout ce que je souhaiterais, c’est les oublier, et puis fuir, fuir très loin, avec des jambes légères et un cerveau tout neuf.

Le Rapport de Brodeck (2007)

Il se dit qu’un pays où les prénoms ne signifient rien est un bien curieux pays.

La Petite fille de Monsieur Linh (2005)

Mais dis-moi, qui est donc le condamné ? Celui qui reste ou celui qui embarque, Jean-Bark ?

Jean-Bark (2013)

Le camp m’a appris ce paradoxe : l’homme est grand, mais nous ne sommes jamais à la hauteur de nous-même.

Le Rapport de Brodeck (2007)

Il avait une prédilection pour une anse profonde, ombragée de vieux saules têtards et où trois nappes de nénuphars donnaient à l’eau verte et lente un air de mariage.

Quelques-uns des cent regrets (1999)

Nous sommes de bien petites mécaniques égarées par les infinis.

Les Petites mécaniques (2002)

Classe mixte au lycée, mais pour l’Education physique et sportive, les filles sont de leur côté et nous du nôtre. On ne mélange pas la dentelle au gros drap.

Parfums (2012)

Elle ne devait pas penser à sa fille car on ne songe jamais vraiment aux vivants avec l’intensité qu’ils méritent et que seule leur mort parvient à faire naître en nous. On ne regarde pas les vivants.

J'abandonne (2000)

Je suis enfin prêt. J’enfourche mon vélo. Je fonce. Le vent me renifle. J’ai 10 ans. Le présent est un cadeau somptueux.

Parfums (2012)

Il m’a fallu du temps pour me rendre à cette vérité qui faisait de moi le petit assassin, le meurtrier geignard d’une fleur à peine éclose qui n’a jamais connu la lumière des rêveries.

Quelques-uns des cent regrets (1999)

A huit ans à l’époque c’était pas comme à huit ans maintenant. A huit ans, on savait tout faire, on avait du plomb dans la tête et des bras solides. On était presque adultes.

Les Ames grises (2003)

C’est toujours simple de regretter après coup ce qui s’est passé. Ça ne mange pas de pain, et ça permet de se laver les mains et la mémoire, à grande eau, pour les rendre pures et blanches.

Le Rapport de Brodeck (2007)

Le temps ne comptait pas. Le temps, ça n’existait pas.

Le Rapport de Brodeck (2007)

La poésie ne lui avait été d’aucune utilité pour survivre. La poésie ne connaît pas les chiens. Elle les ignore.

Le Rapport de Brodeck (2007)

Alors même que les hommes redoutent la mort, ils l’envisagent souvent comme une solution à tous leurs problèmes, sans même se rendre compte qu’elle ne résout rien. Absolument rien. Elle n’a pas à résoudre quoi que ce soit. Ce n’est pas son rôle.

L'Enquête (2010)

Il avait l’art de se servir des mots pour leur faire dire des choses auxquelles d’ordinaire ils n’étaient pas destinés.

Les Ames grises (2003)

La chair a ses commandements que le vocabulaire peine à épouser…

Meuse l'oubli (1999)

Le sentiment que le monde n’est pas si laid, qu’il y a parfois de petites dorures, et qu’au fond, la vie, ce n’est rien d’autre que la recherche de ces miettes d’or.

Les Ames grises (2003)

Pour essayer de comprendre les hommes, il faut creuser jusqu’aux racines. Et il ne suffit pas de pousser le temps d’un coup d’épaule pour lui donner des airs avantageux : il faut le creuser dans ses fissures et lui faire rendre le pus.

Les Ames grises (2003)

Rien n’est ni tout noir, ni tout blanc, c’est le gris qui gagne. Les hommes et leurs âmes, c’est pareil…

Les Ames grises (2003)

On dit toujours que la vie est injuste, mais la mort l’est encore davantage, le mourir en tout cas. Certains souffrent et d’autres passent comme dans un soupir. La justice n’est pas de ce monde mais elle n’est pas de l’autre non plus.

Les Ames grises (2003)

J’ai vu assez de tombes ouvertes et fait assez de trous pour en être certain. Creuser c’est apprendre à mourir.

Parfums (2012)

Ca ne tient pas à grand chose le bonheur. Parfois ça tient à un fil, parfois à un bras. La guerre, c’est le monde cul par dessus tête : elle parvient faire d’un amputé le plus heureux des hommes.

Les Ames grises (2003)

Moi, depuis tout petit, j’aime les questions, et les chemins qui mènent à leurs réponses. Parfois d’ailleurs, je finis par ne connaître que le chemin, mais ce n’est pas grave : j’ai déjà avancé.

Le Rapport de Brodeck (2007)

Mais on ne commande pas à sa mémoire. On peut juste parfois l’endormir un peu.

Le Rapport de Brodeck (2007)

Faire son deuil, c’est lancer une poignée de vie dans les yeux de la mort. On sait qu’elle n’en sera aveuglée qu’un bref instant, mais cela fait du bien.

Parfums (2012)

On dit souvent que l’on craint ce que l’on ne connaît pas. Je crois plutôt que la peur naît quand on apprend un jour ce que la veille on ignorait encore.

Les Ames grises (2003)

C’est bien curieux la vie. Sait-on jamais pourquoi nous venons au monde, et pourquoi nous y restons?

Les Ames grises (2003)

La chair a ses commandements que le vocabulaire peine à épouser, et le mot incongru avait de lui-même éclos, poussé, grandi dans ma pensée.

Meuse l'oubli (1999)