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Citations de : Nikolaï Vassilievitch Gogol

On ne peut pas dire qu’elle rend intelligent, leur instruction.

Le mariage (1835)

Ah ! ne m’interrompez pas, Pierre Ivanovitch, je vous en prie, ne m’interrompez pas vous ne saurez pas, je vous jure que vous ne saurez pas raconter, je le sais, vous avez dans la bouche une dent qui vous fait chuinter…

Le Revizor (1836)

Moi, une pauvre fille de moujik, j’aurais jamais fait ça. Et ça se dit noble, encore ! C’est que pour les ordures et pour les crapuleries qu’elle vous sert, votre noblesse !

Le mariage (1835)

C’est vrai, je regrette beaucoup qu’il vous arrive une histoire pareille. Vous ne voudriez pas une petite prise ? ça soulage les maux de tête et les humeurs maussades même du point de vue des hémorroïdes, ça fait du bien.

Nouvelles de Pétersbourg (1835-1836), Le Nez

Hélas ! telle est l’insondable loi de la destinée : dès qu’un homme est intelligent, ou bien c’est un ivrogne ou bien il fait des grimaces à faire fuir tous les saints du paradis.

Le Revizor (1836), Le Gouverneur

Pavel Ivanovitch fut complètement de cet avis et ajouta que rien n’égalait la solitude quand l’homme pouvait jouir de la nature et lire de beaux livres.

Les Ames mortes (1842)

Il soupa d’un cochon de lait, se déshabilla, se glissa sous la couverture et s’endormit aussitôt d’un profond sommeil, du merveilleux sommeil, apanage des heureux mortels qui ignorent les puces, les hémorroïdes et l’excès d’intelligence.

Les Ames mortes (1842)

Existe-t-il un homme qui n’ait quelques péchés sur la conscience ? Dieu a fait les choses ainsi, et les voltairiens ont beau ergoter…

Le Revizor (1836)

Rien n’égale la solitude quand l’homme peut jouir de la nature et lire de beaux livres.

Les Ames mortes (1842)

Il se retourna pour dire, tout net, à l’homme en uniforme qu’il faisait juste semblant d’être conseiller d’Etat, qu’il était un filou et une crapule, et qu’il n’était rien d’autre que son propre nez…

Nouvelles de Pétersbourg (1835-1836), Le Nez

Que Dieu épargne aux hommes le soin de servir la science ! Car alors tout est à craindre, chacun s’en mêle, chacun veut montrer qu’il est, lui aussi, intelligent !

Le Revizor (1836)

On baptisa l’enfant, qui se prit à pleurer et à grimacer comme s’il pressentait qu’il serait un jour conseiller titulaire.

Nouvelles de Pétersbourg (1835-1836)

Si ta gueule est de travers, ne t’en prends pas au miroir.

Le Revizor (1836)

Tout ce qui vous entoure n’est que vaine agitation, oui, vaine agitation, car vous n’avez pas encore goûté au bonheur véritable.

Les Joueurs (1836)

Il n’existe personne au monde qui n’ait quelques péchés sur la conscience. Les voltairiens ont beau dire, c’est Dieu lui-même qui a voulu cela.

Le Revizor (1836), I, 1, Le gouverneur

Plus on se rapproche de la nature, mieux cela vaut. Nous n’employons pas de médicaments coûteux. L’homme n’est pas bien compliqué : s’il doit mourir, il mourra de toute façon ; s’il doit guérir, il guérira de même.

Le Revizor (1836), I, 1, Artemy

Il est démontré par l’expérience des siècles que, dans la condition d’agriculteur, l’homme conserve une âme plus simple, plus pure, plus belle et plus noble.

Les Ames mortes (1842)

Quand un homme devient amoureux, il est comme une semelle qu’on met tremper dans l’eau pour la plier ensuite comme on veut.

Tarass Boulba (1839)

Qui rêve d’être intelligent n’a pas le temps de faire des bêtises ; les bêtises doivent disparaître d’elles-mêmes.

Les Ames mortes (1842)

L’esprit supérieur qui, loin de railler, sait endurer la raillerie, se montrer indulgent aux imbéciles, ne pas s’irriter, ne jamais se venger, mais garder le calme fier d’une âme impassible.

Les Ames mortes (1842)

Sait-on ce qui peut venir à l’esprit d’un homme en promenade, les rêves qui lui font oublier un instant la morne réalité, qui le sollicitent, le taquinent, émeuvent son imagination et lui sont chers, même s’il est persuadé qu’ils ne se réaliseront jamais ?

Les Ames mortes (1842)

L’homme russe est ainsi fait : il adore devenir l’inséparable de tout être au dessus de lui dans la société.

Les Ames mortes (1842)

Nous avons tous cette faiblesse de manifester beaucoup d’indulgence pour nos erreurs et préférer faire retomber la faute sur autrui.

Les Ames mortes (1842)

Il est des passions qu’il n’appartient pas à l’homme de choisir.

Les Ames mortes (1842)

Il faut saisir au vol les pages heureuses de la vie de crainte qu’elles ne se changent en tristesse.

Les Ames mortes (1842)

Partout dans la vie, il se présentera à un moment donné une manifestation de beauté qui éveillera chez l’homme un sentiment jamais vécu jusqu’alors.

Les Ames mortes (1842)

Plus sublimes sont les vérités, plus leur maniement demande de prudence; sinon, du jour au lendemain, elles se changent en lieux communs, le public n’y croit plus.

Passages choisis d'une correspondance avec des amis (1846)

Plus contagieuse que la peste, la peur se communique en un clin d’oeil.

Les Ames mortes (1842)

Qu’importent les trésors! Plutôt qu’argent entasser, mieux vaut amis posséder.

C’est une chose connue, et la sainte Ecriture le dit, que la voix du peuple est la voix de Dieu. Il est impossible d’imaginer rien de plus sensé que ce qu’a imaginé le peuple.

Tarass Boulba