Acceuil / Citation

Citations de : Michel del Castillo

Quand on aime et vénère quelqu’un on le voudrait honoré de tous.

Les aveux interdits, Le faiseur de rêves (1965)

Il est moins difficile de sortir de prison que de ne pas y retourner. En quittant la geôle, le détenu libéré est saisi de vertige.

Les aveux interdits, Le faiseur de rêves (1965)

Rien ne sort de nous sans laisser de traces. Chacun finit par avoir le visage qu’il s’est fait.

Les aveux interdits, Le faiseur de rêves (1965)

Chaque siècle choisit ses barbaries.

La tunique d'infamie (1997)

Sans rêves, aucun homme ne peut espérer seulement se survivre.

Le Sortilège espagnol (1977)

La mort, c’est l’absence de rêves.

Le Sortilège espagnol (1977)

Impossible d’épouser tout à fait un pays sans en assumer l’histoire, qui est le miroir où la nation se reflète.

Le Sortilège espagnol (1977)

Les idées ne divisent pas, elles ne partagent pas : elles excluent. Car il ne saurait y avoir deux vérités. Dès lors qu’on possède la vérité, le reste n’est que folie, aberration, perversion intrinsèque.

Le Sortilège espagnol (1977)

Ils se font de l’artiste une trop haute idée. L’artiste n’est ni un prêtre ni un prophète. Son rôle est à la fois plus modeste et plus ambitieux. C’est, ou ce devrait être, celui du voyant.

La Guitare (1958)

Je suis contre tout le monde, par définition et par esprit de contradiction. Si l’on est de mon avis, j’en change aussitôt. Je ne veux être d’accord avec personne, car je n’aime personne assez pour être d’accord avec lui.

La Guitare (1958)

J’aime les gens superstitieux. Car il y a bien des choses mystérieuses sur terre et il vaut mieux les reconnaître mystérieuses que d’essayer de les expliquer.

La Guitare (1958)

L’enfance de l’homme peut expliquer les crimes de l’adulte.

La Guitare (1958)

Il n’est rien de plus amer que de chercher l’amour et de découvrir le vice.

La Guitare (1958)

J’ai toujours pensé que la grandeur du journaliste se mesurait par son indépendance.

L'Adieu au siècle, journal de l'année 1999 (2000)

Jeunes, nous ne voyons pas la solitude des vieux.

L'Adieu au siècle, journal de l'année 1999 (2000)

La morale est un absolu; à la relativiser, à l’appliquer ici et à la bafouer ailleurs, on fait plus que la ridiculiser: on en sape les fondements.

L'Adieu au siècle, journal de l'année 1999 (2000)

Je me méfie des idées qui n’agitent que la cervelle.

L'Adieu au siècle, journal de l'année 1999 (2000)

Franco n’a jamais été fasciste… Sa philosophie fut celle de la Castille… où le rire et l’amour étaient proscrits au nom de l’honneur.

Le Sortilège espagnol