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Citations de : Maurice Barrès

Et tout en mâchant sa douleur il affectait de garder une attitude insouciante et amusée.

Un jardin sur l'Oronte (1922)

Dans aucun parti on ne fait difficulté d’admettre un voleur, s’il a du gosier, et de l’estomac …

Le Roman de l'énergie nationale, Leurs figures (1902)

Il ne faut jamais s’attaquer à ceux qu’on n’est pas sûr d’achever.

Le Roman de l'énergie nationale, Leurs figures (1902)

Ils s’accrochaient avec l’énergie du désespoir aux pentes de la colline.

La Colline inspirée (1913)

De guerre lasse, il dut s’accommoder d’une mauvaise chambre à l’auberge.

La Colline inspirée (1913)

Une abondante chevelure retombait presque sur ses épaules.

La Colline inspirée (1913)

Le secret des forts est de se contraindre sans répit.

Où manque la force, le droit disparaît; où apparaît la force, le droit commence de rayonner.

D’une certaine manière des gens qui renoncent à tout et des gens qui désirent tout sont bien faits pour s’entendre.

Trois stations de psychothérapie (1891)

Qu’est ce qu’un ordre qu’aucun enthousiasme ne vient plus animer?

La Colline inspirée (1913)

(Rousseau,) cet extravagant musicien.

Mes Cahiers (1911)

(Balzac,) son métier c’est son génie.

Mes Cahiers (1911)

Amusons-nous aux moyens sans souci du but. Faisons des rêves chaque matin, et avec une extrême énergie, mais sachons qu’ils n’aboutiront pas. Soyons ardents et sceptiques.

Le Culte du Moi, Un homme libre (1889)

La Suisse, si ridicule avec ses rodomontades de montagnes, de précipices, de glaciers, de sapins, de nuages, d’avalanches et tout son matériel qui nous encombre sans nous toucher.

Du sang, de la volupté, de la mort: Un amateur d'âmes (1894)

Le parlementarisme, c’est une majorité décidée à suivre le gouvernement, lui laissant l’étude et le choix des résolutions, et combattant derrière lui selon la tactique qu’il a arrêtée.

Le Roman de l'énergie nationale, Leurs figures (1902)

Le sens de l’ironie est une forte garantie de liberté.

Le Culte du Moi, Sous l'oeil des Barbares (1888)

Au pays de la Moselle, je me connais comme un geste du terroir, comme un instant de son éternité, comme l’un des écrets que notre race, à chaque saison laisse émerger en fleur et si j’éprouve assez d’amour, c’est moi qui deviendrai son coeur.

Les Amitiés françaises (1903)

L’horizon qui cerne cette plaine, c’est l’horizon qui cerne toute vie. Il donne une place d’honneur à notre soif d’infini en même temps qu’il nous rappelle nos limites.

La Colline inspirée (1913)

En dépit de tous les plans que nous concertons, les harmonies de la nature se font selon un mécanisme et une logique où nous ne pouvons influer.

Le Culte du Moi, Le Jardin de Bérénice (1891)

Un sourire d’extrême bienveillance ne quitte pas ses lèvres, le sourire des images de piété, celui que les petits livres d’hagiographie prêtent aux saints personnages de jadis.

La Colline inspirée (1913)

Ils ne connaissent que la guerre entre les classes et cette guerre ne connaît pas de frontière. Ils ne travaillent pas pour la paix, mais pour établir la guerre entre les étages. Ils s’en prennent à tous les gouvernements bourgeois de tout l’univers.

Mes Cahiers (1911)

Nos coeurs gonflés de bonheur veulent conserver cette joie, en jouir longtemps.

La Colline inspirée (1913)

Hélas ! Il n’y a point de race française, mais un peuple français, une nation française.

Scènes et doctrines du nationalisme (1902)

Au pays de la Moselle, je me connais comme un geste du terroir, comme un instant de son éternité, comme l’un des décrets que notre race, à chaque saison laisse émerger en fleur et si j’éprouve assez d’amour, c’est moi qui deviendrai son coeur.

Les Amitiés françaises (1903)

Honneur à ceux qui demeurent dans la tombe les gardiens et les régulateurs de la cité.

Le Mystère en pleine lumière (1926)

Premier principe : Nous ne sommes jamais si heureux que dans l’exaltation. Deuxième principe : Ce qui augmente beaucoup le plaisir de l’exaltation, c’est de l’analyser. Troisième principe : Il faut sentir le plus possible en analysant le plus possible.

Le Culte du Moi, Un homme libre (1889)

Une nation, c’est la possession en commun d’un antique cimetière et la volonté de faire valoir cet héritage indivis.

Scènes et doctrines du nationalisme (1902)

Ah!… des demi-bienfaiteurs sont aisément des malfaiteurs! J’entrevois qu’ils imposeront au monde une règle morale, comme ils lui proposent une règle économique.

L'Ennemi des lois (1892)

Il y a, plus loin que la satisfaction matérielle, le plaisir de partager de la mélancolie. Au-delà d’une amanate avec laquelle on jouit de la vie, il y a une soeur avec qui l’on pleure.

L'Ennemi des lois (1892)

N’est-ce point un sentiment de fétichisme qui détermine le pèlerinage des hommes vers la Tour Eiffel, symbole de l’Industrie?

L'Ennemi des lois (1892)

La caresse d’une mère, une belle promenade, des heures émerveillées par des récits heureux agissent sur toute l’existence.

La Grande Pitié des églises de France (1914)

Nous sommes étonnés, quand nous lisons les vieux chefs-d’oeuvre, de voir que des sentiments subtils, délicats, poétiques, que nous croyons rares aujourd’hui, existaient chez les hommes d’il y a des siècles.

La Grande Pitié des églises de France (1914)

Je veux avoir un Dieu, un en-cas sous la main. Pour moi? Peut-être pas, mais pour mon fils ou mes petites-filles.

Mes Cahiers (1911), 1906

Il eût voulu que l’ombre dans la pièce fût encore plus épaisse pour mieux cacher le sentiment âpre et tragique dont l’emplissait cette scène.

Le Roman de l'énergie nationale, Leurs figures (1902)

Sous cette meurtrière ironie, la petite maison de Marie-Anne Sellier restait les volets clos, émouvante de silence et de tristesse.

La Colline inspirée (1913)

Telle était la fatigue de son long voyage qu’il s’endormit, malgré le trouble extrême de sa pensée, de ce sommeil obscur de la bête recrue, où il n’y a plus place même pour le rêve.

La Colline inspirée (1913)

Rien n’égale la douceur et la majesté nue de ses cloîtres.

La Colline inspirée (1913)

Un pas qui ne fait qu’effleurer la terre.

La Colline inspirée (1913)

Aucune éducation ne transforme un être: elle l’éveille.

Le Roman de l'énergie nationale, Leurs figures (1902)

Les roses dormaient sur les rosiers, près des roses, les rossignols, et dans les kiosques veillaient les sultanes.

Un jardin sur l'Oronte (1922)

Malgré son violent désir de dominer sa douleur, des larmes roulèrent sur ses joues.

La Colline inspirée (1913)

Ces milliers d’arbres vigoureux qui dessinent une magnificence abondante et légère comme un tissu brodé de l’Inde.

Le Roman de l'énergie nationale, Leurs figures (1902)

Un fumet barbare s’exhalait de la scène. Et, beauté profonde, son caractère lui venait, non pas du décor, mais des âmes.

La Colline inspirée (1913)

Sa voix, son regard, tout son corps, étaient plus frémissants que les flammes irrésistibles qui commençaient d’embraser de toutes parts la ville prise.

Un jardin sur l'Oronte (1922)

C’est une fourmillière heureuse, une famille dont tous les membres se congratulent, une espèce de victoire, une première revanche.

La Colline inspirée (1913)

La colère ardente des déshérités contre les favorisés.

Mes Cahiers (1911), 1904

Et c’est la mystique. Je suis invinciblement porté à dire: «il y a quelqu’un ou quelque chose, et quelque chose d’extrasensible».

Mes Cahiers (1911)

Il brûlait de lui extraire ses secrets et ne redoutait rien qu’un refus d’audience.

Le Roman de l'énergie nationale, Leurs figures (1902)

Peu à peu, cette fatuité intime exsude; elle adoucit et transforme vos attitudes, comme une vapeur, elle vous baigne d’une atmosphère spéciale.

Sous l'oeil des Barbares (1888)

Ce fut comme si l’on étalait à nu devant le jeune homme les secrets de son propre coeur.

Un jardin sur l'Oronte (1922)

Il s’entêtait à nourrir des rancunes et des chimères politiques qui le faisaient peu sociable et pareil à un éxilé.

Le Roman de l'énergie nationale, Leurs figures (1902)

Il était jeune, enivré par ses succès, amoureux tout frais de sa cause.

Le Roman de l'énergie nationale, Leurs figures (1902)

Je cherche à obtenir de m’engager tout de suite ou mieux, à aller, comme correspondant de guerre, par exemple, sur un point un peu dangereux.

Mes Cahiers (1911)

Au Palais-Bourbon, le psychologue trouve une collection complète d’individus propres à lui rendre intelligible, région par région, la nationalité française.

Le Roman de l'énergie nationale, Leurs figures (1902)

Il surveillait les mouvements de la pensée de son frère, comme il eût surveillé les coups de bêche d’un chercheur de trésors.

La Colline inspirée (1913)

Un homme d’Etat, Dieu merci! n’a pas charge de faire régner la vertu ni de punir les vices, mais de gouverner avec les éléments existants.

Le Roman de l'énergie nationale, Leurs figures (1902)

Le chantage suppose des menaces sous conditions pour extorquer des sommes auxquelles on n’a aucun droit.

Le Roman de l'énergie nationale, Leurs figures (1902)

L’horizon qui cerne cette plaine, c’est celui qui cerne toute vie; il donne une place d’honneur à notre soif d’infini, en même temps qu’il nous rappelle nos limites.

La Colline inspirée (1913)

Thérèse tremblait de colère. Mais cette irritation céda bientôt pour faire place à un frémissement mystérieux.

La Colline inspirée (1913)

Parmi les engins de guerre, il y a les écrits. L’Allemagne a ouvert de véritables ateliers, excellents pour compléter les ateliers de Krupp. Elle y fabrique des mensonges de tous les calibres.

Mes Cahiers (1911)

Un régiment, c’est un nouvel être. Il a une tête, le chef; des muscles, les hommes; un système nerveux, qui est le cadre.

Mes Cahiers (1911)

Sous le silence prodigieux du couvent, il est comme un malade qui, la nuit, à l’heure où les bruits de la rue se sont tus, perçoit les battements de son coeur.

La Colline inspirée (1913)

Ce n’était pas sur les Boches qu’il fallait tirer, mais sur les généraux et tous les officiers. Il fallait descendre tous ceux qui seraient assez lâches pour marcher au front.

Mes Cahiers, XI, 1918

Ici je goûte le plaisir de me désapproprier … . Je ne dis pas que je m’ôte la possession de moi-même pour la donner à mon parti, mais j’y tends.

Mes Cahiers (1911)

La Révolution est l’histoire de dépossession d’une classe par une autre.

Mes Cahiers (1911)

Elle dénouait le beau torrent de ses cheveux, au soir, dans sa chambre solitaire.

Le Roman de l'énergie nationale, Leurs figures (1902)

Ce sont de ces heures divines qui demeurent au fond de notre mémoire comme un trésor pour nous enchanter.

Un jardin sur l'Oronte (1922)

Léopold a trouvé le bonheur, son bonheur. Ce n’est plus de construire des châteaux, c’est de délivrer le chant qui sommeille dans son coeur.

La Colline inspirée (1913)

Retenons seulement que cette indécence, réelle ou imaginaire, est une trace du passage de Vintras et de son action délétère sur la paix publique.

La Colline inspirée (1913)

Le bleu profond du zénith se dégrade en rose jusqu’à l’or de l’horizon.

Mes Cahiers (1911)

On assistait là à une de ces séances plaisantes, comme on en voit aux veillées lorraines, où les filles et les garçons échangent des facéties et des bouts rimés. C’était une véritable séance de daïe, où François daïait la religieuse.

La Colline inspirée (1913)

La veillée autour du feu de la cuisine. Tout en écossant les légumes pour l’hiver, on causait des menus événements du jour, et Bibi Cholion faisait des plaisanteries dont les soeurs s’amusaient. C’était le couarail ordinaire des villages lorrains.

La Colline inspirée (1913)

Appuyée sur cette arche sainte, la congrégation défiait les assauts de l’étranger.

La Colline inspirée (1913)

L’après-guerre étant incertaine, le gouvernement est incertain.

Mes Cahiers (1911)

Le jeune homme se sentait approuvé dans son opinion sur la vénalité des parlementaires.

Le Roman de l'énergie nationale, Leurs figures (1902)

Un bel appareillage romain misérablement consolidé à travers les siècles.

Le Voyage de Sparte (1906)

Les journaux versaient dans la rue des apologétiques ou des diffamations.

Le Roman de l'énergie nationale, Leurs figures (1902)

La rêverie s’égare, dans ce paysage infini, sur les formes aplanies, sur la douceur et l’usure de cette vieille contrée.

La Colline inspirée (1913)

Partout les enfants le suivaient, s’amusaient à le mettre en colère, à s’en épouvanter, à lui jeter des quolibets et des pierres. Il devint le souffre-douleur qu’il y a toujours dans un village.

La Colline inspirée (1913)

De jeunes figures animées de vaillance se hissaient le long du mur avec une agilité et une malice toutes simiesques.

La Colline inspirée (1913)

Ainsi la guerre était déclarée. Deux chefs se sont jeté le gant. Voilà que s’affrontent deux puissances …

La Colline inspirée (1913)

Aussi fit-il de ses élèves des citoyens de l’humanité, des affranchis, des initiés de la raison pure.

Le Roman de l'énergie nationale, Les Déracinés (1897)

Autour de Bosserville les grands vents tourmentent le ciel et balayent la Lorraine dont le coeur sommeille.

La Colline inspirée (1913)

L’autorité se conquiert lentement.

Le Roman de l'énergie nationale, Leurs figures (1902)

C’est l’automne, la saison où, sous un soleil refroidi, chacun recueille ce qu’il a semé.

La Colline inspirée (1913)

Le suintement rouge du ciel à l’horizon lui parut d’un si funèbre augure qu’il referma la croisée.

La Colline inspirée (1913)

Comme si la raison pouvait mépriser aucun fait d’expérience!

La Colline inspirée (1913)

On souffre trop d’attribuer tout son échec à sa propre faute.

Le Roman de l'énergie nationale, Leurs figures (1902)

En politique il faut toujours se composer, au mieux des circonstances, l’attitude d’un homme qui n’envisage rien que l’avantage général.

Le Roman de l'énergie nationale, Leurs figures (1902)

Je dégradais mon intelligence en laissant s’atrophier en moi les qualités délicates de la vie affective.

Le Roman de l'énergie nationale, Leurs figures (1902)

Deux européens perdus au milieu de ces maisons aveugles et muettes, sous un soleil torride, ont tôt fait de s’associer.

Un jardin sur l'Oronte (1922)

Les grands sacs de pommes de terre qui s’alignent debout le long des champs. Avant de quitter leur travail, arracheurs et arracheuses font des tas avec les fanes, y mettent le feu.

La Colline inspirée (1913)

Qu’est ce qu’un enthousiasme qui demeure une fantaisie individuelle?

La Colline inspirée (1913)

A la grande-duchesse, femme de Vladimir, qui lui demandait: «Aimez-vous mieux avant, pendant ou après?», il osa répondre: «J’aime mieux avant parce que après c’est pendant.»

Mes Cahiers (1911)

Pour chaque être, il existe une sorte d’activité où il serait utile à la société, en même temps qu’il y trouverait son bonheur.

L'Ennemi des lois (1892)

Une oeuvre d’art, c’est le moyen d’une âme.

Mes Cahiers (1911)

Tout livre a pour collaborateur son lecteur.

Stanislas de Guaita

L’autorité, c’est moins la qualité d’un homme qu’une relation entre deux êtres.

L'Ennemi des lois (1892)

Il est des lieux où souffle l’esprit.

La Colline inspirée (1913)

Ce n’est pas la raison qui nous fournit une direction morale, c’est la sensibilité.

La Grande Pitié des églises de France (1914)

Au-delà d’une amante avec laquelle on jouit de la vie, il y a une soeur avec qui l’on pleure.

L'Ennemi des lois (1892)

… le magnifique équilibre des imbéciles.

Stanislas de Guaita