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Citations de : Marie-Louise Audiberti

Mais vieillir signifie alors devenir vieux, avec la mort à l’horizon, sourde à nos cris.

Les chemins de l'âge (2005)

Un accoutrement bizarre, une femme est vite cataloguée de vieille folle. Vieux fou a plus de panache. Un vieux fou, c’est un savant, un poète une vieille folle, c’est une folle.

Les chemins de l'âge (2005)

On a quitté la jeunesse et la vieillesse est encore loin.

Les chemins de l'âge (2005)

Ce temps qui travaille les chairs, travaille la vie, il faudrait le saisir à pleines dents. Qu’il n’y ait ni avant, ni après, seulement un éternel mouvement circulaire.

Les chemins de l' âge (2005)

On veut vivre autant que possible, se sauver, persévérer, et cultiver toutes ces choses qui, infiniment plus grandes et puissantes que soi, font néanmoins partie de ce petit «moi» qu’elles débordent de tous côtés.

Les chemins de l'âge (2005)

Faut-il vivre encore quand on n’est plus en état de vivre ?

Les chemins de l'âge (2005)

L’ombre des vies non vécues ne pèse guère si le rêve est plus fort.

Les chemins de l'âge (2005)

Parce que vieillir c’est s’arracher à soi, un soi habituel, commode, et en même temps s’approche du noyau dur. Plus tu vieillis, plus tu es. Plus tu t’effaces, plus tu es là. Finis les masque et les stratagèmes.

Les chemins de l'âge (2005)

L’âge, cet autre nord qui nous glace et nous ride, de la fille aux doux yeux fait un spectre livide.

Les chemins de l'âge (2005)