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Citations de : Marguerite Duras

S’il n’y a pas de musique dans les livres, il n’y pas de livres. Ce qui veut dire que quatre-vingt dix pour cent des livres ne sont pas des livres, ce sont des lectures, comme on lit un journal en prenant son bain.

Cité dans Marguerite Duras (1992) de Christiane Blot-Labarrère.

Une idée est toujours une bonne idée, du moment qu’elle fait faire quelque chose.

Il n’y a pas de vacances à l’amour …, ça n’existe pas. L’amour, il faut le vivre complètement avec son ennui et tout, il n’y a pas de vacances possibles à ça.

… pour que vous vous intéressiez à moi, il faut que je vous parle de vous.

Un barrage contre le Pacifique

… la connaissance qu’a un seul homme de la faute de cent autres ne lui sert à rien.

Un barrage contre le Pacifique

Il n’y a rien de plus dégoûtant qu’un bijou. Ca ne sert à rien, à rien. Et ceux qui les portent n’en ont pas besoin, moins besoin que n’importe qui.

Un barrage contre le Pacifique

(La folie ou la mort) sont les deux termes familiers entre lesquels l’ignorance oscille d’habitude…

Un homme est venu me voir

La confirmation de la tristesse est une consolation.

Un homme est venu me voir

Je comprends mais je ne vois pas pourquoi je comprends. Je comprends ce que vous dites, mais ce que vous voulez dire en disant ce que vous dites, ça je ne le comprends pas.

Le Shaga

Quand les oiseaux sont décidés à appartenir, c’est épouvantable, il n’y a pas plus appartenant que les oiseaux.

Le Shaga

A travers l’eau pure du diamant l’avenir s’étalait en effet, étincelant. On y entrait, un peu aveuglé, étourdi.

Un barrage contre le Pacifique (1950)

Joseph … avait fini de réparer le petit pont de bois. Maintenant il consolidait les piliers avec des pierres qu’il allait chercher sur la piste.

Un barrage contre le Pacifique (1950)

En principe, prétendaient-ils, l’assèchement de la plaine ne pouvait faire l’objet que d’un plan gouvernemental, mais aucun règlement, à leur connaissance, n’interdisait à un concessionnaire de faire des barrages sur sa propre concession.

Un barrage contre le Pacifique (1950)

Elle baissa sa main, l’étala devant elle et enfila la bague dans son annulaire. Ses yeux ne quittaient pas le diamant.

Un barrage contre le Pacifique (1950)

Diana refusa en disant qu’elle était anéantie de bien-être.

Les Petits Chevaux de Tarquinia (1953)

Pourquoi une maternité ne serait-elle pas mal venue? Pourquoi la naissance d’une mère par la venue de l’enfant ne serait-elle pas ratée elle aussi?

Dans Libération.

C’est dommage pour ces petits chevaux-là, j’aurais bien aimé de vous les montrer.

Les Petits Chevaux de Tarquinia (1953)

Sans fin se décrivant. L’un l’autre. A l’un, l’autre. Disant la couleur des yeux. Le grain de la peau. La douceur du sein qui tient dans la main. La douceur de cette main. En ce moment même où elle en parle, elle la regarde. Je me regarde avec tes yeux.

Le Navire Night (1979)

Ainsi cependant vous avez pu vivre cet amour de la seule façon qui puisse se faire pour vous, en le perdant avant qu’il soit advenu.

La Maladie de la mort (1982)

Ma vie est un film doublé, mal monté, mal interprété, mal ajusté, une erreur en somme.

La Vie matérielle (1987)

La mort baptise aussi.

Ecrire

L’écrit ça arrive comme le vent, c’est nu, c’est de l’encre, c’est l’écrit, et ça passe comme rien d’autre ne passe dans la vie, rien de plus, sauf elle, la vie.

Ecrire

La solitude est toujours accompagnée de folie.

Ecrire

Moi je ressemble à tout le monde. Je crois que jamais personne ne s’est retourné sur moi dans la rue. Je suis la banalité.

Ecrire

L’insulte, c’est aussi fort que l’écriture.

Ecrire

La solitude c’est ce sans quoi on ne fait rien. Ce sans quoi on ne regarde plus rien. C’est une façon de penser, de raisonner, mais avec la seule pensée quotidienne.

Ecrire

Il y a le suicide dans la solitude d’un écrivain.

Ecrire

Etre seule avec le livre non encore écrit, c’est être encore dans le premier sommeil de l’humanité.

Ecrire

Ecrire c’est aussi ne pas parler. C’est se taire. C’est hurler sans bruit.

Ecrire

Le doute, c’est écrire.

Ecrire

Est jeune (geste indiquant un jeune guerrier), comme ça, mais dans la tête est antique.

Yes, peut-être

C’est bien la même chose, en fin de compte, toutes ces histoires: travailler…, pas travailler… et puis on s’embarque sur ce bateau-là… Ce qu’il faut? Ne rien regretter, c’est tout.

Des journées dans les arbres

Il reste toujours quelque chose de l’enfance, toujours…

Des journées dans les arbres

On est tous pareils, tous des gens d’argent. Il suffit de commencer à en gagner.

Des journées dans les arbres

J’ai commencé tôt à faire de moins en moins ce qui m’aurait plu, et puis à ne plus le faire du tout. C’est ce qu’on appelle une existence remplie.

Des journées dans les arbres

On croit que, lorsqu’une chose finit, une autre recommence tout de suite. Non. Entre les deux, c’est la pagaille.

Des journées dans les arbres

… qu’elle soit bonne ou mauvaise, ta vie, il n’y a pas deux façons de quitter sa mère.

Des journées dans les arbres

Nous ne nous aimons pas et … Je ne savais pas que ça pouvait être aussi effrayant de ne pas s’aimer.

Suzanna Andler

Il y a souvent des récits et très peu souvent de l’écriture.

Ecrire

Il y aurait une écriture du non-écrit. Un jour ça arrivera. Une écriture brève, sans grammaire, une écriture de mots seuls. Des mots sans grammaire de soutien. Egarés. Là, écrits. Et quittés aussitôt.

Ecrire

On ne trouve pas la solitude, on la fait.

Ecrire

… c’est une merveille, à mon âge, d’ignorer l’avenir.

Des journées dans les arbres