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Citations de : Madeleine Chapsal

Je t’aime, lui dit-il. Comme je t’aime! Je t’aime de tout moi…

Une balle près du coeur (2008)

L’ostracisme, de nos jours, est tellement démodé! Nous sommes tous pareils, non? Mêmes soucis, mêmes aspirations!

Suzanne et la province (1993)

C’est ce qu’on appelle la mode, ce perpétuel besoin d’être toujours ailleurs, autre, de changer d’âme plus encore que de corps.

Suzanne et la province (1993)

La vie, en quelque sorte, change de niveau: on sort du besoin pour entrer dans un univers où on a le sentiment de disposer de l’ordre du monde du seul fait de maîtriser celui des couleurs et des formes.

Suzanne et la province (1993)

Les êtres humains, surtout de sexe différent, n’ont pas le même rythme, les mêmes désirs, ni le même regard sur les choses… Mais c’est cela qui rend la vie plus riche, ce frottement perpétuel du quotidien conjugal.

Suzanne et la province (1993)

Le désir se moque des interdits, il ne sert à rien de s’interposer.

Suzanne et la province (1993)

Quand une femme aime, il n’y a que l’homme aimé qui compte, et tout ce qu’elle fait ou pense s’y rapporte.

Suzanne et la province (1993)

On pleure plus commodément avec de l’argent que lorsqu’on en manque… C’est une affaire de confort.

Suzanne et la province (1993)

On a beau prétendre qu’on se moque des interdits, de la morale, des moeurs établies, dès qu’on s’en exclut il faut puiser quotidiennement dans son énergie pour se persuader qu’on est néanmoins dans la bonne voie, celle du désir, de la vérité, de l’amour.

Suzanne et la province (1993)

Quand une femme vous donne un plaisir exceptionnel, quel homme y renonce?

Suzanne et la province (1993)

Je ne suis jamais seule ni totalement abandonnée, du moment qu’il y a des livres.

Oser écrire (1993)

En cas d’accident, c’est immanquable : on commence par s’interroger sur les causes, comme si les connaître allait permettre de revenir en arrière et de les abolir, au lieu de s’occuper des dégâts !

Nos enfants si gâtés (2002)

Dire à quelqu’un, comme il me le répétait je t’aimerai toute ma vie n’engage pas à grand chose quand, dans le quotidien, on ne la partage pas.

Les roses de Bagatelle (2005)

Les gens ne savent pas qu’en tuant et en martyrisant les bêtes c’est une part d’eux-mêmes qu’ils assassinent.

Nos enfants si gâtés (2002)

Les hommes ne comprennent rien aux femmes. D’où les lesbiennes. Au moins, elles se comprennent à mi-mot.

A qui tu penses quand tu me fais l'amour ? (2010)

Quand survient le moment de la séparation définitive d’avec un être aimé, aucune préparation ne vaut : c’est chaque fois l’effondrement.

Deux soeurs (2011)

L’amour est comme la foudre, il frappe à l’improviste, le feu prend et il n’y a plus que se laisser brûler, parfois consumer.

Le foulard bleu (1996)

Il est plus facile de déterminer la famille d’un arbre que celle d’un être humain.

Suzanne et la province (1993)

Les femmes sont comme les perles, elles ont besoin d’être proches les unes des autres pour conserver leur éclat.

Mère et filles (1992)

Dans le noir, les confidences perdent un peu de leur indécence et de leur âpreté.

Suzanne et la province (1993)

C’est pour faire exister ce qui n’existe pas qu’il faut sans cesse de nouveaux écrivains!

Oser écrire

La lecture est un art et tout le monde n’est pas artiste.

Oser écrire

Le vrai apparaît plus fort, plus convaincant que l’imaginé. L’est-il?

Oser écrire

Ecrire, c’est pour moi comme chantonner. Une activité intime et détachée: on fredonne, on se fait la voix, et puis ça y est, c’est écrit. – Ecrire est une façon de charmer la personne qui nous est la plus étrangère: nous.

Oser écrire

Peut-être parce que résoudre un problème, c’est ne pas le surestimer, lui faire croire qu’on peut se permettre de le prendre à la légère?

Oser écrire

Que veut une femme? Etre aimée. – Pas pour sa cuisine ni son écriture: pour elle-même.

Oser écrire

Une chère amie peintre qui, avant de se suicider, m’a beaucoup appris sur la création, me répétait: «On se donne autant de mal pour un mauvais tableau que pour un bon!»

Oser écrire

Un écrivain, un poète en particulier, est quelqu’un qui travaille toute sa vie à faire de soi un être sans défense.

Oser écrire

… un être qui a du charme en a pour tout le monde.

Oser écrire

Tous les écrivains sont des exilés, volontaires ou non.

Oser écrire

L’été est comme un fruit, il point début juin, encore aigrelet, gonfle, mûrit à partir de juillet, jusqu’à faire craquer sa peau d’où ruisselle, fin août, un jus sucré, épais… Lequel sera perdu s’il n’y a personne pour le savourer.

Suzanne et la province (1993)

Toute femme à qui un homme déclare qu’elle est la femme de sa vie, la première, la meilleure, en est aussitôt convaincue!

Suzanne et la province (1993)

Les femmes ne se sentent exister qu’à travers l’amour des hommes. Qu’importe l’illusion si elle est donnée avec art!

Suzanne et la province (1993)

La passion est une maladie terriblement contagieuse.

Suzanne et la province (1993)

La différence entre les hommes et nous, c’est qu’ils se moquent du bonheur. Il n’y a que leur précieuse virilité qui compte.

Suzanne et la province (1993)

Chaque fois que nous faisons l’amour, je tâche – le perçoit-il? – d’en profiter sournoisement pour mourir.

Une femme en exil (1978)

Non seulement on est jaloux dès qu’on aime, mais on est jaloux avant d’aimer.

La Jalousie

Les bons romans collent au réel sans l’imiter.

Oser écrire

Ecrire, c’est l’antiperformance.

Oser écrire

Qu’est-ce qu’un beau texte, sinon la pâte humaine ordonnancée par la raison?

Oser écrire

Les sacrifices que l’on fait, les arrangements avec l’existence ne tendent qu’à ce but: se donner du temps.

Oser écrire

L’écriture est comme la marche à pied: moins on y pense, meilleur c’est!

Oser écrire

«Ce que j’ai découvert en analyse, disait Françoise Dolto, c’est que tout se répare avec des mots.»

Oser écrire

Lire protège.

Oser écrire

Le lecteur domine l’écrivain, même quand il en est subjugué.

Oser écrire

La lecture est un acte d’identification: si nous comprenons ce que nous lisons, c’est que les sentiments exprimés sont déjà en nous. Autrement, le livre nous tombe des mains.

Oser écrire

La jalousie, clé de notre comportement, ne cesse d’être niée, refoulée, réduite et même moquée. Alors qu’elle est partout, virulente, à la fois dangereuse et source de progrès.

Oser écrire