Acceuil / Citation

Citations de : Louise Ackermann

Jésus n’a jamais fait preuve de tendresse filiale. Il fallait que l’humanité eût bien soif d’idéal féminin pour diviniser Marie, celle à qui son fils avait dit : « Femme, qu’y a-t-il de commun entre vous et moi ? »

Pensées d'une solitaire (1903)

Peut-être ce qui est n’est-il su par personne, pas même par celui qui doit avoir tout créé. Outre l’ignorance humaine, s’il y avait encore l’ignorance divine ?

Pensées d' une solitaire (1903)

Il en est de certains points culminants de notre vie comme des hautes montagnes : quelle que soit la distance qui nous en sépare, ils nous paraissent toujours proches.

Pensées d'une solitaire (1903)

Les croûtes en peinture peuvent encore servir à quelque chose au besoin on en ferait de jolies enseignes. Mais quel parti tirer des croûtes en poésie ?

Pensées d'une solitaire (1903)

C’est un métier que d’affirmer : il y a même des gens payés pour cela.

Pensées d'une solitaire (1903)

Si Dieu existe, je ne voudrais point être à sa place. Ne pas pouvoir cesser d’être, quel supplice!

Pensées d'une solitaire (1903)

Les croyances religieuses sont comme les vieilles dévotes: cela branle, mais cela tient.

Pensées d'une solitaire (1903)

La meilleure manière d’être revenu de bien des choses, c’est de n’y être jamais allé.

Pensées d'une solitaire (1903)

Combien le coeur de l’homme est insuffisant! Il se refuse à la continuité des plus justes douleurs; un long amour finit par le lasser; il faut qu’il se repose ou qu’il change.

Pensées d'une solitaire (1903)

Pour écrire en prose, il faut absolument avoir quelque chose à dire. Pour écrire en vers, ce n’est pas indispensable.

Pensées d'une solitaire (1903)

Pour écrire en prose, il faut absolument avoir quelque chose à dire; pour écrire en vers, ce n’est pas indispensable.

La Nature sourit, mais elle est insensible: – Que lui font vos bonheurs?

Poésies philosophiques