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Citations de : Louis Gabriel Ambroise, vicomte de Bonald

Premiers sentiments, secondes pensées, c’est, dans les deux genres, ce qu’il y a de meilleur.

Pensées sur divers sujets (1817)

Les grandes pensées viennent du coeur a dit Vauvenargues. Cette maxime est incomplète, et il aurait dû ajouter : «Les grandes et légitimes affections viennent de la raison».

Pensées sur divers sujets (1817)

L’ignorance ne sait rien, ne voit rien, ne connaît rien, ni le bien, ni le mal, ni but, ni obstacle, ni moyen. La malice ne sait que le mal, et ne soupçonne pas même le bien.

Mélanges littéraires, politiques et philosophiques (1819)

Lorsque les hommes ne voient dans le mariage qu’une jouissance, et se font de la licence un jeu, le divorce doit être la peine de l’adultère; le changement, le remède de l’inconstance; les plaisirs, le frein de la volupté.

Du divorce considéré au XIXe siècle (1801)

Des époux philosophes ne voient dans leurs infidélités réciproques qu’un secret à se taire mutuellement, ou peut-être une confidence à se faire: tolérer le divorce, c’est commander la prostitution et légaliser l’adultère.

Du divorce considéré au XIXe siècle (1801)

L’exposition des enfants ne produit pas le divorce; le divorce produit l’abandon des enfants, et souvent compromet leur vie.

Essai analytique sur les lois naturelles de l'ordre social (1800)

Dire à quelqu’un qui aime qu’il ne devrait pas aimer, c’est dire à une pierre qui tombe qu’elle ne devrait pas tomber.

Théorie du pouvoir politique et religieux (1796)

L’homme n’existe que pour la société, qui ne le forme que pour elle : il doit donc employer au service de celle-ci tout ce qu’il a reçu de la nature et tout ce qu’il a reçu de la société, tout ce qu’il est et tout ce qu’il a.

Théorie du pouvoir politique et religieux (1796)