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Citations de : Léon Bloy

Se défier des gens qui promettent des millions et dont on est forcé de régler les consommations.

Le mendiant ingrat, 6 décembre 1893

Le cimetière est un jardin où l’on vient apporter des fleurs une fois par an.

Exégèse des lieux communs

Tous les héros de roman-feuilleton sont habitués à voir la mort en face. Faut-il croire qu’aucun d’eux ne l’a jamais vue de profil? C’est peut-être plus effrayant.

Exégèse des lieux communs

Voilà qui est clair et il faut renoncer à l’exercice de la raison ou conclure de bonne foi que tout va bien du côté des morts, puisqu’ils ne donnent jamais de leurs nouvelles.

Exégèse des lieux communs

Il est inutile de respecter les vivants, à moins qu’ils ne soient les plus forts. Dans ce cas, l’expérience conseille plutôt de lécher leurs bottes, fussent-elles merdeuses. Mais les morts doivent être respectés.

Exégèse des lieux communs

Qu’est-ce qu’un «scatologue»? – C’est un auteur qui ne se vend pas. Un romancier qui tire à cent mille n’est jamais un scatologue.

Le mendiant ingrat, 27 septembre 1893

On devrait fonder une chaire pour l’enseignement de la lecture entre les lignes.

Exégèse des lieux communs

On n’est pas sur la terre pour s’amuser. – Pardon, voudriez-vous me dire pourquoi on y est, si ce n’est pas pour s’amuser. Serait-ce pour souffrir?

Exégèse des lieux communs

Une fois n’est pas coutume. – Formule d’absolution à l’usage des bourgeois. Tout va bien si la coutume n’est pas implantée. L’essentiel c’est de ne tuer son père qu’une fois.

Exégèse des lieux communs

On ne se refait pas. C’est un mot de phénix découragé. Les joueurs le disent aussi quelquefois, mais sans conviction.

Exégèse des lieux communs

Mon existence est une campagne triste où il pleut toujours.

La Femme pauvre (1887)

Les événements ont ceci de commun avec les oies qu’ils vont en troupe.

Le Désespéré

Le signe incontestable du grand poète, c’est l’inconscience prophétique, la troublante faculté de proférer par-dessus les hommes et le temps, des paroles inouïes dont il ignore lui-même la portée.

Belluaires et Porchers (1905)

Le sang du pauvre, c’est l’argent. On en vit et on en meurt depuis des siècles. Il résume expressivement toute souffrance.

Le Sang du pauvre (1909)

Le riche est une brute inexorable qu’on est forcé d’arrêter avec une faux ou un paquet de mitraille dans le ventre.

Le Sang du pauvre (1909)

Je me suis demandé souvent quelle pouvait être la différence entre la charité de tant de chrétiens et la méchanceté des démons.

Le Sang du pauvre (1909)

Il n’y a qu’une tristesse, c’est de n’être pas des saints.

La Femme pauvre (1887)

En présence de la mort d’un petit enfant, l’Art et la Poésie ressemblent vraiment à de très grandes misères.

La Femme pauvre (1887)

Combien d’âmes réellement vivantes dans ce grouillement d’êtres humains?

Dans les ténèbres

Pour discuter, il faut descendre dans un marécage. Les paroles dépensées en vain reviennent, aussitôt, comme un jusant de boue fétide, sur le coeur de l’homme qui les à proférées.

Le mendiant ingrat (1892-1895)

Le Tsar a passé tout près de moi avec toute la chie-en-lit, sans que je pusse l’apercevoir, tant la haie de viande patriote était compacte entre moi et cet avorton.

Mon Journal (1904)

Une preuve bien certaine de l’infirmité de notre mémoire, c’est notre ignorance de l’avenir.

Mon Journal (1904)

Etre habillé comme il faut, parler comme il faut, manger comme il faut, marcher comme il faut, vivre comme il faut, j’ai entendu cela toute ma vie.

Exégèse des lieux communs (1902)

Les moralistes ont toujours remarqué depuis longtemps qu’on a toujours assez de force pour supporter les peines d’autrui.

Exégèse des lieux communs (1902)

Les âmes contemporaines sont matelassées d’une épaisse toison de bêtise impénétrable à n’importe quelle balistique de l’Art.

Sur la tombe de Huysmans (1913)

On peut tout contre moi, excepté me décevoir. Avec ou sans mérite, je suis trop établi dans la vie surnaturelle pour que le démon de l’Illusion puisse avoir sur mon âme un pouvoir quelconque.

L'Invendable (1904-1907)

Le retour sur le passé ne donne que de la poussière. On est étonné de voir le peu d’importance, la vanité parfaite de tout ce qui avait agité le coeur.

L'Invendable (1904-1907)

L’universelle supériorité de l’homme qui n’est pas plus bête qu’un autre est ce que je connais de plus écrasant.

Exégèse des lieux communs (1902)

Qu’est-ce que le Bourgeois ? C’est un cochon qui voudrait mourir de vieillesse.

L'Invendable (1904-1907)

Nous descendons spiralement, depuis quinze années, dans un vortex d’infamie, et notre descente s’accélère jusqu’à perdre la respiration.

Le Désespéré (1887)

Il décida de publier, à ses frais, un pamphlet périodique dont il serait l’unique rédacteur, qu’il remplirait de toutes les indignations de sa pensée et qu’il lancerait chaque semaine sur Paris, comme un tison.

Le Désespéré (1887)

L’éventualité d’un seigneur qui vous jugulerait à son tour est une invention des prêtres.

La Femme pauvre (1887)

L’Absolu est intranscriptible.

Le Désespéré (1887)

Le pauvre homme est resté là comme une similitude parabolique de ce christianisme gigantesque d’autrefois dont ne veulent plus nos générations avortées.

La Femme pauvre (1887)

Tout à coup, une furie de concupiscence sauta sur lui, comme eût fait un tigre.

Le Désespéré (1887)

Etre admiré et honoré chez soi c’est, pour le cerveau d’un malheureux homme, une fumée de revanche assez capiteuse pour l’enivrer du plus sot orgueil.

Le Désespéré (1887)

Cette lugubre dalle calviniste, sans croix, avec le seul nom terrifiant et fantasmatique de Louis XVII.

Journal, 1902

La drôlesse triomphante sonnait la fanfare de son rire de cabanon.

La Femme pauvre (1887)

Quant à son encre, il l’utilise exclusivement à faire, en littérature, des travaux d’expéditionnaire. Son zèle de copiste est infatiguable.

Le Désespéré (1887)

Malgré leur vivacité apparente, les yeux sont si lointains qu’un téléscope, semble-t-il, serait expédient pour les observer.

La Femme pauvre (1887)

L’exorciste délicat des petites névroses distinguées.

Le Désespéré (1887)

Elle interpellait les passants, les interrogeait, les consultait, les excitait à l’insolence par des allusions ou insinuations vociférées.

La Femme pauvre (1887)

Il y eut d’abord le printemps qui rajeunit et dilata la pestilence, puis l’été qui la fit boullir et l’exalta.

La Femme pauvre (1887)

Il eût été difficile de trouver une maison mieux tenue, une plus stricte propreté, une économie plus exacte.

Le Désespéré (1887)

Ses pensionnaires sont de jeunes personnes étrangères venues de diverses parties du monde, à qui elle serine un peu de français.

La Femme pauvre (1887)

La femme est une sainte nitouche et le mari est un faiseur d’embarras …

Le Désespéré (1887)

Il n’eut que le temps de recueillir le dernier frisson de cette commençante vie, le dernier regard sans lumière de ces yeux charmants dont l’azur clair se faïença, s’émailla d’une vitre laiteuse qui les éteignit.

La Femme pauvre (1887)

Des légumes tristes, des fleurs navrées y végètent à l’ombre de quelques fruitiers avares, «dans une terre grasse et pleine d’escargots» d’où s’exhalent des effluences de putréfaction ou de moisissure.

La Femme pauvre (1887)

Si on pouvait les pincer une bonne fois, elles écoperaient ferme, c’est fort probable. Mais il faudrait pouvoir les convaincre de quelque délit prévu.

La Femme pauvre (1887)

Je me suis fait homme de peine. J’ai servi des marchands de grains et des déménageurs.

Le Désespéré (1887)

Busard se contente de démarquer le talent des autres ou, plus simplement, de les dépouiller en bloc, sans discernement et sans choix, car il est incapable même d’apercevoir le talent.

Le Désespéré (1887)

Défigurement bizarre et triste, qui faisait conjecturer la fantastique juxtaposition d’une moitié de vieux visage à la cassure inférieure de quelque sublime chapiteau humain.

Le Désespéré (1887)

Les princesses russes les plus retroussées sont accourues, déferlantes et pâmées, du fond des steppes, jusqu’à ses pieds.

Le Désespéré (1887)

Puisqu’il voulait que l’histoire fût un cryptogramme, il s’agissait de lire les lignes et d’en pénétrer les combinaisons.

Le Désespéré (1887)

La lampe du wagon vacillait tristement dans son hublot et lui versait à cru sa morne clarté.

Le Désespéré (1887)

Au moment où les croque-morts allaient le coucher dans la bière, Clotilde avait voulu baiser une dernière fois son petit Lazare.

La Femme pauvre (1887)

Les croquants dont je suis ne savent rien ou presque rien au-delà de leur aïeux immédiats, paternels ou maternels.

Choix de textes

La syncope se renouvela cinq à six fois, de plus en plus inquiétante. Une minute, Nathan, terrifié, crut au tétanos.

Le Désespéré (1887)

«C’est l’heure de payer ton terme, ou d’aller crever dans la rue, parmi les enfants des chiens!» répond le propriétaire.

La Femme pauvre (1887)

Une hypertrophie de joie lui gonflait le coeur, jusqu’à l’éclatement de sa poitrine.

Le Désespéré (1887)

Ses nombreux ennemis ont pu l’accuser d’être passionné jusqu’à l’intolérance, mais nul ne s’est jamais avisé de mettre en doute sa sincérité parfaite.

Le Désespéré (1887)

Cet empoisonneur a osé mettre en circulation, sous forme de Contes pour les jeunes filles, de disolvants et inexorables toxiques.

Le Désespéré (1887)

L’instinct obsidional de la haine avait été aussi discernant que la plus jalouse sollicitude.

Le Désespéré (1887)

Telle est la première partie de mon aventure qui sera, si vous le permettez, un diptyque.

La Femme pauvre (1887)

Personne ne comprenait rien à cette brûlée d’amour qui se diaphanéisait en montant dans la lumière.

Le Désespéré (1887)

Son âme religieuse, aux trois quarts submergée par le diabolisme de la passion, prenait pied, quelques instants, sur ces formes saintes …

Le Désespéré (1887)

Il allait, d’un pas circonflexe, vers une destination peu certaine, à la façon d’un somnambule que menacerait le mal de mer.

La Femme pauvre (1887)

Tout ce qu’il pouvait était de donner le change à Leverdier, en laissant croire à cet ignorant de l’amour que son oeuvre seule le désorbitait de la vie normale.

Le Désespéré (1887)

C’est, au contraire, parce que je suis le plus dépassant des progressistes, le pionnier de l’extrême avenir, que je condamne ces pratiques surannées.

Le Désespéré (1887)

Le monde a toujours obéi à des volontés qui s’exprimaient, la cravache ou la trique en l’air.

Le Désespéré (1887)

Il parlait sec, décochant des phrases dejet, brèves et dures, qui coupaient comme du silex.

La Femme pauvre (1887)

Ah, ah! vous n’en savez rien, espèces de mufles, tas de marsupiaux, graine de cornichons!

La Femme pauvre (1887)

En cette circonstance, la ménagère avait tenu à se surpasser en offrant à ses convives un menu fort supérieur à l’ordinaire presque frugal de leurs festins.

Le Désespéré (1887)

Elle n’était pas mal conservée, tout de même, en dépit de ses quarante ans, pour une femme qui avait tant fait la noce.

La Femme pauvre (1887)

En même temps, je recevais sur la tête un coup formidable et je perdis connaissance.

La Femme pauvre (1887)

Elle écoutait des pieds à la tête, incapable d’une objection, configurant, comme elle pouvait, sa pensée à la pensée de ce pathétique démonstrateur.

La Femme pauvre (1887)

Le pénitent apporte sa formule de contrition et le confesseur lui passe en échange sa formule d’exhortation.

Le Désespéré (1887)

Les indigents ne furent condamnés formellement ni au feu, ni à l’écartèlement, ni à l’estrapade, ni à l’écorchement, ni au pal, ni même à la guillotine.

Le Désespéré (1887)

Véronique, irréparablement enlaidie, deviendrait cette amie très douce, cette compagne bienfaisante des heures de lassitude intellectuelle et de tristesse, cette quasi-soeur qu’on avait rêvée et que la jolie femme ne pouvait être.

Le Désespéré (1887)

Le silence est énorme et l’obscurité, à quelques pas, est si compacte, si coagulée, si poisseuse, que le soleil s’y éteindrait.

La Femme pauvre (1887)

Il venait justement de publier, sous le titre amorphe de Péché d’amour, un recueil de centons moraux et psychologiques ramassés partout.

Le Désespéré (1887)

Bohémond finit par craindre de s’être trompé sur le personnage et consentit à le bienvenir.

La Femme pauvre (1887)

Privé de fortune, … ce documentaire vivait besogneusement d’un grisâtre bulletin bibliographique dans une grande revue.

Le Désespéré (1887)

Les hauts penseurs qui décrètent professionnellement le balayage de toute notion religieuse ont cette amusante contradiction d’exiger que les chrétiens dont la foi résiste à leurs récurages et à leur potasse soient, au moins, des saints.

Le Désespéré (1887)

Une de ces aubes glacées et apaisantes que je voyais poindre il y a deux ans, du fond de mon lit de fiévreux.

Le Désespéré (1887)

Les catholiques déshonorent leur Dieu, comme jamais les juifs et les plus fanatiques antichrétiens ne furent capables de le déshonorer.

Le Désespéré (1887)

Le bonheur des uns ne fait pas le bonheur des autres.

Exégèse des lieux communs (1902)

O le pharisien! l’affreux prêtre!

Journal, 1900

Votre refus de dimanche m’a abasourdi, abruti.

Journal, 1895

On ne peut être et avoir été. – Mais si! On peut avoir été un imbécile et l’être toujours.

Tout automobiliste ambitieux est un assassin avec préméditation.

Oeuvres

Il faudra vous débarrasser, mon cher poète, de croire que le dégoût de la vie soit un signe de vocation religieuse.

Le Désespéré (1887)

Il faut se vomir sur les autres.

Le mendiant ingrat, 1897

Ce n’est pas d’hier qu’on abuse de la parole ou de l’écriture pour l’extermination de la pensée.

Oeuvres

Malheur à celui qui n’a pas mendié! Il n’y a rien de plus grand que de mendier. Dieu mendie. Les anges mendient. Les rois, les prophètes et les saints mendient.

Le mendiant ingrat (1892-1895)

Il n’est rien de tel que les disciples pour purifier les maîtres en leur mettant le feu au derrière.

Oeuvres (1949)

La vie est trop courte pour rosser tout le monde, et il faut encore faire un choix parmi les avortons.

Le mendiant ingrat (1892-1895)

J’avais déjà le pressentiment que ce monde était formé à l’ignoble image des équarrissoirs.

Histoires désobligeantes (1894)

Une sainte peut tomber dans la boue et une prostituée monter dans la lumière, mais jamais ni l’une ni l’autre ne pourra devenir une honnête femme.

La Femme pauvre (1887)

L’effroyable translation de l’utérus au sépulcre qu’on est convenu d’appeler cette vie.

Belluaires et Porchers (1905)

Malheur à celui qui ne pleure pas.

Tous les journalistes engendrés par la domesticité vont ameuter Paris pour le dernier camionnage de cette pourriture célèbre.

A propos de la mort de Victor Hugo.

La parfaite stupidité de ce jouisseur toujours en érection se manifeste par des yeux de vache ahurie ou de chien qui pisse.

Parlant de Guy de Maupassant.

Quand le vin est pur, il fait voir Dieu.

Je n’ai pas subi la misère, je l’ai épousée par amour, ayant pu choisir une autre compagne.

Le monde moderne: une Atlantide submergée dans un dépotoir.

Le Désespéré (1887)

La haine de l’imparfait du subjonctif ne peut exister que dans le crâne d’un imbécile.

Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire. Il y en a d’autres, en plus grand nombre, qui ne sont pas meilleurs à entendre.

Exégèse des lieux communs

Ce qui coûte les yeux de la tête. – Un aveugle me disait un jour que son chien lui coûtait les yeux de la tête.

Exégèse des lieux communs

Le Duel, selon moi, est une saleté ridicule, inventée par des saltimbanques. Je le remplace volontiers par des coups de pied dans le derrière des autres…

Le mendiant ingrat, 13 avril 1894

Faire le bien autour de soi. – Question de périmètre. Moins il est étendu et plus on se fait de bien à soi-même.

Exégèse des lieux communs

Je ne suis pas plus bête qu’un autre. – L’universelle supériorité de l’homme qui n’est pas plus bête qu’un autre est ce que je connais de plus écrasant.

Exégèse des lieux communs

Il n’y a pas de hasard, parce que le hasard est la Providence des imbéciles, et la Justice veut que les imbéciles soient sans Providence.

Le mendiant ingrat, 7 mars 1894

Un homme couvert de crimes est toujours intéressant. C’est une cible pour la Miséricorde.

Le Désespéré

Tout chrétien sans héroïsme est un porc.

Quatre Ans de captivité à Cochons-sur-Marne

Plus on approche de Dieu, plus on est seul. C’est l’infini de la solitude.

Méditations du solitaire en 1916

On ne peut pas être et avoir été. – Vous vous trompez, cher employé des Pompes funèbres, et la preuve, c’est qu’on peut avoir été un imbécile et l’être encore.

Exégèse des lieux communs

Nous crevons de la nostalgie de l’Etre.

Belluaires et Porchers (1905)

Napoléon est si grand qu’on dirait que l’empire du monde ne fut pour lui qu’un pis-aller.

Le Pélerin de l'absolu

La Misère est le manque du nécessaire, la Pauvreté est le manque du superflu.

L'Invendable (1904-1907)

1) Le duel est une ânerie inventée par des malfaiteurs. 2) Dans les questions d’honneur, il n’y a de vrai et de décisif que les coups de pied dans le cul!

Réponse à une enquête sur le duel.

Je me fous absolument de l’Index qui ne représente pour moi qu’un guichet derrière lequel on déshonore l’Eglise.

Correspondance, juillet 1915

Autrefois, Il y a cinquante ans à peine, les ténèbres du Moyen-Age étaient rigoureusement exigées dans les examens. Un jeune bourgeois qui aurait douté de l’opacité de ces ténèbres n’aurait pas trouvé à se marier.

Exégèse des lieux communs (1902)

L’Angleterre est au monde ce que le diable est à l’homme.

Quatre Ans de captivité à Cochons-sur-Marne (1900-1904)

La folie des Croisades est ce qui a le plus honoré la raison humaine. Antérieurement au Crétinisme scientifique, les enfants savaient que le Sépulcre du Sauveur est le centre de l’univers, le pivot et le coeur des mondes.

La Femme pauvre (1887), I, 33

ue Dieu vous garde du feu, du couteau, de la littérature contemporaine et de la rancune des mauvais morts.

La Femme pauvre (1887), Dédicace

Chaque fois que la République ôte sa chemise, c’est pour en mettre une plus merdeuse.

L'Invendable (1904-1907)

Avantage de la laideur sur la beauté. La beauté finit et la laideur ne finit pas.

Journal

Ce Voyant était un contemporain de la Révolution dont il contemplait, en prophète, la grandiose horreur, et il lui parlait face à face.

Le Désespéré (1887)