Acceuil / Citation

Citations de : Jérôme Garcin

Il faut traduire leur silence. Et cela prend des années, des années.

L'Ecuyer mirobolant (2010)

A l’époque des furieuses galopades succédait le temps arrêté et majestueux du piaffer.

Bartabas (2004)

J’ai donc connu ce bonheur que, si l’on s’est appliqué à la sincérité et risqué à l’impudeur, la littérature réserve parfois : on croit écrire pour soi et des lecteurs attentifs vous assurent que c’était pour eux.

La Chute de cheval (1998)

Que l’on ne s’étonne pas de trouver quelques tâches sur ce document. Ecrire son testament n’est pas une oeuvre de joie, ce sont des larmes que j’ai versées sur ma future mort.

Olivier (2011)

Fuguer tôt est banal. Se quitter à la fin de l’adolescence avec la certitude que l’on ne renouera pas avec son histoire personnelle, que l’on part très loin pour ne plus revenir, que l’on se soustrait au monde réel, est beaucoup moins fréquent.

Bartabas (2004)

Un artiste n’est pas un ouvrier du divertissement qui compte ses heures, il se consume au feu de sa passion.

Bartabas (2004)

Pour parler à un cheval, il n’y a pas besoin de mots. C’est une étreinte charnelle qui alimente nos rêves.

Bartabas (2004)

Au théâtre, la puissance d’une oeuvre condamnée à disparaitre se mesure au souvenir qu’on en garde, à la faculté qu’elle a de grandir en nous, de résister au temps et de s’accomplir en douceur dans le regret.

Bartabas (2004)

En équitation comme dans l’armée, il était vain de vouloir casser les rebelles, soumettre les acariâtres, atteindre la légèreté par la force, le brillant par la colère.

L'Ecuyer mirobolant (2010)

L’Histoire nous a appris que la vertu ne peut rien contre le vice et que, pour triompher des cyniques, il s’agit d’être plus cynique encore.

C'était tous les jours tempête (2002)

En politique comme ailleurs, y compris en amour, le succès est à ceux qui savent jouer, sur la scène publique, des rôles de composition et connaissent les lois de l’éloquence.

C'était tous les jours tempête (2002)

Autant être payé pour ce que l’on sait faire et qui se rapproche de ce que l’on aime.

Lettres de rupture

Il est vain, à Paris, de monter sur ses grands chevaux; ils ne mènent nulle part, et il n’y a plus d’allées cavalières.

Lettres de rupture

Qu’est-ce que créer sinon tenter désespérément de laisser une trace de son passage sur terre?

Bartabas

Je tremble un peu. Ce doit être le vent, dans la plaine. Ou la peur, soudain, de me retourner.

Perspectives cavalières (2003)

Regarde un cavalier sans son cheval, il lui manque la moitié de son sang.

La Chute de cheval (1998)