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Citations de : Jean-Pierre Claris de Florian

L’homme est plus cher aux dieux qu’il ne l’est à lui-même.

Fables (1792)

Un lièvre de bon caractère Voulait avoir beaucoup d’amis Beaucoup ! me direz-vous, c’est une grande affaire, Un seul est rare en ce pays.

Fables (1792), III, 6, le Lièvre, ses amis et les deux chevreuils

Tant que cette eau coulera doucement Vers ce ruisseau qui borde la prairie, Je t’aimerai, me répétait Sylvie, L’eau coule encor, elle a changé pourtant. Plaisir d’amour ne dure qu’un moment, Chagrin d’amour dure toute la vie.

Plaisirs d'amour (1784) (Romance extraite de la Nouvelle Célestine)

Il n’est tel que les malheureux Pour se plaindre les uns les autres.

Fables (1792), I, 20, l'Aveugle et le Paralytique

Je fais souvent du bien pour avoir du plaisir; J’aime et je suis aimé; mon âme est tendre et pure; Et, toujours selon ma mesure Ma raison sait régler mes voeux, J’observe et je suis la nature, C’est mon secret pour être heureux.

Fables (1792), IV, 1, le Savant et le Fermier

Lorsque notre bonheur nous vient de la vertu, La gaîté vient bientôt de notre caractère.

Fables (1792), V, 8, le Léopard et l'Ecureuil

Le secret de réussir C’est d’être adroit, non d’être utile.

Fables (1792), II, 6, les Deux Chats

Il vaut encore mieux Souffrir le mal que de le faire.

Fables (1792), II, 4, la Brebis et le Chien

Qui ne songe qu’à soi quand sa fortune est bonne, Dans le malheur n’a point d’amis.

Fables (1792), I, 4, les Deux Voyageurs

Ah! s’il est dans votre village Un berger sensible et charmant, Qu’on chérisse au premier moment, Qu’on aime ensuite davantage; C’est mon ami; rendez-le moi; J’ai son amour, il a ma foi.

Estelle et Némorin (1788), III

La Vérité courait le monde, Avec son miroir dans les mains. Chacun s’y regardait, et le miroir sincère Retraçait à chacun son plus secret désir Sans jamais le faire rougir.

Fables (1792), Le Miroir de la vérité

Pour vivre heureux, vivons loin des coquettes.

Fables (1792), le Tourtereau

On court bien loin pour chercher le bonheur; A sa poursuite en vain l’on se tourmente: C’est près de nous, dans notre propre coeur Que le plaça la nature prudente.

Le Cheval d'Espagne

Douce erreur qui toujours fait voir l’objet qu’on aime ressemblant à nous trait pour trait!

Fables (1792), les Serins et le Chardonneret

Que m’importe, dit-il, de percer ce mystère? Une chose que notre esprit, Après un long travail, n’entend ni ne saisit, Ne nous est jamais nécessaire.

Fables (1792), le Chat et le Miroir

Je travaille, et tu réfléchis; lequel rapporte davantage? Tu te tourmentes, je jouis; qui de nous deux est le plus sage?

Fables (1792), les Deux Jardiniers

Elle est trop vile; Sans vice et sans travail je voudrais m’enrichir. Eh bien! sois un simple imbécile, J’en ai vu beaucoup réussir.

Fables (1792), le Jeune Homme et le Vieillard

Chacun de nous souvent connaît bien ses défauts: En convenir, c’est autre chose; On aime mieux souffrir de véritables maux Que d’avouer qu’ils en sont cause.

Fables (1792), la Taupe et les Lapins

Une seule de tes caresses me fait oublier dix ans de chagrin.

Le Bon fils

Vivre en repos, c’est vivre infortuné; Gloire et périls sont le bonheur suprême. Sous ce harnois que je dois être beau! Je voudrais bien, dans le cristal de l’eau, Me voir passer, voir ma mine guerrière.

Le Cheval d'Espagne

On court bien loin pour chercher le bonheur; A sa poursuite en vain l’on se tourmente: C’est près de nous, dans notre propre coeur, Que le plaça la nature prudente.

Le Cheval d'Espagne

Pour un oiseau reconnaissant un bienfaiteur est plus qu’un père.

Fables (1792), les Serins et le Chardonneret

Visite la chaumière du pauvre; juge par tes yeux de ses besoins; caresse l’enfant demi-nu qui pleure auprès de sa mère malade; console son père affligé.

Numa Pompilius (1786)

Voulez-vous être heureux amant? Soyez guidé par le mystère; Celui qui sait le mieux se taire En amour est le plus savant. Pour être aimé soyez discret; La clef des coeurs, c’est le secret.

Ronde de Téolinde

Oh qu’il est doux pour un coeur bien né d’être obligé d’aimer ce qu’il aime, de pouvoir satisfaire à la fois et sa tendresse et sa vertu!

Gonzalve de Cordoue (1791)

Mon enfant, dans ce monde, Lorsqu’on n’est pas aigle ou requin, Il faut doucement suivre un petit chemin, En nageant près de l’air et volant près de l’onde.

Le Poisson volant

Les sots sont un peuple nombreux, Trouvant toutes choses faciles: Il faut le leur passer, souvent ils sont heureux; Grand motif de se croire habiles.

Fables (1792), l'Ane et la Flûte

Ainsi le suffrage d’un sot Fait plus de mal que sa critique.

Fables (1792), la Fauvette et le Rossignol

Mon ami, chez les grands quiconque voudra plaire doit d’abord cacher son esprit.

Les Renards et les Bûcherons

Une chose que notre esprit, Après un long travail, n’entend ni ne saisit, Ne nous est jamais nécessaire.

Fables (1792), le Chat et le Miroir

Depuis l’aube, dit-il, je cours, dans cette plaine, Après un vieux chevreuil que j’ai manqué deux fois, Et qui m’a mis tout hors d’haleine.

Fables (1792)

Rien ne change le caractère.

Fables (1792), la Colombe et son Nourrisson

Le bonheur n’est pas dans les cieux, Il est près d’une bonne amie.

Fables (1792), l'Aigle et la Colombe

L’amour lui seul peut charmer notre vie.

Fables (1792), le Tourtereau

A quoi bon tant d’amis? Un seul suffit quand il nous aime.

Fables (1792), le Lièvre, ses amis et les deux chevreuils

Rien n’est vrai comme ce qu’on sent.

Fables (1792), les Serins et le Chardonneret

On perd ce que l’on tient quand on veut gagner tout.

Fables (1792), le Chat et les Rats

Les noix ont fort bon goût, mais il faut les ouvrir. – Souvenez-vous que, dans la vie, – Sans un peu de travail on n’a point de plaisir.

Fables (1792)

On perd ce que l’on tient quant on veut gagner tout.

C’est peu de servir l’homme, il faut encore lui plaire.

Fables (1792)

Ne jouons point avec les grands, – Le plus doux a toujours des griffes à la patte.

Fables (1792), les Singes et le Léopard

Moi, disait un dindon, je vois bien quelque chose, – Mais je ne sais pour quelle cause, – Je ne distingue pas très bien.

Fables (1792), le Singe qui montre la lanterne magique

Le chemin est assez mauvais – Sans nous jeter encor des pierres.

Fables (1792), le Bonhomme et le Trésor

L’asile le plus sûr est le sein d’une mère.

Fables (1792), la Mère, l'Enfant et les Sarigues, II, 1

Je marcherai pour vous, vous y verrez pour moi.

Fables (1792), l'Aveugle et le Paralytique

Il n’avait oublié qu’un point: – C’était d’éclairer sa lanterne.

Fables (1792), le Singe qui montre la lanterne magique

Chacun de nous a sa lunette – Qu’il retourne suivant l’objet: – On voit là-bas ce qui déplaît, – On voit ici ce qu’on souhaite.

Fables (1792), le Chat et la Lunette

C’est qu’on se croit toujours plus sage que sa mère.

Fables (1792), la Carpe et les Carpillons

Arriver haletant, se coucher, s’endormir; – On appelle cela naître, vivre et mourir.

Fables (1792), le Voyage

Aidons-nous mutuellement, – La charge de nos maux en sera plus légère.

Fables (1792), l'Aveugle et le Paralytique

Les loups ne craignent guère – Les pasteurs amoureux qui chantent leur bergère.

Fables (1792), le Roi et les Deux Bergers

Chacun son métier, – Les vaches seront bien gardées.

Fables (1792), le Vacher et le Garde-Chasse

Nous convenons de nos défauts, mais c’est pour que l’on nous démente.

Le hasard gagne des batailles, – Mais le coeur ne se gagne que par des vertus.

Pour être aimé, soyez discret, – La clé des coeurs, c’est le secret.

On n’offense personne en l’aimant.

Tel était le goût du siècle, tels ont été nos grands romans français, si longtemps à la mode, et dont les auteurs avaient pris les espagnols pour modèles.

Galatée (1783)

Ainsi votre intérêt est toujours la boussole – Que suivent nos opinions.

Fables (1792), Le Hibou, le Chat, l'Oison et le Rat

Le bien que l’on fait à son frère – Pour le mal que l’on souffre est un soulagement.

Fables (1792), l'Aveugle et le Paralytique

Rira bien qui rira le dernier.

Fables (1792), Les deux paysans et le nuage

Il en coûte trop cher pour briller dans le monde, – Combien je vais aimer ma retraite profonde! – Pour vivre heureux vivons caché.

Fables (1792), Le Grillon

Plaisir d’amour ne dure qu’un moment – Chagrin d’amour dure toute la vie.

Romance extraite de Célestine