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Citations de : Jean-Philippe Blondel

En même temps, les stéréotypes ont la vie dure – et surtout, ils contiennent leur part de lucidité.

6h41 (2013)

Je ne suis pas jalouse. Je ne l’ai jamais été. Je ne suis pas assez soumise pour ça. Nos indépendances se défient et se respectent.

6h41 (2013)

J’ai 22 ans et je suis le dépositaire de leurs histoires inachevées. J’ai 22 ans et je suis un reliquat de récits. Une survivance.

Et rester vivant (2011)

Ca n’arrive jamais, ce genre de choses. Même dans les romans. Il y a une limite à l’indécence quand même.

Et rester vivant (2011)

La fiction sur papier, c’est inoffensif. Et ça permet tous les excès.

Le Baby-sitter (2010)

Elle m’écoutait parler. Ceux qui écoutent se retrouvent toujours en position de supériorité – ils ne confient rien, restent entiers, intacts, alors que vous laissez voir vos failles.

6h41 (2013)

Il n’y a pas de bien et de mal, il n’y a que des circonstances. Va vers ce qui te cicatrise.

Et rester vivant (2011)

Il y a un moment où c’est important d’être égoïste. Tu vis pour toi, pas pour les autres.

Double jeu (2013)

Faut dire que vous êtes bizarres, aussi, les ados, vous écrivez des choses intimes sur internet et vous ne supportez pas que ça puisse être lu par indiscrétion!

Blog (2010)

La bande, c’est l’essence de notre âge. C’est la seule façon de ne jamais être seul, à part le couple – mais les couples, nous les regardons dépérir et éclater chez nos parents, chez nos oncles et tantes, chez nos profs, partout.

Au rebond (2009)

A vingt et un an, on est souvent parjure. On a de l’inconstance.

Qui vive? (2010)

Je n’aime pas les photographies. Je n’aime pas ce qui fixe. Je préfère le mouvant. L’indistinct. Le fondu enchaîné. C’est ce que je suis. Fondu et enchaîné.

Et rester vivant (2011)

Le plaisir sexuel reste une des dernières marges de liberté, un égoïsme patenté pendant le don le plus intime.

Le Baby-sitter (2010)

L’oubli est un facteur important. Il permet aux questions importantes de ne pas être posées.

Le Baby-sitter (2010)

Certains souvenirs sont faits pour être enfouis loin – mais leur tranchant blesse quelquefois des années plus tard.

Le Baby-sitter (2010)

Les choix, de toute façon, ne sont que des illusions que l’on se façonne pour prétendre être libre.

Et rester vivant (2011)

Nous devons nous créer tous les jours des raisons de vivre.

A contretemps (2009)

C’est flippant, un rêve qui se réalise – pourtant, c’est ce que tout le monde cherche, toute sa vie.

(Re)play! (2011)

J’écris sur mon ordinateur dans ma chambre. C’est comme si je m’extrayais du reste du monde.

Blog (2010)

Quand je fais cours, je m’oublie. Je me dilue. Je suis sûr que nous sommes des milliers comme ça – à disparaître momentanément tous les jours. Un sucre dans le café. Il est là, partout dans la tasse – mais il n’est plus nulle part.

G229 (2011)

C’est ça, avoir un enfant. Se sentir vide et inutile et, l’instant d’après, être plein. Une plénitude à craquer.

Le Baby-sitter (2010)

Je continue d’enchaîner les longueurs dans ma piscine intérieure et je fais attention à ce que le chlore ne rougisse pas mes yeux.

Et rester vivant (2011)

Est-ce qu’en marchant dans les traces de l’autre, on arrive à pénétrer sa conscience et à le voir de l’intérieur?

Et rester vivant (2011)

Il y a des gens comme ça, des gens qui traversent votre vie et qui laissent derrière eux la queue de leur comète.

Le Baby-sitter (2010)

Une équipe, mine de rien, c’est sans doute plus solide qu’une famille. Plus solide, parce que plus solidaire.

Au rebond (2009)

J’ai toujours rêvé de me fondre dans le décor. Hier soir, j’ai fondu. Et c’est le décor qui est entré en moi. Je ne suis plus un iceberg. Je suis un glaçon dans un verre. Je me dilue. Et c’est en écrivant que je me reconstitue.

Brise-Glace (2011)

Nous sommes si fragiles, nous sommes si éphémères.

Blog (2010)

Quand on ne parvient pas à retenir une conjugaison, c’est que le verbe n’existe pratiquement pas.

Le Baby-sitter (2010)

Le voici mon problème: l’attache, les attaches, les liens, les cordes. Je suis sans cesse en train de me lier et de me libérer, de m’astreindre et de me dénouer.

Le Baby-sitter (2010)

C’est sûrement ça, grandir – abandonner petit à petit tous les attributs qui font de toi un des pions de ta génération pour aller plus profond et découvrir ce qui fait de toi un être unique. Aller vers l’individualisation, et non vers l’individualisme.

Blog (2010)

Je me suis rendu-compte qu’à force de se laisser dériver, on atteignait parfois des rivages où personne ne pouvait venir vous chercher.

Le Baby-sitter (2010)

J’ai appris ce soir-là que canaliser les émotions, ce n’est pas toujours possible. Il faut les laisser passer dans le corps, d’abord – vous grandir, vous diminuer, vous détruire – et ensuite seulement, les phrases viennent.

(Re)play! (2011)

Etre prof, c’est être quitté tous les ans.

G229 (2011)

Elle savait que les choix, de toute façon, ne sont que des illusions que l’on se façonne pour prétendre être libre.

Et rester vivant (2011)

Ca doit être quelque chose dans ce genre là, l’amitié – accepter que l’autre s’égare sur des chemins loin de vous et accepter qu’il en revienne, sans rancoeur.

Passage du gué (2006)

Je pensais que les vacances me videraient la tête. Mais non, les vacances, ça ne vide qu’une chose: le porte-monnaie.

Accès direct à la plage (2003)

Il hausse les épaules et, pour la première fois, il me fait penser à son père – mon père – le nôtre.

This is not a love song (2007)