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Citations de : Jean-Luc Godard

Orson Welles est le seul, avec Griffith – qui le muet, qui le parlant – à avoir fait démarrer ce merveilleux train électrique auquel ne croyait pas Lumière. Tous les cinéastes, toujours, lui devront tout.

Jean-Luc Godard par Jean-Luc Godard (1985)

Avec Hitchcock, les gens ont été contents de redécouvrir que le cinéma avait encore cette puissance extraordinaire que rien n’égalait.

Jean-Luc Godard par Jean-Luc Godard (1985)

L’Art se retire parce que les hommes n’ont plus besoin de lui.

France Culture, A voix nue, 27 novembre 1989.

Aux Etats-Unis, Dieu c’est le commerce et les bénéfices.

France Culture, A voix nue, 29 novembre 1989.

Le cinéma, idéologie de garçons qui ont vécu en imaginaire ce qu’ils ne pouvaient pas faire avec les femmes.

France Culture, A voix nue, 28 novembre 1989.

Le cinéma, début d’une révolution culturelle qui a échoué.

France Culture, A voix nue, 1 décembre 1989.

Les Français sont des scénaristes à idées et en général ça fait des films infects.

France Culture, A voix nue, 23 novembre 1989.

Le cinéma français est peut-être resté, encore, un des rares à survivre parce qu’il est resté artisanal et qu’il n’a jamais réussi à être vraiment industriel et légiféré.

France Culture, A voix nue, 23 novembre 1989.

Il y avait un peu un mépris de la pensée. Les Cahiers ont été les premiers sous l’influence des philosophes français à un peu apporter ceci, à dire : N’oublions pas qu’on pense avec le cinéma quand on en fait.

France Culture, A voix nue, 23 novembre 1989.

Au cinéma on ne pense pas. On est pensé. On organise, on est, on participe par les mains les bras, la manière dont on met une camera, dont on dit à quelqu’un de faire ceci… mais on pense assez peu.

France Culture, A voix nue, 23 novembre 1989.

On ne pense pas en faisant un film. Un peintre, un peu… encore que pas beaucoup. Et les trois quarts des peintres sont idiots et ivrognes. Un romancier, pas du tout : il doit tout penser. Ce n’est pas du tout la même chose.

France Culture, A voix nue, 23 novembre 1989.

Dans tous ses films, et dans Orphée en particulier, Jean Cocteau nous prouve inlassablement que pour savoir faire du cinéma, il nous faut retrouver Méliès, et que pour ça, pas mal d’années Lumière sont encore nécessaires.

Jean-Luc Godard par Jean-Luc Godard (1985)

La solitude n’est pas l’isolement. On est toujours deux en un. Il y a les autres en soi.

Jean-Luc Godard par Jean-Luc Godard (1985)

Le cinéma, c’est l’enfance de l’art.

Jean-Luc Godard par Jean-Luc Godard (1985)

Hitchcock, c’était un voyant . Il voyait ses films avant de les écrire.

Jean-Luc Godard par Jean-Luc Godard (1985)

Le cinéma, ce n’est pas une reproduction de la réalité, c’est un oubli de la réalité. Mais on si enregistre cet oubli, on peut alors se souvenir et peut-être parvenir au réel.

Dans Le Monde, 10 juin 2014.

La télévision fabrique de l’oubli, alors que le cinéma fabriquait des souvenirs.

Jean-Luc Godard par Jean-Luc Godard (1985)

Les volcans, c’est très simple, raconte Haroun Tazieff. A six mètres, on ne sent rien. A quatre mètres, on a chaud. A deux mètres, on brûle.

Godard par Godard (2002)

On m’accuse de faire des films en franc-tireur. Mais c’est justement pour ça: je pars en reconnaissance. Un missionnaire, c’est avant tout un explorateur, donc un cinéaste.

Dans les Cahiers du cinéma.

Que fait Paul ? Il est photographe ambulant. Autrement dit, la nuit, il mitraille avec un flash les passants sur le boulevard.

Jean-Luc Godard par Jean-Luc Godard (1985)

Le cinéma est la plus belle escroquerie du monde.

Les Américains veulent envahir car ils n’ont pas d’histoire.

Hollywood contre Billancourt

Eh bien moi, c’est au films de Verneuil que je ne comprends rien!

Propos rapportés par Bertrand Poirot-Delpech dans Le Monde, 6 août 1976.

La télé, c’est l’éphémère; le cinéma, lui, fabrique des souvenirs…

Quand on va au cinéma, on lève la tête. Quand on regarde la télévision, on la baisse.

Quand j’entends le mot culture, je sors mon carnet de chèques.

On se goinfre de progrès. En une minute, on peut appeler Bogota. D’abord, c’est faux. Ensuite on ne sait qui appeler ni quoi dire.

Le cinéma n’a jamais fait partie de l’industrie du spectacle, mais de l’industrie des cosmétiques, de l’industrie des masques, succursale elle-même de l’industrie du mensonge.

La télévision, c’est comme la poste, ça transmet.

La photographie, c’est la vérité et le cinéma, c’est vingt-quatre fois la vérité par seconde…

Je ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose? Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.

Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, c’est un téléfilm que vous faites.

C’est formidable le cinéma. On voit des filles avec des robes. Le cinéma arrive et on voit leurs culs…

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