Acceuil / Citation

Citations de : Jean Louis Auguste Commerson

C’est lorsqu’on est enrhumé qu’on voudrait manquer de toux.

Petite encyclopédie bouffonne (1860)

L’amour est un théâtre où les femmes distribuent les contremarques.

Petite encyclopédie bouffonne (1860)

Faire sucer à un enfant tour à tour un sucre d’orge et le lait des bons principes, voilà le devoir d’un père.

Petite encyclopédie bouffonne (1860)

Il est plus facile de combler un fossé que les désirs d’une jolie femme.

Petite encyclopédie bouffonne (1860)

L’innocence est la cloche à fromage de la vertu.

Petite encyclopédie bouffonne (1860)

La jalousie est le mur mitoyen qui sépare l’amour de la haine.

Petite encyclopédie bouffonne (1860)

Les femmes qui prennent du tabac remplissent ici-bas l’office de haillons dans un verger: elles effraient les amoureux.

Petite encyclopédie bouffonne (1860)

Un éclat de rire est quelquefois aussi malsain qu’un éclat d’obus.

Petite encyclopédie bouffonne (1860)

II est bon que la balance de la justice ne soit pas au fléau.

Petite encyclopédie bouffonne (1860)

Aujourd’hui tout le monde pose: L’homme propose, la femme dispose, l’industrie expose, le commerce dépose, les consciences composent, et les grands hommes reposent.

Petite encyclopédie bouffonne (1860)

L’hymen n’est souvent qu’un échange de grognements réciproques durant le jour et de ronflements pendant la nuit.

Petite encyclopédie bouffonne (1860)

Je ne sais pas si les couturières ont de l’esprit, mais elles tiennent souvent le dé dans la conversation.

Petite encyclopédie bouffonne (1860)

Embrasser une femme qui prend du tabac, voilà l’héroïsme de l’amour.

Petite encyclopédie bouffonne (1860)

Un abcès et un homme de génie finissent toujours par percer.

Petite encyclopédie bouffonne (1860)

II y a certaines dames qui traitent un homme comme un clou: c’est en l’enfonçant qu’elles le fixent.

Petite encyclopédie bouffonne (1860)

Un homme qui compte les pavés est un flâneur; un homme qui compte les étoiles est un rêveur.

Petite encyclopédie bouffonne (1860)

Une femme susceptible a de l’analogie avec un mouchoir à tabac: elle sèche quand on la laisse de côté.

Petite encyclopédie bouffonne (1860)

Une romance, c’est une fleur; une symphonie, c’est un arbre; un opéra, c’est une forêt.

Petite encyclopédie bouffonne (1860)

Le système de Galilée est que la terre tourne. Quand on est ivre, on croit davantage au système de Galilée.

Petite encyclopédie bouffonne (1860)

Si l’on construisait actuellement des villes, on les bâtirait à la campagne, l’air y serait plus sain

Pensées d'un emballeur (1851)

Une tortue mérite plus d’estime que certains réactionnaires conservateurs. Au moins elle marche.

Pensées d'un emballeur (1851)

Epouser une maîtresse, c’est mettre en hachis les restes d’un vieux gigot.

Il vaut mieux être perdu de vue que de réputation.

Les femmes ne savent bien que ce qu’elles n’ont pas appris.

La supériorité des blancs sur les rouges est incontestable. Je n’en veux que les haricots pour exemple.

Pensées d'un emballeur (1851)

Dieu disait à Moïse: – Je suis celui qui est; le capitaliste dit aujourd’hui: – Je suis celui qui a.

Pensées d'un emballeur (1851)

Voici mon opinion sur la poésie: les vers sont de petites prisons cellulaires où la pensée est coffrée.

Pensées d'un emballeur (1851)

La femme est une propriété dont le mari a rarement l’usufruit.

Pensées d'un emballeur (1851)

Il y a cette différence entre un cornichon et un mari que l’un se confit dans son entier et l’autre dans sa moitié.

Pensées d'un emballeur (1851)

Le mariage n’est souvent qu’un échange de grognements réciproques durant le jour et de ronflements pendant la nuit. C’est de l’ennui à deux.

Pensées d'un emballeur (1851)

Les femmes laides n’ont été mises sur la terre que pour faire la consolation des aveugles.

Pensées d'un emballeur (1851)

Les femmes mariée sont comme les serrures: toutes ont leurs pennes.

Aujourd’hui, tout le monde pose. L’homme propose, la femme dispose, l’industrie expose, le commerce dépose, les sciences composent, et les grands hommes reposent.

O Marie! Qui avez conçu sans pécher, faites-moi la grâce de pécher sans concevoir.

Pensées d'un emballeur (1851)

L’absence est le cuir à repasser de l’affection.

L’amour sans argent ressemble à une botte vernie sans semelle.

Voulez-vous être très connu? – Faites des dettes; – Voulez-vous être inconnu? – Faites des vers.

Pensées d'un emballeur (1851)

L’animal le plus mélancolique, c’est le lièvre: la preuve, c’est qu’il ne parle à personne.

Pensées d'un emballeur (1851)

J’aime mieux être tiré à quatre épingles qu’à quatre chevaux.

Pensées d'un emballeur (1851)

Broche: Instrument de cuisine que des femmes attachent à leur corsage.

Petite encyclopédie bouffonne

Ballon: Asticot jeté dans le Champs-de-Mars, pour y pêcher les Parisiens, le dimanche.

Petite encyclopédie bouffonne

Borgne: Etre simple et crédule qui voit tout d’un bon oeil.

Petite encyclopédie bouffonne

Si jamais j’ai des enfants, je ne demanderais qu’une chose: en être le père.

J’épouserais plus volontiers une petite femme qu’une grande, pour cette raison que, de deux maux, il faut choisir le moindre.

Pensées d'un emballeur (1851)

Le moins coûteux de tous les vices, c’est l’ingratitude.

J’ai toujours considéré une jeune veuve qui pleure son mari comme un bâton de bois vert qu’on a jeté en travers sur le feu: il pleure par un bout, quand le coeur est près de s’enflammer.

J’aimerais mieux aller hériter à la poste que d’aller à la postérité.

Pensées d'un emballeur (1851)

Les vers sont de petites prisons cellulaires où la pensée est coffrée.

C’est toujours par la faim que commence un bon repas.

Si j’étais né avant mon père, j’aurais pu être le sien.

Généalogie

Quand je mange des glaces, cela me fait réfléchir.

Pensées d'un emballeur (1851)

La lune est le pain à cacheter de la nature.

Pensées d'un emballeur (1851)

Soyez heureux, c’est là le vrai bonheur.

Le Dessin humoristique, légende d'un dessin

Mirabeau aimait avec force: c’est une de ses faiblesses.

Pensées d'un emballeur (1851)

La philosophie a cela d’utile qu’elle sert à nous consoler de son inutilité.

Pensées d'un emballeur (1851)

Demandez à Napoléon Landais ce que c’est que Dieu. Il vous répondra que c’est une diphtongue.

Pensées d'un emballeur (1851)

Ceux qui écrivent le français sans savoir leur langue n’en ont que plus de mérite.

Pensées d'un emballeur (1851)

A son lit de mort, l’homme songe plutôt à élever son âme vers Dieu que les lapins.

Pensées d'un emballeur (1851)