Acceuil / Citation

Citations de : Jean Dubuffet

Le désespoir est une bonne chose mais il le faut entrelardé de joie.

Prospectus et tous Ecrits suivants

La culture tend à prendre la place qui fut naguère celle de la religion. C’est en son nom maintenant qu’on mobilise, qu’on prêche les croisades. A elle le rôle de l’opium du peuple.

Asphyxiante culture (1968)

Danser est le fin mot de vivre et c’est par danser aussi soi-même qu’on peut seulement connaître quoi que ce soit : il faut s’approcher en dansant. Qui n’a pas compris cela ne connaîtra rien de rien. Toutes les fautes viennent de mal danser.

Prospectus et tous écrits suivants (1967-1995)

Il était instructif de vérifier là à quel point la fonction de l’artiste consiste, autant qu’à créer des images, à les nommer.

Prospectus et tous écrits suivants (1967-1995)

Personne qui soit plus que moi non interventionniste ! Ceux à qui le monde n’apparaît pas à leur goût je leur conseille de ne pas tâcher de changer le monde mais de changer leur goût. Je suis applaudisseur, je suis célébreur.

Prospectus et tous écrits suivants (1967-1995)

L’art ne vient pas coucher dans les lits qu’on a faits pour lui ; il se sauve aussitôt qu’on prononce son nom : ce qu’il aime c’est l’incognito. Ses meilleurs moments sont quand il oublie comment il s’appelle.

Prospectus et tous écrits suivants (1967-1995)

Le vrai art, il est toujours là où on ne l’attend pas. Là où personne ne pense à lui ni ne prononce son nom.

L'art brut préféré aux arts culturels (1949)

Le vrai art, il est toujours là où on ne l’attend pas.

L'art brut préféré aux arts culturels (1949)

L’homme de culture est aussi éloigné de l’artiste que l’historien l’est de l’homme d’action.

Asphyxiante culture (1968)

Je n’aime pas les veaux gras primés de concours agricoles; j’aime les vieux loups intraitables.

Le peintre, en somme, tout à l’opposé de peindre ce qu’il voit, comme le lui prête un certain public mal informé, n’a de bonnes raisons qu’à peindre ce qu’il ne voit pas mais ce qu’il aspire à voir.

Je m’adresse aux instruits dans ler langage – leur libellé de notaire, que je me suis appliqué à utiliser tout au long de ces notes, pour me faire entendre d’eux.

Le chaos est l’aliment dont est gourmand l’estomac de la pensée.

Le tourment est une fête.

Le lieu que le tableau se propose d’évoquer est traité non plus comme celui qu’appréhende l’oeil, mais dans la forme qu’il revêt au moment qu’il se présente à l’esprit.

Tout est paysage.

Une chanson que braille une fille en brossant l’escalier me bouleverse plus qu’une savante cantate.

L'homme du commun à l'ouvrage (1973)

Il faudrait que tous les docteurs fassent le grand hara-kiri de l’intelligence, le grand saut dans l’imbécillité extralucide, c’est alors seulement que ça leur pousserait, les millions d’yeux.

L’art est la plus passionnante orgie à la portée de l’homme. Peut-on rencontrer des personnes qui parlent de l’art avec sang-froid, qui vous confient bravement: «Tantôt j’irai voir un tableau» sans claquer des dents?

L’art doit naître du matériau et la spiritualité doit emprunter le langage du matériau.

Révolution: c’est retourner le sablier.

Peindre n’est pas teindre.

On ne se méfie pas qu’une chose, quand on la nomme, ça la roussit comme un coup de soleil.

Prospectus et tous Ecrits suivants

Le désespoir est une bonne chose mais il le faut entrelardé (de joie).

Prospectus et tous Ecrits suivants

L’homme écrit sur le sable. Moi ça me convient bien ainsi; l’effacement ne me contrarie pas; à marée descendante, je recommence.

L’art est un département des aberrations.

Prospectus et tous Ecrits suivants

Danser est le fin mot de vivre et c’est par danser aussi soi-même qu’on peut seulement connaître quoi que ce soit: il faut s’approcher en dansant.

Prospectus et tous Ecrits suivants

A nu; toutes choses mises d’abord au pire.

Prospectus et tous Ecrits suivants