Acceuil / Citation

Citations de : Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre

La vérité est comme la rosée du ciel : pour la conserver pure, il faut la recueillir dans un vase pur.

Paul et Virginie (1787)

La plupart des querelles de la société ne naissent, pour l’ordinaire, que parmi les gens qui se disent des vérités : Veritas odium parit, obsequium amicos, dit le sage Térence : la vérité engendre la haine et les inimitiés.

Harmonies de la nature (1815)

La nature et le coeur sont inépuisables.

Paul et Virginie (1787)

L’azur du ciel est moins beau que le bleu de tes yeux, le chant des bengalis moins doux que le son de la voix. Si je te touche seulement du bout du doigt, tout mon corps frémit de plaisir.

Paul et Virginie (1787)

Un bon livre est un bon ami.

Paul et Virginie (1787)

La nuit même ne pouvait les séparer: elle les surprenait souvent couchés dans le même berceau, joue contre joue, poitrine contre poitrine, les mains passées mutuellement autour de leurs cous et endormis dans les bras l’un de l’autre.

Paul et Virginie (1787)

Si je te touche seulement du bout des doigts, tout mon corps frémit de plaisir.

Paul et Virginie (1787)

Au bout de quelque temps, ils quittèrent, sans s’en apercevoir, le sentier frayé dans lequel ils avaient marché jusqu’alors.

Paul et Virginie (1787)

Ainsi des violettes, sous des buissons épineux, exhalent au loin leurs doux parfums, quoiqu’on ne les voie pas.

Paul et Virginie (1787)

Le bourgeon cotonneux du pommier se gonfle et se crève.

Harmonies de la nature (1815)

La vie de l’homme, avec tous ses projets, s’élève comme une petite tour dont la mort est le couronnement.

Paul et Virginie (1787)

Le gland est à demi enchâssé dans un chaton qui le préserve de toute meurtrissure parmi les rameaux d’un arbre.

Harmonies de la nature (1815)

Dès qu’elle paraissait, les merles siffleurs, les bengalis, dont le ramage est si doux … quittaient leurs buissons.

Paul et Virginie (1787)

Aux environs, l’herbe de baume, dont les feuilles sont en coeur, et les basilics à odeur de girofle, exhalaient les plus doux parfums.

Paul et Virginie (1787)

C’est à l’opinion publique à faire justice de ces petits tribunaux qui s’élèvent de leur propre autorité.

La chaumière indienne (1790)

La voyant dans une situation aussi brillante, je l’ai suppliée de vous envoyer quelques secours.

Paul et Virginie (1787)

Si l’homme n’était posé que sur une jambe … son assiette serait beaucoup moins solide.

Les Etudes de la nature (1784)

Les nobles se sont arrogé tout l’honneur national.

Les Voeux d'un solitaire (1790)

Les végétaux ne sont pas des animaux renversés, comme on l’a prétendu; car ils n’ont point les facultés ni les organes qui constituent l’animalité …

Harmonie de la nature (1815)

Les coquelicots et les bluets éclosent dans des oppositions ravissantes.

Les Etudes de la nature (1784)

Beaucoup de poissons écailleux ont des barbillons.

Harmonies de la nature (1815)

Quand le soleil était descendu à l’horizon, ses rayons, brisés par les troncs des arbres, divergeaient dans les ombres de la forêt en longues gerbes lumineuses.

Paul et Virginie (1787)

Madame de la Tour, voyant sa fille se développer avec tant de charmes, sentait augmenter son inquiétude avec sa tendresse.

Paul et Virginie (1787)

Une nourriture saine et abondante développait rapidement les corps de ces deux jeunes gens.

Paul et Virginie (1787)

La terre se fendait de toutes parts: l’herbe était brûlée; des exhalaisons chaudes sortaient du flanc des montagnes, et la plupart de leurs ruisseaux étaient desséchés.

Paul et Virginie (1787)

C’est un instinct commun à tous les êtres sensibles et souffrants de se réfugier dans les lieux les plus sauvages et les plus déserts.

Paul et Virginie (1787)

Ils déployèrent, au milieu de ces pauvres cabanes, les plus riches étoffes de l’Inde.

Paul et Virginie (1787)

Lorsque je suis fatigué, ta vue me délasse.

Paul et Virginie (1787)

Vous a-t-on ouvert ces portes de la mort, et en avez-vous vu les dégorgeoirs ténébreux?

Les Etudes de la nature (1784)

Seigneur, excusez notre pauvreté; nous n’avons, pour parfumer nos hôtes suivant l’usage de l’Inde, ni ambre gris ni bois d’aloès …

La chaumière indienne (1790)

Il y avait dans la maison du paysan où je logeais cinq ou six femmes et autant d’enfants qui s’y étaient réfugiés.

Les Etudes de la nature (1784), 13

Mme de La Tour, à cette scène, venant à se rappeler l’abandon où l’avaient laissée ses propres parents, ne pouvait s’empêcher de pleurer.

Paul et Virginie (1787)

J’ai conclu que la recherche de la vérité était une folie, parce que, quand on la trouverait, on ne saurait à qui la dire.

La chaumière indienne (1790)

Pourquoi douter des songes? – La vie, remplie de tant de projets passagers et vains, est-elle autre chose qu’un songe?

Je suis comme un ami qui n’a plus d’amis, comme un père qui a perdu ses enfants, comme un voyageur qui erre sur la terre, où je suis resté seul.

Paul et Virginie (1787)

La patience est le courage de la vertu.

Paul et Virginie (1787)

La nature est la source de tout ce qui existe; son langage n’est point inintelligible et variable, comme celui des hommes et de leurs livres; les hommes font des livres, mais la nature fait des choses.

La chaumière indienne (1790)

Fonder la vérité sur un livre, c’est comme si on la fondait sur un tableau ou sur une statue qui ne peut intéresser qu’un pays, et que le temps altère chaque jour. Tout livre est l’art d’un homme, mais la nature est l’art de Dieu.

La chaumière indienne (1790)

L’esprit de l’homme accroît ses forces à proportion des forces que lui oppose la nature.

L’homme sans la femme et la femme sans l’homme, sont des êtres imparfaits dans l’ordre naturel. Mais plus il y a de contraste dans leurs caractères, plus il y a d’union dans leurs harmonies.

Le melon a été divisé en tranches par la nature, afin d’être mangé en famille; la citrouille, étant plus grosse, peut être mangée avec les voisins.

Toute opinion est indifférente aux ambitieux, pourvu qu’ils gouvernent.

Paul et Virginie (1787)

Les puces se jettent, partout où elles sont, sur les couleurs blanches. Cet instinct leur a été donné afin que vous puissions les attraper plus aisément.

Les Etudes de la nature (1784)

Les chiens sont pour l’ordinaire de deux teintes opposées, l’une claire et l’autre rembrunie, afin que quelque part qu’ils soient dans la maison, ils puissent être aperçus sur les meubles, avec la couleur desquels on les confondrait.

Les îles sont de petits continents en abrégé.

Les hommes ne veulent connaître que l’histoire des grands et des rois, qui ne sert à personne.

Paul et Virginie (1787)

Les femmes sont fausses dans les pays où les hommes sont tyrans. Partout la violence produit la ruse.

Paul et Virginie (1787)

La nécessité donne de l’industrie, et souvent les inventions les plus utiles ont été dues aux hommes les plus misérables.

Paul et Virginie (1787)

Les teintes inimitables du blanc qui fuient à perte de vue dans le blanc.

Les Etudes de la nature (1784)

Je tiens pour principes certains du bonheur qu’il faut préférer les avantages de la nature à tous ceux de la fortune.

Paul et Virginie (1787)

Ils trouvent dans les journaux des connaissances tout acquises, qui n’exigent de leur part aucune réflexion.

Paul et Virginie (1787)

Le proverbe indien est bien vrai : tout Européen qui vient aux Indes gagne de la patience, s’il n’en a pas ; et il la perd s’il en a !

La chaumière indienne (1790)

Le parfum de mille roses ne plaît qu’un instant ; mais la douleur que cause une seule de leurs épines dure longtemps après sa piqûre.

Paul et Virginie (1787)

Pour être protégé des grands il faut servir leur ambition ou leurs plaisirs.

Paul et Virginie (1787)

Si tout le monde est ton ennemi, sois à toi-même ton ami.

La chaumière indienne (1790)

Le philosophe doit extirper les erreurs du sein des esprits pour y faire germer la vérité, comme un laboureur extirpe les ronces de la terre pour y planter des chênes.

Paul et Virginie (1787)

Une jeune fille qui aime croit que tout le monde l’ignore. Elle met sur ses yeux le voile qu’elle a sur son coeur.

Paul et Virginie (1787)

Le meilleur des livres, qui ne prêche que l’égalité, l’amitié, l’humanité et la concorde, l’évangile, a servi pendant des siècles de prétexte aux fureurs des Européens.

Paul et Virginie (1787)

Les images du bonheur nous plaisent, mais celles du malheur nous instruisent.

Paul et Virginie (1787)

C’est dans le sommeil de la mort que reposent pour jamais les maladies, les douleurs, les chagrins, les craintes, qui agitent sans cesse les malheureux vivants.

Paul et Virginie (1787)