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Citations de : Jacques Bénigne Bossuet

O Dieu! qu’est-ce donc que l’homme? Est-ce un assemblage monstrueux de choses incompatibles?

Oraison funèbre de Louise de La Vallière

Toutes ces vertus dont l’enfer est rempli.

Dieu se réserve à lui seul les choses d’en haut; il partage avec vous les choses d’en bas.

Oraison funèbre de Marie-Thérèse d'Autriche

Pendant que l’âme demande une chose, le plaisir en exige une autre; ainsi l’âme, devenue captive du plaisir, devient en même temps ennemie de la raison.

Oraison funèbre de Louise de La Vallière

La santé dépend plus des précautions que des médecins.

Le bonheur humain est composé de tant de pièces qu’il en manque toujours.

Apprenons, avant toutes choses, à n’être pas éblouis du bonheur qui ne remplit pas le coeur de l’homme.

Oraison funèbre d'Anne de Gonzague

La main du Seigneur vous a fait boire la coupe de sa colère; elle est remplie d’un breuvage qu’il veut faire boire aux pécheurs.

Sermons

Un défaut qui empêche les hommes d’agir, c’est de ne pas sentir de quoi ils sont capables.

Tout est vain en nous, excepté le sincère aveu que nous faisons devant Dieu de nos vanités.

Oraison funèbre d'Henriette-Anne d'Angleterre, duchesse d'Orléans

Tout ce qui se mesure finit, et tout ce qui est né pour finir n’est pas tout à fait sorti du néant, où il est sitôt replongé.

Oraison funèbre d'Henriette-Anne d'Angleterre, duchesse d'Orléans

Quiconque connaîtra l’homme verra que c’est un ouvrage de grand dessein, qui ne pouvait être conçu ni exécuté que par une profonde sagesse.

Traité de la connaissance de Dieu et de soi-même (1670)

Quand Dieu efface, c’est qu’il s’apprête à écrire.

Qu’il y ait un seul moment où rien ne soit, éternellement rien ne sera.

Traité de la connaissance de Dieu et de soi-même (1670)

Peut-être que vous trouverez que ce qui semble confusion est un art caché, et si vous savez rencontrer le point par où il faut regarder les choses, toutes les inégalités se rectifieront, et vous ne verrez que sagesse où vous n’imaginiez que désordre.

Sermon sur la providence

Où il n’y a point de maître, tout le monde est maître; où tout le monde est maître, tout le monde est esclave.

Politique tirée des propres paroles de l'Ecriture Sainte

O nuit désastreuse! ô nuit effroyable, où retentit tout à coup, comme un éclat de tonnerre, cette étonnante nouvelle: Madame se meurt, Madame est morte!

Oraison funèbre d'Henriette-Anne d'Angleterre, duchesse d'Orléans

O mort! éloigne-toi de notre pensée, et laisse-nous tromper pour un peu de temps la violence de notre douleur par le souvenir de notre joie.

Oraison funèbre d'Henriette-Anne d'Angleterre, duchesse d'Orléans

Nous nous croyons bien les plus habiles quand nous sommes les plus heureux.

Nos vrais ennemis sont en nous-mêmes.

Oraison funèbre de Marie-Thérèse d'Autriche, reine de France

Non, je ne veux rien voir en vous de ce que la mort y efface; vous aurez dans cette image des traits immortels; je vous y verrai tel que vous étiez à ce dernier jour sous la main de Dieu, lorsque sa gloire sembla commencer à vous apparaître.

Oraison funèbre de Louis de Bourbon, prince de Condé

Madame cependant a passé du matin au soir, ainsi que l’herbe des champs; le matin elle fleurissait; avec quelles grâces, vous le savez: le soir nous la vîmes séchée…

Oraison funèbre d'Henriette-Anne d'Angleterre, duchesse d'Orléans

Les femmes n’ont qu’à se souvenir de leur origine, et sans trop vanter leur délicatesse, songer après tout qu’elles viennent d’un os surnuméraire où il n’y avait de beauté que celle que Dieu y voulut mettre.

Les contraires se connaissent l’un par l’autre: l’injustice de l’amour-propre se connaît par la justice de la charité.

Traité de la concupiscence

Le propre de l’hérétique, c’est-à-dire de celui qui a une opinion particulière, est de s’attacher à ses propres pensées.

Histoire des variations des Eglises protestantes (1688)

Le plus grand outrage que l’on puisse faire à la vérité est de la connaître et, en même temps, de l’abandonner et de l’oublier.

Le plus grand dérèglement de l’esprit, c’est de croire les choses parce qu’on veut qu’elles soient, et non parce qu’on a vu qu’elles sont en effet.

Traité de la connaissance de Dieu et de soi-même (1670)

Le plaisir de l’homme, c’est l’homme.

La possession des richesses a des filets invisibles où le coeur se prend insensiblement.

Sermon sur la providence

C’est trop se laisser surprendre aux vaines descriptions des peintres et des poètes, que de croire la vie et la mort autant semblables que les uns et les autres nous les figurent.

Ah! que nous avons bien raison de dire que nous passons notre temps! nous le passons véritablement, et nous passons avec lui.

Méditation sur la brièveté de la vie

… Le temps peut être en quelque sorte dans l’éternité.

Oraison funèbre de Mme de Monterby

… Le bien de Dieu, c’est lui-même; et tout le bien qui est hors de lui vient de lui seul.

Traité du libre arbitre

… Il faut aller jusqu’à l’horreur quand on se connaît.

Lettre, au maréchal de Bellefonds

… Dans les grandes actions il faut uniquement songer à bien faire, et laisser venir la gloire après la vertu.

Oraison funèbre de Louis de Bourbon, prince de Condé

Il faut laisser le passé dans l’oubli et l’avenir à la Providence.

La piété est le tout de l’homme.

Oraison funèbre de Louis de Bourbon, prince de Condé

Il n’y a point de hasard dans le gouvernement des choses humaines, et la fortune n’est qu’un mot qui n’a aucun sens.

Politique tirée des propres paroles de l'Ecriture Sainte

Il faut mener les hommes passionnés comme des enfants et des malades, par des espérances vaines.

Discours sur l'histoire universelle (1681)

Est-ce là ce grand arbre qui portait son faîte jusqu’aux nues? Il n’en reste plus qu’un tronc inutile. Est-ce là ce fleuve impétueux qui semblait devoir inonder toute la terre? Je n’aperçois plus qu’un peu d’écume.

Sermon sur l'ambition

En faisant des oeuvres de surabondance, gardez-vous bien d’oublier celles qui sont de nécessité.

Sermon sur la Conception de la Sainte Vierge

Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu’ils en chérissent les causes.

Sermon

Dieu n’est pas un tout qui se partage.

Discours sur l'histoire universelle (1681)

Dieu est celui en qui le non-être n’a pas de lieu.

Elévations à Dieu sur tous les mystères de la religion chrétienne

Considérez, Messieurs, ces grandes puissances que nous regardons de si bas; pendant que nous tremblons sous leur main, Dieu les frappe pour nous avertir.

Oraison funèbre d'Henriette-Anne d'Angleterre, duchesse d'Orléans

Cette recrue continuelle du genre humain, je veux dire les enfants qui naissent, à mesure qu’ils croissent et qu’ils s’avancent, semblent nous pousser de l’épaule et nous dire: – Retirez-vous, c’est maintenant notre tour.

Sermon sur la mort (1662)

O apôtres de Jésus-Christ, c’est vous qui êtes les vainqueurs du monde; et voilà qu’on met à vos pieds les dépouilles du monde vaincu, ainsi qu’un trophée magnifique qu’on érige à votre victoire.

Deuxième sermon pour la Pentecôte

Fussiez-vous demi-pourris dans le tombeau, il vous ressuscitera.

Sermons sur la pénitence

C’était le plus grand de tous les crimes, crime jusqu’alors inouï, c’est-à-dire le déicide.

Discours sur l'histoire universelle (1681)

Au milieu des déguisements et des artifices qui règnent parmi les hommes, il n’y a que l’attention et la vigilance qui nous puissent sauver des surprises.

Politique tirée des propres paroles de l'Ecriture sainte (1709)

Jésus crucifié, qui a été le scandale du monde, et qui a paru ignorance et folie aux philosophes du siècle, pour confondre l’arrogance humaine, est devenu le plus haut point de notre sagesse.

Panégyrique de saint Bernard (1653)

Il y a des muscles qui se meuvent ensemble, en concours et en même sens, pour s’aider les uns les autres; on les peut appeler concurrents.

Traité de la connaissance de Dieu et de soi-même (1670)

L’homme est celui des animaux qui est le plus né pour la concorde et l’homme est celui des animaux où l’inimitié et la haine font de plus sanglantes tragédies.

Sermon sur la charité fraternelle

Le moindre déchet leur est de conséquence; dans un triste ménage, un pot cassé est une perte considérable.

Sermons

Le temple de Dieu, chrétiens, a deux places augustes et vénérables, je veux dire l’autel et la chaire.

Parole de Dieu

A la facile audience de ce sage magistrat et par la tranquilité de son favorable visage, une âme agitée se calmait.

Oraison funèbre de Michel Le Tellier

Il périt enfin dans sa ville capitale, où il se vit contraint à se brûler lui-même avec ses femmes, ses eunuques et ses richesses.

Discours sur l'histoire universelle (1681)

Commander est bon; être riche est bon; et ces bonnes choses mal prises et mal désirées, font néanmoins tout le mal du monde.

Traité du libre arbitre

Il appartient à l’esprit, c’est-à-dire à l’entendement, de juger de la beauté, parce que juger de la beauté, c’est juger de l’ordre, de la proportion et de la justesse.

Traité de la connaissance de Dieu et de soi-même (1670)

Restait cette redoutable infanterie de l’armée d’Espagne, dont les gros bataillons serrés demeuraient inébranlables au milieu de tout le reste en déroute et lançaient des feux de toute part.

Oraison funèbre de Louis de Bourbon, prince de Condé, 2 mars 1687

Combien de fois pria-t-il le Sauveur des âmes, en baisant la croix, que son sang répandu pour lui ne le fût inutilement.

Oraison funèbre de Louis de Bourbon, prince de Condé, 2 mars 1687

De là nous pouvons juger que la première idée de commandement et d’autorité humaine, est venue aux hommes de l’autorité paternelle.

Politique tirée des propres paroles de l'Ecriture sainte (1709)

Elle aimait tout dans la vie religieuse, jusqu’à ses austérités et à ses humiliations.

Oraison funèbre d'Anne de Gonzague de Clèves

Ne faites point d’austérités particulières que par ordre de Madame votre abbesse ou de votre confesseur.

Lettre à Madame Cornuau, 1695

C’est la vraie grâce de l’aumône, en soulageant les besoins des pauvres, de diminuer en nous d’autres besoins …

Oraison funèbre d'Anne de Gonzague de Clèves

L’ordre et la discipline s’augmentent avec les armées.

Oraison funèbre de Marie-Thérèse d'Autriche, reine de France

Que je puisse représenter à cette auguste audience l’incomparable beauté d’une âme …

Oraison funèbre de Marie-Thérèse d'Autriche, reine de France

Il faut être sous la main de Dieu, et se laisser manier conformément à son attrait …

Lettre à M. Cornuau.

Qui considère les hommes attentivement, y est rarement trompé.

Politique tirée des propres paroles de l'Ecriture sainte (1709)

Avec cette prodigieuse compréhension de tout le détail et du plan universel de la guerre, on le voit toujours attentif à ce qui survient.

Oraison funèbre de Louis de Bourbon, prince de Condé, 2 mars 1687

Se peut-il, mes frères, que nous ayons tant d’attache à cette vie et à ses plaisirs, si nous considérons attentivement combien est dure la condition avec laquelle on nous l’a prêtée?

Oraison funèbre du père Bourgoing

Le déisme, «un athéisme déguisé».

Histoire des variations des Eglises protestantes (1688)

Quelle puissance fallait-il pour éveiller le genre humain d’un si prodigieux assoupissement?

Histoire des variations des Eglises protestantes (1688)

La loi assignait à chacun son emploi.

Discours sur l'histoire universelle (1681)

Tout est ménagé dans le corps humain avec un artifice merveilleux.

Traité de la connaissance de Dieu et de soi-même (1670)

Ne disons plus que la mort a tout d’un coup arrêté le cours de la plus belle vie du monde; disons qu’elle a mis fin aux plus grands périls dont une âme chrétienne peut être assaillie.

Oraison funèbre d'Henriette-Anne d'Angleterre, duchesse d'Orléans

Dans les choses où il n’y a aucune raison qui nous penche d’un côté plutôt que de l’autre.

Traité du libre arbitre

Entendez, ô Grands de la terre; instruisez-vous, arbitres du monde.

Oraison funèbre d'Henriette-Marie de France

Les philosophes appellent appétit concupiscible celui où domine le désir.

Traité de la connaissance de Dieu et de soi-même (1670)

Madame appelle les prêtres plutôt que les médecins. Elle demande d’elle-même les sacrements de l’Eglise …

Oraison funèbre d'Henriette-Anne d'Angleterre, duchesse d'Orléans

Les riches qui se sont appauvris pour aider les pauvres.

Histoire des variations des Eglises protestantes (1688)

Quand une fois on a trouvé le moyen de prendre la multitude par l’appât de la liberté.

Oraison funèbre d'Henriette-Anne d'Angleterre, duchesse d'Orléans

Celui qui règne dans les cieux … , à qui seul appartient la gloire, la majesté et l’indépendance.

Oraison funèbre d'Henriette-Marie de France

Qu’elles le soient effectivement et non en apparence.

Politique tirée des propres paroles de l'Ecriture sainte (1709)

Elle était née dans une cour où la majesté se plaît à paraître avec tout son appareil.

Oraison funèbre de Marie-Thérèse d'Autriche, reine de France

Il n’y a rien de pire que l’anarchie, c’est-à-dire de vivre sans gouvernement et sans lois.

Traité de la connaissance de Dieu et de soi-même (1670)

Pour éviter les anachronismes, cette erreur qui fait confondre les temps.

Histoire des variations des Eglises protestantes (1688), Préface

Les promesses trompeuses dont le faux prophète Hananias amusait le peuple.

Etats d'oraison

Jésus-Christ envoie ses disciples par tout l’univers pour y publier la paix, l’amnistie, l’abolition générale de tous les péchés …

Paix obtenue et annoncée par Jésus-Christ

Ces différentes conduites de Dieu dans l’ancienne et dans la nouvelle alliance.

Eminence de la dignité des pauvres

Les uns alléguant toujours que la liberté excessive se détruit enfin elle-même.

Discours sur l'histoire universelle (1681)

Ainsi tout est vain en l’homme.

Oraison funèbre d'Henriette-Anne d'Angleterre, duchesse d'Orléans

Cet homme … d’un caractère si haut qu’on ne pouvait ni l’estimer, ni le craindre, ni l’aimer, ni le haïr à demi.

Oraison funèbre de Michel Le Tellier

L’imagination aide beaucoup l’intelligence.

Traité de la connaissance de Dieu et de soi-même (1670)

Qu’est-ce donc qui les a poussés? Quelle force, quel transport … a causé ces agitations et ces violences?

Oraison funèbre d'Henriette-Anne d'Angleterre, duchesse d'Orléans

Il s’est montré dans les plus grands embarras autant paisible … qu’agissant et infatiguable.

Oraison funèbre du père Bourgoing

Après les affres de la mort, elle ressentit toutes les horreurs de l’enfer.

Oraison funèbre d'Anne de Gonzague

Le glaive qui a tranché les jours de la reine est encore levé sur nos têtes; nos péchés en ont affilé le tranchant fatal.

Oraison funèbre de Marie-Thérèse d'Autriche, reine de France

L’adoration religieuse, c’est une reconnaissance en Dieu de la plus haute souveraineté, et en nous de la profonde dépendance.

Sermon sur le culte dû à Dieu

La foi est une adhérence de coeur à la vérité éternelle.

Sermon sur la charité

Mais toutes les conquêtes ne se font pas sur les étrangers: il n’y a rien de plus illustre que de faire une conquête paisible de son propre Etat. Conquérir les coeurs.

Sermons du carême du Louvre

La part que nous avons aux souffrances de Jésus-Christ nous assure que nous avons part à sa résurrection.

Eucharistie, II, 7

Il n’est pas possible que de si grands maux, qui sont capables d’abîmer l’Etat, soient sans remède.

Lettre à Louis XIV, 10 juillet 1675

Le tout est de savoir s’abandonner à Dieu en pure foi.

Lettre à Madame Cornuau.

Voyez comme elle abaisse cette tête auguste devant laquelle s’incline l’univers.

Oraison funèbre de Marie-Thérèse d'Autriche, reine de France

Ses aumônes…. et, s’étendant par leur abondance, même sur les ennemis de la foi, elles adoucissaient leur aigreur.

L’idolâtrie allait abolir la loi de Dieu.

Histoire des variations des Eglises protestantes (1688), II, 109

Ah! si quelques années après votre mort vous reveniez, hommes oubliés, au milieu du monde, vous vous vous hâteriez de rentrer dans vos tombeaux pour ne voir pas votre nom terni, votre mémoire abolie.

Les histoires seront abolies avec les empires, et il ne se parlera plus de tous ces faits éclatants dont elles sont pleines.

Le Roi n’avait point donné d’ouverture ni de prétexte aux excès sacriléges dont nous abhorrons la mémoire.

Les victoires de Léonce avaient abattu les Sarrasins et rétabli la gloire de l’empire en Orient.

Histoire des variations des Eglises protestantes (1688), I, 11

Le peuple romain, ayant abattu les Gaulois et les Africains, ne voit plus rien à craindre et combat dorénavant sans péril.

Histoire des variations des Eglises protestantes (1688), I, 8

L’orgueil des Chaldéens est abattu.

Histoire des variations des Eglises protestantes (1688), II, 4

Il s’abandonna à l’amour des femmes.

Histoire des variations des Eglises protestantes (1688), I, 6

On prendra soin d’entretenir les malades dans un saint abandonnement à la Providence.

Règle

Ils étaient cruels à ceux qui leur résistaient.

Histoire des variations des Eglises protestantes (1688), III, 6

L’opinion dispose de tout; elle fait la beauté, la justice et le bonheur, qui est le tout du monde.

Il faudra donc que nous passions pour honnêtes les impiétés et les infamies dont sont pleines les comédies de Molière?

Qui presse trop la mamelle pour en tirer du lait, en l’échauffant et en la tourmentant, tire du beurre; qui se mouche trop fortement fait venir le sang; qui presse trop les hommes excite des révoltes et des séditions. C’est la règle que donne Salomon.

J’aime beaucoup mieux être trompé que de vivre éternellement dans la défiance, fille de la lâcheté et mère de la dissension.

La science des occasions et des temps est la principale partie des affaires.

J’entre dans la vie avec la loi d’en sortir, je viens faire mon personnage, je viens me montrer comme les autres; après, il faudra disparaître.

Sermons

Que si le créateur trouve une joie si parfaite à mourir pour sa créature, quel contentement doit éprouver la créature de mourir pour son créateur!

Panégyriques (1652-1659)

Une épouse de Jésus-Christ ne lui apporte pour dot que son néant.

Lettre, à Madame de Luynes

Les mystères de Jésus-Christ sont une chute continuelle; et tant qu’il a vu devant soi quelque nouvelle bassesse, il n’a jamais cessé de descendre.

Panégyrique de saint Bernard (1653)

Vous laisserez à l’abandon votre santé et votre vie.

Comme un pays laissé à l’abandon.

Politique tirée des propres paroles de l'Ecriture sainte (1709)

Tout l’occident est à l’abandon.

Histoire des variations des Eglises protestantes (1688), III, 7

La disposition qu’a le corps, dans les passions, à s’avancer ou se reculer.

Traité de la connaissance de Dieu et de soi-même (1670), IV, 3

Moïse qui m’a dit que j’étais fait à l’image et ressemblance de Dieu.

Traité de la connaissance de Dieu et de soi-même (1670), IV, 8

Qu’attendons-nous à nous soumettre?

Histoire des variations des Eglises protestantes (1688), II, 13

On se laissait dominer à l’amour.

Histoire des variations des Eglises protestantes (1688), II, 11

Ce peuple se laissait conduire à ses magistrats.

Histoire des variations des Eglises protestantes (1688), III, 7

Ils eurent un peu à souffrir sous ses successeurs.

Histoire des variations des Eglises protestantes (1688), II, 5

Cet usage du mot sceptre se trouve à toutes les pages de l’Ecriture.

Histoire des variations des Eglises protestantes (1688), II, 2

Qu’est-ce que mille ans, puisqu’un seul moment les efface?

Sermon sur la mort (1662)

De quelque superbe distinction que se flattent les hommes, ils ont tous une même origine, et cette origine est petite.

Oraison funèbre de Henriette-Anne d'Angleterre, duchesse d'Orléans

Cette femme ambitieuse et vaine croit valoir beaucoup quand elle s’est chargée d’or et de pierreries.

Par le travail on charmait l’ennui, on ménageait le temps, on guérissait la langueur de la paresse et les pernicieuses rêveries de l’oisiveté.

Ce qu’une judicieuse prévoyance n’a pu mettre dans l’esprit des hommes, une maîtresse plus impérieuse, je veux dire l’expérience, les a forcé de le croire.

Le vin a le pouvoir d’emplir l’âme de toute vérité, de tout savoir et philosophie.

Cette tristesse, que nos fautes nous causent, a un nom particulier, et s’appelle repentir.

La femme est le produit d’un os surnuméraire.

Elévations sur les mystères

Si c’est une grande puissance de pouvoir exécuter ses desseins, la grande et la véritable, c’est de régner sur ses volontés.

Sermon sur l'ambition

La fortune, trompeuse en toute autre chose, est du moins sincère en ceci, qu’elle ne nous cache pas ses tromperies.

Sermon sur l'ambition

C’est vouloir en quelque sorte déserter la cour que de combattre l’ambition, qui est l’âme de ceux qui la suivent.

Sermon sur l'ambition

Toutes nos pensées qui n’ont pas Dieu pour objet sont du domaine de la mort.

Oraison funèbre d'Henriette-Anne d'Angleterre, duchesse d'Orléans

Mais Dieu se rit des prières qu’on lui fait pour détourner les malheurs publics, quand on ne s’oppose pas à ce qui se fait pour les attirer. Que dis-je ? quand on l’approuve et qu’on y souscrit, quoique ce soit avec répugnance.

Histoire des variations des Eglises protestantes (1688)

Qu’est-ce que cent ans, qu’est-ce que mille ans, puisqu’un seul moment les efface ?

Sermon sur la mort (1662)

L’attention, en tout, c’est ce qui nous sauve.

Politique tirée des propres paroles de l'Ecriture sainte (1709)

Le premier de tous les empires est celui qu’on a sur ses désirs.

Politique tirée des propres paroles de l'Ecriture sainte (1709), IV, 2

La gloire ordinairement n’est qu’un miroir, où l’on fait paraître le faux avec un certain éclat.

Traité de la concupiscence

Il y a des gens qui commencent à vivre lorsqu’il faut cesser de vivre ; ou, plutôt, qui ont cesse de vivre avant de commencer.

Pensées Chrétiennes et Morales, XXXII

Il n’y a que le premier obstacle qui coûte à vaincre, la pudeur ; on avale après la honte.

Pensées Chrétiennes et Morales, IX

Nos vrais ennemis sont en nous-mêmes et l’ouvrage du chrétien, c’est de détruire les passions qui feraient de nos coeurs un temple d’idoles.

Oraison funèbre de Marie-Thérèse d'Autriche, reine de France

L’ouvrage du chrétien, c’est de détruire les passions qui feraient de nos coeurs un temple d’idoles.

Oraison funèbre de Marie-Thérèse d'Autriche, reine de France

Jalousies, soupçons, défiances, cruels bourreaux des hommes du monde, et source de mille injustices, à quels excès les engagez-vous ?

Sermon pour le mardi de la IIIème semaine de Carême, prêché à la cour, sur la charité fraternelle

Je réserve au troupeau que je dois nourrir de la parole de vie les restes d’une voix qui tombe et d’une ardeur qui s’éteint.

Oraison funèbre de Louis de Bourbon, prince de Condé, 2 mars 1687

Les hérésies n’ont jamais été que des opinions particulières, puisqu’elles ont commencé par cinq ou six hommes.

Avertissement aux Protestants

Si elle se contente de suivre ses sens elle n’aperçoit que l’écorce; si elle s’engage plus avant, sa propre subtilité la confond…

1er Sermon pour la Fête de tous les saints

Priez seulement cet Esprit, qui souffle où il veut, qu’il veuille répandre sur mes lèvres ces deux beaux ornements de l’éloquence chrétienne: la simplicité et la vérité.

Sermon pour une vêlure

La bonne volonté est celle qui est conforme a la volonté de Dieu.

Elévations sur les mystères

Une âme guerrière est maîtresse du corps qu’elle anime.

Oraison funèbre de Louis de Bourbon, prince de Condé, 2 mars 1687

La connaissance est donnée pour entendre ce qu’il y a de plus vrai, comme l’amour est donné pour aimer ce qu’il y a de meilleur.

Sermon pour la profession de Mme Vallière

Ne regardons pas les prédications comme un divertissement de l’esprit; n’exigeons pas des prédicateurs les agréments de la rhétorique, mais la doctrine des Ecritures.

Panégyrique de saint Paul, I

L’audace est un amour qui entreprend, pour posséder l’objet aime, ce qu’il y a de plus difficile; et la crainte, un amour qui se voyant menacé de perdre ce qu’il recherche, est troublé de ce péri.

Traité de la connaissance de Dieu et de soi-même (1670)

Il n’y a point d’homme plus aisé à mener qu’un homme qui espère; il aide à la tromperie.

Pensées chrétiennes

Tout cela montre le peu de justesse de nos réformés, plus soigneux d’étaler de l’érudition et de jeter en l’air de grands mots, que de parler avec précision dans leurs décrets.

Histoire des variations des Eglises protestantes (1688)

La correspondance est telle dans tout le corps de l’Eglise que ce que fait chaque évêque, selon la règle et dans l’esprit de l’unité catholique, toute l’Eglise, tout l’épiscopat et le chef de l’épiscopat le fait avec lui.

Sermon sur l'unité de l'Eglise

La destinée ordinaire de ceux qui refusent de prêter l’oreille à la vérité est d’être entraînés à leur perte par des prophètes menteurs.

Discours sur l'histoire universelle (1681)

Bèze et sa magnifique comparaison de l’Eglise avec une enclume, qui n’était faite que pour recevoir des coups et non pas pour en donner, mais qui auusi, en les recevant, brisait souvent les marteaux dont elle était frappée.

Ve avertissement

Pour moi, j’arrivai ici samedi. Je trouvai l’affaire de la Mère d’Agréda embarquée.

Lettre sur le quiétisme

Fille chaste et pudique, élevée dans la maison paternelle, dans une retenue incroyable.

Honneur du monde

C’est cet éclat trompeur qui fascine les yeux du monde, et on adore non point ta personne, mais l’idole de ta fortune, qui paraît dans cet appareil par lequel tu éblouis le vulgaire.

Sermon sur l'honneur

Une patience et une douceur qu’on n’aurait jamais attendue d’une humeur si vive.

Oraison funèbre de Louis de Bourbon, prince de Condé, 2 mars 1687

Celui qui dompte son coeur vaut mieux que celui qui prend des villes.

Oraison funèbre d'Henriette-Anne d'Angleterre, duchesse d'Orléans

La santé n’est qu’un nom, la vie n’est qu’un songe, la gloire n’est qu’une apparence, les grâces et les plaisirs ne sont qu’un dangereux amusement.

Oraison funèbre d'Henriette-Anne d'Angleterre, duchesse d'Orléans

Qu’est-ce qu’aimer, si ce n’est avoir en tout et partout la même volonté, jusqu’à l’entière extirpation du moindre désir contraire; et un total assujettissement de son coeur?

Méditations sur l'Evangile

Le monde, voyant un homme qui a ce qu’il veut, s’écrie avec un grand applaudissement: qu’il est heureux ! qu’il est fortuné !

Sermon sur la providence

Il ne s’agissait de rien moins que d’allumer le feu de la guerre civile.

Histoire des variations des Eglises protestantes (1688)

Le désir d’expérimenter et de connaître s’appelle la concupiscence des yeux.

Traité de la concupiscence

Sans avoir besoin de la mort pour exciter sa piété, sa piété s’excitait toujours assez elle-même, et prenait dans sa propre force un continuel accroissement.

Oraison funèbre de Marie-Thérèse d'Autriche, reine de France

Fréquentons donc ce sacré repas de l’Eucharistie, et vivons en union avec nos frères: fréquentons-le et nourissons-nous de l’espérance de la joie céleste; mangeons ce pain qui soutient l’homme; buvons ce vin qui doit réjouir le coeur.

Méditations sur l'Evangile, La Cène

Je soutiens que le temps n’est rien, parce qu’il n’a ni forme ni substance; que tout son être n’est que couler, c’est-à-dire que tout son être n’est que de périr, et, partant, que tout son être n’est rien.

Oraison funèbre de Mme Yolande de Monterby

Il aime mieux étourdir le sentiment qu’il a de ses fautes que d’avoir le chagrin de les connaître.

Traité de la connaissance de Dieu et de soi-même (1670)

Le premier de tous les esprits, c’est Dieu, souverainement intelligent.

Traité de la connaissance de Dieu et de soi-même (1670)

Le plaisir de dogmatiser, sans être repris ni contraint par aucune autorité ecclésiastique ni séculière, était le charme qui possédait les esprits.

Oraison funèbre de la reine d'Angleterre

Il laisse vaguer ses pensées sans que vos discours arrêtent son esprit distrait.

Oraison funèbre de Michel Le Tellier

Pourquoi craindre que la gloire d’un si grand homme soit diminuée par cet aveu?

Oraison funèbre de Louis de Bourbon, prince de Condé, 2 mars 1687

Je m’en vais, je suis emporté par une force inévitable, tout diminue, tout fuit, tout disparaît à mes yeux …

Oraison funèbre d'Anne de Gonzague de Clèves

Ainsi vous élargirez un peu les voies du ciel et rétablirez le chemin que sa hauteur et son âpreté rendront toujours assez difficile.

Oraison funèbre d'Henriette-Anne d'Angleterre, duchesse d'Orléans

Les fidèles apprennent que le vrai Dieu, le Dieu d’Israël, le Dieu un et indivisible auquel ils sont consacrés par le baptême, est tout ensemble Père, Fils et Saint-Esprit.

Discours sur l'histoire universelle (1681)

On ne pouvait assez louer son incroyable dextérité à traiter les affaires les plus délicates, à terminer tous les différends d’une manière qui conciliait les intérêts les plus opposés.

Oraison funèbre d'Henriette-Anne d'Angleterre, duchesse d'Orléans

Peut-être que nos neveux regretteront la félicité de nos jours avec la même erreur qui nous fait regretter le temps de nos devanciers.

4e Sermon pour la Fête de tous les saints

La mortification lui rend la mort familière; le détachement des plaisirs le désaccoutume du corps, il n’a point de peine à s’en séparer; il a déjà depuis fort longtemps, ou dénoué ou rompu les liens les plus délicats qui nous y attachent.

Oraison funèbre du père Bourgoing

Le Roi, la Reine, Monsieur, toute la cour, tout le peuple, tout est abattu, tout est désespéré.

Oraison funèbre d'Henriette-Anne d'Angleterre, duchesse d'Orléans

Il faut que le monde vous désabuse du monde; ses appas ont assez d’illusions, ses faveurs assez d’inconstance, ses rebuts assez d’amertume.

Sermon pour la profession de Melle La Vallière