Acceuil / Citation

Citations de : Henri Barbusse

Cela explose par rafales de six, en file: pan, pan, pan, pan, pan, pan. C’est du 77.

Le Feu, Journal d'une escouade (1916)

De tous côtés on se cogne, on frotte, on est empoigné par l’étroitesse du passage, on est arrêté, coincé.

Le Feu, Journal d'une escouade (1916)

Voui, dit Tirette, mais vous d’venez empoisonnants avec vos histoires d’embusqués.

Le Feu, Journal d'une escouade (1916)

La rombière leur carre dans son buffet leur vaisselle, leurs boîtes de conserves et tout le bordel pour le bec.

Le Feu, Journal d'une escouade (1916)

Alors quoi! fait Pépin, toujours mauvaise tête, j’m’en ressens pas pour encore becter des clarinettes; j’vais ouvrir une boîte de singe en moins de deux.

Le Feu, Journal d'une escouade (1916)

C’est elle qui excitait c’vieux noeud contre nous: sans elle, il était plus bête que méchant, mais du coup^qu’elle était là, i’ d’venait plus méchant qu’bête. Alors, tu parles si ça bardait …

Le Feu, Journal d'une escouade (1916)

Faire les cent pas sur place pour échapper à l’ankylose et au froid.

Le Feu, Journal d'une escouade (1916)

Un homme bon, un homme sain, un homme raisonnable ne doit pas saluer les drapeaux.

La Lueur dans l'abîme (1920)

La liberté et la fraternité sont des mots, tandis que l’égalité est une chose.

Si on nous enlevait tout ce qui nous fait mal, que resterait-il?

L'Enfer

Où est donc Dieu?

L'Enfer

On ne peut pas plus regarder face à face la destinée que le soleil et pourtant elle est grise.

L'Enfer

Le réel et le surnaturel, c’est la même chose.

L'Enfer

L’avenir est dans les mains des esclaves.

Le Feu

Faut tuer la guerre dans le ventre de tous les pays.

Le Feu

Combien de crimes dont ils ont fait des vertus en les appelant nationales!

Le Feu

A l’ulcère du monde, il y a une grande cause générale: c’est l’asservissement au passé, le préjugé séculaire qui empêche de tout refaire proprement selon la raison et la morale.

L'Enfer

On ne meurt pas puisqu’on est seul ce sont les autres qui meurent. Et cette phrase qui se répand en tremblant à mes lèvres, à la fois sinistre et radieuse, annonce que la mort est un faux dieu.

L'Enfer (1908)

L’avenir est dans la main des esclaves, et on voit bien que le vieux monde sera changé par l’alliance que bâtiront un jour entre eux ceux dont le nombre et la misère sont infinis.

Le Feu, Journal d'une escouade (1916)

Ne plus s’aimer, c’est pire que de se haïr, car, on a beau dire, la mort est pire que la souffrance.

L'Enfer (1908)

Nous ne sommes pas libres, nous sommes attachés au passé. Nous écoutons ce qui a été fait toujours, nous le refaisons et c’est la guerre et l’injustice.

L'Enfer (1908), X

Comment être heureux dans un calme parfait et une clarté pure, abstraite comme une formule. Nous sommes faits de trop de besoins et d’un coeur trop déréglé. Si on nous enlevait tout ce qui nous fait mal, que resterait-il?

L'Enfer (1908), VIII

Malheur à ceux qui pensent à ce qu’ils n’ont pas. Ils ont raison, mais ils ont trop de raison, et ils sont pour là hors nature. Les simples, les faibles, les humbles passent inconscients à côté de ce qui n’est pas pour eux.

L'Enfer (1908), VI

Bonsoir, mes enfants, chevrote la vieille. De près on la voit en détail. Elle est ratatinée, pliée et repliée dans ses vieux os, et elle a la figure toute blanche d’un cadran d’horloge.

Le Feu, Journal d'une escouade (1916)

Même la vérité, ils la déforment. A la vérité éternelle, ils substituent chacun leur vérité nationale. Autant de peuples, autant de vérités, qui ne s’admettent pas l’une l’autre et faussent et tordent la vérité.

Le Feu, Journal d'une escouade (1916)

Il est fou et loufoque, déclare Marthereau, qui a coutume de renforcer l’expression de sa pensée par l’emploi simultané de deux synonymes.

Le Feu, Journal d'une escouade (1916)

Combien de crimes dont ils font fait des vertus, en les appelant nationales!

Le Feu, Journal d'une escouade (1916)

Ce serait un crime de montrer les beaux côtés de la guerre, même s’il y en avait!

Le Feu, Journal d'une escouade (1916)

L’avenir est dans les mains des esclaves, et on voit bien que le vieux monde sera changé par l’alliance que bâtiront un jour entre eux ceux dont le nombre et la misère sont infinis.

Le Feu, Journal d'une escouade (1916)

Deux armées aux prises, c’est une grande armée qui se suicide.

Le Feu, Journal d'une escouade (1916)

On ne meurt pas puisqu’on est seul; ce sont les autres qui meurent. Et cette phrase qui se répand en tremblant à mes lèvres, à la fois sinistre et radieuse, annonce que la mort est un faux dieu.

L'Enfer (1908)

Chaque être est toute la vérité.

L'Enfer (1908)

A l’ulcère du monde, il y a une grande cause générale. Vous l’avez nommée: c’est l’asservissement au passé, le préjugé séculaire, qui empêche de tout refaire proprement, selon la raison et la morale. L’esprit de tradition infecte l’humanité.

L'Enfer (1908)

Nous jouissons de cette oisiveté vague dont on éprouve la bonté quand on est vraiment las.

Le Feu, Journal d'une escouade (1916)

Les jeux des enfants sont de graves occupations. Il n’y a que les grandes personnes qui jouent.

Le Feu, Journal d'une escouade (1916)

Ce sont de simples hommes qu’on a simplifiés encore, et dont, par la force des choses, les seuls instincts primordiaux s’accentuent: instinct de la conservation, égoïsme, espoir tenace de survivre toujours, joie de manger, de boire et de dormir.

Le Feu, Journal d'une escouade (1916)

Sur les vingt-cinq kilomètres de largeur qui forment le front de l’armée, il faut compter mille kilomètres de lignes creuses, tranchées, boyaux, sapes.

Le Feu, Journal d'une escouade (1916)

On se précipite sans parler, à travers le dédale du boyau extraordinairement vide.

Le Feu, Journal d'une escouade (1916)