Acceuil / Citation

Citations de : Henri Alban Fournier, dit Alain-Fournier

Il lui sembla bientôt que le vent lui portait le son d’une musique perdue.

Le Grand Meaulnes (1913)

A quoi bon en effet l’arracher à son désespoir pour l’y replonger ensuite plus profondément peut-être ?

Le Grand Meaulnes (1913)

Lorsqu’elle me tendit la main, pour partir, il y avait entre nous, plus clairement que si nous avions dit beaucoup de paroles, une entente secrète que la mort seule devait briser et une amitié plus pathétique qu’un grand amour.

Le Grand Meaulnes (1913)

Lorsque j’ai découvert ce domaine sans nom, j’étais à une hauteur, à un degré de perfection et de pureté que je n’atteindrai jamais plus. Dans la mort seulement, comme je te l’écrivais un jour, je retrouverai peut-être la beauté de ce temps-là…

Le Grand Meaulnes (1913)

Notre aventure est finie. L’hiver de cette année est mort comme la tombe. Peut-être quand nous mourrons, peut-être la mort seule nous donnera la clef et la suite et la fin de cette aventure manquée.

Le Grand Meaulnes (1913)

Il s’agit d’une noce, sans doute, se dit Augustin. Mais ce sont les enfants qui font la loi, ici ?

Le Grand Meaulnes (1913)

Mais aujourd’hui que tout est fini, maintenant qu’il ne reste plus que poussière de tant de mal, de tant de bien, je puis raconter son étrange aventure.

Le Grand Meaulnes (1913)

L’approche est toujours plus belle que l’arrivée, le désir que la possession.

Correspondance avec Jacques Rivière (1914)

Un homme qui a fait une fois un bond dans le Paradis, comment pourrait-il s’accommoder ensuite de la vie de tout le monde ?

Le Grand Meaulnes (1913)

Il me vient cette pensée affreuse que j’ai renoncé au paradis et que je suis en train de piétiner aux portes de l’enfer.

Le Grand Meaulnes (1913)

Je suis comme cette folle de Sainte Agathe, qui sortait à chaque minute sur le pas de la porte et regardait, la main sur les yeux, du côté de la gare, pour voir si son fils qui était mort ne venait pas.

Le Grand Meaulnes (1913)

Comme ces marins qui n’ont pu se déshabituer de faire le quart, et qui, au fond de leurs propriétés bretonnes, se lèvent et s’habillent à l’heure réglementaire pour surveiller la nuit terrienne.

Le Grand Meaulnes (1913)

Je suis déçu comme ce naufragé qui croyait causer avec un homme et qui reconnut soudain que c’était un singe.

Le Grand Meaulnes (1913)

Comme deux passagers dans un bateau à la dérive, ils sont, dans le grand vent d’hiver, deux amants enfermés avec le bonheur.

Le Grand Meaulnes (1913)

Elle était auprès de lui toute frémissante, comme une hirondelle un instant posée au sol et qui déjà tremble du désir de reprendre son vol.

Le Grand Meaulnes (1913)

Le givre fondait et l’herbe mouillée brillait comme humectée de rosée.

Le Grand Meaulnes (1913)

Et il se mit à raconter sur elle et ses amies plusieurs histoires grivoises, tandis que toute la troupe, par fanfaronnade, s’engageait sur le chemin.

Le Grand Meaulnes (1913)

Les garçons en costumes de jockeys, les fillettes en écuyères, amenaient, les uns, de fringants poneys enrubannés, les autres, de très vieux chevaux dociles.

Le Grand Meaulnes (1913)

Il s’échappait de ces boîtes, je ne sais quelle odeur fanée, quel parfum éteint.

Le Grand Meaulnes (1913)

Le soleil commença de frapper dur.

Le Grand Meaulnes (1913)

Une lourde porte de bois, arrondie dans le haut et cloutée comme une porte de presbytère, était à demi ouverte.

Le Grand Meaulnes (1913)

En mettant tout pour le mieux, disait la plus âgée, d’une voix cocasse et suraiguë qu’elle cherchait vainement à adoucir.

Le Grand Meaulnes (1913)

Mon père … dirigeait à la fois le Cours Supérieur, où l’on préparait le brevet d’instituteur, et le Cours Moyen. Ma mère faisait la petite classe.

Le Grand Meaulnes (1913)