Acceuil / Citation

Citations de : Giacomo Giovanni Girolamo Casanova

L’esclavage fait des monstres.

L’homme est fait pour donner, la femme pour recevoir.

La plus grande partie des hommes ne prend pas garde aux beaux pieds d’une femme.

Quand une fille est jolie, il ne faut qu’un instant pour la trouver telle.

Entre la beauté et la laideur, il n’y a souvent qu’un point presque imperceptible.

Rien de tout ce qui existe n’a jamais exercé sur moi un si fort pouvoir qu’une belle figure de femme.

Qu’est-ce qu’un baiser? Ce n’est autre chose que le véritable effet du désir de puiser dans l’objet qu’on aime.

Quel est l’homme amoureux qui ne s’imagine que l’objet qu’il aime doit plaire à tout le monde?

Quand on chérit le plaisir, il ne faut pas philosopher pour le diminuer.

Si les plaisirs sont passagers, les peines le sont aussi.

Une fille qui, par le peu qu’elle laisse voir à un homme, le fait devenir curieux de voir le reste, a déjà fait trois quarts du chemin qu’il lui faut faire pour le rendre amoureux.

Qu’est-ce donc que l’amour? Une maladie à laquelle l’homme est sujet à tout âge.

Sans la parole, le plaisir de l’amour diminue au moins de deux tiers.

On ne désire pas ce qu’on possède.

Ce sont les petits désirs qui rendent un jeune homme hardi.

Dépêchez vous de succomber à la tentation avant qu’elle ne s’éloigne.

Mémoires

Savoir mal est pire qu’ignorer.

Mémoires

Les seuls espions avoués sont les ambassadeurs.

Mémoires

Quel est d’ailleurs l’homme amoureux qui ne s’imagine que l’objet qu’il aime doit plaire à tout le monde?

Histoire de ma vie (1960-1961)

Il est d’ailleurs évident et incontestable que l’inconstance en amour n’existe qu’à cause de la diversité des figures. Si on ne les voyait pas, l’homme se conserverait toujours amoureux constant de la première qui lui aurait plu.

Histoire de ma vie (1960-1961)

Sans la parole le plaisir de l’amour diminue au moins de deux tiers.

Histoire de ma vie (1960-1961)

Les femmes n’ont autre âge que celui qu’elles montrent.

Histoire de ma vie (1960-1961)

L’homme qui se déclare amoureux d’une femme autrement qu’en pantomime a besoin d’aller à l’école.

Histoire de ma vie (1960-1961)

On ne désire pas ce qu’on possède; les femmes ont donc raison de se refuser à nos désirs.

Histoire de ma vie (1960-1961)

L’amour de la patrie devient un vrai fantôme devant l’esprit d’un homme opprimé par elle.

Histoire de ma vie (1960-1961)

Nous aimons sans consulter la raison, et elle ne s’en mêle pas davantage quand nous finissons d’aimer.

Histoire de ma vie (1960-1961)

J’ai aimé les femmes à la folie, mais je leur ai toujours préféré ma liberté.

Histoire de ma vie (1960-1961)

Le temps dans lequel on s’amuse ne peut pas être appelé perdu. Le mauvais est celui qu’on passe dans l’ennui.

Histoire de ma vie (1960-1961)

Dépêchez-vous de succomber à la tentation avant qu’elle ne s’éloigne.

Mémoires

Mes infortunes également que mes bonheurs m’ont démontré que dans ce monde tant physique que moral le bien sort du mal, comme du bien le mal.

Histoire de ma vie (1960-1961)

Vous ne sauriez vous figurer la douceur que ce baiser m’a procurée! Pourrais-je l’ignorer, ingrat! Qui de nous deux a procuré cette douceur? Ni vous ni moi, femme adorable! Il fut le produit de l’amour, ce baiser si tendre et si doux.

Mémoires

Il faut oublier et abandonner la particule non que vous mettez en usage sans miséricorde, à tort et à travers. Non n’est pas un mot français. Dites pardon, cela revient au même, et ne choque pas. Non est un démenti.

Histoire de ma vie (1960-1961)

Le baiser n’est autre chose qu’une expression de l’envie de manger l’objet qu’on baise.

Histoire de ma vie (1960-1961)

Il n’y a pas de femme au monde qui puisse résister aux soins assidus, et à toutes les attentions d’un homme qui veut la rendre amoureuse.

Histoire de ma vie (1960-1961)

L’amour est le dieu de la nature; mais qu’est-ce que la nature si son dieu est un enfant gâté? Nous le connaissons, et malgré cela nous l’adorons.

Histoire de ma vie (1960-1961)

L’admiration; si on n’en revient pas, elle devient adoration, puis amour invincible.

Histoire de ma vie (1960-1961)

L’amour foule aux pieds les préjugés qui l’entravent.

Histoire de ma vie (1960-1961)

L’homme qui se déclare amoureux par des paroles est un sot, il ne doit se déclarer que par des attentions.

Histoire de ma vie (1960-1961)

Un athée qui, s’occupant de son système, pense à Dieu, vaut mieux qu’un théiste qui n’y pense jamais.

J’écris pour ne pas m’ennuyer.

Pour faire pleurer les gens, vous devez pleurer vous-mêmes. Si vous voulez les faire rire, vous devez garder un visage sérieux.

C’est un grand malheur pour une femme jolie que le rire l’enlaidisse; le rire qui a souvent la force d’embellir une laide.

Si le plaisir existe, et si on peut en jouir qu’en vie, la vie est donc un bonheur.

La mort est un monstre qui chasse du grand théâtre un spectateur attentif, avant qu’une pièce qui l’intéresse infiniment finisse.

Ceux qui disent que la vie n’est qu’un assemblage de malheurs veulent dire que la vie même est un malheur. Si elle est un malheur, la mort est donc un bonheur.

Dans l’examen de la beauté d’une femme, la première chose que j’écarte sont les jambes.

Un peuple sans superstition serait philosophe, et les philosophes ne veulent jamais obéir.

La nation française serait plus sage si elle avait moins d’esprit.

Pour bien raisonner il faut n’être ni amoureux ni en colère.

Histoire de ma vie (1960-1961)

L’amour est grand poète: sa matière est inépuisable; mais si la fin à laquelle il vise n’arrive jamais, il morfond comme la pâte chez le boulanger.

Histoire de ma vie (1960-1961)

Heureuse ou malheureuse, la vie est le seul trésor que l’homme possède, et ceux qui ne l’aiment pas n’en sont pas dignes.

Histoire de ma vie (1960-1961)

Vers la fin de l’automne mon ami Fabris me présenta à une famille faite pour nourrir le coeur et l’esprit. C’était à la campagne vers Zero. On jouait, on faisait l’amour, et on s’amusait à s’entrefaire des niches.

Histoire de ma vie (1960-1961)

J’aurais beaucoup conversé avec lui s’il eût pu s’empêcher de manger de l’ail en aussi grosse quantité que je mangeais du pain. Il en portait toujours au moins vingt gousses dans sa poche, comme un de nous porterait des dragées.

Histoire de ma vie (1960-1961)

Le désespoir tue.

Pour mettre la raison sur la voie de la vérité, il faut commencer par la tromper; les ténèbres ont nécessairement précédé la lumière.

Se marier est une sottise, mais lorsqu’un homme le fait à l’époque où ses forces physiques diminuent, elle devient mortelle…

Les Français sont jaloux de leurs maîtresses, et jamais de leurs femmes.

L’homme qui veut s’instruire doit lire d’abord, et puis voyager pour rectifier ce qu’il a appris.

Il n’y a point d’endroit sur la terre où l’observateur ne trouve des extravagances, s’il est étranger.

Ceux qui rient beaucoup sont plus heureux que ceux qui rient peu.

L’âne n’a jamais pu être ami du cheval.

L’homme est un animal qui ne peut être endoctriné que par la cruelle expérience.

Heureux les hommes qui pour jouir de la vie n’ont besoin ni d’espérer ni de prévoir.

Le fils de l’avare est prodigue, le fils du prodigue avare.

Pour juger un homme, il faut examiner sa conduite quand il est sain et libre: malade ou en prison, il n’est plus le même.

Pour que le plus délicieux endroit du monde déplaise, il suffit qu’on soit condamné à y habiter.

La modestie n’est une vertu que quand elle est naturelle.

L’homme qui se défend de penser n’apprends jamais rien.

Il y a des moments dans lesquels l’homme, même brave, ou ne l’est pas ou ne veut pas l’être.

Ce qui plaît à l’homme est partout ce qui est défendu.

Qui est celui qui est libre dans cet enfer qu’on appelle monde? Personne.

Quel est l’homme auquel le besoin ne fasse faire des bassesses?

Je n’ai jamais dans ma vie fait autre chose que travailler pour me rendre malade quand je jouissais de ma santé, et travailler pour regagner ma santé quand je l’avais perdue.

Les remèdes aux plus grandes maladies ne se trouvent pas toujours dans la pharmacie.

Les femmes n’ont d’autre âge que celui qu’elles montrent.

Il n’y a pas de femme au monde qui puisse résister aux soins assidus et à toutes les attentions d’un homme qui veut la rendre amoureuse.