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Citations de : Germaine Battendier, dite Germaine Beaumont

L’obéissance n’est qu’une forme canonisée de la paresse.

Si je devais... (2005)

La science est assez forte pour envoyer un jour sur la Lune les gens qui sont sur la Terre, mais comment fera-t-elle pour ramener sur la Terre les gens qui sont dans la lune?

Si je devais... (2005)

Par son goût de plus en plus prononcé pour les ornements naturels, notre civilisation retourne doucement à la barbarie.

Si je devais... (2005)

Dans tout éducateur dort, au coeur du plus épais cocon, un ver tortionnaire. Instruire est le plus grave refoulement.

Si je devais... (2005)

Pendant que les parents prient ou mangent, les enfants imaginatifs inventent tout éveillés leurs futurs souvenirs des soirs de Noël, et les autres enfants rêvent de Meccanos.

Si je devais... (2005)

Avec les légendes, tout est à craindre, à commencer par la foi. Avec les traditions, rien à redouter. C’est du solide, du tout fait, de la haute confection. Noël, chez nous, c’est le manteau d’astrakan des vieilles dames. Un placement.

Si je devais... (2005)

La mort d’un ballon rouge ressemble à la naissance d’un coquelicot.

Si je devais... (2005)

La femme seule ne doit qu’à elle-même le compte de ses jours. Elle s’habille pour elle, sort à sa guise, rentre à son gré, dispose comme il lui plaît de son temps, de son coeur et de son téléphone. Elle n’a jamais besoin de mentir, ni d’inventer.

Si je devais... (2005)

Le printemps naît chaque fois que rit une jeune fille et meurt chaque fois que pleure un enfant.

Si je devais... (2005)