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Citations de : George Gordon, lord Byron

L’argent est la lampe d’Aladin.

Don Juan (1819), XII, 12

Et si je ris de toute chose ici-bas, – C’est afin de n’en pas pleurer.

Don Juan (1819), IV, 4

Dans tout son carquois, le Diable ne possède aucune flèche qui puisse percer le coeur comme le fait une douce voix.

Dans le sommeil des lois, la justice veille.

Marino Faliero, Doge de Venise (1820)

Quant à l’amour, l’amour romanesque, je savais dans ma jeunesse que ce n’était qu’une illusion ; jamais je ne l’avais vu durable, mais très souvent fatal.

Marino Faliero, Doge de Venise (1820)

La vengeance la plus terrible est fille du silence le plus profond.

Marino Faliero, Doge de Venise (1820)

Pour un observateur intelligent et des yeux attentifs, il y a toujours moyen de deviner quelque chose.

Marino Faliero, Doge de Venise (1820)

La souffrance prolongée dompte les plus courageux.

Mazeppa (1819)

Le pouvoir ne règne qu’à la condition de diviser ; il n’a de ressource que dans l’heureuse alternative de la ruse ou de la force.

La Fiancée d'Abydos (1813)

Oui, l’amour est une lumière qui vient du ciel, une étincelle de ce feu immortel que nous partageons avec les anges et qui nous fut donné par Allah pour détacher nos désirs de la terre.

Le Giaour (1813)

Ce que nul ne partage avec nous nous est insupportable ; le bonheur lui-même nous serait douloureux à porter seuls.

Le Giaour (1813)

Les coeurs tendres sacrifient volontiers à l’amour, mais ils ne lui sont jamais entièrement acquis : ils sont trop timides pour partager tous ses périls, trop doux pour attendre ou braver le désespoir.

Le Giaour (1813)

Lorsqu’on ose tenter le destin, il abandonne la plus haute étoile.

Le Pèlerinage du chevalier Harold (1812-1818)

A mon retour, j’ai le projet de briser avec toutes mes relations dissolues, de renoncer à la boisson et au commerce de la chair, pour m’adonner à la politique et respecter l’étiquette.

Lettres et journaux intimes (1987), Lettre à Hodgson

C’est un échiquier que la bonne compagnie ; – on y trouve des rois, des reines, des évêques, des chevaliers, des fripons, des pions ; le monde est un jeu.

Don Juan (1819)

La chose est étrange, mais vraie : car la vérité est toujours étrange, plus étrange que la fiction ; si on pouvait la dire, combien les romans gagneraient au change !

Don Juan (1819)

Le coeur ressemble au firmament ; comme lui il fait partie du ciel, et comme lui aussi il change nuit et jour.

Don Juan (1819)

Le meilleur de la vie n’est qu’une ivresse ; c’est vers la gloire, la grappe, l’amour et l’or que tendent les espérances de tous les hommes et de toutes les nations.

Don Juan (1819)

Dans la vie de l’homme, l’amour est un épisode ; pour la femme, c’est toute l’existence.

Don Juan (1819)

On sait par expérience qu’une femme n’est jamais à court de bonnes raisons.

Don Juan (1819)

Il est doux d’échapper au tumulte des villes pour chercher la gaité des champs.

Don Juan (1819)

Les parents aussi ont parfois la vue courte ; avec leurs yeux de lynx ils n’aperçoivent jamais ce que le monde voit avec une joie maligne.

Don Juan (1819)

Cela prouve que tu n’aimes ni toi ni moi ; car celui qui aime s’aime lui-même pour l’amour de l’objet aimé.

Sardanapale (1821)

Il y a de la musique dans les soupirs d’un roseau ; il y a de la musique dans le murmure d’un ruisseau ; il y a de la musique en tout, il ne nous manque que de l’oreille : notre terre n’est qu’un écho des sphères.

Don Juan (1819)

Esprit éternel de l’âme indépendante ! c’est dans les cachots que tu brilles d’un plus vif éclat, car là le coeur est ton asile, le coeur que ton amour pour toi seul peut assouvir.

Le Prisonnier de Chillon (1816)

Roule, ô Océan profond, roule tes flots d’un bleu sombre ! … L’homme, sur la terre, marque ses pas avec des ruines, mais son pouvoir s’arrête au rivage ; sur ta plaine liquide, c’est toi seul qui fais les naufrages.

Le pélerinage de Childe Harold (1812-1818), IV, 179

L’amour, la gloire, l’ambition, l’avarice – rêves ! – Rêves inutiles et mauvais, et dont pas un n’est meilleur ni pire, car ce n’est toujours qu’un même météore sous des noms différents, et la mort est la sombre fumée où va s’éteindre sa flamme.

Le pélerinage de Childe Harold (1812-1818), IV, 124

Peux-tu couler, vieux Tibre, à travers un désert de marbre ?

Le pélerinage de Childe Harold (1812-1818), IV, 79

O Rome ! ô ma patrie ! cité de l’âme ! Les orphelins du coeur doivent se tourner vers toi, mère solitaire des empires morts, pour apprendre à refouler dans leur sein fermé leurs inutiles douleurs.

Le pélerinage de Childe Harold (1812-1818), IV, 78

Adieu donc, Horace, toi que j’ai tant haï, non par ta faute mais par la mienne.

Le pélerinage de Childe Harold (1812-1818), IV, 77

Italie, ô Italie, tu as le don fatal de la beauté.

Le pélerinage de Childe Harold (1812-1818), IV, 42

Je ne cherche pas la sympathie et je n’en ai pas besoin : les épines que j’ai cueillies viennent de l’arbre que j’ai planté – elles m’ont déchiré – mes mains saignent ; je devais savoir quel fruit naîtrait d’une pareille semence.

Le pélerinage de Childe Harold (1812-1818), IV, 10

Je me suis arrêté à Venise sur le Pont des Soupirs entre un palais et une prison.

Le pélerinage de Childe Harold (1812-1818), IV, 1

La Renommée est la soif de la jeunesse.

Le pélerinage de Childe Harold (1812-1818), III, 112

Pour fuir les hommes faut-il donc les haïr ?

Le pélerinage de Childe Harold (1812-1818), III, 69

L’homme qui surpasse ou subjugue l’humanité peut mépriser la haine qu’il laisse sous ses pieds.

Le pélerinage de Childe Harold (1812-1818), III, 45

Si l’homme calculait son existence par le bonheur et comptait ses heures de joie pour des années de vie – dites ! compterait-il jusqu’à soixante ?

Le pélerinage de Childe Harold (1812-1818), III, 34

Les belles comme les papillons se prennent à la lumière et Mammon triomphe où des anges pourraient désespérer.

Le pélerinage de Childe Harold (1812-1818), I, 9

Montagnes, flots et ciel, n’est-ce point une partie de moi-même, une partie de mon âme ? ne suis-je point, moi aussi, une partie de tout cela ?

Le pélerinage de Childe Harold (1812-1818)

Dès ma jeunesse, mon âme se tenait à l’écart des autres âmes. Je ne voyais pas la terre avec les yeux des hommes.

Manfred (1817)

Quand deux jeunes coeurs battent si tendrement, l’absence, mon ami, ne peut que dire : L’amitié est l’amour sans ailes.

Heures de loisirs, poésies originales et traduites (1807), L'amitié est l'amour sans ailes !

La haine est certainement le plus durable des plaisirs : on se presse d’aimer, on déteste à loisir.

Le Pèlerinage du chevalier Harold (1812-1818)

Quoique le sort ait condamné mon avenir, mon âme, ravie du passé, s’attache avec amour à une seule pensée : Amitié ; cette pensée est toute à toi : elle vaut des mondes de bonheur, cette seule pensée : l’amitié c’est l’amour sans ailes.

Heures de loisirs, poésies originales et traduites (1807), L'amitié est l'amour sans ailes !

Le souvenir du bonheur n’est plus du bonheur; le souvenir de la douleur est de la douleur encore.

Marino Falieri, II

Hélas! un coeur saignant d’une blessure intérieure n’a plus rien à redouter des atteintes du dehors: déchu de tout ce qu’il connaît de bonheur, qu’importe dans quel abîme il tombe.

Le Giaour (1813)

Si je suis un imbécile, du moins suis-je un imbécile qui doute; et je n’envie à personne la certitude d’une sagesse pleine de suffisance.

Lettres et journaux intimes, Journal du 27 novembre 1813

Ce coeur devrait cesser d’aimer lui-même Voyant pour lui les autres se fermer, Mais s’il n’est plus possible que l’on m’aime, Ah! qu’on me laisse aimer!

Lettres et journaux intimes

Mais, comme dit le proverbe, qui trop se hâte n’arrive pas toujours. Et qui reste immobile jamais.

Werner (1823)

Elle marche dans sa beauté, pareille à la nuit des climats sans nuages et des cieux étoilés!

Mélodies hébraïques (1815)

Cède doucement, quand la pression est trop forte; pour ce qui est de ta conscience, apprends seulement à l’aguerrir; car, comme un cheval de course, ou un boxeur.

Don Juan (1819)

Je m’envole, comme un oiseau des airs, à la recherche d’une demeure et d’un lien de repos, d’un baume contre les souffrances de l’inquiétude, d’une consolation pour un coeur désolé.

Miscellanées

L’amour est une divinité capricieuse: je l’ai vu résister à une fièvre déterminée par sa propre ardeur, mais fort embarrassé d’une toux et d’un rhume.

Don Juan (1819)

Pourquoi donc soupirer et gémir? pourquoi nous tourmenter par une jalousie sans motif, par de ridicules caprices et de folles lubies, dans le seul but de rendre notre amour romantique?

Heures de loisirs, poésies originales et traduites (1807)

On dit que «la vertu est à elle-même sa propre récompense», elle mérite sûrement d’être bien rétribuée pour les ennuis qu’elle procure.

Journal, 14 novembre 1813

Dans des rêves flatteurs je te croyais à moi; maintenant l’espérance et celui qui espérait vont bientôt n’être plus. Ma passion et tes charmes me semblent une cire qui se fond ou une fleur qui se flétrit.

Miscellanées, Chant d'amour romaïque

Ceux qui n’ont jamais aimé, ou jamais aimé en vain, ne sauraient deviner ni plaindre la peine que causent les froids refus, les regards dédaigneux, ou l’oeil irrité de l’amour.

Miscellanées, Chant d'amour romaïque

Oiseaux encore libres, évitez les lacs que l’amour a placés autour de vos asiles, ou, entourés par ses flammes fatales, vos coeurs brûleront, et vous perdrez toute espérance.

Miscellanées, Chant d'amour romaïque

Ton regard d’adieux, ce regard si tendre, peut voir dans mes yeux un pareil amour; la larme qui mouille ta paupière ne saurait rien effacer de mon coeur.

Miscellanées, Le Départ

Le baiser que ta bouche a déposé sur la mienne y restera pur jusqu’à ce que des jours plus heureux me permettent de le déposer à mon tour sur tes lèvres.

Miscellanées, Le Départ

L’amour commande aux camps, au bocage, à la cour; Car l’amour est le ciel, et le ciel est l’amour.

Don Juan (1819), Chant XII

L’argent comptant est la lampe d’Aladin.

Don Juan (1819), Chant XII

La jeunesse fuit, la vie tombe en ruine: l’espérance même nous abandonne; nous n’avons plus le môme culte pour l’amour; il étend ses jeunes ailes et s’envole avec la brise, et le linceul de la tendresse est le dernier adieu de l’amour.

Heures de loisirs, poésies originales et traduites (1807), Le dernier adieu de l'amour

La moindre expiation que je te doive est de renoncer à ma liberté; désormais je ne respire que pour toi, tu seras tout dans tout pour moi.

Heures de loisirs, poésies originales et traduites (1807), Vers adressés à une jeune dame

Ne te méprends donc pas, sceptique charmante, sur la cause de mon émotion! Le doute ne saurait pénétrer dans le coeur de ton amant; chacun de tes regards est pour sa fidélité l’objet d’un culte pieux; un sourire le charme, une larme le dissuade.

Heures de loisirs, poésies originales et traduites (1807), A Caroline

La haine est de beaucoup le plus durable des plaisirs: on se presse d’aimer, on se déteste à loisir.

Don Juan (1819), XIII, 6

Le cyprès! c’est un arbre sombre qui semble porter le deuil de ce qu’il ombrage.

Caïn (1821)

Douce est la vengeance – surtout pour les femmes.

Cité dans Eloge des femmes mûres (2006) de Stephen Vizinczey.

Et après tout, qu’est-ce qu’un mensonge? La vérité sous le masque.

Le Pélerinage du chevalier Harold (1812)

Quand nous enlevons la vie aux hommes, nous ne savons ni ce que nous leur enlevons, ni ce que nous leur donnons.

Sardanapale (1821)

Quand vient l’heure de l’adversité, tous deviennent courageux contre celui qui tombe.

Sardanapale (1821)

Le bonheur naît jumeau.

Don Juan (1819)

Si l’on extrait d’une vie la petite enfance (qui est végétative), le sommeil, les repas et la trobote (boutonnage et déboutonnage), que reste-t-il d’existence pure? L’été d’un loir.

Le vin console les tristes, rajeunit les vieux, inspire les jeunes, soulage les déprimés du poids de leurs soucis.

Fuir les hommes, ce n’est pas les haïr: tout le monde ne se sent pas fait pour s’agiter et travailler avec eux.

C’est étrange, mais vrai; car la vérité est toujours étrange, – Plus étrange que la fiction.

Don Juan (1819), Chant XIV

Tant que durera le Colisée, Rome durera; quand le Colisée tombera, Rome tombera, et avec Rome, le monde.

Le pélerinage de Childe Harold

Il y a de la musique dans le soupir du roseau; – Il y a de la musique dans le bouillonnement du ruisseau; – Il y a de la musique en toutes choses, si les hommes pouvaient l’entendre. – Leur terre n’est qu’un écho des astres.

Don Juan (1819), XV

Mais les mots sont des choses, et une petite goutte d’encre, – Tombant comme la rosée sur une pensée, produit – Ce qui fait penser des mille, peut-être des millions.

Don Juan (1819), Chant III

Je n’ai pas aimé le monde et le monde ne m’a pas aimé; je n’ai jamais loué son haleine fétide, ni fléchi patiemment le genou devant ses idoles – ni ridé mes joues à lui sourire – ni fatigué ma voix en criant à ses échos.

Le pélerinage de Childe Harold

Qu’est-ce qu’un personnage? Ce n’est que la vérité d’une mascarade.

Don Juan (1819)

Et quand tes fils sont condamnés aux fers – Et plongés dans l’obscurité du cachot humide, – Ils sauvent leur patrie par leur martyre – Et la gloire de la liberté ouvre l’aile à tous les vents.

Le Prisonnier de Chillon

Italie! Italie! toi qui possèdes – Le don fatal de la beauté.

Pélerinage de Childe Harold, Chant IV

Plus je vois les hommes, moins je les aime; si je pouvais en dire autant des femmes, tout serait pour le mieux.

Dans sa première passion, la femme aime son amant, – et dans toutes les autres, tout ce qu’elle aime est l’amour.

Don Juan (1819), III, 3

Dans l’espoir de mériter le ciel en faisant de la terre un enfer.

Le pélerinage de Childe Harold, I, 20

L’amour d’un homme n’occupe qu’une partie de sa vie d’homme; – L’amour d’une femme occupe toute son existence.

Don Juan (1819), Chant I

L’amitié est l’amour sans ailes.

Je m’éveillai un matin et me trouvai célèbre.

Après la publication de Childe Harold, 1812.

Rien de plus délicieux dans la vie que le coin du feu, une salade de homards, du champagne et la causette.

Don Juan (1819)

Si l’homme calculait son existence par le bonheur et comptait ses heures de joie pour des années de vie, dites! compterait-il jusqu’à soixante?

Le pélerinage de Childe Harold

Les épines que j’ai recueillies viennent de l’arbre que j’ai planté.

Le pélerinage de Childe Harold, IV, 10

Le souvenir du bonheur n’est plus du bonheur, le souvenir de la douleur est de la douleur encore.

Marino Falieri, II, 1