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Citations de : Gabriel García Márquez

Jusqu’à l’adolescence, la mémoire est tournée vers l’avenir plus que vers le passé, et les souvenirs que j’avais gardés de ce village n’étaient pas encore idéalisés par la nostalgie.

Vivre pour la raconter (2002)

Dans la solitude du palais, elle apprit à le connaître, ils se découvrirent l’un l’autre, et elle comprit soudain, débordante de joie, que l’on aime ses enfants non parce qu’ils sont des enfants mais parce qu’en les élevant on devient leur ami.

L'Amour aux temps du choléra (1985)

Mais après la première nuit, Florentino Ariza préférait la tour de lumière d’où l’on apercevait la ville tout entière ainsi que le sillage lumineux des pêcheurs sur la mer et les marais lointains.

L'Amour aux temps du choléra (1985)

La célébrité est une très grosse dame qui ne dort pas à nos côtés, mais quand on se réveille on la trouve toujours en train de vous regarder au pied du lit.

Mémoire de mes putains tristes (2004)

Il était encore trop jeune pour savoir que la mémoire du coeur efface les mauvais souvenirs et embellit les bons, et que c’est grâce à cet artifice que l’on parvient à accepter le passé.

L'Amour aux temps du choléra (1985)

L’atmosphère était si humide que les poissons auraient pu entrer par les portes et sortir par les fenêtres, naviguant dans les airs d’une pièce à l’autre.

Cent ans de solitude (1967)

Il n’est de médecine qui guérisse ce que ne guérit pas le bonheur.

De l'amour et autres démons (1994)

Lorsqu’un homme commence à ressembler à son père c’est qu’il commence à vieillir.

L'amour au temps du Choléra (1985)

Aucun fou n’est fou tant que l’on se plie à ses raisons.

De l'amour et autres démons (1994)

Il eut l’intime conviction que les êtres humains ne naissent pas une fois pour toutes à l’heure où leur mère leur donne le jour, mais que la vie les oblige de nouveau et bien souvent à accoucher d’eux-mêmes.

L'amour au temps du Choléra (1985)

Ils sont tous les mêmes, se lamentait Ursula. Au début, on n’a aucun mal à les élever, ils sont obéissants et sérieux, paraissent incapables de tuer une mouche, et à peine la barbe leur pousse-t-elle qu’ils se jettent dans la perdition.

Cent ans de solitude (1967)

On ne meurt pas quand on veut, mais seulement quand on peut.

Cent ans de solitude (1967)

Ainsi continuèrent-ils à vivre dans une réalité fuyante, momentanément retenue captive par les mots, mais qui ne manquerait pas de leur échapper sans retour dès qu’ils oublieraient le sens même de l’écriture.

Cent ans de solitude (1967)

Je connais déjà tout ça par coeur, s’écriait Ursula. C’est comme si le temps tournait en rond et que nous étions revenus au tout début.

Cent ans de solitude (1967)

Nous sommes vieux, a-t-elle soupiré. L’ennui c’est qu’au-dedans on ne le sent pas, mais qu’au dehors tout le monde le voit.

Mémoire de mes putains tristes (2004)

Mais il eut l’intime conviction que les êtres humains ne naissent pas une fois pour toutes à l’heure où leur mère leur donne le jour, mais que la vie les oblige de nouveau et bien souvent à accoucher d’eux-mêmes.

L'Amour aux temps du choléra (1985)

Le problème de la vie publique, c’est d’apprendre à dominer la terreur, celui de la vie conjugale d’apprendre à dominer l’ennui.

L'Amour aux temps du choléra (1985)

Fasciné par une réalité immédiate qui lui apparut dès lors plus fantastique que le vaste univers de sa propre imagination, il se désintéressa dès lors complètement du laboratoire d’alchimie.

Cent ans de solitude (1967)

On n’est de nulle part tant qu’on n’a pas un mort dessous la terre.

Cent ans de solitude (1967)

Pris au piège de la nostalgie, il pensa que, marié à celle là, il serait peut-être devenu un homme qui n’aurait connu ni la guerre ni la gloire, artisan anonyme, un animal heureux.

Cent ans de solitude (1967)

Il faut toujours être du côté du mort.

Chronique d'une mort annoncée (1982)

J’ai des idées politiques bien établies, mais mes idées littéraires changent selon ma digestion.

Portraits et Propos

Le coeur possède plus de chambres qu’un hôtel de putes.

L'amour au temps du Choléra

C’était un mari parfait: il ne ramassait rien, n’éteignait jamais la lumière, ne fermait jamais une porte.

L'amour au temps du Choléra

Le problème du mariage c’est qu’il meurt toutes les nuits après l’amour et qu’il faut le reconstruire tous les matins avant le petit déjeuner.

L'amour au temps du Choléra

Dans le malheur, l’amour devient plus grand et plus noble.

L'amour au temps du Choléra

Rien de ce qui se fait au lit n’est immoral s’il contribue à perpétuer l’amour.

L'amour au temps du Choléra

Il devait lui apprendre à considérer l’amour comme un état de grâce qui n’était pas un moyen mais une fin en soi.

L'amour au temps du Choléra

L’humanité, comme une armée en campagne, avance à la vitesse du plus lent.

L'amour au temps du Choléra

(En Italie) – Au mois d’août, même Dieu est en vacances.

Douze contes vagabonds, Dix-sept Anglais empoisonnés

En réponse, elle lui récita un vers de Vinicius de Moraes : L’amour est éternel tant qu’il dure.

Douze contes vagabonds (1992)

Nous sommes vieux. L’ennui c’est qu’au-dedans on ne le sent pas, mais qu’au dehors tout le monde le voit.

Mémoire de mes putains tristes (2004)

Le secret d’une bonne vieillesse n’était rien d’autre que la conclusion d’un pacte honorable avec la solitude.

Cent ans de solitude (1967)

Les Européens pensent que seul ce qu’invente l’Europe est bon pour le reste du monde et que tout ce qui est différent est exécrable.

Le Général dans son labyrinthe (1989)

C’était inévitable : l’odeur des amandes amères lui rappelait le destin des amours contrariées.

L'Amour aux temps du choléra (1985)

Il est plus facile de contourner les grandes catastrophes conjugales que les minuscules misères de tous les jours.

L'amour au temps du Choléra (1985)

Les choses ont une vie bien à elles ; il faut réveiller leur âme, toute la question est là.

Cent ans de solitude (1967)

Les affaires d’honneur sont des cases hermétiques auxquelles ont seuls accès les maîtres du drame.

Chronique d'une mort annoncée (1982)

Je n’ai jamais relu aucun de mes livres par crainte de me repentir de les avoir écrits.

Douze contes vagabonds (1992)

Donnez-moi un préjugé, et j’ébranlerai le monde.

Chronique d'une mort annoncée (1982)

Seule la poésie est extralucide.

Douze contes vagabonds, Un métier de rêve

… la coquetterie est un vice qui ne se laisse jamais apaiser.

Douze contes vagabonds, Bon voyage, monsieur le Président

… on vieillit plus vite sur les portraits que dans la vie.

Douze contes vagabonds, Bon voyage, monsieur le Président

… je n’ai jamais relu aucun de mes livres par crainte de me repentir de les avoir écrits.

Douze contes vagabonds, Prologue

… le simple plaisir de la narration … est peut-être l’état de l’homme qui s’apparente le plus à la lévitation.

Douze contes vagabonds, Prologue