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Citations de : Frédéric Dard

Un piéton est un monsieur qui va chercher sa voiture.

Les pensées de San-Antonio

Selon les sondages, les Français consomment cinquante-huit rouleaux annuels de papier hygiénique par tête. Qu’est-ce qu’ils entendent par tête?

Quand j’entends discourir des cons au restaurant, je suis affligé, mais je me console en songeant qu’ils pourraient être à ma table.

Les pensées de San-Antonio

N’hésitez jamais à priver vos mômes de dessert, surtout s’il n’y en a pas beaucoup et que vous l’aimez!

Les pensées de San-Antonio

Dans les débuts d’une aventure, la bouffe prépare la baise; sur la fin elle la remplace.

Les pensées de San-Antonio

Ce sont toujours les cons qui l’emportent. Question de surnombre!

C’est au moment de payer ses impôts qu’on s’aperçoit qu’on n’a pas les moyens de s’offrir l’argent que l’on gagne.

Les pensées de San-Antonio

Un homme que ses malheurs avaient rendu polonais.

Ses draps étaient tellement sales qu’ils n’auraient pu servir en cas de reddition.

Mais si, il y a une justice, puisque les cons ont l’air con.

Le coup claque comme un col du fémur dans une salle de bains de général en retraite.

Le con ne perd jamais son temps. Il perd celui des autres.

Les pensées de San-Antonio

Pour être heureux, il faut beaucoup dormir et bien déféquer. L’insomniaque et son cousin germain, le constipé, sont les damnés de la terre.

Les pensées de San-Antonio

Le point de suspension, c’est ce qui vous reste à dire quand vous avez tout dit!

Les pensées de San-Antonio

Les poètes comptent leurs pieds avec leurs doigts.

Les pensées de San-Antonio

Pascal s’est aussi bien décomposé que ceux qui ne l’ont jamais lu.

Les pensées de San-Antonio

Le calembour représente l’unique point de jonction entre un imbécile et un génie.

Les pensées de San-Antonio

– Vous parlez un français très châtié! – – Qui aime bien châtie bien!

Les pensées de San-Antonio

Rien n’est plus voluptueux pour un pas-con que d’être pris pour un con par un con.

Les pensées de San-Antonio

Si on ne dit pas ce qu’on pense au moment où on le pense, on ne pensera plus ce qu’on dit au moment où on le dira.

Les pensées de San-Antonio

Les extrêmes se touchent, les dégueulasses!

Les pensées de San-Antonio

La Fontaine était un homme affable.

Je hais les mauvaises critiques, surtout si elles sont fondées.

Il y a tellement de rebondissements dans mes livres qu’on les croirait en caoutchouc.

Il y a plusieurs façons d’être con, mais le con choisit toujours la pire.

San-Antonio

Il vaut mieux être un grand chez soi qu’un petit chez les autres.

Il avait une voix à vous dégoûter de vos oreilles.

San-Antonio

Moi, je dis: le spirituel, quand t’as les burnes enflées, il perd sa force.

Les pensées de San-Antonio

Mesdames, vaut mieux une chiée de types qui posent leur pantalon en votre honneur, qu’un seul qui vous le fait repasser.

Le sexe masculin est ce qu’il y a de plus léger au monde, une simple pensée le soulève.

Les pensées de San-Antonio

Si vous n’attendez pas tout de la vie, vous n’aurez rien!

Les pensées de San-Antonio

N’éveillez pas le con qui dort, c’est toujours ça de pris.

Les pensées de San-Antonio

Il vaut mieux être l’héritier d’un homme économe que celui d’un homme riche.

Les pensées de San-Antonio

Si tu veux que les chiots de ta chienne soient bien traités, ne les donne pas, vends-les.

Les pensées de San-Antonio

L’homme trop prudent attend qu’il soit trop tard.

Les pensées de San-Antonio

Différer une emmerde, c’est lui donner le temps de croître.

Les pensées de San-Antonio

Victor Hugo, de l’Académie française (on ne le précise jamais, car l’Académie n’est glorieuse que pour ceux qui ne le sont pas).

Les pensées de San-Antonio

Chose paradoxale: c’est avec les gens intelligents qu’on déconne le mieux.

Si j’avais su que je l’aimais autant, je l’aurais aimée encore davantage.

Parlant de sa fille décédée.

La seule chose qui m’ennuie dans la mort, c’est d’être absent.

Les pensées de San-Antonio

Tu verras comme jadis vient vite!

Les pensées de San-Antonio

Il m’aura fallu un demi-siècle pour devenir ce que j’étais.

Les pensées de San-Antonio

Les hommes ne savent pas vivre! Heureusement qu’ils meurent!

Les pensées de San-Antonio

Je me demande si la mort vaut vraiment le coup d’être vécue.

Les pensées de San-Antonio

Tout n’est pas cirrhose dans la vie, comme dit l’alcoolique.

Les pensées de San-Antonio

La vie, au fond, c’est un green de golf avec plein de trous sur le parcours et qui finit par un trou.

Les pensées de San-Antonio

Il vaut mieux charrier des remords que des regrets.

Les pensées de San-Antonio

La plupart des gens doués ont appris à l’être.

Les pensées de San-Antonio

La plupart des gens que je fréquente gagnent à être méconnus.

Les pensées de San-Antonio

Les autres font ce qu’ils veulent de tes mots, tandis que tes silences les affolent. Tiens ta langue et ils se mettront en huit pour essayer de piger ce que tu ne dis pas.

Les pensées de San-Antonio

Il y a des gens qui disent la vérité comme une montre arrêtée donne l’heure: deux fois par jour et pas longtemps.

Les pensées de San-Antonio

La véritable indépendance consiste à dépendre de qui on veut.

Les pensées de San-Antonio

Certaines gens, plantés devant leur miroir, croient qu’ils réfléchissent, alors que c’est le contraire.

Les pensées de San-Antonio

Vis ton présent, et laisse ton passé pour l’avenir.

Les pensées de San-Antonio

Les idées politiques, ce sont celles qu’adoptent les gens qui n’ont pas d’idées à eux.

Les pensées de San-Antonio

Il existe trois catégories de femmes: les putes, les salopes et les emmerdeuses. Les putes couchent avec tout le monde, les salopes couchent avec tout le monde sauf avec toi, les emmerdeuses ne couchent qu’avec toi.

Les pensées de San-Antonio

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Les pensées de San-Antonio

Les femmes franches sont celles qui mentent intelligemment.

Les pensées de San-Antonio

Un mari craint toujours que son épouse le quitte. C’est ça la suprême force des femmes: vous faire redouter ce que vous souhaitez le plus au monde.

Les pensées de San-Antonio

Ah! si les hommes voulaient s’aider! Ah! si les femmes voulaient céder!

Les pensées de San-Antonio

La femme qui te veut, veut en réalité que tu l’aies.

Les pensées de San-Antonio

Après l’amour, la femme baigne dans le ravissement, alors que l’homme cherche un prétexte pour rentrer chez lui.

Les pensées de San-Antonio

L’homme ne demande à sa femme d’être intelligente que lorsqu’elle ne l’est pas. Quand elle l’est, il en prend une autre.

Les pensées de San-Antonio

Dans la vie, il faut choisir: être riche ou bachelier.

Y a des tas d’endroits sur la planète, je comprends pas que des gens les habitent, quand bien même ils y sont nés.

Un prince sans pognon, c’est un taxi londonien sans essuie-glaces.

Traiter son prochain de con n’est pas un outrage, mais un diagnostic.

San-Antonio

Quand la viande est en rigolade, la conscience ne se pose pas de problème.

Quand l’amour croît en toi, crois en lui.

On cesse toujours d’être le numéro un mais on ne cesse jamais d’avoir été le premier.

Ne cherche pas à décrocher la lune pour l’offrir à une femme, va plutôt chez Cartier.

La prostitution marcherait moins bien si les hommes n’avaient pas besoin de se confier à tout prix.

San-Antonio, Emballage cadeau (1976)

La plupart des ménages sont composés de célibataires mariés.

La Méditerranée est une sorte de Gange, où les nombrils vont en pèlerinage.

La lumière de l’été est plus rasante qu’un discours électoral.

L’échelle des valeurs est en train de perdre ses barreaux.

L’échec, c’est la réussite du con.

L’atavisme, c’est comme la syphilis: les enfants trinquent.

Jeanne d’Arc n’a pas sauvé la France en étant guerrière, mais en étant combustible.

Il ne faut jamais se foutre de la gueule des riches car on ne sait pas ce qu’on peut devenir.

Les pensées de San-Antonio

Il n’y a que les douaniers qui sachent formuler des questions.

Moi, quand j’ai un message à expédier, je n’écris pas un livre: je vais à la poste.

Interview dans Le Monde, 18 décembre 1970.

Mes dents se déchaussent quand je visite une mosquée.

Les larmes, c’est comme les crevettes grises: plus elles sont salées, meilleures elles sont!

Les femmes se parent de la fourrure des animaux pour plaire aux hommes qui préfèrent la leur.

Le vrai con est con. Celui qui n’est pas un vrai con n’est pas plus con qu’un autre.

Le merveilleux, on s’y habitue plus vite qu’à des godasses trop courtes.

La vie ne sert qu’à mourir.

La vie m’aura servi de leçon. Je ne recommencerai pas…

San-Antonio

La seule satisfaction «réelle» de l’homme, c’est de provoquer la jouissance de la femme.

San-Antonio, Mets ton doigt où j'ai mon doigt

La science est un train que le mécanicien ne peut arrêter.

Mon Dieu, que votre volonté soit fête!

Les pensées de San-Antonio

Mon Dieu, je vous en supplie, qui que vous soyez, soyez!

Les pensées de San-Antonio

Le monde est plein de mecs qui pensent faire leur devoir parce qu’ils font ceux de leurs enfants.

Les pensées de San-Antonio

La poubelle est le meilleur des accessoires de rangement.

La philosophie, c’est l’art de se compliquer la vie en cherchant à se convaincre de sa simplicité.

Les pensées de San-Antonio

La foi, c’est prier un doute pour qu’il protège des réalités.

Les pensées de San-Antonio

L’ingratitude est un gain de temps.

Les pensées de San-Antonio

L’ingéniosité en amour, c’est comme la poésie en littérature. On peut s’en passer, mais c’est dommage.

Les pensées de San-Antonio

Il est préférable d’avoir de très gros défauts que de toutes petites qualités.

Les pensées de San-Antonio

Etre est plus indispensable qu’avoir. Le rêve, c’est d’avoir de quoi être.

Les pensées de San-Antonio

Il faut toujours surprendre une femme si on veut l’intéresser.

Entre deux mots, il faut choisir le pire.

Deux hommes intelligents, d’idées opposées, trouvent beaucoup plus de choses à se dire que deux cons appartenant à un même parti.

Dans la police, la mégalomanie se développe comme la coqueluche dans une école maternelle.

Chez les femmes, c’est comme les artichauts: le coeur est sous les poils.

Un politicien ne peut faire carrière sans mémoire, car il doit se souvenir de toutes les promesses qu’il lui faut oublier.

Les pensées de San-Antonio

En France, si vous criez «bougre de con» dans la rue, tout le monde se retourne.

Les pensées de San-Antonio

Elle était salope à faire divorcer un curé fraîchement marié.

Etre riche, ce n’est pas posséder, c’est posséder trop.

Les pensées de San-Antonio

Elle est trop honnête pour être au lit.

Elle a l’air cruche, mais c’est le genre de cruche dans laquelle je me transvaserais volontiers.

Elle a un regard qui ferait sauter les boutons de braguette comme des balles de mitrailleuse si la fermeture Eclair n’avait pas été inventée.

Ecoutez-moi, Monsieur Shakespeare: Nous avons beau être ou ne pas être, nous sommes!

Les pensées de San-Antonio

Deux hommes se sentent confusément unis par la même femme, alors que deux femmes sont irrémédiablement divisées par le même homme.

Comme disait Jeanne d’Arc en grimpant au bûcher: l’essentiel c’est d’être cru.

C’est rarissime, quelqu’un qui ne vous en veut pas des saloperies qu’il vous a faites.

Les pensées de San-Antonio

Les femmes faciles sont les bienfaitrices des queues pressées mais disconviennent aux romantiques de mon espèce.

San-Antonio

Un chef, moins il parle, plus il est écouté.

Nous autres, Français, avons la spécialité de ne réussir que ce que nous n’entreprenons pas.

Il arrive à un con d’avancer, mais seulement à reculons.

Les pensées de San-Antonio

C’est une prouesse que d’écrire sur les cons sans citer de nom. Mais surtout, souvenez-vous bien: on est toujours le con de quelqu’un.

Quand une génération de cons a enfin disparu, il reste toujours sa descendance.

Il y aurait plusieurs façons d’être cons, mais le con choisit toujours la pire.

Un homme intelligent n’est rien d’autre qu’un con raté.

Les pensées de San-Antonio

Si les cons n’existaient pas, il ne faudrait surtout pas les inventer.

Quand vous tenez quelqu’un pour un con, lâchez-le!

Dieu a fait le monde en cinq jours. Ensuite il a fait le con.

Les pensées de San-Antonio

– Votre mari n’est pas là, madame Eiffel? – – Non, il est allé faire une tour.

Il vaut le détour, mais pas dans le sens où l’entendent les guides.

Parler est le plus moche moyen de communication. L’homme ne s’exprime pleinement que par ses silences.

J’aime profondément qui j’aime sans détester pour autant qui je n’aime pas.

Je commence à être vieux, ce qui signifie que je finis par l’être.

Les femmes, c’est comme les artichauts: le coeur est sous les poils.

Prenez l’habitude de bien baiser votre femme, vous lui éviterez le dérangement d’aller se faire baiser par vos copains.

Je trouve que la plus stupide, la plus connasse des bonnes femmes n’est pas aussi con qu’un homme. La connerie, la vraie connerie, la connerie rutilante, la connerie superbe, c’est l’homme.

Dans une administration, plus qu’ailleurs et autant que dans l’armée au moins, tu dois te soumettre au supérieur, voilà pourquoi tu as tellement tendance à faire chier l’inférieur. L’inférieur, c’est ta compensation, ton aspro, ta soupape.

Les chanteurs, dès qu’ils la bouclent, on les oublie. L’oreille est un conduit, rien n’y séjourne.

Un mariage est soit une corne d’abondance, soit une abondance de cornes.

La France c’est ma mère. On peut changer d’épouse mais on ne peut pas changer de mère.

Quand tu bégaies en anglais, ça se remarque deux fois plus; en italien, ça passe complètement inaperçu.

Le temps est plus difficile à tromper que les femmes.

Le passé est un oeuf sans germe: tout ce qu’on peut en tirer c’est une omelette.

Les discours ressemblent aux courses cyclistes qui se gagnent dans les derniers mètres.

Avec le temps, certaines célébrités deviennent comme la Sibérie: on sait qu’elle existe mais personne ne veut y aller.

Les Français qui croisent une étrangère lui regardent successivement les jambes, les yeux et l’annulaire gauche.

Le propre d’une épouse avisée est de démontrer, la vie durant, à son mari, qu’il est trop bête pour elle et trop intelligent pour son salaire.

Les idées préconçues sont des rails sur lesquels les individus se déplacent.

Chez les bonnes gens, la vie est aussi plate qu’un court de tennis.

San-Antonio

Il faut se méfier des femmes qui ne se croient pas irrésistibles: elles font un complexe et c’est beaucoup plus redoutable que les simagrées des pimbêches.

Il ne faut pas grand chose pour gommer la beauté et dissiper la grâce d’un visage. La viande la mieux modelée est prête à endosser l’horreur, c’est-à-dire à devenir en surface ce qu’elle est à l’intérieur: rebutante.

Le seul mérite des bagnoles américaines, c’est qu’on peut transporter des cadavres dans leur coffre sans avoir à en replier les jambes.

L’Uruguay est un patelin inimportant, connu seulement des joueurs de Scrabble à cause de ses trois u.

Chez nous, il n’y a que l’ancienneté qui paie. Seulement, ils vous catapultent à la retraite de plus en plus tôt.

San-Antonio

Nos souvenirs sont des rots de l’âme à éventer d’un geste.

C’est à la culotte de ses filles qu’on juge un pays.

La vie est grise, avec tous ces gens consternés ressemblant à des parapluies en train de sécher.

Les hommes sont empêtrés dans leurs fantasmes comme des spaghettis dans du parmesan fondu.

Chez nous les emmerdes, on les étire pour qu’elles fassent plus d’usage.

On meurt par à-coups, comme on change de classe au lycée.

Les crêpes, c’est comme les français: elles retombent toujours du même coté.

Pour l’homme, le mensonge est un outil; pour la femme, une parure.

Le malheur est à l’art ce que le fumier est à la culture maraîchère.

La politique c’est le coté gazeux de la nation: sa limonade, son champagne, ses pets.

Les seules vacances de l’homme sont les neuf mois qu’il passe dans le sein maternel.

San-Antonio, Je le jure (1975)

Je vois des mémères dans les stations de sports d’hiver qui feraient mieux de faire de l’avalanche que du ski.

San-Antonio

Les moyens termes sont toujours des moyens ternes.

C’est à se demander à quel âge il faut les prendre les femmes si on veut s’assurer la priorité. Le mieux c’est de les adopter à l’âge de deux mois et d’aller les élever au sommet de l’Everest.

Une femme aux cheveux châtains est une blonde modeste.

Les hommes s’imaginent faire des enfants, alors qu’ils ne font que d’autres hommes.

Les pensées de San-Antonio

Nous autres, poètes, quand nous avons de la peine, au lieu de la chasser, nous lui cherchons un titre.

L’existence, c’est comme ça: tu fais des gosses et tu attends qu’ils s’en aillent. Et puis, quand ils sont partis, tu attends qu’ils reviennent.

Les pensées de San-Antonio

Le suicide, c’est le seul acte philosophique. S’il ne porte pas ses fruits, il devient quelque chose de ridicule qui vous éclabousse.

Il faut beaucoup de talent pour faire rire avec des mots. Mais il faut du génie pour amuser avec des points de suspension…

France-Soir, le 11 décembre 1975.

On ne meurt pas riche de ce qu’on a fait, on meurt pauvre de ce qu’on n’a pas fait.

Quand le jour vacille, c’est la nuit qui tombe.

San-Antonio

Exagérer c’est être libre.

Aux U.S.A. avec deux bourbons bien tassés on devient aussi intelligent que n’importe qui.

Les pensées de San-Antonio

Tu fais des gosses et tu attends qu’ils s’en aillent. Et puis, quand ils sont partis, tu attends qu’ils reviennent.

Plus j’y pense, plus je me dis qu’il n’y a aucune raison pour que le carré de l’hypoténuse soit égal à la somme des carrés des deux autres côtés.

San-Antonio

Certaines gens ont tellement honte d’emprunter qu’ils n’osent pas rendre.

Les pensées de San-Antonio

Comme cette mère dont le fils est tombé à l’eau. Il ne sait pas nager, on se précipite. Un homme plonge, ramène l’enfant, et la mère demande: «Et son bérêt?»

San-Antonio, Je le jure (1975)

Il était si vieux qu’il avait l’air d’un oubli.

Chaque jour à vivre est une victoire. – Chaque jour vécu, une défaite.

Les pensées de San-Antonio

Ce qui console de la mort des amis, c’est qu’ils laissent des veuves.

Comme il avait sommeil, je l’ai couché sur mon testament.

Il faut mourir pour mesurer pleinement son degré de popularité.

Les pensées de San-Antonio

Un con vivant est plus intelligent qu’un intellectuel mort.

Le pétomane est mort. – Pet à son âme.

J’acquiesce (d’épargne).

San-Antonio, Champagne pour tout le monde

Ce pinard est joyeux comme une ronde d’enfants.

Son bonheur avait duré ce que dure un Beaujolais sur le zinc d’un troquet.

Béru se torpille deux bouteilles de Bordeaux, sous prétexte que ce vin ne fatigue pas.

La merde fertilise les roses et, malgré tout, les roses sentent bon!

Ce n’est pas la misére qui provoque le besoin d’égalité, mais la richesse.

Si tu es athée c’est que tu es de mauvaise foi.

Je suis anti-tabac. Je trouve stupide de se suicider en incommodant ses contemporains.

Je ne t’ai pas épousée pour la durée de ta vie, mais pour la durée de la mienne.

Le bon sens c’est ce qui permet d’être écouté quand vous n’êtes pas intelligent.

Dans l’existence, il est important de se préparer des motifs d’échec, ainsi les réussites n’en sont que plus brillantes.

Il vaut mieux un peureux qui assume sa peur qu’un courageux qui gaspille son courage.

A notre époque les vieux cons sont de plus en plus jeunes.

Je ne souhaite pas la mort des cons: j’aime trop mes semblables.

Il y a des gens que j’aime et que je traite de cons, mais il n’y a pas de cons auxquels je dis que je les aime.

L’amour et le mépris sont des sentiments qui me permettent de supporter mes semblables.

Les hommes sont faits pour s’entendre quand ils ne se tuent pas.

Moi j’appelle un chat une chatte.

San-Antonio, Si Queue-d'Ane m'était conté (1976)

Je déjeune en ligotant le baveux du morning. Je fais du rififi en Suisse, je vous le dis. Trois colonnes à la une …

San-Antonio, Au suivant de ces messieurs (1957)

J’ai un client à déposer à l’Alma… J’y serai dans dix minutes… Effectivement, douze broquilles plus tard, je vois paraître un grand costaud.

San-Antonio, Des gueules d'enterrement (1957)

Le règlement est formel, et pourtant, le règlement je m’assois dessus, vous voyez.

San-Antonio, Passez-moi la Joconde (1954)

L’ambition éloigne l’homme de lui-même: il se quitte pour arriver.

Les pensées de San-Antonio (1996)

Ses grandes dents excluent mes rêves de fellation les plus impétueux.

Trente centimètres, c’est petit pour un nain, mais c’est grand pour une bite.

Je me croyais chêne, je n’étais qu’un gland.

L’auto a mis les adjas, le portail s’est refermé.

San-Antonio, Ne mangez pas la consigne (1961)

Ne pas pouvoir revenir en arrière est une forme de progression.

J’aurais fait rimer des mots qui ne riment pas à grand-chose… Les vieilles dames m’auraient appelé «maître» et les jeunes gens «vieux con»; bref, j’aurais été quelqu’un.

San-Antonio, Passez-moi la Joconde

Une gonzesse qui pouffe n’est pas loin du paf, comme dit mon pauvre cher Béru.

San-Antonio, A prendre ou à lécher (1980)

C’est fou ce que les bonshommes sont fiers de leurs chiares. Et Dieu sait qu’il n’y a pas de quoi, souvent! Utopistes! vous remarquerez que les descendants sont vraiment descendants.

San-Antonio, On t'enverra du monde

La réelle beauté de l’amour, c’est ce cri qu’elles poussent en jouissant, les frangines.

San-Antonio, Fais-moi des choses

Toutes les mères aiment que leur grand garçon aille s’embourber la fille du voisin. Elles y trouvent comme une espèce de supériorité sur le reste de l’humanité.

San-Antonio, A tue... et à toi (1956)

Déjà je marchais en amazone avec une copine voiturée. On faisait la porte Maillot, en lisière du Bois.

San-Antonio, J'ai essayé : on peut ! (1973)

Elle cueille son verre délicatement (ah, que l’adverbe est donc la prise de conscience de la langue!) …

San-Antonio, Remets ton slip, gondolier (1976)

Si tous les cons volaient, il ferait nuit.

Les Cons (1973)

La seule émission qui mérite que l’on paye sa redevance télé est Questions pour un champion.

Les dix plus belles années d’une femme sont entre l’âge de 27 et 30 ans.

Un con est exquis, pourvu qu’il se taise.

Regardez bien les hommes. Et maintenant, regardez-moi! Vous ne trouvez pas que je leur ressemble?

L’amour, d’abord, ça ne se dit pas, ça se fait.

Tout ce que pense, dit et fait un con est con.

En le questionnant, tu risques de lui mettre le prépuce à l’oreille.

L’avenir du langage, c’est moi!

San-Antonio, En long, en large et en travers (1958)

Les sens, va-t-en savoir ce qui leur passe par la tête.

San-Antonio, Si Queue-d'Ane m'était conté (1976)

A Lyon, la vraie lumière ne vient pas d’en haut, mais d’en bas.

Lyon ville lumière (1979)

Egalité pour devoir baiser sans condition d’érection, vous qui n’avez qu’à ouvrir les jambes et à bramer «ah! qu’c’est bon?». Egalité pour devenir chauve, vous qu’on enterre avec des tignasses de horse-guard?

Y'a de l'action (1981)

On ne cogne pas assez ses semblables. Dommage, ça les rendrait un peu plus semblables.

San-Antonio, Si Queue-d'Ane m'était conté (1976)

Je comprenais que ça se passait pas bien dans la vie, que c’était compliqué, qu’il y avait de la concurrence, que, même en arrivant très tôt, on arrivait trop tard.

San-Antonio, Je le jure (1975)

Comme Dieu est bon d’avoir créé la femme salope! Sinon elle ne serait que chiante.

Y a des gens absolument insurmontables. Ça te gêne de les savoir mammifères à part entiere. Tu les préférerais reptiles ou batraciens pour bien justifier ta répulsion.

San-Antonio, Buffalo Tide

– Vous avez dû en voir de dures, ma pauvre amie! – – J’en ai vu davantage de molles!

Un péché réussi est préférable à une bonne action ratée.

Les pensées de San-Antonio

Un homme intelligent peut faire le con, un homme con ne peut pas faire l’intelligent.

Les Cons (1973)

Une femme sexy n’est pas une créature, mais une récréature.

Une femme doit toujours avouer son âge quand il lui va bien.

Les pensées de San-Antonio

Une épouse adultère ne se sent jamais coupable que des tromperies que son mari connaît.

Les pensées de San-Antonio

Un beau pet est bien plus drôle qu’un bon mot.

Les pensées de San-Antonio

Trente centimètres, c’est petit pour un nain, mais grand pour une bite.

Les pensées de San-Antonio

Seuls les adeptes du yoga sont capables de péter plus haut que leur cul.

Se distraire, c’est essayer d’oublier le temps et, par conséquent, le perdre.

Les pensées de San-Antonio

Sa femme est encore bien pour mon âge.

Qui mal se connaît, bien se porte.

Les pensées de San-Antonio

L’intelligence n’est que l’humilité d’un con qui ne sait pas encore qu’il est con.

L’instinct est une façon de ne pas penser.

Les pensées de San-Antonio

L’instant qui va suivre ne vaut que par celui qui précède.

Les pensées de San-Antonio

L’esquimau, par moins quarante, il peut pas se permettre de se faire sucer, malgré son appellation hautement qualificative.

Les souvenirs sont doux à qui les raconte. Chiants à qui les écoute.

Les pensées de San-Antonio

Les poètes quand ils ont de la peine, au lieu de la chasser, ils lui cherchent un titre.

Les pensées de San-Antonio

Les morts vieillissent mal.

Le silence, on n’a rien trouvé de plus éloquent dans les cas graves.

Les pensées de San-Antonio

Les filles minces n’impressionnent vraiment que les filles grosses.

Les pensées de San-Antonio

Le sexe a des effluves que la raison ignore mais que le cul reconnaît.

Quand c’est toi qui pleures, c’est un drame. Quand c’est ton prochain, c’est un spectacle.

Les pensées de San-Antonio

Puisque notre destin commun est de finir dans un trou, fasse le ciel qu’il ait du poil autour!

Prenez garde en traversant la vie: un con peut en cacher un autre.

Poème idiot: – – Tu ignores encore ou j’habite – Et tu peux l’apprendre demain – En attendant voici ma b… – Et tu peux la prendre à deux mains.

Les pensées de San-Antonio

Pénis: le canari des iles sous le ventre.

On se met à devenir vieux sitôt qu’on cesse de grandir.

Les pensées de San-Antonio

On n’a rien à gagner à emmerder les gens qui n’ont rien à perdre.

On est comme on naît.

Les pensées de San-Antonio

On doit choisir entre s’écouter parler et se faire entendre.

Les pensées de San-Antonio

On a trop tendance à fabriquer des autos avant des autoroutes et des gosses avant des écoles.

Les pensées de San-Antonio

Les deux hommes sont de la même mère, mais pas de la même paire.

Les cimetières sont éclairés au néant.

Le scandale dispose de deux atouts maîtres: le silence et le temps.

Les pensées de San-Antonio

Les Américains n’ont de commun avec Einstein que la seconde nationalité de ce dernier.

Les pensées de San-Antonio

L’ennui avec les cérébraux, c’est qu’ils passent leur vie à se dire qu’ils le sont.

Les pensées de San-Antonio

Le mystère féminin? Une migraine, bien souvent.

Les pensées de San-Antonio

Le futur n’est autre que du présent qui se précipite à notre rencontre.

Le corbeau croasse, la grenouille coasse et le serbo croate.

Le coeur et la raison se sont toujours foutus sur la gueule chaque fois qu’on les a mis en présence.

Les pensées de San-Antonio

Le cercle n’est qu’une ligne droite revenue à son point de départ.

La plus grande des politesses consiste à plaire.

Les pensées de San-Antonio

L’an dernier j’étais encore un peu prétentieux, cette année je suis parfait.

La mort, c’est la noblesse du con.

Les pensées de San-Antonio

La mort est fatale aux gens célèbres.

La modestie n’est pas la moindre de mes qualités.

La larme est la goutte d’eau qui fait déborder l’âme.

Les pensées de San-Antonio

La grosseur des bourses est en rapport avec les performances sexuelles: si l’intendance ne suit pas, la bataille est de courte durée.

Les pensées de San-Antonio

La devise des Kennedy: ne pas se laisser abattre.

La culture, c’est de connaître cent mots de plus que les autres.

Les pensées de San-Antonio

La baise, c’est le Te Deum de l’amour quand on aime. Sinon, c’est juste une passe.

Les pensées de San-Antonio

Je suis un pénisman.

Je suis plus importuné qu’un montreur de marionnettes qui aurait des morpions.

Je ne sais plus à quels seins me vouer.

Les pensées de San-Antonio

J’ai davantage peur de la vie que de la mort.

Il y a toujours pire que le pire.

Les pensées de San-Antonio

Il vaut mieux souffrir d’une absence que d’une présence.

Les pensées de San-Antonio

Il n’y a pas «le bien», il n’y a pas «le mal», il y a nous.

Les pensées de San-Antonio

Il n’existe pratiquement aucune différence entre un Anglais en érection et un Italien impuissant.

Il ne suffit pas d’avoir des actions en bourse, encore faut-il avoir des bourses en action.

(A propos de Coluche) – Il n’est pas numéro 1, il est le premier comme François 1er fut le premier des rois Valois. On cesse toujours d’être le numéro 1 mais on ne cesse jamais d’avoir été le premier.

France-Soir, le 11 décembre 1975.

Il n’est pas absolument nécessaire d’être con pour vivre parmi les cons. J’ai essayé, on peut!

Il est des moments où la joie est bien triste.

Les pensées de San-Antonio

Il avait un peu collaboré, histoire de se faire un peu d’argent de boche.

Il avait tellement pris de ventre que pour pisser il lui fallait un rétroviseur et une pince à cornichons.

Il a tellement changé qu’il a eu du mal à me reconnaitre.

Entendre des voix célestes, ce n’est pas catholique.

Les pensées de San-Antonio

Très honoré, dis-je à ce personnage d’ailleurs très balzacien.

San-Antonio, Certaines l'aiment chauve (1975)

Vous me direz que j’ai un faible pour les amours ancillaires, à quoi je vous répondrai que ce sont celles qui conviennent le mieux à un homme soucieux de sa liberté.

San-Antonio, La tombola des voyous (1957)

Je me suis levé avec lassitude. Ma montre dit treize heures, ce qui est un tour de force pour un cadran numéroté jusqu’à douze.

San-Antonio, Le Fil à couper le beurre (1955)

Deux hommes intelligents, d’idées opposées, trouveront beaucoup plus de choses à se dire que deux cons appartenant à un seul parti.

Les pensées de San-Antonio (1996)

J’hésite, je piaffe (comme la môme), je rue, j’invective, je bave, je scrute, j’opte.

San-Antonio, Fais gaffe à tes os (1956)

Les gens que tu couches sur ton testament ne dorment que d’un oeil.

Réflexions définitives sur l'au-delà (2000)

Il y a beaucoup de gens dont la mort me surprend parce que je les croyais décédés depuis longtemps.

Réflexions définitives sur l'au-delà (2000)

Beaucoup de gens sont plus utiles à leur pays morts que vivants.

Réflexions définitives sur l'au-delà (2000)

Vivre, c’est arpenter un tapis roulant allant en sens inverse de ton déplacement.

Réflexions définitives sur l'au-delà (2000)

Vieillir, c’est un jour de moins chaque soir.

Réflexions définitives sur l'au-delà (2000)

Le signe de notre époque, c’est que les vieux cons sont de plus en plus jeunes.

Réflexions appuyées sur la connerie (1999)

Il y a plusieurs façons d’être con, mais le con choisit toujours la pire !

Réflexions appuyées sur la connerie (1999)

Ce sont toujours les cons qui l’emportent, étant donné leur surnombre.

Réflexions appuyées sur la connerie (1999)

Le grand homme n’est grand que par la connerie des autres.

Réflexions appuyées sur la connerie (1999)

Il a l’air du gars qui a porté son cerveau au mont-de-piété et qui a perdu le récépissé.

Réflexions jubilatoires sur l'existence (2000)

Je suis toute ouïe, comme un poisson hors de l’eau.

Réflexions jubilatoires sur l'existence (2000)

Les jeans, c’est comme les femmes : le plus duraille est d’y entrer la première fois.

Réflexions jubilatoires sur l'existence (2000)

Sa tête ressemble à une cour de récréation : les idées galopent dans tous les sens.

Réflexions jubilatoires sur l'existence (2000)

La neige perle en permanence à la pointe des montagnes comme le lait aux seins d’une nourrice.

Réflexions jubilatoires sur l'existence (2000)

Dans ma vie, il y a autant d’imprévu que de trous dans une roue de gruyère.

Réflexions jubilatoires sur l'existence (2000)

A la première Toussaint, les chers défunts font toujours le plein. Ensuite, le temps fait son boulot.

Réflexions définitives sur l'au-delà (2000)

Il fait comme le défunt : il s’éternise.

Réflexions définitives sur l'au-delà (2000)

Le portail est grand, tout vert.

Réflexions poivrées sur la jactance (1999)

Il ferait beau voir ! Comme disait Sartre.

Réflexions poivrées sur la jactance (1999)

Comme des arabes travaillant dans une palmeraie, on prend datte.

Réflexions poivrées sur la jactance (1999)

Lorsqu’elle est étendue sur la bruyère, cette fille a du caractère !

Réflexions poivrées sur la jactance (1999)

Offrir une tournée à un facteur ne manque pas d’à-propos.

Réflexions poivrées sur la jactance (1999)

Il y a une justice, puisque les cons ont l’air con.

Réflexions appuyées sur la connerie (1999)

Un con est exquis pourvu qu’il se taise.

Réflexions appuyées sur la connerie (1999)

Dieu a fait le monde en cinq jours. Le sixième, il a fait le con.

Réflexions appuyées sur la connerie (1999)

Les crêpes, c’est comme les Français : elles retombent toujours du même côté.

San-Antonio, Pleins feux sur le tutu (1984)

Un Anglais triste est un pléonasme.

Réflexions sur les gens de chez nous et d'ailleurs (1999)

Le cardinal Duplessis s’assombrit tellement qu’il se met à ressembler à une photographie de lui sous-exposée.

San-Antonio, J'ai essayé : on peut ! (1973)

Je vide deux grands godets de vin, ce qui m’enveloppe positivement la cervelle dans une serviette chaude.

San-Antiono, Y a de l'action ! (1967)

Mademoiselle, messieurs, en attendant les résultats de nos investigations, je vous serais reconnaissant de ne pas quitter la propriété L’encours suit sa quête !

San-Antonio, Le secret de Polichinelle (1958)

Voilà qu’après avoir été le tombeur, je deviens l’hécatombeur de ces dames. Chienne de vie !

San-Antonio, Vas-y Béru ! (1965)

La vie appartient à ceux qui ne reculent pas.

Des yeux pour pleurer (1957)

Cauchon qui s’en dédit, comme disait l’évêque qui cherchait des crosses à Jeanne d’Arc et qui lui a fait le coup de la femme au foyer bien avant que Landru ait fait breveter le système.

San-Antonio, Prenez-en de la graine (1959)

Un mari est toujours plus ou moins ridicule. Se croire propriétaire d’une femme est puéril. Une femme n’appartient à personne. C’est une chose exposée aux convoitises. La femme la plus sérieuse se répand dans les yeux qui la sollicitent.

Saint-Gengoul (1945)

Il faut avoir patienté devant une cabine téléphonique occupée par une femme pour vraiment mesurer à quel point le beau sexe est bavard.

Le Pain des fossoyeurs (1957)

Rien n’exprime avec plus de force la précarité de l’existence que Paris un dimanche après-midi d’automne.

Réflexions sur les gens de chez nous et d'ailleurs (1999)

En France, les nantis ont le tempérament socialiste et le peuple, des instincts bourgeois.

Réflexions sur les gens de chez nous et d'ailleurs (1999)

Impossible n’est pas français. C’est pourquoi en France on réussit tout, sauf le possible.

Réflexions sur les gens de chez nous et d'ailleurs (1999)

Aux Etats-Unis, t’as rien besoin de savoir : y a des appareils distributeurs qui pensent pour toi.

Réflexions sur les gens de chez nous et d'ailleurs (1999)

L’Irlandais a le goût de la porte peinte, comme le Rosbif celui de la pelouse bien tondue et le Français celui du comptoir de zinc.

Réflexions sur les gens de chez nous et d'ailleurs (1999)

Il pleut. C’est la raison sociale de l’Irlande.

Réflexions sur les gens de chez nous et d'ailleurs (1999)

Le vice est plus terrible lorsqu’il est allemand.

Réflexions sur les gens de chez nous et d'ailleurs (1999)

Les Japonais sont les Martiens de la planète Terre.

Réflexions sur les gens de chez nous et d'ailleurs (1999)

En Inde, seuls les pantalons bouffent.

Réflexions sur les gens de chez nous et d'ailleurs (1999)

Les hommes sont les mêmes partout : les frontières ne figurent que dans nos âmes. Mais ne dis jamais à personne que la seule vraie patrie de l’homme, c’est l’homme ! On te prendrait pour un poète. Ce qui est pire que tout.

Réflexions sur les gens de chez nous et d'ailleurs (1999)

Y a deux sortes d’automobilistes : ceux qui sont au volant de leur voiture, et ceux qui en sont descendus. Les premiers s’appellent les affreux chauffards et et les deuxièmes les horribles piétons…

Le Standinge selon Bérurier (1965)

A quoi te servirait cette imagination féconde si tu ne pouvais l’employer à travestir la dure réalité d’un vilain moment ?

San-Antonio, En avant la moujik (1969)

Il y a des gens qui vous font bonne mine par-devant et qui vous flanquent des coups de pied dans le ventre par-derrière.

San-Antonio, Vas-y Béru ! (1965)

Le ciel est trop haut, la terre est trop basse, seul, le comptoir est à la bonne hauteur.

San-Antonio, Lâche-le, il tiendra tout seul (1999)

Ta vie n’intéresserait même pas un spécialiste des voies urinaires.

San-Antonio, Ca tourne au vinaigre (1956)

Maintenant, l’humanité est devenue un projectile. Lorsqu’on boit de la bière au buffet d’Orly, on évacue dans les closets de Karachi, c’est la vie.

San-Antonio, Les Doigts dans le nez (1956)

Ca fait plaisir d’être connu et reconnu. Du reste, il n’y a que les gens connus qui sont reconnus; c’est connu.

San-Antonio, Les Doigts dans le nez (1956)

Je me sens fatigué comme si j’avais essayé de mesurer l’intelligence d’un gendarme avec une chaîne d’arpenteur.

San-Antonio, De «A» jusqu'à «Z» (1961)

Le jour où les hommes comprendront qu’en donnant la vie on offre aussi la mort, ils hésiteront peut-être à vider leurs burettes.

San-Antonio, Céréales killer (2001)

Tout se joue en une effraction de seconde, comme dirait Mister Gradube.

San-Antonio, On liquide et on s'en va (1981)

j’ai travaillé pour la Galerie. La Fayette.

San-Antonio, Le Fil à couper le beurre (1955)

Prenez-en de la graine. Louise de Vilmorin.

San-Antonio, Le Fil à couper le beurre (1955)

J’ai quelque chose dans le buffet. Henri II.

San-Antonio, Le Fil à couper le beurre (1955)

Le bourdon que je trimbale depuis quelques jours est si monumental que vous auriez envie de m’acheter une voiture à bras pour faciliter le transport.

San-Antonio, J'ai bien l'honneur de vous buter (1955)

Il pleut sur la ville pis que dans le coeur de Verlaine. Les maisons de briques sont tristes comme un rendez-vous d’amour raté.

San-Antonio, J'ai bien l'honneur de vous buter (1955)

L’antipathie, c’est comme l’amour: ça implique une certaine réciprocité.

San-Antonio, Rue des Macchabées (1954)

L’amour, c’est une onde de bonheur en cours de matérialisation.

San-Antonio

Etre vachard, c’est le lot de consolation du berné.

Les pensées de San-Antonio (1996)

Queutard infatigable, il lui arrivait d’aller tirer une dame accompagnée en qui il avait illico reconnu la salope.

San-Antonio, Les Soupers du Prince (1992)

Je reconnais le pet comme mode d’expression. Il contient des vertus comiques certaines.

Les pensées de San-Antonio (1996)

Les femmes moches sont celles qu’on ne sait pas regarder.

Les pensées de San-Antonio (1996)

Et Félicie, que maquille-t-elle en ce moment? Elle doit promener Antoine le long du champ de courses de Saint-Cloud.

San-Antonio, Remets ton slip, gondolier (1976)

Tel un curé excommunié, il n’en a cure.

San-Antonio, A prendre ou à lécher (1980)

Un coup de latte à cet endroit fait plus de mal qu’un coup à l’amour-propre…

San-Antonio, Au suivant de ces messieurs (1957)

Pour me réconforter, un de ses compagnons me file un coup de genou dans les joyeuses, et, instantanément, mon coeur me remonte dans la gargane, sans doute parce que je l’avais placé trop bas!

San-Antonio, Au suivant de ces messieurs (1957)

Le loufiat qui m’a servi et m’a tout l’air d’appartenir à la jaquette flottante s’extasie devant une photo de magazine représentant le plus bel athlète in the world.

San-Antonio, Au suivant de ces messieurs (1957)

Les choses sont collectifs, dans cette cour des miracles. Justement un gros type en sort en remontant son grimpant.

San-Antonio, Des gueules d'enterrement (1957)

Ceux qui sont moins glands que les autres parmi mes lecteurs ont déjà compris.

San-Antonio, Ne mangez pas la consigne (1961)

Elle rit. Je ris aussi. Pas longtemps, car ma pauvre frite me reflète dans la glace du bar.

San-Antonio, Au suivant de ces messieurs (1957)

Je me dis qu’il s’agit peut-être d’un coup fourré organisé par des malfrats qui en voudraient à mes os préférés.

San-Antonio, Berceuse pour Bérurier (1960)

Dites, c’est de la cellulite que j’aperçois au-dessus des mollets ? On va la faire inscrire dans un fitness. C’est petits travers se gomment sans problème.

San-Antonio, Au bal des rombières (1990)

Les fillasses, faut toujours qu’elles jouent à la poupée, tu noteras. Et ça leur passe jamais. Même qu’elles ont le prix Cognacq, elles continuent leur jeu. Même vioque avec les petits-enfants.

San-Antonio, J'ai essayé : on peut ! (1973)

La litière est en train de devenir fumier. Une brouette, d’ailleurs, est emplie de cette chose fertilisante dans laquelle est plantée une fourche.

San-Antonio, Chauds, les lapins (1986)

Le fade, il est jamais tout à fait atteignable. Au moment de l’éblouissure tu te rends compte que c’est pas gagné, mais t’espères que ce le sera la prochaine.

San-Antonio, Remets ton slip, gondolier (1976)

Ils claquent des chailles … Des dominos pareils, ça fait récital de castagnettes à l’opéra de Madrid.

San-Antonio, Béru-Béru (1970)

Je rampe à l’abri du parasol et je commence à me déloquer. Lorsque mes fringues sont en tas, elles ressemblent à un paquet de tripes à la mode de Caen.

San-Antonio, Au suivant de ces messieurs (1957)

En quelques heures, l’intéressé défunte d’un arrêt du coeur.

San-Antonio, Le secret de Polichinelle (1958)

Ces messieurs-dames me défriment, mais sans marquer la moindre stupeur, avec seulement une curiosité un peu méprisante.

San-Antonio, Ne mangez pas la consigne (1961)

Beaucoup de citoyens déprimés ne tiennent le coup que parce qu’ils le tirent.

Les pensées de San-Antonio (1996)

J’avais laissé des messages dans tous vos points de chute pour vous signaler que j’ai à vous entretenir!- Je ne fréquente pas toujours mes points de chute, monsieur le directeur, n’étant pas du genre routinier.

San-Antonio, Chauds, les lapins (1986)

Son bonhomme était un cavaleur de première: main au cul, haleine fraîche, oeil de velours …

San-Antonio, Remouille-moi la compresse (1983)

Le régime basses calories, ça leur naufrage le mental. Si tu bannis la tortore de la vie, il te reste quoi, à cet âge?

San-Antonio, Au bal des rombières (1990)

Il met son brandillon en avant. Je le lui bloque et le tords. Il gueule; une trosion, le voilà à genoux par terre.

San-Antonio, Au suivant de ces messieurs (1957)

– Voilions voir que j’le goûte, fait-il en emplissant son verre.Il engloutit, clape de la menteuse, dubitative du chef, reverse un plein godet, le revide.- Corrèque, déclare l’oracle. Je croiliais au premier ras bord qu’il était bouchonné.

San-Antonio, Au bal des rombières (1990)

Chez eux autres, c’est bonjour-bonsoir! Je passais, je m’en vais! Tout va bien, O.K.

San-Antonio, Béru-Béru (1970)

La France et ses bombinettes pour noces et banquets, tout juste bonnes à faire tarter les gens heureux du Pacifique, mais bien incapables d’impressionner les grands méchants de ce monde!

San-Antonio, L'Archipel des Malotrus (1967)