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Citations de : Françoise Giroud

Qu’advient-il de l’esprit lorsque le fil de la vie est tranché?

Ce que je crois (1978)

L’image de mon père, son action, son souvenir, sa légende devaient rester intouchés.

Si je mens... (1975)

Le droit fil politique de l’Express est aujourd’hui le même qu’en 53.

Si je mens... (1975)

Et la pilule, excusez du peu ! Ce n’est pas mieux.

Si je mens... (1975)

Alors j’ai fait quelques articles, des encadrés, des petites choses.

Si je mens... (1975)

On dit toujours du bien de ceux qui meurent. Moi pas, c’est un conformisme qui m’exaspère. Seuls les vivants respectables font des morts respectables.

C'est arrivé hier

Ecrire, j’y arrive encore. Vivre, cela me paraît de plus en plus superflu.

C'est arrivé hier

Pourquoi l’humanité n’a-t-elle pas été tout entière noire, blanche ou jaune?

C'est arrivé hier

Les Bourses ne traduisent pas l’état des économies, mais la psychologie des investisseurs.

La rumeur du monde

Ce n’est pas la peine d’avoir du talent à la cinquième ligne si le lecteur ne dépasse pas la troisième.

Bonheur: faire ce que l’on veut et vouloir ce que l’on fait.

Ce que je crois (1978)

J’ai mis vingt ans à savoir que le ciel, pour moi, était vide et qu’aucun secours ne me viendrait de là. Ni d’ailleurs, mais ce fut un peu plus long.

Ce que je crois (1978)

La plupart des femmes oscillaient entre le remords et l’hystérie, elles ne pouvaient être que coupables ou hors de leur corps.

Une femme honorable (1981)

Tout chef politique doit avoir l’instinct du tueur!

La Comédie du pouvoir (1977)

L’idéal de la maîtresse de maison experte s’est substituée à celui de l’amoureuse experte.

Une femme honorable (1981)

Comment peut-on être satisfait de soi à la télévision, sauf à être malade de fatuité? A quel diable obéit-on en s’exposant ainsi?

C'est arrivé hier

Etre belle n’est pas mon métier, mais c’est une politesse quand on s’exhibe. J’ai le sentiment bizarre d’être impolie …

C'est arrivé hier

La voici devenue la femme la plus célèbre du monde parce qu’elle a ouvert la braguette du président des Etats-Unis, condamnée à ce que, désormais, on regarde toujours sa bouche avant ses yeux.

C'est arrivé hier

Le monde va devenir une gigantesque loge de concierge.

C'est arrivé hier

Elles sont drôles, les femmes d’aujourd’hui, qui veulent un homme, mais ne veulent pas d’hommes …

C'est arrivé hier

Ce qui distingue les adultes des enfants, c’est la taille de leurs jouets.

C'est arrivé hier

De la dioxine dans le poulet! Donc dans les oeufs! Dans le poisson! Dans les nouilles! Dans le lait! C’est le bouquet que nous offre l’alimentation industrielle. Bientôt, on ne pourra plus se nourrir que de caviar!

C'est arrivé hier

Ne pas faire la gémissante. Il y a des gens qui, en rentrant chez eux, ne trouvent que la facture d’EDF.

C'est arrivé hier

Je veux bien que l’on suffoque dans la raison, mais que l’on s’y tienne!

C'est arrivé hier

Il ne faut jamais oublier que la majorité, en France, est à droite, aujourd’hui comme hier.

C'est arrivé hier

Le désir n’a jamais fait la preuve de l’existence de l’objet du désir.

Ce que je crois (1978)

Ils n’ont pas fini, les petits-enfants du christianisme, de se prendre pour les fils de Dieu.

Ce que je crois (1978)

Le pardon spontané des offenses n’est pas dans mes moyens.

Ce que je crois (1978)

On ne tire pas sur une ambulance.

A propos de Jacques Chaban-Delmas dans l'Express, 1974.

Garçon ou fille, homme ou femme, il n’y a que des individus fiables ou non.

Ce que je crois (1978)

Ce n’est pas le pouvoir du rêve qui manque à la gauche. C’est un rêve neuf.

Dans l'hebdomadaire l'Express, janvier 1975.

Et je crois que la foi est une espérance tragique.

Ce que je crois (1978)

Pour ce qui est du corps, on ne s’emploie jamais assez à le rendre heureux.

Ce que je crois (1978)

Ce sont des moments où il faudrait pouvoir porter un bras en écharpe, un plâtre, un pansement au visage, quelque chose qui annonce: «Ne me bousculez pas, je suis cassée…»

Ce que je crois (1978)

On peut, un temps, être heureux. Je crois que le bonheur existe. La preuve en est que, soudain, il n’existe plus.

Ce que je crois (1978)

N’en parlons plus, la vie c’est demain.

Les footballeurs n’ont plus de nationalité. Ils n’ont que des clubs qui ont plus ou moins d’argent pour les acheter.

La rumeur du monde

L’indifférence est une infirmité de l’esprit et du coeur.

Journal d'une parisienne

La femme serait vraiment l’égale de l’homme le jour où, à un poste important, on désignerait une femme incompétente.

Ce qui est fascinant, avec l’argent boursier, c’est que, lorsqu’on le perd, en cas de baisse, par exemple, il se volatilise, il ne va dans la poche de personne. D’une certaine façon, c’est poétique.

La rumeur du monde

On ne donne pas la vie. On la transmet.

Ce que je crois (1978)

S’il est vrai qu’il existe une oppression collective de l’homme sur la femme, il n’en est pas moins vrai qu’il existe une oppression individuelle de la femme sur l’homme.

Les hommes ont toujours eu beaucoup de courage pour supporter les malheurs des femmes.

Au vrai, presse et pouvoir sont inséparables comme des siamois condamnés à une coexistence hargneuse. Du moins en pays démocratique.

Dans Le Nouvel Observateur, 3-9 juin 1999

Pourquoi certains arrivent-ils toujours en avance? Parce qu’ils pensent: «On ne m’aime pas assez pour m’attendre.» Pourquoi d’autres arrivent-ils toujours en retard? Parce qu’ils pensent: «On doit m’aimer assez pour m’attendre.»

La rumeur du monde

Les hommes de sont parti n’ont pas pardonné à la ministre Michèle Barzach d’avoir envie de coucher avec elle.

Dans L'Express, 22 avril 1993.

C’est sous l’uniforme militaire que Trenet composa son premier grand succès, Y a d’la joie, ce qui suffirait à prouver son optimisme naturel.

Françoise Giroud vous présente le Tout-Paris (1957)

C’est un drôle de pays, la France, où les négociations ont toujours lieu après le déclenchement des grèves et non avant.

La rumeur du monde

La féminité n’est pas une incompétence. Elle n’est pas non plus une compétence.

Chienne d'année (1995)

Que cela plaise ou non, les Français n’aiment pas les étrangers. Les pauvres, bien sûr. Les riches, on les appelle des touristes.

La rumeur du monde

On est toujours amoureux à cause, mais on aime malgré.

L'Amour, Madame (1952) de Gilles Grangier

La condition féminine, c’était, si je puis dire, un ministère de mission horizontale.

Bulletin d'information du secrétariat à la Culture n° 95

Epuisant, le verbe de Malraux était inépuisable. Il n’était pas obscur, puisqu’il donnait l’illusion de le comprendre. C’est après qu’on se demandait: «Mais qu’est-ce qu’il a dit?»

Leçons particulières (1990)

Qui a dit : Je veux bien mourir pour le peuple, mais je ne veux pas vivre avec ? Quelqu’un dans mon genre. C’est si facile de mourir, c’est si joli un héros. Et une héroïne donc !

Histoire d'une femme libre (2013)

Il n’y a qu’une façon d’être solidaire des humbles, c’est d’en faire partie, de vivre leur vie et d’en endurer les souffrances. Il n’y a pas de tiers ordre.

Histoire d'une femme libre (2013)

L’amour ne rend pas aveugle comme on le dit souvent, l’amour est même extralucide.

Histoire d'une femme libre (2013)

Etre seule, c’est ne plus avoir, auprès de soi, quelqu’un de qui se faire entendre sans parler.

Histoire d'une femme libre (2013)

Il faut se garder d’étiqueter les hommes pour toujours. une situation crée une relation. Une situation nouvelle crée une relation nouvelle. L’amitié, c’est ce qui résiste à une modification de la situation où l’on est devenus amis.

Histoire d'une femme libre (2013)

Le courage, c’est de lutter sans savoir pourquoi, ni pour qui, c’est d’user son énergie sans pouvoir la refaire.

Histoire d'une femme libre (2013)

Ignorait-il qu’une femme qui a cessé d’aimer efface purement et simplement de sa mémoire celui qui fut l’objet de son amour? Qu’elle l’abolit? Eh bien, j’allais donc le lui apprendre.

Mon très cher amour (1994)

La télévision n’est pas le reflet de ceux qui la font, mais de ceux qui la regarde.

Dans Le Nouvel Observateur, 6 décembre 2001.

J’ai toujours pensé que les salaires devaient s’établir en raison inverse de l’intérêt que l’on prend à son travail.

Journal d'une Parisienne (1994)

«Libre», c’est le mot que l’on emploie pour les hommes. Des femmes en rupture de mariage ou de liaison, on dit qu’elles sont «seules».

Mon très cher amour (1994)

On ne possède pas un chat, c’est lui qui vous possède.

Journal d'une Parisienne (1994)

Il ne s’agit plus d’apprendre à confectionner des bombes et à les jeter mais de mettre le feu dans les esprits: là est le secret du progrès social.

Une femme honorable (1981)

Nous ne pouvons pas espérer construire un monde meilleur sans améliorer les individus.

Une femme honorable (1981)

J’aime qu’on me raconte des histoires. Alors quelquefois, je m’en raconte à moi-même pour me faire rire ou pleurer, puisées comme tout ce qui s’écrit.

Histoires (presque) vraies (2000)

Quand on a du temps pour tout, on ne fait plus rien. Le travail structure, l’absence de travail déstructure. Le loisir à foison n’est pas l’idée que je me fais du bonheur d’être.

On ne peut pas être heureux tout le temps (2001)

L’homme sait faire de beaux jouets pour se distraire de sa condition.

On ne peut pas être heureux tout le temps (2001)

Nous avons fait de Dieu une illusion attardée sous les oripeaux de la morale dite chrétienne.

Ce que je crois (1978)

Les révoltes qui se manifestent par les armes, on peut les mater. Celles qui naissent et se propagent par l’esprit sont insaisissables.

Ce que je crois (1978)

L’ennui n’est pas que la vie soit courte. Je la trouve plutôt longue. C’est qu’elle vous laisse, et de si bonne heure, pauvre de toute la multisplendeur du monde.

Ce que je crois (1978)

Tant de merveilles derrière la vitrine et si peu entre nos mains… Cela m’est objet de permanente révolte. Renoncer, toujours renoncer.

Ce que je crois (1978)

Chacun contribue à l’avènement de ce qu’il redoute, ou de ce qu’il souhaite.

Ce que je crois (1978)

Ce vers quoi nous faisons mouvement n’est pas gravé dans le livre de la fatalité.

Ce que je crois (1978)

Toujours, j’ai eu le sentiment violent d’être provisoire et de m’inscrire, … , point fugitif et infinitésimal dans la tapisserie sans fin de la vie universelle.

Ce que je crois (1978)

Je ne sais pas ce qu’est l’ordre des choses, à part le rythme des saisons et cette façon qu’a la terre de tourner sur ses gonds.

Ce que je crois (1978)

Dans la mesure où je suis libre – mais je ne sais pas ce qu’est au juste la liberté -, je préfère ma soif de sens à la sécurité de ceux qui, croyant l’avoir trouvée, prétendent m’imposer leur vérité.

Ce que je crois (1978)

Agir, c’est se protéger.

Ce que je crois (1978)

Demain est une puissance cachée.

Ce que je crois (1978)

On a l’égoïsme que l’on peut.

Ce que je crois (1978)

Le Seigneur de la Terre est, je le crois, fils du hasard.

Ce que je crois (1978)

Je crois que chaque être humain dispose d’une certaine aptitude au bonheur et d’une certaine capacité à souffrir et que, quelle que soit sa vie, il l’use en totalité.

Ce que je crois (1978)

Si le sida ne s’attrapait qu’à travers des seringues, il n’intéresserait personne.

Gais-z-et-contents (1998)

Vis-à-vis de l’extérieur, il y avait un challenge, un défi à relever, dont je n’ai pas eu conscience.

Si je mens... (1975)

Libre, c’est le mot que l’on emploie pour les hommes. Des femmes en rupture de mariage ou de liaison, on dit qu’elles sont seules.

Mon trés cher amour

Un jour, on se découvre petite chose molle, fragile et fripée, l’oreille dure, le pas incertain, le souffle court, la mémoire à trous, dialoguant avec son chat un dimanche de solitude. Cela s’appelle vieillir, et ce m’est pur scandale.

On ne peut pas être heureux tout le temps (2001)

On ne prend jamais personne à personne. Si quelqu’un s’en va, c’est qu’il était déjà parti.

Ce n’est pas avec de l’intelligence et encore moins avec de la culture qu’on conduit sa vie privée. C’est avec ses tripes. Les romantiques diront avec leur coeur, les libertins avec leur sexe

On ne peut pas être heureux tout le temps (2001)

Ce n’est pas Internet, c’est ma carcasse qui me largue!

C'est arrivé hier

Roselyne Bachelot, députée RPR, a traité tout haut les sénateurs de «vieux cons», mais ce n’est pas vraiment une information.

C'est arrivé hier

Dans un référendum, les gens ne répondent jamais à la question qu’on leur pose. Ils donnent leur adhésion ou la refusent à celui qui la pose.

C'est arrivé hier

C’est épatant, les artistes. Ils sont fous, comme tout le monde, mais pas vraiment comme tout le monde. J’ai un faible pour eux.

C'est arrivé hier

Venise, c’est une jeune fille tuberculeuse, poitrinaire comme on disait autre fois, moite dans sa robe de brocart, fardée par la fièvre, du sang bleu dans les veines, le col fléchi sous le poids de ses perles en forme de palais rongés par sa sueur.

Ce que je crois (1978)

Combien de fois faut-il que le bonheur vous ait glissé entre les doigts pour apprendre qu’il reviendra si on lui laisse la porte ouverte?

Ce que je crois (1978)

Plus nous en savons sur ce qui nous fait courir, moins nous savons courir avec allégresse.

Ce que je crois (1978)

L’amour devenu sans objet n’entretient aucun foyer de lumière.

Ce que je crois (1978)

Je crois que les arbres souffrent quand on leur scie le tronc et que mes plantes vertes flétrissent quand je néglige de leur parler, qu’elles ont quelque chose comme un système nerveux qui les avertit de ma sollicitude.

Ce que je crois (1978)