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Citations de : François Coppée

Laisse donc les ans s’épuiser. Que de larmes pour un baiser, Que d’épines pour une rose !

Les Récits et les Elégies (1878), Les mois, Décembre

Le temps qui s’écoule fait bien ; Et mourir ne doit être rien, Puisque vivre est si peu de chose.

Les Récits et les Elégies (1878), Les mois, Décembre

Avant de m’avoir pour amant, A d’autres tu semblais jolie ; Mais par moi tu fus embellie De la beauté d’un sentiment.

Arrière-saison (1887), Minute sentimentale

Dieu m’a tenté: «Pécheur rebelle, Je jugerai ton âme un jour. Veux-tu le Paradis pour elle?» -Garde ton ciel, j’ai son amour.

Contes en vers et poésies diverses (1880), Pour guitare solo

Notre oeuvre est bonne et nous croyons en elle; Faisons des vers pour rien, pour le plaisir.

Contes en vers et poésies diverses (1880), Ballade de François Coppée à son maître ...

Tu vis dans tous les coeurs, amour de la patrie!

Les Récits et les Elégies (1878), Pour le drapeau

Vous m’aimerez un peu, moi qui vous aime tant!

Les Récits et les Elégies (1878), L'exilée: Lettre

«Je voudrais te donner quelque chose à ton tour, Père, lui dit le comte Istvan avec malice; Mais je n’ai plus un seul sequin sur ma pelisse. Dis-moi pourquoi n’as-tu voulu rien ramasser?» Le vieillard répondit: «Il fallait se baisser».

Les Récits et les Elégies (1878), Le Magyar

Attends, sois, comme tous, patient et muet; Mais si la haine sainte en nous diminuait Rugis pour rappeler son devoir à la France.

Le Cahier rouge (1874), Au Lion de Belfort

Blanchisseuses de fin, piqueuses de bottines, Filles de Montparnasse et de Ménilmontant, Heureux, si son coeur bat, celui que vous attend!

Le Cahier rouge (1874), Dans la rue, le soir

Et j’ai le coeur si plein d’automne et de veuvage Que je rêve toujours, sous ce ciel pur et clair, D’une figure en deuil dans un froid paysage Et des feuilles tombant au premier vent d’hiver.

Le Cahier rouge (1874), Tristement

Ma mère, sois bénie entre toutes les femmes.

Les Humbles (1872), Promenades et Intérieurs

Et si vous m’envoyez à l’échafaud, merci!

Poèmes modernes (1869), La grève des forgerons

Amen! dit un tambour en éclatant de rire.

Poèmes modernes (1869), La Bénédiction

Et, lorsque dans le ciel monta le clair de lune, Je la vis, pâle encor du baiser de l’amant, Et les larmes aux yeux, écouter vaguement La retraite s’éteindre au fond du crépuscule, Et je n’ai pas trouvé cela si ridicule.

Poèmes modernes (1869), Le Banc

Un rien, l’heure qu’il est, l’état de l’atmosphère, Un battement de coeur, un parfum retrouvé, Me rendent un bonheur autrefois éprouvé.

Les Humbles (1872), Promenades et Intérieurs

Pour la famille et pour l’amour Par les yeux d’une fille d’Eve Mon coeur profondément touché Avait fait aussi ce doux rêve D’un bonheur étroit et caché.

Les Récits et les Elégies (1878), Juin

Et l’amour, servant notre fantaisie, Fera ce jour-là l’été plus charmant; Je serai poète, et toi poésie. Tu seras plus belle, et moi plus aimant.

Premières Poésies

Voir la nuit qui s’étoile et Paris qui s’allume.

Le cercueil du poète était jonché de roses… – La tombe du despote était pleine de sang.

Le soleil froid donnait un ton rose au grésil, – Et le ciel de novembre avait des airs d’avril.

L’argent ne peut donner le talent, et parfois il peut empêcher d’y atteindre.

La vie est un éclair, la beauté dure un jour! – Songe aux têtes de mort qui se ressemblent toutes.

Les récits et les élégies

Dieu voulut résumer les charmes de la femme – En un seul, mais qui fût le plus essentiel, – Et mit dans son regard tout l’infini du ciel.

Les récits et les élégies

Il faut quatre hommes pour faire une salade: un prodigue pour l’huile, un avare pour le vinaigre, un sage pour le sel et un fou pour le poivre.

Ah! les premiers baisers à travers la voilette.

Songe aux têtes de mort qui se ressemblent toutes.

Les récits et les élégies

Or, en mil huit cent neuf, nous prîmes Saragosse…

Poésies

Mon histoire, messieurs les juges, sera brève. Voilà. Les forgerons s’étaient tous mis en grève.

Poésies

Et, rêvant déjà de bataille, – Tous sont heureux naïvement; – Car toujours la France tressaille – Au passage d’un régiment.

Contes en vers et poésies diverses

Et je n’ai pas trouvé cela si ridicule.

Poésies

Est-ce que les oiseaux se cachent pour mourir?

Promenades et Intérieurs

C’était un tout petit épicier de Montrouge – Et sa boutique sombre, aux volets peints en rouge, – Exhalait une odeur fade sur le trottoir.

Poésies