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Citations de : François Carcopino-Tusoli, dit Francis Carco

Le jeune garçon se reprochait d’être monté, trop vite, cacher son revolver, alors qu’il aurait dû le conserver sur lui. C’était un gros browning, parachuté sans doute, en même temps que d’autres, dans la région.

Les Belles Manières

Came-toi. Ce n’est pas dans mes procédés de boxer les clients. Seulement, celui-là, qu’il revienne et il saura ce que c’est qu’un emplâtre.

Les Belles Manières

L’hôtelier n’était point mauvais bougre; il vendait sa bibine. Le reste le laissait froid.

Les Belles Manières

Moi qui te parle, des Français m’ont dénoncé comme Juif. Qu’est-ce que tu veux? On m’a bouclé sept mois au Cherche-Midi. Ensuite on m’a conduit à Fresnes.

Les Belles Manières

On en était toujours au black-out à Paris, à ses foules tâtonnantes dans les ténèbres, aux phares en veilleuse des autos. Dépouillée de ses lumières publicitaires, la Tour Eiffel … se silhouttait par les nuits claires au-dessus de la ville éteinte.

Nostalgie de Paris (1941)

On éprouvait, au crépuscule, le sentiment que les pires béquillards et truands du quartier venaient de ranger leurs potences afin de répartir, plus commodément entre tous, le montant des escroqueries et des vols de la journée.

Nostalgie de Paris (1941)

Cette place paisible dont les vieilles maisons blanches prennent le soir un vague aspect de béguinage quand tinte la cloche de Saint-Germain-des-Prés.

Nostalgie de Paris (1941)

C’est pour l’empêcher de boire qu’elle s’avisa d’en faire un peintre. N’était-elle pas venue, elle-même, à la «barbouille» en posant dans les ateliers à la suite d’un accident de piste?

Nostalgie de Paris (1941)

Je me promets de foutre, en pleine gueule des bourgeois, des romans musclés et pourris dont ils se lécheront les babines.

Lettre, à Léopold Marchand, 17 octobre 1915

Berthe dut se raidir pour s’acquitter de son service … et elle jeta plus qu’elle ne les déposa sur la nappe, le pain et le fromage.

Les Belles Manières

Le doux caboulot – Fleuri sous les branches …

La Bohème et mon coeur (1912)

Il pleut doucement sur la ville, – Il pleut doucement sur les morts…

La Bohème et mon coeur (1912)

Hélas! la grande tristesse actuelle est que les choses n’ont pas le temps de vieillir.

Rendez-vous avec moi-même

Entre deux ritournelles, on trinquait, on buvait à Paris, à Paname, au Crapouillot, et Galtier, le verre en main, orchestrait les réjouissances, non sans l’emplir, ce verre, ni surtout oublier de le vider en honnête homme qui sait ce qu’écluser veut dire.

Ombres vivantes

De cette affaire, jamais rien ne s’était ébruité.

Jésus-la-Caille (1914)

Il n’avait plus de drogue depuis un an et en était réduit à prendre du dross, qu’il délayait dans un peu d’eau.

Ombres vivantes

Une divette célèbre vers 1893, qu’on avait – en raison de ses relations parmi les héritiers des divers trônes d’Europe – appelée «le Passage des Princes», s’amusait la première d’être ainsi baptisée.

Nostalgie de Paris (1941)

La vieille dame que la mort violente de ses garçons avait quelque peu «dérangée», ne m’intéressait guère.

Ombres vivantes

J’sais y tâter, déclarait-il, et c’est bien rare si je ne dégote pas la combine.

Jésus-la-Caille (1914)

Ces crieries de Paris se sont transmises depuis des siècles dans les divers métiers de la rue.

Nostalgie de Paris (1941)

Le fils de sa pipelette ayant, pour une coureuse, déserté la loge maternelle, Max s’était engagé à le ramener dans le droit chemin.

Ombres vivantes

Il n’est pas ivre, c’est un artiste, affirma-t-elle. En Italie, quand un maestro fait de la grande musique, il ne se connaît plus.

Les Belles Manières

Il affecta de ne point plier sa serviette, assena sur la nappe un petit coup de poing puis se retira, très digne, à pas comptés.

Les Belles Manières

Il avait endossé pour la circonstance un complet vert – peut-être un peu voyant – et orné sa cravate d’une perle qu’il reluquait sans fausse honte, ni, je dois bien le dire, une ombre de vanité.

Images cachées (1929)

Bonjour, Paris des midinettes, Des filles, des mauvais garçons, Des clochards et des bals-musette ! Si je te dois d’être poète, C’est sur un air d’accordéon.

Bonjour, Paris !

Ce diadème, en dépit de sa monture un peu massive, constituait par le nombre, la grosseur et la qualité des diamants incrustés dans une plaque d’or un joyau de haut prix que la mère de Yonnel avait jadis porté.

Les Belles Manières

Nous saurons tout de même bien ce qu’ils ont dans leur sac. Aussi marioles qu’ils se croient, ils parlent trop: c’est des grandes gueules.

Les Belles Manières

C’était le coin des garnements, des gigolettes. Un bec de gaz, toujours éteint, y avait l’air d’inviter les bonnes gens du quartier à ne point s’étonner des rencontres qu’ils pouvaient faire.

Ombres vivantes (1948)

Les flonflons d’Offenbach n’ont presque plus d’échos dans notre affreux monde de businessmen, d’agents, de financiers.

Nostalgie de Paris (1941)

Selon son énergique expression, la Caille «n’en était pas».

Jésus-la-Caille (1914)

Des airs d’accordéon s’échappent ici d’une salle humide et basse où le patron, juché sur une petite estrade, donne à danser.

Nostalgie de Paris (1941)

A quatre heures, en hiver, la concierge allumait le gaz et se retirait dans sa loge afin d’y épucer un affreux matou jaune qu’elle installait sur ses genoux.

Nostalgie de Paris (1941)

Je préfère l’eau qui court, qui s’enfuit: comme le temps, précisément. On est dans le vrai avec elle. Pas d’embrouille. Pas de tricherie.

Ombres vivantes

On imagine très bien … ce machinal accompagnement qu’exécutait le pianiste dans les premières salles de ciné durant la projection d’un film.

Nostalgie de Paris (1941)

Ce ne serait pas toi des fois?- Moi! fit Simon.- Naturellement! On te choperait la main dans le sac, tu dirais non.

Les Belles Manières

J’sais pas si t’es chipée pour un autre, mais, sans boniment, ça se vaut.

Jésus-la-Caille (1914)

Cinq ans plus tard, elle rapplique sur le coin avec quatre cents billets, et elle cherche Papa. Elle le trouve, elle lui refile son carbure.

Paname

Les danses ardentes et chaloupées du Moulin de la Galette, où fréquentent indistinctement trottins et gigolettes, calicots valseurs, barbillons, rapins et curieux.

Jésus-la-Caille (1914)