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Citations de : Francis Blanche

J’aime bien la mini-jupe. Je n’y vois que des avantages.

Il y a des gens qui sont chauves au dedans de la tête: ce sont ceux qui n’ont pas le sens de l’humour.

Il ne suffit pas d’être inutile. Encore faut-il être odieux.

Il n’existe rien de plus efficace qu’une rengaine, pour obtenir la crétinisation et la docilité des masses, comme des individus.

Il faut, de temps en temps, se conduire comme des enfants: ça n’empêche pas de vieillir.

Il est terrible de répéter une pièce comique dans une salle vide.

Il est bon de remettre tout en question, chaque jour.

Fêtes nationales?… fêtes religieuses?… Le peuple n’est pas toujours tellement regardant, quant à l’origine de ses joies. Pourvu qu’il s’amuse, il n’en demande pas davantage.

Concupiscent: ce n’est pas un mot. C’est un rébus.

Ce qui peut se passer après la mort?… Je m’en fous: je serais mort.

Ce qui me révolte: l’égoïsme. Chez les autres. Pas chez moi. Et le céleri. Chez moi. Pas chez les autres.

Ce n’est pas en mangeant que l’on devient forgeron. Même si on ne veut pas devenir forgeron.

C’est dur, d’aimer, quand on a beaucoup à faire… mais c’est plus difficile de se séparer, quand on a beaucoup à se dire.

Avec le matelas multispire, on peut dormir à côté de la dame aux camélias.

Après l’amour, dix pour cent des hommes se retournent sur leur côté droit et s’endorment, dix pour cent font de même sur le côté gauche. Les autres se rhabillent et rentrent chez eux.

A quoi servirait d’être victorieux, si l’on n’était plus vivant pour en profiter?…

Les femmes suivent la mode pour que les hommes les suivent.

Fini la fête, reste la vie. La vie est bête. Tant pis.

Rien n’est plus agaçant que de ne pas se rappeler ce dont on ne parvient pas à se souvenir et rien n’est plus énervant que de se souvenir ce qu’on voudrait parvenir à oublier.

Un chameau, c’est un cheval dessiné par une commission d’experts.

Pour rentrer chez vous, une seule adresse: la vôtre!

S’ennuyer veut dire: ennuyer les autres…

Faut-il toujours un cadavre pour que vienne un nouveau-né?

Le souvenir, ce n’est qu’un regret apaisé.

Un mauvais mariage vaut mieux qu’un bon procès.

Si vous n’aimez pas les cercueils, on vous fera monter de la bière.

Si l’on te frappe sur la joue droite, ignore ce que tu fais de ta main gauche.

Sexologie: au logis? Au logis? Pourquoi au logis.

S’il est un petit métier français où l’industrialisation systématique et la mécanisation forcée n’aient pas supplanté l’artisanat, c’est bien celui des satyres.

Qui vient de loin des yeux rira bien près du coeur.

Qui donne aux pauvres prête à rire.

Qui aime bien ses lunettes, ménage sa monture.

Quand un monsieur vous dit qu’il a changé de voiture, si vous cherchez bien, vous constaterez qu’il aurait préféré changer de femme, mais que devant les difficultés, il a opté pour la solution la plus simple.

Quand on a la santé, c’est pas grave d’être malade.

Quand la science rend service aux uns… ça retombe toujours sur le nez des autres.

La quenelle est la poisson le plus mal connu de la faune maritime.

Le chagrin est une sorte de chat sauvage, de couleur grise. Son cri est plutôt triste et lugubre. Il faut se mettre à plusieurs pour en venir à bout. Car, tout seul, on arrive mal à chasser le chagrin.

Vous me demandez si je suis athée? …je suis plus intéressé par notre vin d’ici que par leur au-delà.

Vous faites accorder vos pianos?… Faites donc accorder vos participes!

Vienne la nuit, sonne l’heure, des gens s’amusent, d’autres meurent.

Un homme sur mille est un meneur d’hommes; les neuf cent quatre-vingt-dix-neuf autres sont des suiveurs de femmes.

Un gourmet?… C’est un glouton qui se domine.

Un ami m’a confié: «Penser… penser… j’en ai perdu l’habitude. Il y a vingt-cinq ans que je suis dans la police».

Tout le monde court après sa jeunesse. A douze ans, on court après un cerf-volant. Puis, on court après son âme d’enfant.

Sommes-nous pas un peu semblables aux moutons?… Nous fuyons celui qui, simplement, nous dérange, pour courir dans les bras de celui qui nous tond et qui nous mange.

Pourquoi payer pour souffrir?… Ayez donc mal à l’oeil!…

Pour moi, une journée sans canular, c’est un gruyère sans trou.

Pour le week-end, nous avons voulu faire les Châteaux de la Loire. Malheureusement, ils étaient déjà faits.

Pour être le premier, il n’est pas nécessaire d’être plusieurs.

Pour être heureux, il faut souvent très peu de chose: un peu d’espoir, beaucoup d’amour… Pour que naisse un roman, simplement quelques mots…

Pour être heureux en ménage, il faut faire deux concessions aux femmes: d’une part leur faire croire qu’elles portent la culotte, et d’autre part la leur laisser porter.

Plus je connais les hommes, plus j’aime les femmes.

Oui, les cours d’art dramatique sont utiles… pour les professeurs.

On n’a que l’âge de ses obsèques.

On m’a reproché de conduire, par vanité, d’immenses voitures. Si vous connaissez une petite voiture dans laquelle on se sente aussi bien protégé, aussi confortable que dans une grande, téléphonez-moi.

On m’a demandé ce qui me frappe, chez une femme!… Je ne permettrai jamais à une femme de me frapper!…

On m’a demandé ce que je pense de la «nouvelle vague»: j’aime toutes les vagues. Ca remue!

On est toujours l’imbécile de quelqu’un. Ce sont mes imbéciles à moi, qui m’énervent.

Ne parlons pas d’argent: ça énerve les gens qui n’en n’ont pas.

Ne faites pas à autrui ce que vous pouvez faire le jour même.

Mon souci principal: essayer d’oublier mes soucis secondaires.

Mieux vaut être riche et bien portant que pauvre et malade.

Mieux vaut élever son esprit que des chats siamois.

Mesdames: si votre poitrine tombe… posez-la par terre.

Madame: n’achetez plus de tissus écossais. Ecossez-les vous-mêmes!…

La trahison est une moisissure verte et douce, comme le duvet: elle ronge en silence et par l’intérieur.

La télévision, c’est l’anti-spectacle. Remarquez: ça permet aux grincheux de se soulager.

La preuve que la lune est habitée, c’est qu’il y a de la lumière.

La plus belle mort, c’est d’être tué à 80 ans d’un coup de revolver par un mari jaloux.

La guerre, c’est moche et ça ne sert à rien. Mais, dit-on, il faut bien se défendre. Et l’on ne sait jamais qui a tiré le premier coup de feu.

La guerre n’existerait pas, sans la littérature. Et il n’y aurait plus de crime possible, si le meurtrier ne pouvait pleurer un peu sur ses victimes.

La caravane passe… les aigris restent.

L’injustice humaine se manifeste chaque jour, sur tous les plans. Je la trouve beaucoup plus scandaleuse que l’injustice du destin, qui quand elle s’y met, est de taille.

L’élégance?… oui, ça me vient, avec l’âge. Plus on a de plis sur le front, moins on veut en avoir à son col.

L’avez-vous remarqué?… Quand on roule, on n’a jamais de contravention. C’est toujours quand on s’arrête…

Les mots?… C’est un maquis dans lequel on aime bien se mettre à l’abri.

Les femmes qui nous aiment pour notre argent sont bien agréables: on sait au moins ce qu’il faut faire pour les garder.

Les dimanches ratés tournent en robe grise au rythme languissant des valses de l’ennui.

Les après-guerre sont faites pour enterrer les morts et trouver quelques belles phrases.

Le premier qui dit que j’ai mauvais caractère, c’est: ma main dans la figure.

Le Père Noël ne fait jamais de réveillon, dans sa maison. Car il rentre, au mois de mai, ce n’est plus la saison.

Le mot infarctus est le mot irrégulier de la langue française. On dit: «un infarctus, des obsèques».

Le gruyère râpé tient dans ses fils toute l’harmonie universelle. Un monde sans gruyère serait un bien triste monde.

La vie n’est qu’un verbe. Encore convient-il de le conjuguer opportunément.

La véritable amitié, je crois, sait être lucide quand il faut, aveugle quand elle doit.

Je ne me suis jamais posé la question de savoir comment je me situe, dans le monde et le temps. Je travaille et je paie mes impôts. Les deux, d’ailleurs, s’annulent si bien que je travaille, finalement pour rien.

Je ne me suis jamais posé la question de savoir comment je me situe, dans le monde et le temps. Je travaille et je paie mes impôts. Les deux, d’ailleurs s’annulent si bien que je travaille, finalement pour rien.

Je n’envisage mon avenir que quand il est passé.

Je n’empêche pas les gens de marcher où ils veulent. Sauf sur mes pieds. Mais comme je ne chausse que du 40, il n’y a pas de place à côté.

Je n’aimerais guère vivre dans la Lune. Ca m’embêterait de changer de quartier, tous les neuf jours.

Je n’ai pas de devise. On m’accuserait d’en trafiquer.

Je me suis marié deux fois: deux catastrophes. Ma première femme est partie. Ma deuxième est restée.

Je me sers de mon argent pour faire des économies et je me sers de mes économies pour dépenser de l’argent.

Je me lève aussi facilement du pied gauche que du pied droit: je ne fais pas de politique.

Je dois 90% de ma réussite à mon public et 10% à mon imprésario.

L’asperge est le poireau du riche.

L’air est plus pur à la campagne parce que les paysans dorment les fenêtres fermées.

Je suis un non-violent: quand j’entends parler de revolver, je sors ma culture.

Les Pensées

Je suis très fort, en affaires. Le malheur, c’est que les autres le sont encore plus que moi.

Je suis attaché à l’argent. Mais l’argent n’est pas très attaché à moi.

Je suis plus intéressé par le vin d’ici que par l’eau de là.

Je peux me défendre contre la méchanceté; je ne peux pas me défendre contre la gentillesse.

Je pense beaucoup de mal de l’uniforme. En particulier, parce qu’il se froisse énormément.

Je ne suis pas raciste la preuve: je n’hésite pas à écrire noir sur blanc mes pensées.

Je ne peux rien dire sur mon sommeil: chaque fois que je m’apprête à l’observer, je m’endors.

Face au monde qui change, il vaut mieux penser le changement que changer le pansement.

Etudiants, étudiantes, ne vous présentez plus au bac: prenez le Pont de Tancarville!…

Et si vous n’avez rien à dire, ce n’est pas la peine de le faire savoir à tout le monde!

En vous laissant le libre choix de vos opinions, je n’admettrai jamais qu’elles s’opposent aux miennes!…

Elles s’en vont, les pensées tristes, les années veuves. Comme un bouchon qui s’accroche, un instant, dans les roseaux du fleuve.

Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirais qui tu hais.

Dieu n’existe pas. S’il existait, depuis le temps que je dis des horreurs, il m’aurait déjà foudroyé. Ou Dieu est un mythe, ou il est sourd, ou c’est du mépris.

Dans une guerre, c’est toujours l’adversaire qui commence.

Cyclistes!… Plus de crevaisons: roulez sur la jante!… Automobilistes!… Plus de contraventions: roulez sur l’agent!…

Crever gros, crever maigre?… La différence est pour les porteurs.

J’aime mieux mourir que me priver.

J’aime les enfants, oui. Mais je leur adresse un reproche: ce sont de futures grandes personnes.

Vive le vent, vive le vent Vive le vent d’hiver Qui s’en va sifflant, soufflant Dans les grands sapins verts… Oh ! Vive le temps, vive le temps Vive le temps d’hiver Boule de neige et jour de l’an Et bonne année grand-mère !

Vive le vent (1948)

Comme le prétendent les médecins, moins on mange, mieux on se porte, moins on fume et mieux on respire… sans oublier que l’alcool tue lentement et que bonne renommée vaut mieux que voiture dorée.

L'étrange Napolitaine (1973)

Il vaut mieux être un pneu dégonflé qu’un pneu crevé.

L'étrange Napolitaine (1973)

Laissez-moi dormir! J’étais fait pour ça!

Epitaphe par lui-même

Je suis matinal. Je me couche tous les jours à 5 heures du matin.

Mieux vaut penser le changement que changer de pansement.

Le véritable mélomane est l’homme qui, entendant une femme chanter dans sa salle de bain, s’approche du trou de la serrure et y colle… l’oreille.

Pas la peine d’être plusieurs pour arriver le premier.

Les paroles s’envolent, les aigris restent.

On ne parle pas de concorde dans la maison d’un imbécile pendu.

Les Pensées

La télévision est une chose formidable. Quand on ferme les yeux, on croit entendre la radio!

La misère pour les policiers, dans certains pays, c’est qu’en cas de changement de régime, les anciens mouchards sont supprimés et les nouveaux ne sont pas au courant.

Si je bâille, ne croyez surtout pas que c’est parce que je suis élevé: c’est simplement parce que je m’ennuie.

Certains films sont des auberges espagnoles. Si l’on n’invente pas un peu soi-même, c’est de la non-assistance à personne en danger.

Le malchanceux, c’est celui qui prépare tranquillement un noeud coulant dans un bois pour se pendre et qui se fait arrêter par le garde champêtre pour pause illicite de collet.

Il n’y aplus de nos jours que deux sortes de piétons: les rapides et les morts.

Un malheureux unijambiste m’a confié: «Je n’ai pas pu suivre l’enterrement de ma jambe, car je boitais.»

A une veuve: – «Je n’ai pu assister aux obsèques de votre mari, étant moi-même assez souffrant…»

J’ai bien de quoi m’asseoir, mais je ne sais pas où le mettre.

Il a un côté sympathique, seulement on le voit toujours de face.

Qui vole un oeuf, ferai mieux de voler un boeuf.

La ville écrase la forêt pour y installer son décor sans songer au bruit que ferait le chant de tous les oiseaux morts.

Prudence est mère de tous les vices.

Je n’ai jamais volé que mes instants de chance, – Je n’ai jamais tué que le temps qui passait.

Mon oursin et moi

Que celui qui n’a jamais péché jette au pousson la première pierre!

De la baleine à la sardine et du poisson rouge à l’anchois dans le fond de l’eau chacun dîne d’un plus petit que soi…

On ne peut ruiner que celui qui fut riche – Et l’on ne peut tromper que celui qu’on aima…

A quoi sert ce progrès dont nos siècles se parent – A quoi sert d’avoir tant vécu? – Il n’y a plus de chefs de gare – Mais il y a toujours des cocus!

Ainsi, l’un sur l’autre on déteint, – Et souvent, pas pour notre bien, – Sachons donc choisir nos voisins…

Lorsqu’on fait une fable il est avant tout préférable d’avoir quelque chose à y raconter!

Un mélomane est celui qui entendant chanter une femme dans une salle de bains s’approche de la serrure et y colle son oreille.

Puis-je vous dire un mot? – Ca dépend lequel.