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Citations de : Fiodor Mikhaïlovitch Dostoïevski

Si Dieu n’existe pas, tout est permis.

Rien ne vaut votre propre visage parce que personne n’y croit.

Les Possédés (1871)

Mettre à mort un meurtrier est une punition sans commune mesure avec le crime qu’il a commis.

L'Idiot

Mentir à sa façon à soi, c’est presque mieux que de dire la vérité à la façon des autres.

Crime et Châtiment (1866)

Les petites choses ont leur importance; c’est toujours par elles qu’on se perd.

Le mensonge est le seul privilège qui distingue l’homme de tous les autres organismes.

Crime et Châtiment (1866)

Je préfère être avec le Christ plutôt qu’avec la vérité.

Les Démons

Je crois que la meilleure définition de l’homme serait: créature à deux pieds et ingrate.

Dans mon souterrain

Il n’y a qu’une chose que les hommes préfèrent à la liberté, c’est l’esclavage.

Il n’y a qu’un moyen de salut: prends à ta charge tous les péchés des hommes. En effet, mon ami, dès que tu répondras sincèrement pour tous et pour tout, tu verras aussitôt qu’il en est vraiment ainsi, que tu es coupable pour tous et pour tout.

Les Frères Karamazov (1877)

Il n’y a pas de préjugés anodins.

Les Démons

Chacun de nous est responsable de tout devant tous.

Ce n’est pas en enfermant ton prochain dans une maison de santé que tu prouveras ta raison.

Bobok

Après l’insuccès, les desseins les mieux concertés paraissent absurdes.

A notre époque, tout homme comme il faut est et doit-être lâche et servile.

Mémoires écrits dans un souterrain (1864)

Dans la pauvreté, vous pouvez conserver la noblesse innée de votre coeur; dans la misère, personne n’en est jamais capable.

Crime et Châtiment (1866)

Il y a des gens, de parfaits inconnus, qui appellent l’intérêt au premier coup d’oeil, ainsi, soudainement, sans qu’aucune parole ne soit encore échangée.

Crime et Châtiment (1866)

J’en arrive à croire aujourd’hui de temps en temps que l’amour ne peut rien être d’autre qu’un droit volontairement donné à l’objet que l’on aime de nous tyranniser.

Mémoires écrits dans un souterrain (1864)

Tout est bien pour quiconque sait que tout est tel. Si les hommes savaient qu’ils sont heureux, ils le seraient, mais, tant qu’ils ne le sauront pas, ils seront malheureux. Voilà toute l’idée, il n’y en a pas d’autre!

Les Possédés (1871)

L’homme est malheureux parce qu’il ne connaît pas son bonheur, uniquement pour cela. C’est tout, tout! Celui qui saura qu’il est heureux le deviendra tout de suite, à l’instant même.

Les Possédés (1871)

Le ciel était si étoilé, un ciel si lumineux, qu’à lever les yeux vers lui on devait malgré soi se demander: se peut-il que sous un pareil ciel vivent des hommes irrités et capricieux?

Les Nuits blanches (1848)

De même qu’un vrai chagrin donne parfois de l’intelligence aux imbéciles, il peut aussi, – momentanément du moins, – faire un stoïque de l’homme le plus pusillanime.

Les Possédés (1871)

Pour faire un civet de lièvre, il faut un lièvre; pour croire en Dieu, il faut un dieu.

Les Possédés (1871)

Voyons, voyons; des ennemis! il ne faut pas penser aux ennemis.

Le Double (1846)

Oh! les gens contents d’eux! Avec quelle vaniteuse suffisance ces bavards sont prêts à prononcer leurs sentences!

Le Joueur (1866)

La beauté sauvera le monde.

On se représente difficilement jusqu’à quel point la nature humaine peut être dénaturée.

Souvenirs de la maison des morts (1860-1862)

La même société qui abhorre le bourreau professionnel n’éprouve aucun dégoût pour le bourreau gentleman.

Souvenirs de la maison des morts (1860-1862)

La tyrannie est une habitude malsaine qui se développe progressivement et dégénère en maladie.

Souvenirs de la maison des morts (1860-1862)

Il y a énormément de gens qui sont malades … de leur santé, je veux dire de leur certitude démesurée d’être des gens normaux, et qui de ce fait, sont imbus d’une terrible prétention, d’une effrontée satisfaction d’eux-mêmes.

Journal d'un écrivain, 1877

J’ai gâché ma vie par dissipation morale seul dans mon coin.

Cité dans Eloge des femmes mûres (2006) de Stephen Vizinczey.

Nos désirs sont presque toujours erronés à cause d’une conception erronée de nos intérêts.

Mémoires écrits dans un souterrain (1864)

La misère est toujours importune: on dirait que les gémissements des malheureux empêchent les riches de dormir!

Les Pauvres Gens (1846)

Un homme doué d’une conscience est-il capable de s’estimer un tant soit peu?

Mémoires écrits dans un souterrain (1864)

Il est des instants, vous arrivez à des instants, où le temps s’arrête soudain et le présent devient éternité.

Les Possédés (1871)

Le but de tout le mouvement populaire, dans chaque peuple en particulier, à chaque période de son histoire, c’est uniquement la recherche de son Dieu.

Les Possédés (1871)

J’ai cherché pendant trois ans l’attribut de ma divinité et je l’ai trouvé: l’attribut de ma divinité, c’est l’indépendance!

Les Possédés (1871)

Il y a toujours dans la charité quelque chose qui corrompt à jamais.

Les Possédés (1871)

Toute société, pour se maintenir et vivre, a besoin absolument de respecter quelqu’un et quelque chose, et surtout que ce soit le fait de tout le monde, et non pas de chacun à sa fantaisie.

Journal d'un écrivain (1873-1881)

Le lendemain matin, j’allai me promener dans la ville, je rencontre un soldat ivre festonnant sur le trottoir pavé en bois.

L'Idiot (1868)

Dieu m’est nécessaire, parce que c’est le seul être qu’on puisse aimer éternellement.

Les Possédés (1871)

Ne s’émerveiller de rien est beaucoup plus bête que s’émerveiller de tout.

Que doit-on préférer: un bonheur facile ou des souffrances élevées?

L’homme est malheureux parce qu’il ne sait pas qu’il est heureux.

L’art sauvera le monde.

On compare parfois la cruauté de l’homme à celle des fauves, c’est faire injure à ces derniers.

Les Frères Karamazov (1877)

Toute société, pour se maintenir et vivre, a besoin absolument de respecter quelqu’un et quelque chose.

De quoi un honnête homme peut-il parler avec le plus de plaisir? Réponse: de lui-même.

Plus j’aime l’humanité en général, moins j’aime les gens en particulier, comme individus.

Les Frères Karamazov (1877)

Ce n’est pas quand il a découvert l’Amérique, mais quand il a été sur le point de la découvrir, que Colomb a été heureux.

Sauf la naissance, tout le reste peut s’acquérir par le talent, le savoir, l’intelligence, le génie.

Une cause juste ne peut être anéantie par quelques erreurs.

C’est trop idéaliste… et, de ce fait, cruel.

Humiliés et offensés (1861)

Entre nous, dans nos relations, il n’y a que des signes, comme dans ton algèbre!

Crime et Châtiment (1866)

Comme il était à prévoir, il délaissa complètement l’enfant qu’il avait eu d’Adélaïde Ivanovna, non par animosité ou par rancune conjugale, mais simplement parce qu’il l’avait tout à fait oublié.

Les Frères Karamazov (1877)

C’est toujours de ses maladies qu’on se vante.

Mémoires écrits dans un souterrain (1864)

Là encore, tu te faisais une trop haute idée des hommes, car ce sont des esclaves, bien qu’ils aient été créés rebelles.

Les Frères Karamazov (1877)

Oui, oui, j’ai pris plaisir toute ma vie aux offenses, pour l’esthétique, car être offensé, non seulement ça fait plaisir, mais parfois c’est beau!

Les Frères Karamazov (1877)

Le socialiste chrétien est plus dangereux que le socialiste athée.

Les Frères Karamazov (1877)

Si l’on chasse Dieu de la terre, nous le rencontrerons sous la terre!

Notes d'un souterrain (1864)

A cinquante-cinq ans, j’ai conservé ma force virile, et je compte bien que cela durera encore vingt ans; or je vieillirai, je deviendrai repoussant, les femmes ne viendront plus de bon coeur, j’aurai donc besoin d’argent.

Les Frères Karamazov (1877)

La civilisation a rendu l’homme sinon plus sanguinaire, en tout cas plus ignoblement que jadis.

Que vaut-il mieux pour nous? Qu’on sache la vérité sur nous ou qu’on dise de nous des bêtises?

Aimez toute la création de Dieu, tout l’ensemble jusqu’à la moindre poussière. Si vous aimez chaque chose, vous comprendrez le mystère de Dieu dans les choses.

Il n’y a pas de péché sur la Terre pourvu que Dieu ne pardonne à celui qui se repent sincèrement. L’homme ne peut pas commettre de péché capable d’épuiser l’amour infini de Dieu.

Ce n’est pas Dieu que je repousse, mais la création.

Les Frères Karamazov (1877)

Ce qui est étonnant, ce n’est pas que Dieu existe en réalité mais que cette idée de la nécessité de Dieu soit venue à l’esprit d’un animal féroce et méchant comme l’homme, tant elle est sainte, touchante, sage, tant elle fait honneur à l’homme.

L’absence de Dieu ne saurait être compensée par l’amour de l’homme, car alors l’homme demandera: à quoi bon aimer l’humanité?

Aimer un être, c’est le voir comme Dieu a voulu qu’il soit.

A mesure que vous progresserez dans l’amour, vous nous convaincrez que Dieu existe et que l’âme est immortelle.

Nous rabaissons trop la providence quand, par dépit de ne pouvoir la comprendre, nous lui prêtons nos idées.

La tyrannie est une habitude.

Si les larmes des enfants sont indispensables pour parfaire la somme de douleur qui sert de rançon à la vérité, j’affirme catégoriquement que celle-ci ne mérite pas d’être payée d’un tel prix.

Ce qu’il y a de plus odieux dans l’argent, c’est qu’il confère même des talents.

L’argent, c’est la liberté monnayée.

La politique, c’est l’amour de la patrie et rien de plus.

Un homme ment-il lorsqu’il déclare ouvertement: «Je mens»?

Essayez de concevoir la seconde, que dis-je, le quart de seconde pendant lequel le criminel entend glisser le couperet qui doit le décapiter. Il n’y a rien de plus hallucinant.

Il existe une loi politique et peut-être naturelle qui exige que deux voisins forts et proches, quelle que soit leur mutuelle amitié au début, finissent toujours par en venir à un désir d’extermination réciproque.

Ce n’est pas en enfermant son voisin qu’on se convainc de son propre bon sens.

Dans La Folie (1980) de Roland Jaccard.

Le plus intelligent de tous, à mon avis, c’est celui qui au moins une fois par mois se traite lui-même d’imbécile.

Si vous voulez étudier un homme, ne faites pas attention à la façon dont il se tait, ou dont il parle, ou dont il pleure, ou même dont il est ému par les nobles idées. – Regardez-le plutôt quand il rit.

Plus l’homme vit mal ou plus opprimé et misérable est un peuple, plus obstinément il rêve à la récompense au paradis, et si en même temps mille prêtres s’en mêlent, attisant le rêve et spéculant là-dessus, alors…

Les Démons

J’ai un projet: devenir fou.

Mon Dieu, que l’homme est compliqué quand c’est une femme.

L’amour de l’humanité n’est qu’une abstraction à travers la quelle l’homme ne voit guère que lui même.

Le secret pour voyager d’une façon agréable consiste à savoir poliment écouter les mensonges des autres et à les croire le plus possible; on vous laissera, à cette condition, produire à votre tour votre petit effet, et ainsi le profit sera réciproque.

Journal d'un écrivain

Dans tout malheur qui atteint notre prochain, il y a toujours quelque chose de réjouissant pour nous.

Et là où l’amour n’existe pas, la raison, elle aussi, est absente.

Dans mon souterrain

L’homme n’a fait qu’inventer Dieu pour vivre sans se tuer; toute l’histoire universelle jusqu’à présent est là.

Les Possédés (1871)

Quand le navire doit sombrer, les rats sont les premiers à le quitter.

Les Démons

Il faut être un grand homme pour savoir résister même au bon sens.

Les Démons

Il faut croire qu’il est vrai que toute la seconde moitié de la vie humaine n’est faite d’ordinaire que des habitudes contractées pendant la première.

Les Démons

La peur de l’ennemi détruit jusqu’à la rancune à son égard.

Les Démons

Le mariage est la mort morale de toute indépendance.

Les Démons

Trouver n’est rien, c’est le plan qui est difficile.

Les Démons

Vivre n’importe comment, mais vivre!

Crime et Châtiment (1866)

Je ne comprends décidément pas pourquoi il est plus glorieux de bombarder de projectiles une ville assiégiée que d’assassiner quelqu’un à coups de hache.

Crime et Châtiment (1866)

Vivre sans espoir, c’est cesser de vivre.

Une vraie douleur est capable de donner de l’intelligence à un imbécile, toujours pour un temps, naturellement.

Les Possédés (1871)

Une erreur originale vaut mieux qu’une vérité banale.

Le criminel, au moment où il accomplit son crime, est toujours un malade.

Crime et Châtiment (1866), III, 5

Le Christ est avec les bêtes avant d’être avec nous.

Les Frères Karamazov (1877)

La vie et le mensonge sont synonymes.

Bobok

La souffrance est l’unique cause de la conscience.

La science m’ordonne de n’aimer que moi, attendu que tout le monde est fondé sur l’intérêt personnel.

La purification par la souffrance est, croyez-moi, moins douloureuse que la situation que vous faites à un coupable par des acquittements inconsidérés.

Journal d'un écrivain, 1873, le Milieu

La pire des souffrances est celle de ne plus pouvoir aimer.

L’homme est une machine si compliquée que parfois on n’y comprend rien, surtout si cet homme est une femme.

Tout est bien… Tout. L’homme est malheureux parce qu’il ne sait pas qu’il est heureux. Ce n’est que cela. c’est tout, c’est tout! Quand on le découvre, on devient heureux aussitôt, à l’instant même…

Les Démons

L’amour abstrait de l’humanité est presque toujours de l’égoïsme.

L'Idiot

Un véritable réaliste, s’il est incrédule, trouve toujours en lui la force et la faculté de ne pas croire, même au miracle, et si ce dernier se présente comme un fait incontestable, il doutera de ses sens plutôt que d’admettre le fait.

Les Frères Karamazov (1877)

Un être qui s’habitue à tout, voilà, je pense, la meilleure définition qu’on puisse donner de l’homme.

Souvenirs de la maison des morts

Tous les hommes veulent la mort de leur père.

Les Frères Karamazov (1877)

Si le juge était juste, peut-être le criminel ne serait-il pas coupable.

Les Frères Karamazov (1877)

On n’aurait pas trouvé un seul grain de poussière dans tout l’appartement. Cette propreté là, c’est toujours comme ça chez les vieilles veuves méchantes.

Crime et Châtiment (1866)

Ah ! Ma chérie, qu’est-ce que le style ? Vous savez, je ne sais même plus ce que j’écris, je ne sais plus rien, je ne me relis même pas, je ne me corrige pas, j’écris seulement pour écrire, pour m’entretenir avec vous un peu plus longtemps…

Les Pauvres Gens (1846)

Les gens ne comptent que leur malheur leur bonheur, ils ne le comptent jamais. S’ils le comptaient comme il faut, ils comprendraient que chacun a sa part en réserve.

Mémoires écrits dans un souterrain (1864)

Il faut d’abord apprendre à vivre soi-même avant de faire la leçon aux autres !

Mémoires écrits dans un souterrain (1864)

Ils ont pleuré un peu mais ils ont fini par s’y habituer. L’homme s’habitue à tout, le lâche.

L'Idiot (1868)

Il y avait une idée étrange qui lui poussait, à coups de bec, à l’intérieur du crâne, comme un poussin qui voudrait naître, une idée qui l’occupait beaucoup, vraiment beaucoup.

Crime et Châtiment (1866)

D’après vous, une jeune fille pauvre mais honnête peut-elle gagner beaucoup par un travail honnête ?

Crime et Châtiment (1866)

Et, qui sait, (on n’en jurerait pas), peut-être tout notre but en ce monde, ce but vers quoi l’humanité tend tellement, ne tient-il justement que dans le caractère continuel du processus de sa conquête.

Mémoires écrits dans un souterrain (1864)

Si l’on est circonspect, c’est-à-dire si l’on est comme le marbre, froid et inhumainement prudent, alors on peut sûrement, sans le moindre doute, gagner tout ce qu’on veut.

Correspondance, à Anna Gregorievna, 18 mai 1867

Il existe une loi politique et peut-être naturelle qui exige que deux voisins, forts et proches, quelle que soit leur mutuelle amitié au début, finissent toujours par en venir à un désir d’extermination réciproque.

Journal d'un écrivain (1873-1881), 1876, Considération sur l'Europe

A notre époque tout homme comme il faut est et doit être lâche et servile. C’est son état normal.

Mémoires écrits dans un souterrain (1864)

Lacivilisation a rendu l’homme sinon plus sanguinaire, en tout cas plus ignoblement sanguinaire que jadis.

Mémoires écrits dans un souterrain (1864)

Il n’existe pas pour l’homme aussitôt qu’il se sent libre de souci plus constant, plus cuisant, que de trouver quelqu’un à adorer.

Les Frères Karamazov (1877)

A mesure que vous progresserez dans l’amour, vous vous convaincrez que Dieu existe et que l’âme est immortelle.

Les Frères Karamazov (1877)

Si le juge était juste, peut-être le criminel ne serait pas coupable.

Les Frères Karamazov (1877)

Essayez de concevoir la seconde, que dis-je le quart de seconde, pendant lequel le criminel entend glisser le couperet qui doit le décapiter… Il n’y a rien de plus hallucinant.

L'Idiot (1868)

Je ne comprends décidement pas pourquoi il est plus glorieux de bombarder de projectiles une ville assiégée que d’assassiner quelqu’un à coups de hache.

Crime et Châtiment (1866), VI, 7

Il me semble qu’on connaît un homme à son rire et que si, à première rencontre, un inconnu rit d’une manière agréable, le fond est excellent.

Souvenirs de la maison des morts (1860-1862)

Le bagne, les travaux les plus pénibles ne développent dans le criminel que la haine, que la soif des plaisirs défendus, qu’une insouciance effroyable.

Souvenirs de la maison des morts (1860-1862)

Aimer avant de réfléchir, sans logique, comme tu dis, et, quant au sens, ne s’en occuper qu’ensuite. Il y a longtemps que je me suis dit cela. Mais tu as aimé la vie : il faut maintenant tâcher de la comprendre, c’est le salut.

Les Frères Karamazov (1877)

Il n’y a rien de plus plaisant que de ne pas se gêner devant les autres mais d’agir ouvertement et sans retenue.

Le Joueur (1866)

Partout le cerveau des hommes cesse aujourd’hui ironiquement de comprendre que la véritable garantie de la personne réside non dans un effort personnel isolé, mais dans la solidarité des hommes.

Les Frères Karamazov (1877)

Toute la science du monde ne vaut pas les larmes des enfants.

Les Frères Karamazov (1877)

Je te dois un aveu. Je n’ai jamais pu comprendre comment on peut aimer son prochain. C’est précisément, à mon avis, le prochain qu’on ne peut aimer ; les êtres éloignés, le lointain, soit ! Mais le prochain !

Les Frères Karamazov (1877)

On parle parfois de la cruauté de l’homme, et on la compare à celle des fauves : que c’est injuste pour ceux-ci ! les fauves n’ont pas la cruauté artistique des hommes.

Les Frères Karamazov (1877)

Une femme est toujours une femme, fût-elle nonne.

Les Possédés (1871)

Je deviens l’ennemi des hommes dès que je suis en contact avec eux. En revanche, invariablement, plus je déteste les gens en particulier, plus je brûle d’amour pour l’humanité en général.

Les Frères Karamazov (1877)

J’aime, me disait-il, l’humanité, mais, à ma grande surprise, plus j’aime l’humanité en général, moins j’aime les gens en particulier, comme individus.

Les Frères Karamazov (1877)

Le pouvoir n’est donné qu’à celui qui ose se baisser.

Crime et Châtiment (1866)

Oui, l’homme a la vie dure ! Un être qui s’habitue à tout. Voilà, je pense, la meilleure définition qu’on puisse donner de l’homme.

Souvenirs de la maison des morts (1860-1862)

Je pense qu’il faut aimer la vie avant toute chose.

Les Frères Karamazov (1877)

Le talent a besoin de sympathie ; il faut qu’on le comprenne.

Nétotchka Nezvanova (1848-1849)

L’humanité devient trop bruyante et trop industrielle, aux dépens de sa quiétude morale.

L'Idiot (1868)

Non ! J’aime cela, qu’on se trompe !… C’est la seule supériorité de l’homme sur les autres organismes. C’est ainsi qu’on arrive à la vérité ! Je suis un homme, et c’est parce que je me trompe que je suis un homme.

Crime et Châtiment (1866)

On n’est jamais arrivé à aucune vérité sans s’être trompé au moins quatorze fois ou peut-être même cent quatorze et c’est peut-être un honneur en son genre.

Crime et Châtiment (1866)

Ah ! messieurs ! il se peut que je me considère comme extrêmement intelligent pour la seule raison que de toute ma vie, je n’ai jamais pu rien commencer ni finir.

Mémoires écrits dans un souterrain (1864)

Pour se conduire avec sagesse, l’intelligence seule ne suffit pas.

Crime et Châtiment (1866), III, 3

La femme russe donne tout quand elle aime, et l’instant et la destinée, et le présent, et l’avenir : elles ne savent pas faire d’économies, elles ne font pas de réserves et leur beauté s’en va, au profit de celui qu’elles aiment.

L'Adolescent (1875)

L’homme n’a fait qu’inventer Dieu pour vivre sans se tuer : voilà le résumé de l’histoire universelle jusqu’à ce moment.

Les Possédés (1871)

Mais le plaisir est toujours utile et un pouvoir absolu, sans limites, fût-ce sur une mouche, est aussi une sorte de jouissance. L’homme est un despote par nature : il aime faire souffrir.

Le Joueur (1866)

Une pleine minute de béatitude! N’est-ce pas assez pour toute une vie d’homme?

Les Nuits blanches (1848)

Bien souvent les gens, même méchants, sont plus naïfs, plus simples, que nous ne le pensons. Nous aussi, d’ailleurs.

Les Frères Karamazov (1877)

L’amour de l’humanité est une abstraction à travers laquelle on n’aime guère que soi.

L'Idiot (1868)

Dans un amour abstrait de l’humanité, on n’aime presque toujours que soi seul.

L'Idiot (1868), III, 10

Mais alors, que deviendra l’homme, sans Dieu et sans immortalité? Tout est permis, par conséquent tout est licite?

Les Frères Karamazov (1877)

Le plus terrible dans la beauté n’est pas d’être effrayante, mais d’être mystérieuse. En elle Dieu lutte avec le diable, et le champ de bataille se trouve dans le coeur de l’homme.

Les Frères Karamazov (1877)

Je ne vous souhaite pas beaucoup de bonheur: vous vous ennuieriez. Je ne vous souhaite pas non plus de malheur; mais à la suite de la philosophie populaire, je répète simplement vivez davantage et tâchez de ne pas trop vous ennuyer.

Les Possédés (1871)

La fin des fins messieurs, est de ne rien faire du tout. L’inertie contemplative est préférable à quoi que ce soit.

Mémoires écrits dans un souterrain (1864)

L’homme normal… J’envie cet homme. Je ne le nie pas: il est bête. Mais, qu’en savez-vous? Il se peut que l’homme normal doive être bête.

Mémoires écrits dans un souterrain (1864)

C’est le désespoir qui recèle les voluptés les plus ardentes.

Mémoires écrits dans un souterrain (1864)

Si tu veux vaincre le monde, vaincs-toi toi même.

Les Possédés (1871)

Une erreur originale vaut peut-être mieux qu’une vérité banale. La vérité se retrouve toujours, tandis que la vie peut être enterrée à jamais ; on en a vu des exemples.

Crime et Châtiment (1866)

Je suis un homme, et c’est parce que je me trompe que je suis un homme. On n’est jamais arrivé à aucune vérité sans s’être trompé au moins quatorze fois ou peut-être même cent quatorze et c’est peut-être un honneur en son genre.

Crime et Châtiment (1866)

J’aime cela, qu’on se trompe ! … C’est la seule supériorité de l’homme sur les autres organismes. C’est ainsi qu’on arrive à la vérité !

Crime et Châtiment (1866)