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Citations de : Fatou Diome

Lire, c’est oser le vertige. On peut lire, comme on s’incline, révérencieux, ébloui par la fulgurance d’un bel esprit. Aveuglement ! Qui ne me guide pas me perd ! Or, je veux seulement trouver mon chemin. Qu’on nous laisse donc un oeil ouvert !

Le Vieil Homme sur la barque (2010)

Merci aux absents, qui nous lèguent une quête philosophique et le bonheur de remplir le vide de l’existence à notre fantaisie.

Impossible de grandir (2013)

Comme les muses, les racines inspirent, mais elles ne sauraient donner à quiconque le souffle nécessaire à sa propre course.

Impossible de grandir (2013)

Devenir adulte, c’est oser se retourner et, enfin, faire face aux loups.

Impossible de grandir (2013)

Enfanter, c’est ajouter une fibre de vigile à notre instinct naturel de survie.

Celles qui attendent (2010)

Qui a tété la vie connaît le sein de l’angoisse.

Inassouvies, nos vies (2008)

Remplir sa journée, remplir son devoir conjugal, on sait précisément ce que sait. Mais remplir sa vie ?

Inassouvies, nos vies (2008)

Le souvenir est un filet qui nous surprend et nous entraîne dans le sillage de son choix.

Impossible de grandir (2013)

La nuit je mijote des rêves trop durs à cuire.

Le Ventre de l'Atlantique (2003)

Sacrée France, c’est peut-être parce qu’elle porte un nom de femme qu’on la désire tant.

Le Ventre de l'Atlantique (2003)

Les idées sont des graines de lotus, elles ne dorment que pour mieux pousser.

Le Ventre de l'Atlantique (2003)

Est-il possible d’apprécier la vie quand on n’a que soi-même à aimer?

Le Ventre de l'Atlantique (2003)

Chaque miette de vie doit servir à conquérir la dignité.

Le Ventre de l'Atlantique (2003)

«Blacks, Blancs, Beurs», si ça allait de soi dans la société française, on n’aurait pas besoin d’en faire un slogan.

Le Ventre de l'Atlantique (2003)

Sur la balance de la mondialisation, une tête d’enfant du tiers-monde pèse moins lourd qu’un hamburger. Et les femmes persévèrent! Aveugles ou aveuglées, elles courent au sacrifice, sur l’autel de la maternité.

Le Ventre de l'Atlantique (2003)

Les Blancs sont orgueilleux; et comme ils sont riches, ils érigent un monument au moindre de leurs exploits.

Le Ventre de l'Atlantique (2003)

Pour les pauvres, disait-il, vivre c’est nager en apnée, en espérant atteindre une rive ensoleillée avant la gorgée fatale.

Le Ventre de l'Atlantique (2003)

Quand on a les dents longues, il faut avoir les gencives solides.

Le Ventre de l'Atlantique (2003)

Dans le désert, on peut toujours tomber sur une oasis.

Le Ventre de l'Atlantique (2003)

Ici, point de hasard, chaque pas mène vers un résultat escompté; l’espoir se mesure au degré de combativité. Ambiance Technicolor, on marche autrement, vers un destin intériorisé, qu’on se fixe malgré soi, sans jamais s’en rendre compte.

Le Ventre de l'Atlantique (2003)

On ne se jette pas dans des bras croisés: leur dédain me dispensait de toute formalité. Même assoiffé d’affection, on n’embrasse pas les oursins.

Le Ventre de l'Atlantique (2003)

D’où qu’elle vienne, l’intime conviction restera toujours plus poétique, plus forte et plus rassurante que la réalité.

Le Ventre de l'Atlantique (2003)

Le sang oublie souvent son devoir, mais jamais son droit.

Le Ventre de l'Atlantique (2003)

Au royaume de la polygamie, on ne tire pas sur la barbe de Dieu.

La Préférence nationale (2001)

N’oublie pas que la main qui sait battre sait aussi caresser.

La Préférence nationale (2001)

C’est curieux, quelle que soit la dimension sociale, morale et physique d’un homme, on arrive toujours à le ranger entre les deux jambes d’une femme.

La Préférence nationale (2001)

L’entrejambe d’une femme, l’alpha et l’oméga de l’homme: il naît de là, et toute sa vie y retourne.

La Préférence nationale (2001)

On est assez mièvre pour s’écrier devant les nouveau-nés: Ah qu’il est mignon! Il ne sont jamais beaux, il n’y a que la naissance en elle-même qui soit belle.

Le Ventre de l'Atlantique (2003)

Les amitiés d’enfance résistent parfois au temps, jamais à la distance.

Le Ventre de l'Atlantique (2003)

Les amitiés d’enfance résistent parfois au temps, jamais à la distance; la différence des itinéraires nous sépare et ne nous laisse qu’une liste de prénoms qui, petit à petit, perdent leur tête et leur mélodie autrefois rassurante.

Le Ventre de l'Atlantique (2003)

La nostalgie est ma plaie ouverte et je ne peux m’empêcher d’y fourrer ma plume. L’absence me culpabilise, le blues me mine, la solitude lèche mes joues de sa longue langue glacée qui me fait don de ses mots.

Le Ventre de l'Atlantique (2003)

Sa berlue il n’y pouvait rien. Le tiers-monde ne peut voir les plaies de l’Europe, les siennes l’aveuglent; il ne peut entendre son cri, le sien l’assourdit.

Le Ventre de l'Atlantique (2003)

Que signifie la liberté, sinon le néant, quand elle n’est plus relative à autrui.

Le Ventre de l'Atlantique (2003)

Il arrive qu’un individu devienne le centre de votre vie, sans que vous ne soyez lié à lui ni par le sang ni par l’amour, mais simplement parce qu’il vous tient la main, vous aide à marcher sur le fil de l’espoir, sur la ligne tremblante de l’existence.

Le Ventre de l'Atlantique (2003)

Malheureux celui qui lit sa gloire dans le regard versatile du public.

Le Ventre de l'Atlantique (2003)

Le sentiment d’appartenance est une conviction intime qui va de soi; l’imposer à quelqu’un, c’est nier son aptitude à se définir librement.

Le Ventre de l'Atlantique (2003)

Le chasseur solitaire est le seul à connaître le prix que lui a coûté son gibier.

Le Ventre de l'Atlantique (2003)

La pire indécence du XXIe siècle, c’est l’Occident obèse face au tiers-monde rachitique.

Le Ventre de l'Atlantique (2003)

Le secret est un lait sur le feu, il finit par se répandre si on n’y prend pas garde.

Le Ventre de l'Atlantique (2003)