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Citations de : Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard

L’homme n’est pas vieux comme le monde, il ne porte que son avenir.

Première Anthologie vivante de la poésie du passé, Préface

L’espoir ne fait pas de poussière.

Poésie ininterrompue (1946), Ailleurs, ici, partout

L’amour choisit l’amour sans changer de visage.

L'Amour la poésie (1929), Premièrement

Rives d’amour pour nous sont rives de justice.

Une leçon de morale, Volonté d'y voir clair

Prendre sens dans l’insensé.

Poésie ininterrompue (1946)

Pleure: les larmes sont les pétales du coeur.

Par la caresse nous sortons de notre enfance mais un seul mot d’amour et c’est notre naissance.

Le Phénix, Ecrire, dessiner, inscrire, VII

On transforme sa main en la mettant dans une autre.

On a le monde derrière soi et devant soi. L’oeuvre accomplie est oeuvre à faire, car, le temps de se retourner, elle a changé.

Le Phénix, IX

Nous vivons dans l’oubli de nos métamorphoses.

Le Dur Désir de durer

Nous n’irons pas au but un par un mais par deux.

Le temps déborde, Notre vie

Et par le pouvoir d’un mot – Je recommence ma vie – Je suis né pour te connaître – Pour te nommer Liberté.

Chacun est l’ombre de tous.

Les Armes de la douleur, V

Ce qui a été compris n’existe plus.

Capitale de la douleur (1926), Le Miroir d'un moment

C’est à partir de toi que j’ai dit oui au monde.

Apprécier, pour l’orgueil de choisir.

Les Nécessités de la vie et les conséquences des rêves, Courir

Un coeur n’est juste que s’il bat au rythme des autres coeurs.

Poèmes retrouvés, Ce que l'Amérique doit entendre

Le bien et le mal doivent leur origine à l’abus de quelques erreurs.

Capitale de la douleur (1926), Joan Miró

Voici demain qui règne aujourd’hui sur la terre.

Une leçon de morale, Tout est sauvé

Vieillir c’est organiser – Sa jeunesse au cours des ans.

Poésie ininterrompue (1946), Ailleurs, ici, partout

Un rêve sans étoiles est un rêve oublié.

152 Proverbes mis au goût du jour, n° 142

Les curés ont toujours peur.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 24

Orfèvre, pas plus haut que le gazon.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 23

Rincer l’arbre.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 22

Sommeil qui chante fait trembler les ombres.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 11

A fourneau vert, chameau bleu.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 10

Le trottoir mélange les sexes.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 9

Qui couche avec le pape doit avoir de longs pieds.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 8

Comme une huître qui a trouvé une perle.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 7

La diction est une seconde punition.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 6

Il faut rendre à la paille ce qui appartient à la poutre.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 5

Les éléphants sont contagieux.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 4

Ne brûlez pas les parfums dans les fleurs.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 3

Une maîtresse en mérite une autre.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 2

Avant le déluge, désarmez les cerveaux.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 1

Qui n’entend que moi entend tout.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 50

Peau qui pèle va au ciel.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 48

Les yeux de la luxure ont des joies secrètes.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 76

Seule la douleur prend feu.

L'Amour la poésie (1929)

Nos yeux se renvoient la lumière Et la lumière le silence A ne plus se reconnaître A survivre à l’absence.

L'Amour la poésie (1929)

Les guêpes fleurissent vert L’aube se passe autour du cou.

L'Amour la poésie (1929)

Une femme au coeur pâle Met la nuit dans ses habits. L’amour a découvert la nuit Sur ses seins impalpables.

Capitale de la douleur (1926), Au coeur de mon amour

Autour de la bouche Son rire est toujours différent, C’est un plaisir, c’est un désir, c’est un tourment, C’est une folle, c’est la fleur, une créole qui passe.

Capitale de la douleur (1926), Raison de plus

Révolte de la neige Qui succombe bientôt frappée d’un seul coup d’ombre Juste le temps de rapprocher l’oubli des morts De faire pâlir la terre.

L'Amour la poésie (1929), Comme une image

Toute la vie a coulé dans mes rides Comme une agate pour modeler Le plus beau des masques funèbres.

A toute épreuve (1930), Confections

Une loi vieille et nouvelle Qui va se perfectionnant Du fond du coeur de l’enfant Jusqu’à la raison suprême.

Pouvoir Tout Dire (1951), Bonne justice

C’est la douce loi des hommes De changer l’eau en lumière Le rêve en réalité Et les ennemis en frères.

Pouvoir Tout Dire (1951), Bonne justice

C’est la chaude loi des hommes Du raisin ils font du vin Du charbon ils font du feu Des baisers ils font des hommes.

Pouvoir Tout Dire (1951), Bonne justice

C’est la dure loi des hommes Se garder intact malgré Les guerres et la misère Malgré les dangers de mort.

Pouvoir Tout Dire (1951), Bonne justice

J’ai été comme un enfant Et comme un homme J’ai conjugué passionnément Le verbe être et ma jeunesse Avec le désir d’être homme.

Jeunesse engendre la jeunesse

Je te cherche par-delà l’attente Par-delà moi-même Et je ne sais plus tant je t’aime Lequel de nous deux est absent.

L'Amour la poésie (1929)

Le lyrisme est le développement d’une protestation.

Notes sur la poésie (1936)

Le poète, lui, pense toujours à autre chose. L’insolite lui est familier, la préméditation inconnue.

Donner à voir (1939)

Diverses douceurs diverses couleurs Tu ne m’es jamais étranger mon coeur.

Le Phénix (1951), La ruche de ta chair, VII

Même sommeil même réveil Nous partageons nos rêves et nos soleils.

Le Phénix (1951), La ruche de ta chair, VII

La ruche de ta chair sous l’unique soleil Dora d’unique miel mon ciel qui s’éveillait.

Le Phénix (1951), La ruche de ta chair, VII

Parle je suis l’écho de tout ce que tu dis Tout en haut de mon mur tu retrouves ton nid.

Le Phénix (1951), La ruche de ta chair, VII

Un baiser calme dans la nuit Les plus lourdes ombres s’enfuient.

Le Phénix (1951), La ruche de ta chair, VII

Par la caresse nous sortons de notre enfance Mais un seul mot d’amour et c’est notre naissance.

Le Phénix (1951), La ruche de ta chair, VII

Une femme c’est toi Un amoureux c’est moi.

Le Phénix (1951), La ruche de ta chair, VII

Même sommeil même réveil Nous partageons nos rêves et notre soleil.

Le Phénix (1951), La ruche de ta chair, VII

Tu fais des bulles de silence dans le désert des bruits Tu chantes des hymnes nocturnes sur les cordes de l’arc-en-ciel Tu es partout tu abolis toutes les routes.

Facile (1935), Tu te lèves

Figurer tel homme, telle femme, mais non pas l’homme, ni la femme.

Donner à voir (1939)

Ton rire est comme un tourbillon de feuilles mortes Froissant l’air chaud, l’enveloppant, quand vient la pluie.

Premiers poèmes, Pour vivre ici (1918)

Ton rire est comme un tourbillon de feuilles mortes Froissant l’air chaud, l’enveloppant quand vient la pluie.

Premiers poèmes, Pour vivre ici (1918)

Tu es l’émondeur de ta vie.

Le Jugement Originel

On a pu penser que l’écriture automatique rendait les poèmes inutiles. Non: elle augmente, développe seulement le champ de l’examen de conscience poétique, en l’enrichissant.

Donner à voir (1939)

Sur mes cahiers d’écolierSur mon pupitre et les arbresSur le sable sur la neigeJ’écris ton nom.

Poésie et Vérité 1942 (1942), Liberté

Les dormeurs n’ont pas la même odeur que les gens éveillés: si on les réveille en sursaut, le cyclamen se répand dans la chambre.

L'Immaculée Conception

Tu es trop belle pour prêcher la chasteté.

Donner à voir (1939)

Ta main dédaigneuse de l’eau des caresses.

La Vie immédiate (1932), Au revoir

Entre tous les hommes, ces figures géométriques, ces signes cabalistiques: homme, femme, statue, table, guitare, redeviennent des hommes, des femmes, des statues, des tables, des guitares.

Donner à voir (1939)

Nous aurions aimé illustrer ce texte par une curieuse figure représentant un animal à tronc exceptionnellement bifurqué à partir du milieu de sa longueur.

L'Immaculée Conception

Belle-de-nuit, belles-de-feu, belles-de-pluie,Le coeur tremblant, les mains cachées, les yeux au vent,Vous me montrez les mouvements de la lumière.

Capitale de la douleur (1926), Les Gertrude Hoffmann Girls

Ta bouche séduit ton visageEt ton corps peut venirBattant comme un coeur.

Les Mains libres, Les sens

L’aube se passe autour du couUn collier de fenêtres.

L'Amour la poésie (1929), Premièrement

Tes yeux sont revenus d’un pays arbitraire où nul n’a jamais su ce que c’est qu’un regard.

Mourir de ne pas mourir (1924)

L’araignée rapide,Pieds et mains de la peur,Est arrivée.

Les animaux et leurs hommes, les hommes et leurs animaux (1920), Fuir

BoireUn grand bol de sommeil noirJusqu’à la dernière goutte.

La Rose publique (1934)

Je te l’ai dit pour les nuagesJe te l’ai dit pour l’arbre de la mer.

Capitale de la douleur (1926)

Adieu tristesse bonjour tristesse tu n’es pas tout à fait la misère car les lèvres les plus pauvres te dénoncent par un sourire.

C’est le mérite de la poésie qui a mille petites portes de planches pour une porte de pierre, mille sorties au jour le jour pour une gloire triomphale.

Le lecteur d’un poème l’illustre forcément. Il boit à la source. Ce soir, sa voix a un autre son, la chevelure qu’il aime s’aère ou s’alourdit.

Donner à voir (1939)

Elle a toujours les yeux ouverts – Et ne me laisse pas dormir. – Ses rêves en pleine lumière – Font s’évaporer les soleils, – Me font rire, pleurer et rire, – Parler sans avoir rien à dire.

L'Amoureuse

Il y a un autre monde mais il est dans celui-ci.

Tu as tous les jours solaires – Tout le soleil sur la terre – Sur le chemin de la beauté.

J’entend ta voix dans tous les bruits du monde.

C’est la chaude loi des hommes – Du raisin ils font du vin – Du charbon ils font du feu, – Des baisers ils font des hommes.

Tout dire: Bonne justice

Le tout est de tout dire. Et les mots me manquent.

Nous avons inventé autrui – Comme autrui nous a inventé – Nous avions besoin l’un de l’autre.

Le Visage de la paix, 21

Mieux vaut mourir d’amour que d’aimer sans regrets.

152 Proverbes mis au goût du jour, n° 125, en collaboration avec Benjamin Péret

Marcher en soi-même est comme un châtiment: l’on ne va pas loin.

Picasso bon maître de la liberté, VII

Les multiples erreurs donnent la main aux crimes.

Dédicace sur Poèmes pour la paix, à André Breton

Les mots ne mentent pas.

Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous.

Il y a toujours un rêve qui veille.

Voir, c’est comprendre, juger, déformer, oublier ou s’oublier, être ou disparaître.

Dictionnaire abrégé du surréalisme

Toute ma vie t’écoute et je ne peux détruire – Les terribles loisirs que ton amour me crée.

Capitale de la douleur (1926)

Le front aux vitres comme font les veilleurs de chagrin – Je te cherche par-delà l’attente – Par-delà moi-même – Et je ne sais plus tant je t’aime – Lequel de nous deux est absent.

L'Amour la poésie (1929)

D’une seule caresse – Je te fais briller de tout ton éclat.

L'Amour la poésie (1929), Premièrement

Ce qui est maintenant prouvé ne fut autrefois qu’imaginé.

Tu m’as murmuré perfection, moi je t’ai soufflé harmonie.

Poésie ininterrompue (1946)

Laissez-moi seul juger de ce qui m’aide à vivre.

L’amour, c’est l’homme inachevé.

Jeunesse ne vient pas au monde elle est constamment de ce monde.

Le Phénix, la Petite Enfance de Dominique, VI

J’ai eu longtemps un visage inutile, mais maintenant j’ai un visage pour être aimé, j’ai un visage pour être heureux.

Il nous faut peu de mots pour exprimer l’essentiel; il nous faut tous les mots pour le rendre réel.

Avenir de la poésie, VI

Il ne faut pas de tout pour faire un monde. – Il faut du bonheur et rien d’autre.

Poésie ininterrompue (1946), le Château des pauvres

Il n’y a qu’une vie c’est donc qu’elle est parfaite.

Une leçon de morale, les Souvenirs et le présent

Il n’y a pas de grandeur pour qui veut grandir. – Il n’y a pas de modèle pour qui cherche ce qu’il n’a jamais vu.

L'Evidence poétique

Il n’y a pas d’enthousiasme sans sagesse, ni de sagesse sans générosité.

Picasso, dessins

Il n’y a pas d’ange de la réalité.

Poèmes retrouvés, la Poésie de circonstance

Il faut toujours abuser de sa liberté.

Il faut prendre à César tout ce qui ne lui appartient pas.

Notes sur la poésie (1936), Exergue, en collaboration avec André Breton

Le poète est celui qui inspire bien plus que celui qui est inspiré.

Ralentir Travaux (1930), Préface - En collaboration avec André Breton et René Char

Le passé est un oeuf cassé, l’avenir est un oeuf couvé.

Les sentiers et les routes de la poésie (1954), le Boniment fantastique

Le jour est paresseux mais la nuit est active.

Le Dur Désir de durer, Notre mouvement

La terre est bleue comme une orange.

La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur, – Un rond de danse et de douceur, – Auréole du temps, berceau nocturne et sûr, – Et si je ne sais plus tout ce que j’ai vécu – C’est que tes yeux ne m’ont pas toujours vu.

Capitale de la douleur (1926), La courbe de tes yeux...

L’honneur de vivre vaut bien qu’on s’efforce de vivifier.

Donner à voir (1939), Au-delà de la peinture

L’homme ne se fréquente pas pour vivre.

La nuit est à une dimension

Un trombone dans un verre d’eau.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 128

C’est un rat qui dégonfle un autre rat.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 127

Il y a un ivrogne pour les curieux.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 126

Il y a loin de la route aux escargots.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 114

Je suis venu, je me suis assis, je suis parti.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 113

Tout ce qui vole n’est pas rose.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 112

Un albinos ne fait pas le beau temps.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 111

Les amants coupent les amantes.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 110

Il n’y a pas de cheveux sans rides.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 109

Les homards qui chantent sont américains.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 108

Faire deux heures d’une horloge.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 107

Les savants qui s’approchent jettent leurs vêtements dans les fossés.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 106

Passe ou file.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 105

Les courtisanes perdent leurs as.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 104

Rassemble, afin d’aimer.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 103

Saluer l’âne qui broute des griffes.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 102

Le pélican est ce qui se rapproche le plus du bonnet de nuit.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 101

Jouer du violon le mardi.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 100

Une brume s’y prend plus gentiment.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 99

User sa corde en se pendant.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 98

Un corset en juillet vaut un troupeau de rats.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 97

Tirez toujours avant de ramper.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 96

Brûler le coq pour grossir.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 95

Tout ce qui vient de ma cuisine grandit dans la cour.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 94

D’abord enfermez le collier, ensuite attrapez-le.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 93

Gratter sa voisine ne fleurit pas en mai.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 92

Les beaux crânes font de belles découvertes.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 91

Un cou crasseux fait une pipe culottée.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 90

Fidèle comme un chat sans os.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 89

Loin des glands, près du boxeur.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 88

Faire son petit sou neuf.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 87

A quelque rose chasseur est bon.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 86

Vous avez tout lu mais rien bu.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 85

Ne jetez aux démons que les anges.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 84

Il y a toujours une perle dans ta bouche.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 83

Coupez votre doigt selon la bague.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 82

Les poils tombés ne repoussent pas pour rien.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 81

C’est l’auréole qui perce la dentelle.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 80

Tout ce qui grossit n’est pas mou.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 79

Comme une poulie dans un pâté.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 78

A chaque jour suffit sa tente.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 77

Le rat arrose, la cigogne sèche.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 75

Un nègre marche à côté de vous et vous voile la route.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 74

Saisir la malle du blond.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 63

Un loup fait deux beaux visages.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 62

La métrite adoucit les flirts.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 61

Il y a toujours un squelette dans le buffet.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 60

Trois font une truie.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 59

Honore Sébastien si Ferdinand est libre.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 58

Se mettre une toupie sur la tête.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 57

Mourir quand il n’est plus temps.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 56

On n’est jamais blanchi que par les pierres.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 55

La grandeur ne consiste pas dans les ruses, mais dans les erreurs.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 54

Vague de sous, puits de moules.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 73

Duvet cotonneux des médailles.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 72

Il ne faut pas lâcher la canne pour la pêche.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 71

S’il n’en reste qu’une, c’est la foudre.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 70

Mettez un moulin à cheval, il ira à Chatou.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 69

Le marbre des odeurs a des veines mouvantes.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 68

Joyeux dans l’eau, pâle dans le miroir.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 67

Les cerises tombent où les textes manquent.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 66

La feuille précède le vent.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 65

Les complices s’enrichissent.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 64

Qui sème des ongles récolte une torche.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 53

Une femme nue est bientôt amoureuse.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 52

Trop de mortier nuit au blé.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 51

Il n’y a pas de désir sans reine.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 49

Le silence fait pleurer les mères.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 47

Saisir l’oeil par le monocle.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 46

Une ombre est une ombre quand même.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 45

Viande froide n’éteint pas le feu.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 44

Un peu plus vert et moins que blond.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 43

Quand la raison n’est pas là, les souris dansent.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 42

Un clou chasse Hercule.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 41

Il faut battre sa mère pendant qu’elle est jeune.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 40

Qui s’y remue s’y perd.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 39

Tourner le radius du côté du mur.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 38

Dieu calme le corail.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 37

Il ne faut pas coudre les animaux.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 36

Trois dattes dans une flûte.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 35

Belette n’est pas de bois.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 34

La concierge pique à la machine.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 33

Plus elle est loin de l’urne plus la barbe est longue.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 32

Les labyrinthes ne sont pas faits pour les chiens.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 21

Pour la canaille obsession vaut mitre.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 20

«Examine mon cas» dit le héros à l’héroïne.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 19

Nul ne nage dans la futaie.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 18

Un crabe, sous n’importe quel autre nom, n’oublierait pas la mer.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 17

Les grands oiseaux font les petites persiennes.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 16

La danse règne sur le bois blanc.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 15

L’agent fraîchement assommé se masturbe de même.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 14

Quand un oeuf casse des oeufs, c’est qu’il n’aime pas les omelettes.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 13

Ne mets pas la manucure dans la cave.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 12

Ne fumez pas le Job ou ne fumez pas.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 31

A petits tonneaux, petits tonneaux.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 30

Un vrai voleur d’hirondelles.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 29

Epargner la manne, c’est rater l’enfant.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 28

Le soleil ne luit pour personne.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 27

Devenu creux, le cap se fait tétine.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 26

C’est le gant qui tombe dans la chaussure.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 25

L’on vit de ce qu’on n’apprend pas Comme une abeille dans un obus Comme un cerveau tombant de haut De plus haut.

L'Amour la poésie (1929)

La faim couverte d’immondices Etreint le fantôme du blé.

L' Amour, la Poésie (1929)

Le soir, la mer n’a plus de lumière et, comme aux temps anciens, tu pourrais dormir dans la mer.

Capitale de la douleur (1926), Baigneuse du clair au sombre

Le soir, la noblesse est partie de ce ciel. Ici, tout se blottit dans un feu qui s’éteint.

Capitale de la douleur (1926), Baigneuse du clair au sombre

Inconnue, elle était ma forme préférée, Celle qui m’enlevait le souci d’être un homme, Et je la vois et je la perds et je subis Ma douleur, comme un peu de soleil dans l’eau froide.

Premiers poèmes, Pour vivre ici (1918)

La peur en loques perce les murs.

Capitale de la douleur (1926)

Je sors au bras des ombres, Je suis au bas des ombres, Seul.

Capitale de la douleur (1926)

Comme le jour dépend de l’innocence Le monde entier dépend de tes yeux purs Et tout mon sang coule dans leurs regards.

Capitale de la douleur (1926)

O régicide ! ton corset appartient aux mignons Et aux mignonnes de toutes sortes. Ta chair simple s’y développe, Tu t’y pourlèches dans la pourpre, ô nouveau médiateur !

Capitale de la douleur (1926)

Silence. Le silence éclatant de ses rêves Caresse l’horizon.

Capitale de la douleur (1926)

Le coeur de l’homme ne rougira plus, il ne se perdra plus, je reviens de moi-même, de toute éternité.

Capitale de la douleur (1926), Revenir dans une ville

L’image d’homme rêve, mais plus rien n’est accroché à ses rêves que la nuit sans rivale.

Capitale de la douleur (1926), L'image d'homme

Les regards dans les rênes du coursier, Délivrant le bercement des palmes de mon sang, Je découvre soudain le raisin des façades couchées sur le soleil, Fourrure du drapeau des détroits insensibles.

Capitale de la douleur (1926)

Passage où la vue détourne d’un coup la pensée Une ombre s’agrandit cherche son univers Et tombe horizontalement Dans le sens de la marche.

L'Amour la poésie (1929)

Par les fentes de ton sourire s’envole un animal hurleur. Qui ne jouit que dans les hauteurs.

Capitale de la douleur (1926)

Sur la pente fatale, le voyageur profite De la faveur du jour, verglas et sans cailloux.

Capitale de la douleur (1926)

Notre amour c’est l’amour de la vie, le mépris de la mort.

Donner à voir (1939)

Le soir. La mer n’a plus de lumières et, comme aux temps anciens, tu voudrais dormir dans la mer.

Capitale de la douleur (1926)

Si je m’endors, c’est pour ne plus rêver.

Capitale de la douleur (1926)

Rampe des mois d’hiver, jour pâle d’insomnie, mais aussi, dans les chambres les plus secrètes de l’ombre, la guirlande d’un corps autour de sa splendeur.

Capitale de la douleur (1926)

Adieu tristesse Bonjour tristesse Tu es inscrite dans les lignes du plafond Tu es inscrite dans les yeux que j’aime.

La Vie immédiate (1932), A peine défigurée

Réunis, chaque fois à jamais réunis, ta voix comble tes yeux comme l’écho comble le ciel du soir. Je descends vers les rivages de ton apparence.

La Vie immédiate (1932), Nuits partagées

Même quand nous dormons nous veillons l’un sur l’autre Et cet amour plus lourd que le fruit mûr d’un lac Sans rire et sans pleurer dure depuis toujours Un jour après un jour une nuit après nous.

Le Dur Désir de durer

Que voulez-vous la nuit était tombée Que voulez-vous nous nous sommes aimés.

Poésie et Vérité 1942 (1942)

Tu es venue j’étais triste j’ai dit oui C’est à partir de toi que j’ai dit oui au monde.

Le Phénix (1951), Dominique aujourd'hui présente

Le désespoir n’a pas d’ailes, L’amour non plus.

Capitale de la douleur (1926)

Mais tu n’as pas toujours été avec moi. Ma mémoire Est encore obscurcie de t’avoir vu venir Et partir. Le temps se sert de mots comme l’amour.

Au défaut du silence (1925), Ta chevelure d'oranges

Un enfant grimpe à l’homme Qui dit jeune dit seul Comme une page blanche Puisque tout a la forme de la nouveauté.

La Rose publique (1934)

Une voix sentencieuse ne dicte désormais qu’à partir du chagrin le bonheur demeure un postulat, mais le pessimisme un vice. Elle ajoute négligemment qu’il faut toutes les vérités pour faire un monde.

Une leçon de morale

Je t’aime comme on vient au monde Comme le ciel éclate et règne Je suis la lettre initiale Des mots que tu cherchas toujours La majuscule l’idéale Qui te commande de m’aimer.

Poésie ininterrompue (1946)

Tu es le grand soleil qui me monte à la tête Quand je suis sûr de moi.

Je t'aime

Un jour tout homme montrera ce que le poète a vu. Fin de l’imaginaire.

Avenir de la poésie

Et par le pouvoir d’un mot Je recommence ma vie Je suis né pour te connaître Pour te nommer : Liberté. Sur mes cahiers d’écolier Sur mon pupitre et les arbres Sur le sable sur la neige J’écris ton nom.

Poésie et Vérité 1942 (1942), Liberté

Je n’ai rien séparé mais j’ai doublé mon coeur. D’aimer, j’ai tout créé : réel, imaginaire, J’ai donné sa raison, sa forme, sa chaleur Et son rôle immortel à celle qui m’éclaire.

Le temps déborde (1947), En vertu de l'amour

Sur la santé revenue Sur le risque disparu Sur l’espoir sans souvenirs J’écris ton nom Et par le pouvoir d’un mot Je commence ma vie Je suis né pour te connaître Pour te nommer Liberté.

Poésie et Vérité 1942 (1942), Liberté

Tu es venue plus haute au fond de ma douleur Que l’arbre séparé de la forêt sans air Et le cri du chagrin du doute s’est brisé Devant le jour de notre amour.

Le Phénix (1951)

Je chante pour chanter, je t’aime pour chanter Le mystère où l’amour me crée et se délivre.

Capitale de la douleur (1926), Celle de toujours, toute

Je chante la grande joie de te chanter, La grande joie de t’avoir ou de ne pas t’avoir, La candeur de l’attente, l’innocence de te connaître O toi qui supprimes l’oubli, l’espoir et l’ignorance, Qui supprimes l’absence qui me mets au monde.

Capitale de la douleur (1926), Celle de toujours, toute

Pour me trouver des raisons de vivre, j’ai tenté de détruire mes raisons de t’aimer. Pour me trouver des raisons de t’aimer, j’ai mal vécu.

La Vie immédiate (1932), Nuits partagées

Si c’était à recommencer, je te rencontrerais sans te chercher.

Mourir de ne pas mourir (1924), Au coeur de mon amour

Vous échangez un regard clair pour un printemps, Le tour de votre taille pour un tour de fleur, L’audace et le danger pour votre chair sans ombre, Vous échangez l’amour pour des frissons d’épées Et le rire inconscient pour des promesses d’aube.

Capitale de la douleur (1926), Les Gertrude Hoffmann Girls

Si je te quitte nous nous souviendrons En te quittant nous nous retrouverons.

Certitude

Si je t’étreins c’est pour me continuer Si nous vivons tout sera à plaisir.

Certitude

Si tu souris c’est pour mieux m’envahir Si tu souris je vois le monde entier.

Certitude

Si je te parle c’est pour mieux t’entendre Si je t’entends je suis sûr de te comprendre.

Certitude

Qui me reflète sinon toi-même je me vois si peu Sans toi je ne vois rien qu’une étendue déserte.

Je t'aime

Dans l’amour la vie a toujours Un coeur léger et renaissant Rien n’y pourra jamais finir Demain s’y allège d’hier.

Le Phénix (1951)

Dans l’amour la vie a encore Ses mains agrippantes d’enfant Ses pieds partent de la lumière Et ils s’en vont vers la lumière.

Le Phénix (1951)

Dans l’amour la vie a encore L’eau pure de ses yeux d’enfant Sa bouche est encore une fleur Qui s’ouvre sans savoir comment.

Le Phénix (1951)

Et voici que le monde est un objet utile Objet voluptueux indestructible et roi.

Une leçon de morale, Tout est sauvé

Une Personnalité Toujours nouvelle, toujours différente, l’Amour aux sexes confondus dans leur contradiction, surgit sans cesse de la perfection de mes désirs. Toute idée de possession lui est forcément étrangère.

La Rose publique (1934)

J’aimais hier et j’aime encore Je ne me dérobe à rien Mon passé m’est fertile Le temps court dans mes veines.

Le Livre ouvert (1941)

Ta bouche aux lèvres d’or n’est pas en moi pour rire Et tes mots d’auréoles ont un sens si parfait Que dans mes nuits d’années, de jeunesse et de mort J’entends vibrer ta voix dans tous les bruits du monde.

Au défaut du silence (1925)

Amour, ô mon amour, j’ai fait voeu de te perdre Grimace, petite fille de naissance La forme de tes yeux ne m’apprend pas à vivre Et si je suis à d’autres, souviens toi.

Au défaut du silence (1925)

Mais tu n’as pas toujours été avec moi. Ma mémoire Est encore obscurcie de t’avoir vue venir Et partir. Le temps se sert de mots comme de l’amour.

Au défaut du silence (1925)

La forme de ton coeur est chimérique Et ton amour ressemble à mon désir perdu. O soupirs d’ambre, rêves, regards.

Au défaut du silence (1925)

Je me suis enfermé dans mon amour, je rêve. Qui de nous deux inventa l’autre? Visage perceur de murailles.

Au défaut du silence (1925)

La forme de tes yeux ne m’apprend pas à vivre.

Au défaut du silence (1925)

Sur la pente fatale, le voyageur profile De la faveur du jour, verglas et sans cailloux, Et les yeux bleus d’amour, découvre sa saison Qui porte à tous les doigts de grands astres en bague.

Capitale de la douleur (1926)

Sur la plage la mer a laissé ses oreilles Et le sable creusé la place d’un beau crime. Le supplice est plus dur aux bourreaux qu’aux victimes Les couteaux sont des singes et les balles des larmes.

Capitale de la douleur (1926)

Chien mal peigné s’arrache les poils.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 146

Pendu aux cerises.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 145

Le sein est toujours le cadet.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 144

Brosse d’amour pour les hirsutes.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 143

Sois grand avant d’être gras.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 141

Les blessures en forme d’arc ne conjurent pas l’orage.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 140

A chacun sa panse.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 139

Les pelles ne se vendent pas sans fusils.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 138

Taquiner le corbillard.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 137

Ne grattez pas le squelette de vos aïeux.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 136

J’étais si près de toi que j’ai froid près des autres.

Ma morte vivante

Tu es le grand soleil qui me monte à la tête quand je suis sûr de moi.

Je t'aime

L’écriture automatique ouvre sans cesse de nouvelles portes sur l’inconscient et, au fur et à mesure qu’elle le confronte avec la conscience, avec le monde, elle en augmente le trésor.

Donner à voir (1939)

Est-ce pour toi pour moi que je pense l’amour Mon semblable tes yeux sont sources de lumière Tu t’ajoures tu t’ensoleilles.

Fresque, III

Vivre d’erreurs et de parfums.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 152

Quand la route est faite, il faut la refaire.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 151

A bonne mère, suie chaude.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 150

Une tarte suffit pour l’horizon.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 149

La rivière est borgne.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 148

Celui qui n’a jamais senti la pluie se moque des nénuphars.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 147

Deux crins font un crime.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 124

Sourd comme l’oreille d’une cloche.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 123

Dansez tout le jour ou perdez vos binocles.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 122

Herbe sonore se prend au nid.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 121

A chien étranglé, porte fermée.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 120

Dans le paysage, un beau fruit fait une bosse et un trou.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 119

Le son fait la Beauce.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 118

Un plongeon vaut mieux qu’une grimace.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 117

Porter ses os à sa mère.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 116

Rouge comme un pharmacien.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 115

Tuer n’est jamais voler.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 135

Ecraser deux pavés avec la même souche.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 134

Mon prochain, c’est hier ou demain.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 133

Les castors ne se purgent pas la nuit.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 132

Il n’y a pas de bijoux sans ivresse.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 131

Un jeune homme marié perd son nez.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 130

Une arme suffit pour montrer la vie.

152 Proverbes mis au goût du jour (1925), 129