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Citations de : Eschyle

C’est grand malheur que d’annoncer le premier les malheurs.

Je tairai le reste. Un grand boeuf est dessus Ma langue. Mais la maison, si elle avait une voix, Parlerait fort clairement.

L'Orestie (458 av. J.-C.), Agamemnon

Verse du vinaigre avec de l’huile en un vase, Ils se séparent, et tu ne peux dire qu’ils soient amis. Ainsi des vainqueurs et des vaincus on entend Les deux voix selon leur double fortune.

L'Orestie (458 av. J.-C.), Agamemnon

Car le poison de haine qui tient le coeur Cause à celui que ce mal atteint une double souffrance: Ses propres maux sont accrus Et le bonheur d’un autre que lui est là.

L'Orestie (458 av. J.-C.), Agamemnon

Servantes, quelles sont ces compagnes avec vous, les Gorgones, Ténèbres vivantes, têtes épaisses de serpents entrelacés, Je ne resterai pas ici davantage!

L'Orestie (458 av. J.-C.), Les Choéphores

Le bonheur rend aveugle.

Vois la race de l’aigle privée du pèreQui est mort dans les replis et les noeudsDe l’affreuse vipère …

Les Choéphores (458 av. J.-C.)

Alors le chien ailé de Zeus, l’aigle fauve, découpera voracement en morceaux un grand lambeau de ton corps… il se repaîtra jusqu’au bout de la noire pâture de ton foie.

Prométhée enchaîné

La vraie sagesse est de ne pas sembler sage.

Prométhée enchaîné

Il faut porter d’un coeur léger le sort qui vous est fait et comprendre qu’on ne lutte pas contre la force du Destin.

Prométhée enchaîné, 103

L’orgueil en fleur a pour fruit des épis de crime dont on n’engrange, aux moissons, que des pleurs.

Les Perses (472 av. J.-C.)

Malheur qui amoncelle calamité sur calamité.

L'Orestie (458 av. J.-C.), Les Choéphores

Déesses qui vengez les morts, entendez-moi! La loi le veut: le sang versé sur la terre demande un autre sang.

L'Orestie (458 av. J.-C.), Les Choéphores

Vous tous qui êtes la Ville, Esprits et hommes, La grande ville de Pallas! Soyez saints, et vous saurez que le partage avec moi n’est pas une chose redoutable.

L'Orestie (458 av. J.-C.), Les Euménides

Je me traîne sur les mains, n’ayant plus de jambes, Car une vieille femme qui a peur, ce n’est rien et pas même un enfant.

L'Orestie (458 av. J.-C.), Les Euménides

Et quant à nos adversaires, Que paraisse pour eux le Vengeur, ô père, Qui tue ceux qui ont tué; c’est juste.

L'Orestie (458 av. J.-C.), Les Choéphores

J’exprimerai sans rougir devant vous mes amoureux transports; le temps étouffe la timidité dans les coeurs.

Fragments

La pleine santé Ne connaît point sa limite. Mais la maladie Derrière le mur est sa voisine pressante. Et la fortune d’un homme dans sa course directe A heurté le roc caché.

L'Orestie (458 av. J.-C.), Agamemnon, 1001-1007

Certes, il ne faut affirmer qu’en toute certitude. Il y a loin de la certitude à la conjecture.

L'Orestie (458 av. J.-C.), Agamemnon

Pleurer et gémir sur ses malheurs, quand on doit tirer des larmes de ceux qui vous écoutent, mérite qu’on s’y arrête.

… la plus belle de toutes les sciences, celle du nombre …

On a tout à gagner, quand on est sage, à ne point le paraître.

Prométhée enchaîné

Ne sais-tu pas … qu’une langue inconsidérée s’attire toujours un châtiment?

C’est sans doute un mal inhérent à la tyrannie, de n’avoir pas confiance en ses amis.

Il faut supporter aussi bien que possible le lot que la destinée nous assigne et savoir qu’on ne peut lutter contre la force de la nécessité.

Tous les métiers sont déplaisants …

C’est un lien fort que la parenté et l’habitude de vivre ensemble.

En toute entreprise, il n’y a rien de plus funeste que de mauvais associés.

… il ne veut pas paraître très brave, il veut l’être …

Aucun mortel ne traverse intact sa vie sans payer.

Les Choéphores (458 av. J.-C.)

Quand un homme est volontaire et passionné, les dieux se joignent à lui.

Le malheur ne distingue pas et, dans sa course errante, il se pose aujourd’hui sur l’un et demain sur l’autre.

C’est une loi: souffrir pour comprendre.

Chacun est prêt à gémir de l’infortune d’autrui, mais la morsure du chagrin ne va pas jusqu’à l’âme.

… l’entêtement, quand on raisonne mal, n’a pas par lui-même plus de force que rien.

Il n’est rien que le temps n’enseigne en vieillissant.

… aux outrages il faut riposter par des outrages.

… il est doux aux malades de savoir clairement d’avance ce qu’ils auront encore à souffrir.

… il n’est pas … de mal plus honteux que des discours artificieux.

Une femme qu’on laisse seule n’est plus rien.

La crainte est impossible à maîtriser quand elle est excessive.

On est toujours porté à prendre le parti des plus faibles.

… le peuple aime à critiquer ses chefs.

Le Coryphée: – La justice protège ceux qui combattent pour elle. – Le Roi: – Oui, si dès le début elle a été de votre côté.

Le Coryphée: – Qui aimerait payer pour avoir un maître? – Le Roi: – C’est pour les mortels la façon d’accroître leur force. – Le Coryphée: – Et aussi de se tirer aisément de l’indigence.

Un langage altier ne sied pas à des faibles.

Un autel vaut mieux qu’un rempart: c’est un bouclier infrangible.

… quel mortel reste juste s’il ne redoute rien?

… la violence est véritablement fille de l’impiété et … le bonheur que les hommes désirent et souhaitent de tous leurs voeux vient de la santé de l’esprit.

Quand les hommes s’abandonnent à de vaines présomptions, leur langage est contre eux un accusateur véridique.

… un avantage en amène un autre.

… les emblèmes ne font pas de blessures …

Je suis sans courage: la peur m’arrache les mots.

Etéocle: La discipline est la mère du succès qui sauve, femme. – Le choeur: C’est juste; mais le pouvoir des dieux est plus efficace encore.

C’est l’homme, non la femme, qui doit délibérer sur les affaires du dehors.

Chez les morts la richesse ne sert plus à rien.

… la violence, en s’épanouissant, produit un épi de malheur, qui ne fournit qu’une moisson de larmes.

… quand on court de soi-même à sa perte, les dieux y mettent la main aussi.

C’est déjà un malheur d’être le premier à annoncer un malheur.

Il faut être bien renseigné avant de s’indigner de ce qui arrive: conjecturer et savoir exactement sont choses différentes.

La prospérité est insatiable chez tous les mortels.

Le Coryphée: – C’est ton courage, sache-le, qui fait ton malheur. – Cassandre: – C’est là une chose qu’on ne dit jamais aux gens heureux.

On fait le renchéri quand on est trop heureux.

C’est par des malheurs que l’art verbeux des prophètes inspire la terreur à ceux qui les écoutent.

La ligne qui sépare la santé parfaite de la maladie est extrêmement ténue; car la maladie, sa voisine immédiate fond sur elle…

Qui n’est pas envié n’est pas digne de l’être.

Agamemnon

On ne doit être estimé heureux que lorsqu’on a fini sa vie dans une douce prospérité.

Agamemnon

C’est un penchant inné chez les mortels de piétiner celui qui est tombé.

Agamemnon

Quand le venin de la malveillance s’insinue dans un coeur, il double le fardeau de celui qui nourrit ce mauvais sentiment: il sent le poids de ses propres malheurs et la vue du bonheur d’autrui le fait gémir.

Agamemnon

Ne consens à vivre ni dans l’anarchie ni sous le despotisme.

Il y a des cas où la crainte est salutaire et où elle doit rester à demeure pour surveiller les coeurs. Il est bon d’apprendre la sagesse sous la férule de la douleur.

… les serments ne font pas triompher l’injustice.

Le temps, en vieillissant, anéantit toutes choses.

Un message ne vaut jamais l’information personnelle qu’on va prendre soi-même.

… nul ne vénère ce que les dieux haïssent.

… mon coeur est comme un loup carnassier que ma mère a rendu inflexible.

N’est-il pas juste de rendre mal pour mal à un ennemi?

Le succès, voilà ce que les mortels regardent comme un dieu, plus qu’un dieu.

Les proscrits, je le sais bien, se repaissent d’espérances.

Peu d’hommes sont naturellement portés à admirer sans envie un ami heureux.

Agamemnon

… à chaque dieu son hommage.

Agamemnon

… les vieillards sont toujours assez jeunes pour s’instruire.

Agamemnon

C’est bien le fait d’une femme qui commande de se féliciter d’un bonheur avant qu’il apparaisse. La femme trop crédule en ses désirs se repaît vite de chimères; mais les nouvelles qu’elle proclame périssent aussi vite.

Agamemnon

Une renommée trop haute expose à bien des périls.

Agamemnon

C’est une chose redoutable que les propos du peuple animé par le ressentiment, et l’on paye toujours sa dette à la malédiction populaire.

Agamemnon

Il n’y a rien de meilleur que la mesure. Ayons des biens qui ne puissent nous nuire, et assez pour suffire à un homme qui a obtenu la sagesse en partage.

Agamemnon

… la Justice accorde de comprendre à ceux qui ont souffert.

Agamemnon

Quand un mortel s’emploie à sa perte, les dieux viennent l’y aider.

Les Perses, 742

On ne lutte pas contre la force du destin.

Prométhée enchaîné, 103

On fait le délicat dans les jours de bonheur.

Agamemnon, 1205

Mourir glorieusement est un bienfait des dieux.

Agamemnon, 1304

Les voies de la pensée divine vont à leur but par des fourrés et des ombres épaisses, que nul regard ne saurait pénétrer.

Les Suppliantes (v. 490 av. J.-C.), 93

Les malheurs humains ont des teintes multiples: jamais ne se retrouve même nuance de douleur.

Les Suppliantes (v. 490 av. J.-C.), 327

La violence a coutume d’engendrer la violence.

Agamemnon, 764

La mort est plus douce que la tyrannie.

Agamemnon, 1365

La mesure est le bien suprême.

Agamemnon, 378

La discipline est mère du succès.

Les Sept contre Thèbes, 224

Il est peu d’hommes enclins à rendre hommage, sans quelques mouvements d’envie, au succès d’un ami.

Agamemnon, 832

Il est bon d’apprendre à être sage à l’école de la douleur.

Les Euménides, 520

Il est aisé à qui n’a pas le pied en pleine misère de conseiller, de tancer le malheureux.

Prométhée enchaîné, 263

Du succès les mortels ne se rassasient jamais.

Agamemnon, 1331

Chacun porte une langue prête à médire de l’étranger et se laisse aller facilement à le salir de ses propos.

Les Suppliantes (v. 490 av. J.-C.)

Tout est profit à mourir plus tôt que plus tard.

Les Sept contre Thèbes

La parole guérit la colère.

Prométhée enchaîné, 377

Le malheur, une fois déchaîné, fait tout craindre alors que le bonheur rend aveugle.

Les Perses (472 av. J.-C.), 596

La démesure est fille de l’impiété.

L'Orestie (458 av. J.-C.), Les Euménides, 531

On sait que l’exilé se repaît d’espérances.

L'Orestie (458 av. J.-C.), Agamemnon, 1668

Ah ! triste sort des hommes : leur bonheur est pareil à un croquis léger; vient le malheur, trois coups d’éponge humide, c’en est fait du dessin.

L'Orestie (458 av. J.-C.), Agamemnon, 1327

Apprends l’histoire de la cuve traîtresse et sanglante.

L'Orestie (458 av. J.-C.), Agamemnon, 1119

Ah ! horreur, horreur ! Que vois-je ? N’est-ce point un filet d’enfer ?

L'Orestie (458 av. J.-C.), Agamemnon, 1114

Le bonheur humain, s’il s’élève assez haut, ne meurt pas stérile; de la prospérité naît un insatiable malheur.

L'Orestie (458 av. J.-C.), Agamemnon, 750

Les gens n’ont point respect des trésors sans gardiens Et la puissance sans trésors n’a plus d’éclat.

Les Perses (472 av. J.-C.)

Il est de la nature de peu d’hommes D’honorer sans envie l’ami chanceux.

L'Orestie (458 av. J.-C.), Agamemnon

Il est inné chez les hommes De piétiner celui qui est à terre.

L'Orestie (458 av. J.-C.), Agamemnon

Quel mortel reste juste s’il ne redoute rien ?

L' Orestie (458 av. J.-C.), Les Euménides

La cité varie souvent dans l’appréciation du droit.

Les Sept contre Thèbes

Les calamités passent à côté des pauvres mais les mortels industrieux qui ont amassé trop de richesses doivent jeter leur cargaison du haut de la poupe.

Les Sept contre Thèbes

Comment serait-il pur, l’oiseau qui dévore l’oiseau ? Et comment serait pur celui qui veut épouser une femme malgré elle et malgré son père ?

Les Suppliantes (v. 490 av. J.-C.)

C’est un réseau sans issue, un vrai filet à poissons que je tends autour de lui, une robe au faste perfide.

L'Orestie (458 av. J.-C.), Agamemnon

Je me trouve mieux d’être asservi à ce rocher que d’être le fidèle messager de Zeus.

Prométhée enchaîné

La démesure en mûrissant produit l’épi de l’erreur et la moisson qu’on en lève n’est faite que de larmes.

Les Perses (472 av. J.-C.)

La gloire humaine, avec toute son aile déployée, Est réduite en poudre et cendre Au souffle de notre voile noir, Au trépignement de notre danse!

L'Orestie (458 av. J.-C.), Les Euménides

Le Choeur: – Qui conduit cette machination? Je ne comprends pas. Cassandre: – Et pourtant je ne sais que trop la langue héllène. Le Choeur: – La Pythie aussi parle grec, et elle est difficile à entendre.

L'Orestie (458 av. J.-C.), Agamemnon