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Citations de : Epicure

L’âme vile est enflée d’orgueil dans la prospérité et abattue dans l’adversité.

Bien piètre vraiment est celui pour qui il y a de nombreux motifs raisonnables de sortir de la vie.

Sentences vaticanes, 38

Il ne faut pas gâter les choses présentes par le désir des absentes, mais réfléchir au fait que celles-là mêmes ont fait partie des choses souhaitables.

Sentences vaticanes, 35

La mort n’a aucun rapport avec nous; car ce qui est dissous est insensible, et ce qui est insensible n’a aucun rapport avec nous.

Sentences vaticanes, 2

Ne fais rien dans ta vie, qui te fasse redouter que ton voisin en prenne connaissance.

Sentences vaticanes, 70

Le plaisir est le commencement et la fin de la vie heureuse.

Lettre à Ménécée

Il vaut mieux être malheureux avec une conduite sensée et régulière, qu’heureux par l’imprudence et la témérité.

Lettre d'Epicure à Ménécée

Il n’est pas possible de vivre heureux sans être sage, honnête, et juste. Ni sage, honnête, et juste sans être heureux.

Fragments

Il faut rire tout en philosophant.

De tous les biens que la sagesse nous procure pour le bonheur de la vie tout entière, le plus grand, de très loin, est l’amitié.

L’habitude de régimes de vie simples rend l’homme résolu.

Lettre à Ménécée

Le dernier degré du bonheur est l’absence de tout mal.

Toute amitié doit être recherchée pour elle-même, elle a cependant l’utilité pour origine.

Doctrines et maximes

L’amitié fait le tour du monde et nous convie tous à nous réveiller pour la vie heureuse.

C’est parfois la peur de la mort qui pousse les hommes à la mort.

Quand on est frappé des craintes qu’inspirent les fables du vulgaire, on ne peut s’en délivrer que par l’étude de la nature: sans cette étude, point de plaisirs purs.

Maximes

La perfection de l’âme quant au plaisir est l’extinction de toute opinion capable de lui inspirer de la crainte.

Maximes

… nous devons méditer sur les causes qui peuvent produire le bonheur puisque, lorsqu’il est à nous, nous avons tout, et que, quand il nous manque, nous faisons tout pour l’avoir.

Lettre à Ménécée

De tous les biens que la sagesse procure à l’homme pour le rendre heureux, il n’en est point de plus grand que l’amitié. C’est en elle que l’homme, borné comme il l’est par sa nature, trouve la sûreté et son appui.

Maximes

Habitue-toi à penser que la mort n’est rien par rapport à nous.

Etre heureux, c’est savoir se contenter de peu.

Il faut se dégager soi-même de la prison des affaires quotidiennes et publiques.

Sentences vaticanes, 58

Chassons entièrement les viles habitudes, comme des hommes mauvais qui pendant longtemps nous ont grandement nui.

Sentences vaticanes, 46

Dans la recherche commune des arguments, celui qui est vaincu a gagné davantage, à proportion de ce qu’il vient d’apprendre.

Sentences vaticanes, 74

Nul plaisir n’est en lui-même un mal; mais les causes productrices de certains d’entre eux apportent de surcroît bien plus de perturbations que de plaisirs.

Sentences vaticanes, 50

Il faut à la fois rire, vivre en philosophe, diriger sa propre maison, et encore nous servir de tout ce qui nous est propre, et ne jamais cesser de prononcer les formules issues de la droite philosophie.

Sentences vaticanes, 41

Toute douleur est facile à mépriser: celle dont la peine est intense est d’une brève durée, celle qui dure dans la chair s’accompagne d’une faible peine.

Sentences vaticanes, 4

Voix de la chair: ne pas avoir faim, ne pas avoir soif, ne pas avoir froid; celui qui dispose de cela, et a l’espoir d’en disposer à l’avenir, peut lutter pour le bonheur.

Sentences vaticanes, 33

Personne, voyant le mal, ne le choisit, mais attiré par l’appât d’un bien vers un mal plus grand que celui-ci, l’on est pris au piège.

Sentences vaticanes, 16

Nous n’avons pas tant à nous servir des services que nous rendent nos amis, que de l’assurance que nous avons de ces services.

Sentences vaticanes, 34

Il faut méditer sur ce qui procure le bonheur, puisque quand on l’a, on a tout, et lorsqu’il manque, nous faisons tout pour l’avoir.

Il faut se libérer de la prison des occupations quotidiennes et des affaires publiques.

Sentences vaticanes, 58

Sa vie toute entière sera, par le manque de certitude, jetée dans la confusion et l’incapacité d’aller de l’avant.

Sentences vaticanes, 57

Le sage ne souffre pas plus s’il est torturé que si son ami est mis à la torture.

Sentences vaticanes, 56

Il faut guérir les malheurs par le souvenir reconnaissant de ce que l’on a perdu, et par le savoir qu’il n’est pas possible de rendre non accompli ce qui est arrivé.

Sentences vaticanes, 55

Il ne faut pas faire semblant de philosopher, mais philosopher pour de bon ; car nous n’avons pas besoin de paraître en bonne santé, mais de l’être vraiment.

Sentences vaticanes, 54

Il ne faut envier personne : les bons ne sont pas dignes d’envie, et les méchants, plus ils réussissent plus ils se font de mal à eux-mêmes.

Sentences vaticanes, 53

L’amitié mène sa ronde autour du monde habité, comme un héraut nous appelant tous à nous réveiller pour nous estimer bienheureux.

Sentences vaticanes, 52

Essayons de faire de la prochaine étape soit meilleure que la précédente, tant que nous sommes en route, mais arrivés à terme, que la joie reste unie.

Sentences vaticanes, 48

Chassons complètement les mauvaises habitudes, comme des hommes méchants qui nous ont fait beaucoup de mal pendant longtemps.

Sentences vaticanes, 46

Le sage, confronté aux nécessités de la vie, sait, dans le partage, plutôt donner que prendre : si grand est le trésor de la suffisance à soi-même qu’il a trouvé.

Sentences vaticanes, 44

Aimer l’argent en enfreignant la justice est impie, sans l’enfreindre est laid : car il est malséant sordidement, même en respectant la justice.

Sentences vaticanes, 43

Le même temps est à la fois celui de la naissance du plus grand bien et celui de la délivrance.

Sentences vaticanes, 42

Il faut rire et ensemble philosopher et gouverner sa maison et user de toutes les autres choses qui nous sont propres, et ne jamais cesser de proclamer les maximes de la droite philosophie.

Sentences vaticanes, 41

Celui qui dit que tout arrive par la nécessité n’a rien à reprocher à celui qui dit que tout n’arrive pas par la nécessité, puisqu’il dit que cela même arrive par la nécessité.

Sentences vaticanes, 40

N’est ami ni celui qui cherche toujours l’utile, ni celui qui jamais ne le joint à l’amitié : car le premier, avec le bienfait, fait trafic de ce qui se donne en échange, l’autre coupe le bon espoir pour l’avenir.

Sentences vaticanes, 39

Les visions des rêves n’ont pas reçu en partage la nature divine ni non plus le pouvoir divinatoire, mais elles se produisent suivant l’impact des simulacres.

Sentences vaticanes, 24

Toute amitié est par elle-même désirable ; pourtant elle a eu son commencement de l’utilité.

Sentences vaticanes, 23

Il ne faut pas faire violence à la nature, mais la persuader : nous la persuaderons en contentant les désirs nécessaires, et aussi les désirs naturels s’ils ne sont pas nuisibles, mais en repoussant durement les nuisibles.

Sentences vaticanes, 21

Parmi les désirs, les uns sont naturels et nécessaires, les autres ne sont ni naturels ni nécessaires, mais proviennent d’une opinion vide.

Sentences vaticanes, 20

Le vieux oublieux du bien passé est dans l’état de quelqu’un qui est né aujourd’hui.

Sentences vaticanes, 19

Si l’on supprime la vue, et les rencontres, et la vie ensemble, la passion amoureuse disparaît.

Sentences vaticanes, 18

Personne, voyant le mal, ne le choisit, mais attiré, comme par le bien, vers le mal plus grand que lui, on est pris au piège.

Sentences vaticanes, 16

De même que nous apprécions les coutumes, celles qui nous sont propres, qu’elles soient bonnes et enviées par les autres hommes ou non, ainsi faut-il faire avec celles de nos voisins, s’ils sont équitables à notre égard.

Sentences vaticanes

Nous sommes nés une fois, il n’est pas possible de naître deux fois, et il faut n’être plus pour l’éternité : toi, pourtant, qui n’es pas de demain, tu ajournes la joie ; la vie périt par le délai, et chacun de nous meurt affairé.

Sentences vaticanes

Parmi les choses dont la sagesse se munit pour la félicité de la vie tout entière, de beaucoup la plus importante est la possession de l’amitié.

Sentences vaticanes

Faible, la nature est en relation avec le mal, non avec le bien : par les plaisirs, en effet, elle est conservée, mais, par les douleurs, elle est détruite.

Sentences vaticanes, 37

Il ne faut pas gâter les choses présentes par le désir des absences, mais considérer que celles-là même étaient appelées de nos voeux.

Sentences vaticanes, 35

Nous ne recevons pas autant d’aide, de la part des amis, de l’aide qui nous vient d’eux, que de la confiance au sujet de cette aide.

Sentences vaticanes, 34

Le cri de la chair : ne pas avoir faim, ne pas avoir soif, ne pas avoir froid. Celui qui a ces choses, et l’espoir de les avoir, peut lutter pour le bonheur.

Sentences vaticanes, 33

La vénération pour le sage est un grand bien pour qui le vénère.

Sentences vaticanes, 32

A l’égard de toutes les autres choses, il est impossible de se procurer la sécurité, mais, à cause de la mort, nous, les hommes, habitons tous une cité sans murailles.

Sentences vaticanes, 31

Certains tout au long de leur vie, préparent ce qui les fera vivre, sans voir en même temps que l’on nous a versé à tous la pharmacie de la naissance, qui est mortelle.

Sentences vaticanes, 30

Il ne faut approuver ni qui est trop prompt à l’amitié, ni qui est trop lent : car il faut être prêt même à s’exposer hardiment au danger, en faveur de l’amitié.

Sentences vaticanes, 28

Il faut voir nettement que le discours abondant et le discours bref tendent vers le même but.

Sentences vaticanes, 26

La pauvreté, mesurée à la fin de la nature, est grande richesse ; la richesse sans la limite est grande pauvreté.

Sentences vaticanes, 25

La vie juste est la plus dépourvue de trouble, la vie injuste est remplie par le plus grand trouble.

Sentences vaticanes

Chez la plupart des hommes, ce qui est en repos est engourdi, ce qui est un mouvement est enragé.

Sentences vaticanes

Tout en ayant une nature mortelle et en disposant d’un temps limité, tu t’es élevé grâce aux raisonnements sur la nature jusqu’à l’illimité et l’éternité, et tu as observé : ce qui est, ce qui sera et ce qui a été.

Sentences vaticanes

La nécessité est un mal, mais il n’y a aucune nécessité de vivre avec la nécessité.

Sentences vaticanes

Il est difficile, pour qui commet l’injustice, de rester caché, mais avoir la certitude de continuer à le rester, cela est possible.

Sentences vaticanes

Toute douleur peut facilement être méprisée : celle qui a la souffrance intense a la durée brève, celle qui dure dans la chair a la souffrance faible.

Sentences vaticanes

L’injustice n’est pas un mal en elle-même, mais elle l’est dans la crainte liée au soupçon qu’elle ne puisse rester inaperçue de ceux qui sont chargés de punir de tels actes.

Maximes capitales

La justice n’était pas quelque chose en soi, mais dans les groupements des un avec les autres, dans quelque lieu que ce fût, à chaque fois, c’était un accord sur le fait de ne pas causer de tort et de ne pas en subir.

Maximes capitales

Le juste de la nature est une garantie de l’utilité qu’il y a à ne pas se causer mutuellement de tort et de ne pas en subir.

Maximes capitales

C’est le même jugement qui nous a donné confiance en montrant qu’il n’y a rien d’éternel ni même d’une longue durée à redouter, et qui a reconnu que la sécurité de l’amitié, dans cela même qui a une durée limitée, s’accomplit au plus haut point.

Maximes capitales

Si en toute occasion tu ne rapportes pas chacun de tes actes à la fin de la nature, mais tu te détournes, qu’il s’agisse de fuir ou de poursuivre, vers quelque autre chose, tu n’accorderas pas tes actions avec tes raisons.

Maximes capitales

Si tu combats toutes les sensations, tu n’auras même plus ce à quoi tu te réfères pour juger celles d’entre elles que tu prétends être erronées.

Maximes capitales

Il faut s’appliquer à raisonner sur la fin qui est donnée là, et sur toute l’évidence à laquelle nous ramenons les opinions ; sinon, tout sera plein d’indistinction et de trouble.

Maximes capitales

Celui qui connaît bien les limites de la vie sait qu’il est facile de se procurer ce qui supprime la souffrance due au besoin, et ce qui amène la vie tout entière à sa perfection ; de sorte qu’il n’a nullement besoin des situations de lutte.

Maximes capitales

Un temps illimité comporte un plaisir égal à celui du temps limité, si l’on mesure les limites du plaisir par le raisonnement.

Maximes capitales

Le juste est le plus à l’abri du trouble, l’injuste est rempli par le plus grand trouble.

Maximes capitales

Faiblement sur le sage la formule s’abat : le raisonnement a ordonné les éléments majeurs et vraiment capitaux, et tout au long du temps continu de la vie les ordonne et les ordonnera.

Maximes capitales

La richesse de la nature est à la fois bornée et facile à atteindre ; mais celle des opinions vides se perd dans l’illimité.

Maximes capitales

Si la sécurité que procurent les hommes est due jusqu’à un certain degré à une puissance bien assise et à l’abondance, la plus pure des sécurités st celle qui vient de la tranquillité, et de la vie à l’écart de la foule.

Maximes capitales

Il n’y a aucun profit à se ménager la sécurité parmi les hommes, si ce qui est en haut reste redouté, ainsi que ce qui est sous terre et en général ce qui est dans l’illimité.

Maximes capitales

Nul plaisir n’est en soi un mal ; mais les causes productrices de certains plaisirs apportent de surcroît des perturbations bien plus nombreuses que les plaisirs.

Maximes capitales

La suppression de tout ce qui est souffrant est la limite de la grandeur des plaisirs. Et là où se trouve ce qui ressent du plaisir, tout le temps qu’il est, là n’est pas ce qui est souffrants, affligé, ou les deux.

Maximes capitales

Ce qui est bienheureux et incorruptible n’a pas soi-même d’ennuis ni n’en cause à un autre, de sorte qu’il n’est sujet ni aux colères ni aux faveurs ; en effet, tout cela se rencontre dans ce qui est faible.

Maximes capitales

L’amitié s’impose comme une composante essentielle de la vie bonne. Elle est un bien périssable puisque l’ami est mortel, mais l’effet bienfaisant de son souvenir nous accompagne après sa mort.

Lettre à Ménécée

Celui qui dit que le temps de philosopher n’est pas encore venu, ou que ce temps est passé, est pareil à celui qui, en parlant du bonheur, dit que le temps n’est pas venu ou qu’il n’est plus là.

Lettre à Ménécée

Le cri de la chair : ne pas avoir faim, ne pas avoir soif, ne pas avoir froid. Celui qui a ces choses peut rivaliser avec Zeus.

Doctrines et maximes

Rien ne suffit à qui considère comme peu ce qui est suffisant.

Doctrines et maximes

La pauvreté mesurée aux besoins de notre nature est une grande richesse ; la richesse, par contre, pour qui ne connaît pas de bornes, est une grande pauvreté.

Doctrines et maximes

L’homme qui possède la paix de l’âme n’est importun ni à lui-même ni aux autres.

Doctrines et maximes

De même que la médecine n’est d’aucun profit si elle ne chasse pas la souffrance du corps, la philosophie est inutile si elle ne chasse pas la souffrance de l’esprit.

Fragments, 54

Tout ce qui est naturel est aisé à se procurer mais tout ce qui est vain est difficile à avoir.

Lettre à Ménécée

On ne peut être heureux sans être sage, honnête et juste, ni sage, honnête et juste sans être heureux.

Lettre à Ménécée

Quand on est jeune, il ne faut pas attendre pour philosopher et quand on est vieux, on ne doit pas se lasser de la philosophie, car personne n’est trop jeune ni trop vieux pour prendre soin de son âme.

Lettre à Ménécée

Dire qu’il est trop tôt ou trop tard pour faire de la philosophie, cela revient à dire que l’heure d’être heureux n’est pas venue encore ou qu’elle a déjà passé.

Lettre à Ménécée

Un homme qui vit au milieu de biens impérissables ne ressemble en rien à un être mortel.

Lettre à Ménécée

Celui qui dit que l’heure de philosopher n’est pas encore arrivée ou est passée pour lui, ressemble à un homme qui dirait que l’heure d’être heureux n’est pas encore venue pour lui ou qu’elle n’est plus.

Lettre à Ménécée

Quand on est jeune il ne faut pas remettre à philosopher, et quand on est vieux il ne faut pas se lasser de philosopher. Car jamais il n’est trop tôt ou trop tard pour travailler à la santé de l’âme.

Lettre à Ménécée

Si les Dieux voulaient exaucer les voeux des mortels, il y a longtemps que la terre serait déserte, car les hommes demandent beaucoup de choses nuisibles au genre humain.

Doctrines et maximes

On ne doit considérer comme vrai que ce qu’on peut réellement voir, ou ce qui est immédiatement saisi par la pensée.

Lettre à Hérodote sur la physique

Tout plaisir est, de par sa nature même, un bien, mais tout plaisir ne doit pas être recherché; pareillement toute douleur un mal, mais toute douleur ne doit pas être évitée à tout prix.

Lettre à Ménécée

C’est la pensée sobre qui fait la vie agréable et non la jouissance des femmes et les tables somptueuses.

Lettre à Ménécée

Quand on se suffit à soi-même, on arrive à posséder ce bien inestimable qu’est la liberté.

Lettre à Ménécée

Les vertus en effet, ne sont que des suites naturelles et nécessaires de la vie agréable et, à son tour, la vie agréable ne saurait se réaliser en elle-même et à part des vertus.

Lettre à Ménécée

De même que ce n’est pas toujours la nourriture la plus abondante que nous préférons, mais parfois la plus agréable, pareillement ce n’est pas toujours la plus longue durée qu’on veut recueillir, mais la plus agréable.

Lettre à Ménécée

Il ne reste plus rien à redouter dans la vie, pour qui a vraiment compris que hors de la vie, il n’y a rien de redoutable.

Lettre à Ménécée

La connaissance de cette vérité que la mort n’est rien pour nous, nous rend capables de jouir de cette vie mortelle, non pas en y ajoutant la perspective d’une durée infinie, mais en nous enlevant le désir de l’immortalité.

Lettre à Ménécée

Prends l’habitude de penser que la mort n’est rien pour nous. Car tout bien et tout mal résident dans la sensation: or la mort est privation de toute sensibilité.

Lettre à Ménécée

Il faut méditer sur les causes que peuvent produire le bonheur puisque, lorsqu’il est à nous, nous avons tout, et que, quand il nous manque, nous faisons tout pour l’avoir.

Lettre à Ménécée

Quand on est jeune il ne faut pas remettre à philosopher, et quand on est vieux il ne faut pas se lasser de philosopher car jamais il n’est trop tôt ou trop tard pour travailler à la santé de l’âme.

Lettre à Ménécée

Quand on se suffit à soi-même, on arrive à posséder le bien inestimable qu’est la liberté.

Lettre à Ménécée

Parmi les désirs, les uns sont naturels et nécessaires, les autres naturels et non nécessaires, et les autres ni naturels ni nécessaires, mais l’effet d’opinions creuses.

Lettre à Ménécée

Celui qui ne sait pas se contenter de peu ne sera jamais content de rien.

Fragments

Parmi les choses dont la sagesse se munit en vue de la félicité de la vie tout entière, de beaucoup la plus importante est la possession de l’amitié.

Maximes, XXVII

Chez la plupart des hommes, le calme est léthargie, l’émotion fureur.

Doctrines et maximes

Tout plaisir est, de par sa nature même, un bien, mais tout plaisir ne doit pas être recherché ; pareillement toute douleur est un mal, mais toute douleur ne doit pas être évitée à tout prix.

Lettre à Ménécée

A propos de chaque désir, il faut se poser cette question: quel avantage résultera-t-il pour moi si je le satisfais – et qu’arrivera-t-il si je ne le satisfais pas?

Doctrines et maximes

L’amitié danse autour du monde, nous criant à tous de nous éveiller au bonheur.

Doctrines et maximes

Tous nos actes visent à écarter de nous la souffrance et la peur. Lorsqu’une fois nous y sommes parvenus, la tempête de l’âme s’apaise.

Lettre à Ménécée

Ce n’est pas tant l’aide de nos amis qui nous aide que notre confiance dans cette aide.

Doctrines et maximes

Homme de rien du tout que celui aux yeux de qui nombreuses sont les bonnes raisons de quitter la vie.

Sentences vaticanes, 38

On ne peut pas être sans crainte quand on inspire la crainte.

Maximes

A propos de chaque désir, il faut se poser cette question: quel avantage résultera-t-il si je ne le satisfais pas?

Maximes

Dépêchons-nous de succomber à la tentation avant qu’elle s’éloigne.

Si Zeus voulait écouter les voeux des hommes, tous périraient, car ils demandent beaucoup de choses qui sont nuisibles à leurs semblables.

Chacun de nous quitte la vie avec le sentiment qu’il vient à peine de naître.

Tout bien – et tout mal – est dans la sensation ; or la mort est privation de sensation. La mort n’est rien par rapport à nous puisque, quand nous sommes, la mort n’est pas là et, quand la mort est là, nous ne sommes plus.

Lettre à Ménécée

Le soin de bien vivre et celui de bien mourir ne font qu’un.

Lettre à Ménécée

Il faut donc consacrer ses soins à ce qui produit le bonheur, tant il est vrai que, lorsqu’il est présent, nous avons tout, et que, lorsqu’il est absent, nous faisons tout pour l’avoir.

Lettre à Ménécée

C’est une chose honorable qu’une pauvreté joyeuse.

Fragments, 475

Quand on est jeune, il ne faut pas hésiter à s’adonner à la philosophie, et quand est vieux, il ne faut se lasser d’en poursuivre l’étude. Car personne ne peut soutenir qu’il est trop jeune ou trop vieux pour acquérir la santé de l’âme.

Lettre à Ménécée

Il vaut mieux échouer par mauvaise fortune, après avoir bien raisonné, que réussir par heureuse fortune, après avoir mal raisonné.

Lettre à Ménécée

Pour le jeune homme, la principale part du salut est la sauvegarde de la jeunesse, et la vigilance contre ce qui se salit tout en suivant les désirs furieux.

Sentences vaticanes, 80

Celui qui est sans trouble n’est à charge ni à lui-même, ni aux autres.

Sentences vaticanes, 79

L’homme bien né s’adonne surtout à la sagesse et à l’amitié : desquelles l’une est un bien mortel, l’autre un bien immortel.

Sentences vaticanes, 78

Le fruit le plus grand de la suffisance à soi-même : la liberté.

Sentences vaticanes, 77

Tu es en vieillissant tel que moi je conseille d’être, et tu as su bien distinguer ce qu’est philosopher pour la Grèce : je m’en réjouis avec toi.

Sentences vaticanes, 76

Ingrate envers les biens passés, la maxime disant Regarde la fin d’une longue vie.

Sentences vaticanes, 75

Dans la recherche en commun par la discussion, celui qui est vaincu gagne plus, dans la mesure où il a accru son savoir.

Sentences vaticanes, 74

Même le fait que certaines douleurs se produisent dans le corps est utile pour nous mettre en garde contre celles du même genre.

Sentences vaticanes, 73

A tous les désirs, il faut appliquer cette question : que m’arrivera-t-il si est accompli ce qui est recherché conformément à mon désir, et quoi si ce n’est pas accompli ?

Sentences vaticanes, 71

Puisses-tu ne rien faire dans ta vie qui te causera de la crainte si cela est connu du voisin.

Sentences vaticanes, 70

L’ingratitude de l’âme rend le vivant avide à l’infini des variétés dans le genre de vie.

Sentences vaticanes, 69

Rien n’est suffisant pour celui pour qui le suffisant est peu.

Sentences vaticanes, 68

Soyons en sympathie avec nos amis non en gémissant, mais en méditant.

Sentences vaticanes, 66

Il est sot de demander aux dieux ce que l’on peut se procurer par soi-même.

Sentences vaticanes, 65

Il faut que la louange des autres suive spontanément, et nous, nous en tenir à la guérison de nous-mêmes.

Sentences vaticanes, 64

Il y a, même dans les restrictions, une mesure : celui qui n’en tient pas compte se trouve à peu près dans la situation de celui qui s’égare par manque de limitation.

Sentences vaticanes, 63

Très belle aussi est la vue de ceux qui nous sont proches, quand les liens premiers de parenté concourent à l’union : car elle produit beaucoup de zèle en vue de cela.

Sentences vaticanes, 61

Tout homme sort de la vie comme s’il venait juste de naître.

Sentences vaticanes, 60

Ce n’est pas le ventre qui est insatiable, comme le dit la foule, mais l’opinion fausse au sujet de la réplétion illimitée du ventre.

Sentences vaticanes, 59