Acceuil / Citation

Citations de : Diogène Laërce

On raconte que Platon, voyant quelqu’un qui jouait aux dés, lui fit des reproches. Ce dernier répondit qu’il jouait pour peu de chose. «Mais l’habitude, répondit Platon, ce n’est pas peu de chose.»

Vies et doctrines des philosophes illustres, III, 38, Platon

A qui lui demandait pourquoi on passait des autres écoles à celle d’Epicure et jamais de celle d’Epicure à une autre, (Arcésilas) répondit: «Quand on est un homme, on peut devenir eunuque, mais lorsqu’on est eunuque, on ne peut devenir un homme.»

Vies et doctrines des philosophes illustres, IV, 43, Arcésilas

(Socrate) disait que les autres hommes vivent pour manger, tandis que lui mangeait pour vivre.

Vies et doctrines des philosophes illustres, II, 34, Socrate

Ayant entendu un jour quelqu’un prétendre que le plus grand bien c’est d’obtenir tout ce que l’on désire, dit: «C’en est un beaucoup plus grand que de désirer ce qu’il faut».

Vies et doctrines des philosophes illustres, II 136 Ménédème d'Erétrie

Le vrai n’est pas plus sûr que le probable.

Vies et doctrines des philosophes illustres, IX

Il savait jouir du moment présent; il évitait la souffrance que l’on rencontre lorsqu’on cherche à jouir des choses qui ne se sont pas présentées.

A propos d'Aristippe de Cyrène.

A celui qui, dans le banquet, gardait un silence complet, (Théophraste) dit «si tu es sot, tu fais sagement, mais si tu as de l’éducation, tu fais sottement».

Vies et doctrines des philosophes illustres, V, 40, Théophraste

(Solon) disait que le sceau de la parole est le silence, le sceau du silence le moment opportun.

Vies et doctrines des philosophes illustres, I, 58, Solon

Un jour qu’il (Diogène) se masturbait sur la place publique, il dit: «Si seulement en se frottant aussi le ventre, il était possible de calmer sa faim!»

Vies et doctrines des philosophes illustres, VI, 46

(Socrate) disait qu’il faut délibérément s’exposer aux auteurs comiques: car s’ils disent quelque chose qui s’applique à nous, ils nous corrigeront; sinon, cela ne nous concerne pas.

Vies et doctrines des philosophes illustres, II, 36, Socrate

Quelqu’un l’ayant fait entrer dans une demeure magnifique et lui interdisant de cracher, Diogène, après s’être raclé la gorge, lui cracha au visage, en lui disant qu’il n’avait pas trouvé d’endroit moins convenable.

Vies et doctrines des philosophes illustres, VI, 32, Diogène

Denys lui ayant demandé pourquoi les philosophes viennent aux portes des riches, alors que les riches ne viennent pas à celles des philosophes, dit: «Parce que les uns savent ce dont ils ont besoin, tandis que les autres ne le savent point».

Vies et doctrines des philosophes illustres, II, 69, Aristippe

A celui qui demandait qu’est-ce qui était venu en premier, la nuit ou le jour, (Thalès) dit: «La nuit, car elle est antérieure d’un jour».

Vies et doctrines des philosophes illustres, I, 36, Thalès

Si quelqu’un crève l’oeil d’un borgne, qu’on lui crève les deux yeux.

Vies et doctrines des philosophes illustres, I, 57, Solon