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Citations de : Dante

La nature, si elle rencontre une fortune adverse, réussit mal, comme toute autre semence hors du sol qui lui convient.

La Divine Comédie, Le Paradis (1321), VIII

Avoir entendu sans retenir ne fait pas de la science.

La Divine Comédie, Le Paradis (1321), V

Le jeune oiseau se laisse tirer deux ou trois fois, mais c’est en vain qu’on tend un filet ou qu’on tire l’arc devant ceux qui ont déjà des plumes.

La Divine Comédie, Le Purgatoire (1316), XXXI

La terre devient d’autant plus ingrate et sauvage, par une mauvaise semence et l’absence de culture, qu’elle a plus de bonne vigueur.

La Divine Comédie, Le Purgatoire (1316), XXX

Le rire et les pleurs suivent de si près les émotions qui les font naître, qu’ils obéissent bien moins à la volonté chez les hommes sincères.

La Divine Comédie, Le Purgatoire (1316), XXI

En admettant même que la nécessité engendre tout amour qui s’enflamme en vous, vous avez en vous le pouvoir de le refréner.

La Divine Comédie, Le Purgatoire (1316), XVIII

Chacun a une idée confuse d’un bien où son âme puisse se reposer ; il le désire, par suite, il s’efforce d’y atteindre.

La Divine Comédie, Le Purgatoire (1316), XVII

O puissance d’imaginer, toi qui nous emportes parfois si loin hors de nous qu’on ne s’aperçoit pas que sonnent alentour mille trompettes, qui te met en mouvement, si les sens ne t’excitent ?

La Divine Comédie, Le Purgatoire (1316), XVII

Le ciel est le principe de vos mouvements, je ne dis pas de tous ; mais, le dirais-je, une lumière vous est donnée pour discerner le bien du mal, et aussi une volonté libre.

La Divine Comédie, Le Purgatoire (1316), XVI

Ah ! Italie esclave, habitation de douleur, vaisseau sans nocher dans la grande tempête, tu n’es plus la maîtresse des peuples mais un horrible bouge !

La Divine Comédie, Le Purgatoire (1316), VI

Vierge mère, fille de ton fils, humble et glorieuse plus que toute créature, prédestinée par un décret éternel, tu es celle qui a tant ennobli la nature humaine que son créateur n’a pas dédaigné de devenir sa créature.

La Divine Comédie, Le Paradis (1321), XXXIII

Nul effet provenant de la raison ne peut durer toujours, parce que les désirs des hommes changent suivant les influences du ciel.

La Divine Comédie, Le Paradis (1321), XXVI

L’espérance est une attente certaine de la gloire future, que produisent la grâce divine et nos précédents mérites.

La Divine Comédie, Le Paradis (1321), XXV

La chair des mortels est si faible que, sur la terre, bon commencement ne dure pas plus de temps qu’il n’en faut à un chêne qui vient de naître pour porter des glands.

La Divine Comédie, Le Paradis (1321), XXII

Les murs qui jadis étaient des abbayes ne sont plus que des cavernes, et les coules ne sont que des sacs pleins de mauvaise farine.

La Divine Comédie, Le Paradis (1321), XXII

Le royaume des cieux souffre la violence de l’ardent amour et du vif espoir, qui triomphent de la divine volonté.

La Divine Comédie, Le Paradis (1321), XX

Tu seras obligé d’abandonner ce qui te sera le plus cher ; c’est la première flèche que lance l’arc de l’exil. Tu apprendras combien le pain de l’étranger est amer, et combien il est dur de monter et de descendre l’escalier d’autrui.

La Divine Comédie, Le Paradis (1321), XVII

Toutes les choses de la terre vont comme vous à la mort ; mais cela ne se voit pas en quelques-unes qui durent longtemps, parce que la vie de l’homme est courte.

La Divine Comédie, Le Paradis (1321), XVI

Il est juste que celui-là subisse un châtiment sans fin qui, par amour des choses qui n’ont point de durée, se dépouille éternellement de cet amour.

La Divine Comédie, Le Paradis (1321), XV

Que les gens ne montrent pas trop d’assurance dans leurs jugements, comme celui qui, dans un champ, estime les blés avant qu’ils ne soient mûrs.

La Divine Comédie, Le Paradis (1321), XIII

Toujours l’homme chez qui une pensée germe sur une autre pensée s’éloigne de son but, parce que l’une affaiblit l’élan de l’autre.

La Divine Comédie, Le Purgatoire (1316), V

Ah ! Génois ! Hommes à toutes bonnes oeuvres étrangers et pleins de tous les vices, que n’êtes-vous bannis de la terre ?

La Divine Comédie, L'Enfer (1314), XXXIII

Il reprit le crâne misérable de ses dents qui broyèrent l’os comme celles d’un chien.

La Divine Comédie, L'Enfer (1314), XXXIII

Où les facultés de l’esprit viennent s’ajouter à la volonté mauvaise et à la puissance, il n’y a pour les hommes aucun moyen de défense.

La Divine Comédie, L'Enfer (1314), XXXI

Tel est celui qui voit en rêve son dommage, et qui en rêvant désire rêver, en sorte qu’il désire ce qui est comme si cela n’était pas.

La Divine Comédie, L'Enfer (1314), XXX

On ne peut absoudre celui qui ne se repent pas.

La Divine Comédie, L'Enfer (1314), XXVII

Réjouis-toi, Florence, d’être si grande que tu prends ton vol sur terre et sur mer et que par l’Enfer se répand ton nom.

La Divine Comédie, L'Enfer (1314), XXVI

Ce n’est ni sur de la plume ni sous des couvertures qu’on parvient à la gloire. Qui sans elle conserve sa vie laisse sur la terre pareil vestige de soi que fumée dans l’air et écume dans l’eau.

La Divine Comédie, L'Enfer (1314), XXIV

A l’église avec les saints et à la taverne avec les gloutons.

La Divine Comédie, L'Enfer (1314), XXII

Toujours à la vérité qui paraît mensonge, l’homme doit, autant qu’il peut, fermer la bouche, car, sans avoir commis de faute, il s’en attire de la honte.

La Divine Comédie, L'Enfer (1314), XVI

Toute méchanceté qui attire la haine du ciel a pour fin l’injustice ; et toute fin pareille fait tort à autrui, soit par la force, soit par la fraude.

La Divine Comédie, L'Enfer (1314), XI

O vous qui avez l’intelligence saine, considérez la doctrine qui se cache sous le voile de ces vers mystérieux.

La Divine Comédie, L'Enfer (1314), IX

Tu peux voir, mon fils, quelle brève illusion est celle des biens confiés à la Fortune, et qui font se tourmenter l’humanité.

La Divine Comédie, L'Enfer (1314), VII

Ah ! Justice de Dieu ! Qui peut réunir tant de tourments et de châtiments inouïs que j’en ai vus ? Et pourquoi nos fautes nous déchirent-elles ainsi ?

La Divine Comédie, L'Enfer (1314), VII

Il n’est pas de plus grande douleur que de se rappeler, au sein de la misère, les temps heureux.

La Divine Comédie, L'Enfer (1314), V

Amour nous a conduits tous deux à la même mort.

La Divine Comédie, L'Enfer (1314), V

Nous n’avons tous deux qu’une volonté unique : tu es mon guide, tu es mon seigneur, tu es mon maître.

La Divine Comédie, L'Enfer (1314), II

Il ne faut craindre que les seules choses qui ont pouvoir de nuire à autrui, les autres non, car elles ne sont pas redoutables.

La Divine Comédie, L'Enfer (1314), II

Ton âme est accablée de lâcheté, qui souvent s’empare de l’homme au point de le détourner d’une noble entreprise, comme il arrive à une bête qui prend ombrage parce qu’elle a mal vu.

La Divine Comédie, L'Enfer (1314), II

Si c’est le plaisir de Celui par qui toutes choses existent que ma vie dure encore quelques années, j’espère dire d’elle ce qui jamais ne fut dit d’aucune femme.

Vita Nova, XLII

Dames qui possédez l’entendement d’Amour, Auprès de vous je veux dire ma Dame, Non que je puisse épuiser sa louange, Mais pour mon âme soulager.

Vita Nova, XIX

La beauté se manifeste aux yeux par les traits d’une dame sage et cet objet agréable fait naître un désir de la posséder. Un homme de mérite produit le même effet sur une dame.

Vita Nova, XI

L’amour et un noble coeur ne font qu’un, et quand l’un ose aller sans l’autre, c’est comme quand l’âme abandonne la raison.

Vita Nova, XI

La Nature est le sein d’où l’Art mortel dut naître, Qu’il la suit comme fait un élève son maître, Si bien que l’Art humain est petit-fils de Dieu.

La Divine Comédie, L'Enfer (1314), XI

On ne parvient jamais à la gloire en dormant mollement sur les plumes ; et celui qui prétend vivre sans l’obtenir ne laissera de lui sur terre que la trace de la fumée en l’air et des vagues dans l’eau.

La Divine Comédie, L'Enfer (1314), Chant XXIV

Lorsque ta vue veut pénétrer trop loin dans les ténèbres, il advient qu’en imaginant tu t’égares.

La Divine Comédie, L'Enfer (1314), XXXI

Mais déjà, comme une roue mue également, tournait mon désir et le velle l’Amour qui meut le Soleil et les autres étoiles.

La Divine Comédie, Le Paradis (1321), XXXIII

Comme je devins alors glacé, sans force, ne le demande pas, lecteur, et je ne l’écris pas, car toute parole serait trop peu.

La Divine Comédie, L'Enfer (1314), XXXIV

Retourne-toi et tiens les yeux fermés; car si Gorgone se montre, et si tu la voyais, tu ne pourrais jamais retourner là-haut.

La Divine Comédie, L'Enfer (1314), IX

Les places les plus chaudes en enfer sont réservées à ceux qui lors des grandes crises morales maintiennent leur neutralité.

La chambre du pardon, aucun homme sage ne la ferme, car pardonner est belle victoire de guerre.

Suis moi, et laisse donc parler les gens. Sois pareil à la tour rigide, dont la cime jamais ne se balance aux rafales de vents.

Noblesse est partout où est valeur, mais non valeur où est noblesse.

Tu éprouveras l’amère saveur qu’a le pain d’autrui, et comme il est dur de monter et descendre les escaliers d’autrui.

La Divine Comédie, Le Paradis

Il n’est pas de douleur plus grande que de se souvenir des jours de bonheur dans la misère.

Il n’existe point de plus grande peine que de se remémorer, dans l’adversité, l’époque où l’on était heureux.

La Divine Comédie, L'Enfer, V

Vous vous êtes fait un dieu d’or et d’argent, et quelle différence y a-t-il entre vous et l’idolâtre, sinon qu’il adore une idole et que vous en adorez cent?

La Divine Comédie, Enfer

Ne parlons pas d’eux, mais regarde et passe.

La Divine Comédie, Enfer

Que l’homme parle est un fait dû à la nature; mais qu’il parle de telle ou telle façon, la nature s’en remet ensuite à vous, selon votre plaisir.

La Divine Comédie, Le Paradis

Ce jour-là, nous ne lûmes pas plus avant.

La Divine Comédie, Enfer

O puissance d’imaginer, toi qui nous emporte parfois si loin hors de nous qu’on ne s’aperçoit pas que sonnent alentour mille trompettes, qui te met en mouvement, si les sens ne t’excitent?

La Divine Comédie, Le Purgatoire

Mes yeux baissés tombèrent sur la claire fontaine et en m’y voyant, je les reportai sur l’herbe, tant de honte se chargea mon front!

La Divine Comédie, Le Purgatoire, Chant XXX

Pourvu que ma conscience ne me fasse pas de reproches, je suis prêt à subir la volonté de la fortune.

La Divine Comédie, L'Enfer

Le plus grand don que Dieu, dans sa largesse, fit en créant, le plus conforme à sa bonté, celui auquel il accorde le plus de prix, fut la liberté de la volonté.

La Divine Comédie, Le Paradis

Vous qui passez par les chemins d’amour – arrêtez-vous et regardez – s’il est douleur plus lourde que la mienne: je ne vous prie que de vouloir m’entendre; – et puis, songez si je ne suis demeure et clef de toute peine.

Vita Nova

La volonté absolue ne consent pas au mal; mais la volonté y consent dans la mesure où elle craint, par refus, de tomber dans un plus grand malheur.

La Divine Comédie, Le Paradis

Quand nous vîmes le doux sourire de l’amante baisé par les lèvres de l’amant, celui qui jamais plus ne sera séparé de moi me baisa la bouche, tout tremblant; et ce jour-là, nous ne lûmes pas plus avant.

La Divine Comédie, L'Enfer, Chant V

Vous qui entrez, laissez toute espérance.

La Divine Comédie, L'Enfer, III

Toi duc, toi seigneur et toi maître.

La Divine Comédie, L'Enfer, II

Qui (sans honneur) a consumé sa vie laisse de soi, sur terre, autant de trace que fumée en les airs, écume en l’onde.

La Divine Comédie, L'Enfer, XXIV

Ne devisons point d’eux, regarde et passe.

La Divine Comédie, L'Enfer, III

Mais d’autant plus méchant et plus sauvage devient par male graine et mal bêcher terrain nouveau, quand plus a de vigueur.

La Divine Comédie, Le Purgatoire, XXX

Le royaume des cieux se prend par force de chaude amour et de vive espérance, qui vainc d’emblée la volonté divine.

La Divine Comédie, Le Paradis, XX

L’amour qui mène le soleil et les étoiles.

La Divine Comédie, Le Paradis, XXXIII

Et, ce jour-là, ne lûmes plus avant.

La Divine Comédie, L'Enfer, V

Considérez la race dont vous êtes, créés non pas pour vivre comme brutes, mais pour suivre vertu et connaissance.

La Divine Comédie, L'Enfer, XXVI

… Il n’est plus grand douleur que de se remembrer les jours heureux dans la misère.

La Divine Comédie, L'Enfer, V