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Citations de : Charles Dumercy

Le bon juge est pitoyable et impayable.

Blasphèmes judiciaires (1908)

La justice est l’art d’accommoder les restes.

Paradoxes judiciaires (1899)

Quand on n’a qu’une parole, on ne la donne pas.

Paradoxes judiciaires (1899)

L’avocat est le costumier de la vérité.

Paradoxes judiciaires (1899)

L’ordre public est un hamac dans lequel il est permis de se balancer, mais sur lequel il est défendu de s’asseoir.

Paradoxes judiciaires (1899)

Il y a plus de dédain dans l’humilité que dans l’orgueil.

Paradoxes judiciaires (1899)

Toute fonction finit par devenir un métier, tout métier finit par devenir une prostitution.

Paradoxes judiciaires (1899)

Il y a toujours de la poussière devant les troupes et de la boue derrière les troupeaux.

Paradoxes judiciaires (1899)

Quand on a promis tout, stipulez encore le reste.

Paradoxes judiciaires (1899)

L’instinct est une aile, la raison est une chaussure.

Paradoxes judiciaires (1899)

On n’a pas longtemps peur de la même chose.

Paradoxes judiciaires (1899)

Pour les femmes, inventer est synonyme de mentir.

Paradoxes judiciaires (1899)

L’indulgence est la fille du mépris.

Paradoxes judiciaires (1899)

La société n’existe que pour sa liquidation.

Paradoxes judiciaires (1899)

La prison est, non pas un purgatoire, mais un enfer.

Paradoxes judiciaires (1899)

La conciliation est l’hypocrisie de la justice.

Paradoxes judiciaires (1899)

Les motifs sont toujours des prétextes.

Paradoxes judiciaires (1899)

La justice civile est une cheminée, la justice répressive est un égout.

Blasphèmes judiciaires (1908)

La fidélité est un rêve de la jalousie.

Paradoxes judiciaires (1899)

Le bonheur est une mosaïque composée de petits morceaux.

Paradoxes judiciaires (1899)

Plus la justice deviendra bonne, plus les procès deviendront nombreux.

Paradoxes judiciaires (1899)

On ne connaît l’avocat que par les indiscrétions du client.

Paradoxes judiciaires (1899)

Le blasphème est un acte de foi.

Blasphèmes judiciaires (1908)

Seigneur, protégez-moi contre mes juges! Quant à mes adversaires, je m’en charge.

Blasphèmes judiciaires (1908)

Avocats, défiez-vous de la sirène financière, qui finit en queue de poisson!

Blasphèmes judiciaires (1908)

Le droit est la porte de sortie en cas de danger.

Blasphèmes judiciaires (1908)

La canaille juridique est la pire de toutes.

Blasphèmes judiciaires (1908)

Je ne comprendrais jamais qu’une formule puisse obtenir l’adhésion de plus d’un esprit.

Blasphèmes judiciaires (1908)

Les recueils de jurisprudence sont aussi nécessaires que les journaux de modes.

Blasphèmes judiciaires (1908)

L’éméritat est le crépuscule des vieux.

Blasphèmes judiciaires (1908)

Les honoraires sont toujours supérieurs au service rendu et inférieurs au travail accompli.

Blasphèmes judiciaires (1908)

L’inamovibilité, c’est la stagnation; le progrès, c’est l’avancement.

Blasphèmes judiciaires (1908)

L’avocat est un maximum d’habileté tempéré par un minimum d’honnêteté.

Blasphèmes judiciaires (1908)

Le juge consciencieux ne dort bien qu’à l’audience.

Blasphèmes judiciaires (1908)

Le client est un enfant terrible.

Blasphèmes judiciaires (1908)

La bienveillance est une forme de la prévarication.

Blasphèmes judiciaires (1908)

La confraternité est une bataille de fleurs artificielles.

Blasphèmes judiciaires (1908)

Le juge ne peut connaître que de ce qu’il ne connaît pas.

Blasphèmes judiciaires (1908)

Sans amour, l’oeuvre judiciaire n’est qu’une débauche.

Blasphèmes judiciaires (1908)

L’équité est la plus dangereuse des utopies.

Blasphèmes judiciaires (1908)

Les bons termes n’excluent pas les mauvais procédés.

Blasphèmes judiciaires (1908)

On ne féconde la loi qu’en la violant.

Blasphèmes judiciaires (1908)

L’avocat sera dupe ou fripon, le magistrat sera naïf ou féroce.

Blasphèmes judiciaires (1908)

La certitude est un rêve de l’orgueil.

Blasphèmes judiciaires (1908)

Un confident est un complice.

Blasphèmes judiciaires (1908)

Entre la magistrature assise et la magistrature debout il y a la même différence qu’entre une pince et une tenaille.

Blasphèmes judiciaires (1908)

Le barreau est le gendre de la magistrature.

Blasphèmes judiciaires (1908)

On est toujours marchand de quelque chose.

Blasphèmes judiciaires (1908)

Le plus bel éloge que l’on puisse faire d’un avocat, c’est de dire qu’il est un adversaire dangereux.

Blasphèmes judiciaires (1908)

Les coquins ne sont bien jugés que par leurs pairs.

Blasphèmes judiciaires (1908)

Il est aussi impossible à l’avocat d’être sincère qu’à la courtisane d’être chaste.

Blasphèmes judiciaires (1908)

Un tribunal est un brelan élevé a la hauteur d’une trinité.

Blasphèmes judiciaires (1908)

Le droit et le commerce ne parleront jamais la même langue.

Paradoxes judiciaires (1899)

La loi est une échelle à la fois trop courte et trop pesante.

Paradoxes judiciaires (1899)

L’équité est la veuve du droit.

Paradoxes judiciaires (1899)

Au lieu d’un bandeau, la justice devrait porter des lunettes.

Paradoxes judiciaires (1899)

La conscience est un avocat plaidant et non pas un avocat consultant.

Paradoxes judiciaires (1899)

Les règles de la confraternité ressemblent à celles de l’escrime.

Paradoxes judiciaires (1899)

L’éloquence n’est qu’une manière sublime de dire des bêtises.

Blasphèmes judiciaires (1908)

Pour l’avocat, l’honnêteté n’est qu’un moyen et la vérité n’est qu’une ressource.

Blasphèmes judiciaires (1908)

La vérité est la compensation de deux mensonges.

Blasphèmes judiciaires (1908)

Un magistrat est jeune tant qu’il succombe à la tentation de croire et qu’il résiste à la fatigue d’espérer.

Blasphèmes judiciaires (1908)

La clémence est une maladie de la mémoire.

Blasphèmes judiciaires (1908)

Le débiteur, quand il devient malheureux, cesse d’être de bonne foi.

Blasphèmes judiciaires (1908)

Il y a exactement autant de mauvaises causes que de bonnes.

Blasphèmes judiciaires (1908)

L’indulgence est l’anémie de la justice.

Blasphèmes judiciaires (1908)

L’avocat crée le procès à son image.

Blasphèmes judiciaires (1908)

Il y a opposition d’intérêts entre la veuve et l’orphelin.

Blasphèmes judiciaires (1908)

La vérité est au fond, non pas d’un puits, mais d’un gouffre.

Blasphèmes judiciaires (1908)

Le barreau est une maison de confiance qui vit de sa réputation.

Blasphèmes judiciaires (1908)

Je crains la conscience du juge quand elle diffère de la mienne.

Blasphèmes judiciaires (1908)

Un avocat commercial est un avocat qui connaît le commerce.

Blasphèmes judiciaires (1908)

L’amitié entre deux magistrats n’est jamais qu’une conspiration contre un troisième.

Blasphèmes judiciaires (1908)

Plaider, c’est pester en justice.

Blasphèmes judiciaires (1908)

La juridicité est une forme de sadisme.

Blasphèmes judiciaires (1908)

L’avocat qui amène son client à l’audience ressemble au mari qui conduit sa femme au bal.

Blasphèmes judiciaires (1908)