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Citations de : Charles de Gaulle

L’homme n’est pas fait pour être coupable.

Propos recueillis par André Malraux dans Les Chênes qu'on abat (1971)

L’espoir est toujours vainqueur du tracassin.

Propos recueillis par André Malraux dans Les Chênes qu'on abat (1971)

L’épée est l’axe du monde et la grandeur ne se divise pas.

Vers l'armée de métier (1934)

L’année 1968, je la salue avec satisfaction… En considérant la façon dont les choses se présentent, c’est vraiment avec confiance que j’envisage, pour les douze prochains mois, l’existence de notre pays.

L’ambition individuelle est une passion enfantine.

Propos recueillis par André Malraux dans Les Chênes qu'on abat (1971)

L’Afrique? C’est tout simple, je vais vous expliquer: c’est noir et ça grouille.

L’action met les ardeurs en oeuvre. Mais c’est la parole qui les suscite.

Mémoires de guerre (1944-1946), l'Unité

Je ne vais pas mal. Mais rassurez-vous: un jour, je ne manquerai pas de mourir!

J’aime bien ceux qui me résistent; l’ennui, c’est que je ne peux les supporter.

Il y a un pacte vingt fois séculaire entre la grandeur de la France et la liberté du monde.

Discours prononcé à la "Réunion des Français de Grande Bretagne", à Londres, 1er mars 1941.

Il vaut mieux avoir une méthode mauvaise plutôt que de n’en avoir aucune.

Il n’y a que les arrivistes pour arriver.

Face à l’événement, c’est à soi-même que recourt l’homme de caractère. Son mouvement est d’imposer à l’action sa marque, de la prendre à son compte, d’en faire son affaire.

Mémoires de guerre (1944-1946)

Ecrire permet d’oublier la meute.

Propos recueillis par André Malraux dans Les Chênes qu'on abat (1971)

Dans le tumulte des hommes et des événements, la solitude était ma tentation. Maintenant, elle est mon amie. De quelle autre se contenter quand on a rencontré l’Histoire?

Mémoires de guerre (1944-1946)

Dans le conflit présent comme dans ceux qui l’ont précédé, être inerte, c’est être battu.

L'Avenir des forces mécanisées

Comment voulez-vous gouverner un pays où il existe 258 variétés de fromage?

Comme chef de l’Etat, deux choses lui avaient manqué: qu’il fût un chef; qu’il y eût un Etat.

Mémoires de guerre (1944-1946)

… Toujours le chef est seul en face du mauvais destin.

Mémoires de guerre (1944-1946)

Parfois, les militaires, s’exagérant l’impuissance relative de l’intelligence, négligent de s’en servir.

Le Fil de l'épée (1932)

Les femmes pensent à l’amour, les hommes aux galons, ou à quelque chose de ce genre.

Propos recueillis par André Malraux dans Les Chênes qu'on abat (1971)

… Les armes ont cette vertu d’ennoblir jusqu’aux moins purs.

La France et son armée

… Le vent redresse l’arbre après l’avoir penché.

Le Fil de l'épée (1932)

… La confiance des petits exalte l’homme de caractère.

Le Fil de l'épée (1932)

… L’homme de caractère confère à l’action la noblesse; sans lui morne tâche d’esclave, grâce à lui jeu divin du héros.

Le Fil de l'épée (1932)

… L’esprit militaire, l’art des soldats, leurs vertus sont une partie intégrante du capital des humains.

Le Fil de l'épée (1932)

… L’autorité ne va pas sans prestige, ni le prestige sans éloignement.

Le Fil de l'épée (1932)

… Certains hommes répandent, pour ainsi dire de naissance, un fluide d’autorité dont on ne peut discerner au juste en quoi il consiste … Il en va de cette matière comme de l’amour qui ne s’explique point sans l’action d’un inexprimable charme.

Le Fil de l'épée (1932)

Ce que nous pensons de la mort n’a d’importance que par ce que la mort nous fait penser de la vie.

Propos recueillis par André Malraux dans Les Chênes qu'on abat (1971)

… Aucune illusion n’adoucit mon amère sérénité!

Mémoires de guerre (1944-1946), le Salut

Au sommet des affaires on ne sauvegarde son temps et sa personne qu’en se tenant méthodiquement assez haut et assez loin.

Le pouvoir, c’est l’impuissance.

Dans toute association de deux hommes, il y en a toujours un qui se fait porter par l’autre.

Peut-être la politique est-elle l’art de mettre les chimères à leur place? On ne fait rien de sérieux si on se soumet aux chimères, mais que faire de grand sans elles.

Les traités, voyez-vous, sont comme les jeunes filles et les roses: ça dure ce que ça dure!

Le patriotisme, c’est aimer son pays. Le nationalisme, c’est détester celui des autres.

Quelle que soit votre impatience de me voir partir, il vous faudra attendre trois ans. Si Dieu me prête vie, bien entendu. Mais, comme vous ne l’ignorez pas… Dieu est gaulliste…

Quel homme vécut jamais une réussite achevée?

Mémoires de guerre (1944-1946)

Prenez invariablement la position la plus élevée, c’est généralement la moins encombrée.

Propos recueillis pas Henri Amouroux dans Le Peuple réveillé (1979)

Pour un peuple, la plus sûre étoile dans la tempête, c’est la fidélité à sa vocation.

Pour moi, l’histoire de France commence avec Clovis.

Pour faire le blocus de Monaco, il suffit de deux panneaux de sens interdit.

On ne fait rien de sérieux si on se soumet aux chimères, mais que faire de grand sans elles?

Propos recueillis par André Malraux dans Les Chênes qu'on abat (1971)

On ne donne la valeur aux troupes comme la saveur aux fruits qu’en contrariant la nature.

Vers l'armée de métier (1934)

On ne devrait plus accepter de responsabilités suprêmes au-delà de soixante ans.

Napoléon, dans le concours des grands hommes, est toujours avant Parmentier.

Le Fil de l'épée (1932)

La France fut faite à coups d’épée. La fleur de lys, symbole d’unité nationale, n’est que l’image d’un javelot à trois lances.

Oui, c’est l’Europe, depuis l’Atlantique jusqu’à l’Oural, c’est l’Europe, c’est toute l’Europe, qui décidera du destin du monde!

Toutes les doctrines, toutes les écoles, toutes les révoltes, n’ont qu’un temps.

Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France.

Mémoires de guerre (1944-1946)

Tout homme qui écrit – et qui écrit bien, sert la France.

Propos recueillis par André Malraux dans Les Chênes qu'on abat (1971)

Tout Français désire bénéficier d’un ou de plusieurs privilèges. C’est sa façon d’affirmer sa passion pour l’égalité.

Si les policiers n’étaient pas bêtes, ils ne seraient pas des policiers.

Rien ne rehausse l’autorité mieux que le silence, splendeur des forts et refuge des faibles …

Le Fil de l'épée (1932)

Recevoir un grand nombre de journalistes est un plaisir. Un petit nombre: un ennui. Un seul d’entre eux: un supplice.

Qui aurait pensé que de Gaulle en serait là un jour, parce que les enfants de ses ministres en ont assez d’aller de Passy à Nanterre en Austin… et qu’ils entraîneraient le meilleur de la jeunesse, en gros celle qui m’a suivi en 40!

Mon drame s’écrit en peu de mots: je n’ai d’estime que pour ceux qui me résistent, mais je ne peux pas les supporter.

Les hommes, si lassants à voir dans les manoeuvres de l’ambition, combien sont-ils attrayants dans l’action pour une grande cause!

Mémoires de guerre (1944-1946)

Les généraux, au fond, me détestent. Je le leur rends bien. Tous des cons.

Cité par Pierre Viansson-Ponté dans Lettre ouverte aux hommes politiques (1977).

Les Français ne pensent qu’à bouffer et à augmenter leur niveau de vie. Le bifteck-pommes frites, c’est bon. La Quatre-chevaux, c’est utile. Mais tout cela ne constitue pas une ambition nationale.

Les exigences d’un grand peuple sont à l’échelle de ses malheurs.

Mémoires de guerre (1944-1946)

Les événements, dans les grands moments, ne supportent que des hommes susceptibles de diriger leur propre cours.

Mémoires de guerre (1944-1946)

Les choses capitales qui ont été dites à l’humanité ont toujours été des choses simples.

Propos recueillis par André Malraux dans Les Chênes qu'on abat (1971)

Les Arabes, ce n’est rien. Jamais on n’a vu des Arabes construire des routes, des barrages, des usines. Après tout, peut-être n’ont-ils pas besoin de routes, de barrages, d’usines…

Le plus difficile, ce n’est pas de sortir de Polytechnique, c’est de sortir de l’ordinaire.

Le péché n’est pas intéressant. Il n’y a de morale que celle qui dirige l’homme vers ce qu’il porte de plus grand.

Propos recueillis par André Malraux dans Les Chênes qu'on abat (1971)

Le gouvernement … n’a pas de propositions à faire, mais des ordres à donner.

Mémoires de guerre (1944-1946)

Le désir du privilège et le goût de l’égalité, passions dominantes et contradictoires des Français de toute époque …

La France et son armée

Le caractère, c’est d’abord de négliger d’être outragé ou abandonné par les siens.

Propos recueillis par André Malraux dans Les Chênes qu'on abat (1971)

Le Caractère, … vertu des temps difficiles.

Le Fil de l'épée (1932)

La vie n’est pas le travail: travailler sans cesse rend fou.

Propos recueillis par André Malraux dans Les Chênes qu'on abat (1971)

La proportion rompue entre le but et les moyens, les combinaisons du génie sont vaines.

Propos recueillis par André Malraux dans Les Chênes qu'on abat (1971)

La politique la plus coûteuse, la plus ruineuse, c’est d’être petit …

Allocution prononcée au Champ-d'Arbaud, à Basse-Terre, 20 mars 1964.

La plus grande dévotion ne saurait empêcher que les affaires soient les affaires.

Mémoires de guerre (1944-1946)

La pire calamité après un général bête, c’est un général intelligent.

La guerre c’est comme la chasse. Mais, à la guerre, le lapin tire.

La grandeur est un chemin vers quelque chose qu’on ne connaît pas.

Propos recueillis par André Malraux dans Les Chênes qu'on abat (1971)

La gloire se donne seulement à ceux qui l’ont toujours rêvée.

Vers l'armée de métier (1934)

La France ne peut-être la France sans la grandeur.

Mémoires de guerre (1944-1946), l'Appel

La France a perdu une bataille, mais la France n’a pas perdu la guerre.

Affiche placardée sur les murs de Londres en juillet 1940.

Dans ce monde d’aujourd’hui, on ne peut dissocier le sentiment et la politique.

L’avenir n’appartient pas aux hommes…

Ce qu’il faut surtout pour la paix, c’est la compréhension des peuples. Les régimes, nous savons ce que c’est: des choses qui passent. Mais les peuples ne passent pas.

Je parle. Il le faut bien. L’action met les ardeurs en oeuvre. Mais c’est la parole qui les suscite.

Comme un homme politique ne croit jamais ce qu’il dit, il est étonné quand il est cru sur parole.

Les grands pays le sont pour l’avoir voulu.

Je n’ai d’estime que pour ceux qui me résistent, mais je ne peux pas les supporter.

Si Monaco nous emmerde, on fait un blocus, rien de plus facile, il suffit de deux panneaux de sens interdit, un au cap d’Ail et un second à la sortie de Menton.

L’intendance suivra.

Giraud a mis longtemps à comprendre que le cercle est la plus longue distance à parcourir pour revenir au même point.

Je vais répondre à une question qui, au fond de la salle, ne m’a pas été posée.

La France n’est réellement elle-même qu’au premier rang; seules de vastes entreprises sont susceptibles de compenser les ferments de dispersion que son peuple porte en lui-même.

Mémoires de guerre (1944-1946)

La fin de l’espoir est le commencement de la mort.

Quant au pouvoir, je ne saurais, en tout cas, quitter les choses avant qu’elles ne me quittent.

La véritable école du Commandement est la culture générale. … Au fond des victoires d’Alexandre, on retrouve toujours Aristote.

Vers l'armée de métier (1934)

La difficulté attire l’homme de caractère, car c’est en l’étreignant qu’il se réalise lui-même.

Mémoires de guerre (1944-1946)

Il faut à la force, pour tenir son rang, un certain caractère d’assurance.

La démocratie, c’est le gouvernement du peuple exerçant la souveraineté sans entrave.

La politique et la stratégie de la guerre ne sont qu’une perpétuelle concurrence entre le bon sens et l’erreur.

La parole est au peuple. La parole du peuple, c’est la parole du souverain.

Ne croyez-vous pas qu’à la guerre la plus grande franchise soit la plus grande habileté?

C’est purement négatif de toujours remettre tout en cause, c’est, en somme, la marque des faibles, des incapables.

Il n’y a de réussite qu’à partir de la vérité.

A la base de notre civilisation, il y a la liberté de chacun dans sa pensée, ses croyances, ses opinions, son travail, ses loisirs.

Les plus nobles principes du monde ne valent que par l’action.

Les gaulois n’ont pas changé. Leurs chefs détestent obéir. Mais ils adorent discuter.

Des chercheurs qui cherchent, on en trouve. Mais des chercheurs qui trouvent, on en cherche.

L’administration, c’est mesquin, petit, tracassier. Le gouvernement, c’est pénible, difficile, délicat. La guerre, voyez-vous, c’est horrible, mais la paix, la paix, il faut bien le dire, c’est assommant.

Le difficile n’est pas de sortir de l’X mais de sortir de l’ordinaire.

L’élévation d’un homme au-dessus des autres ne se justifie que s’il apporte à la tâche commune l’impulsion et la garantie du caractère.

La ruse doit être employée pour faire croire que l’on est où l’on est pas, que l’on veut ce qu’on ne veut pas.

Si l’intelligence ne suffit point à l’action, il va de soi qu’elle y prend part.

Face aux grands périls, le salut n’est que dans la grandeur.

On ne fait rien de grand sans de grands hommes, et ceux-ci le sont pour l’avoir voulu.

Le succès de l’épreuve de la guerre, comme le bonheur dans la vie, n’existe que par comparaison.

L’action, ce sont les hommes au milieu des circonstances.

L’indépendance, c’est la clochardisation.

En général, les gens intelligents ne sont pas courageux et les gens courageux ne sont pas intelligents.

Toujours le chef est seul en face du mauvais destin.

Les diplomates ne sont utiles que par beau temps. Dès qu’il pleut, ils se noient dans chaque goutte.

La diplomatie est l’art de faire durer indéfiniment les carreaux fêlés!

La justice sociale se fonde sur l’espoir, sur l’exaltation d’un pays, non sur les pantoufles.

J’ai entendu vos points de vue. Ils ne rencontrent pas les miens. La décision est prise à l’unanimité.

L’avantage d’être un causeur brillant ne vaut pas celui d’être replié sur soi-même.

On s’est aperçu qu’il n’y avait pas de montagnes entre l’Angleterre et la France; il y a seulement un canal.

S’il faut la force pour bâtir un Etat, l’effort guerrier ne vaut qu’en vertu d’une politique.

Les grandes choses se font par la valeur des hommes bien plus que par des textes.

Etre inerte, c’est être battu.

La grandeur a besoin de mystère. On admire mal ce qu’on connaît bien.

Les hommes peuvent avoir des amis, pas les hommes d’Etat.

Je parle – II le faut bien – L’action met les ardeurs en oeuvre. Mais c’est la parole qui les suscite.

Mémoires de guerre, Le Salut 1944-1946 (1959)

Ce n’est point que je sois convaincu par des arguments théoriques. En économie, non plus qu’en politique ou en stratégie, il n’existe, à mon sens, de vérité absolue. Mais il y a les circonstances.

Mémoires de guerre, Le Salut 1944-1946 (1959)

L’homme de caractère confère à l’action la noblesse; sans lui morne tâche d’esclave, grâce à lui jeu divin du héros.

Le Fil de l'épée (1932)

L’autorité ne va pas sans prestige, ni le prestige sans éloignement.

Le Fil de l'épée (1932)

Rien ne rehausse l’autorité mieux que le silence, splendeur des forts et refuge des faibles.

Le Fil de l'épée (1932)

La passion d’agir pour soi-même s’accompagne, évidemment de quelque rudesse dans les procédés. L’homme de caractère incorpore à sa personne la rigueur propre à l’effort. Les subordonnés l’éprouvent et, parfois, ils en gémissent.

Le Fil de l'épée (1932)

Le désir du privilège et le goût de l’égalité, passions dominantes et contradictoires des Français de toute époque.

La France et son Armée (1938)

Le président de la République ne saurait être confondu avec aucune fraction. Il doit être l’homme de la nation tout entière, exprimer et servir le seul intérêt national.

Discours du 30 novembre 1965.

Les hommes ne se passent point, au fond, d’être dirigés, non plus que de manger, boire et dormir. Ces animaux politiques ont besoin d’organisation, c’est-à-dire d’ordre et de chefs.

Le Fil de l'épée (1932)

Ce qui est salutaire à la nation ne va pas sans blâmes dans l’opinion ni sans pertes dans l’élection.

Mémoires d'espoir (1970-1971)

Parfois les militaires, s’exagérant l’impuissance relative de l’intelligence, négligent de s’en servir.

Le Fil de l'épée (1932)

Un seul combat, pour une seule patrie.

Discours, à l'Albert Hall de Londres, 11 novembre 1942.

La vie est la vie, autrement dit un combat, pour une nation comme pour un homme.

Voeux aux français pour 1965.

Tout peut, un jour, arriver, même ceci qu’un acte conforme à l’honneur et à l’honnêteté apparaisse en fin de compte, comme un bon placement politique.

Mémoires de guerre (1944-1946)

Sur quelque 25 millions d’inscrits, il y eut environ 20 millions de votants. Des 5 millions d’abstentionnistes, la plupart étaient des femmes qui évitaient des formalités dont elles n’avaient pas l’habitude.

Mémoires de guerre (1944-1946), le Salut

La vie n’est pas le travail, travailler sans cesse rend fou.

Propos recueillis par André Malraux dans Les Chênes qu'on abat (1971)

La France ne peut être la France sans la grandeur.

Mémoires de guerre (1944-1946), l'Appel

Paris! Paris outragé! Paris brisé! Paris martyrisé! Mais Paris libéré!

Allocution à l'Hotel de Ville de Paris, 25 août 1944.

De plus, l’espèce de rivalité franco-britannique créée sur place par les interférences et les pressions de vos représentants est nuisible à l’effort de guerre des Nations Unies.

Mémoires de guerre (1944-1946)

Sans doute, leur commandement militaire était-il, en principe, favorable au ralliement qui procurerait des renforts. Mais d’autres instances anglaises étaient moins pressées.

Mémoires de guerre (1944-1946)

Les travaux que j’avais à faire, les délibérations auxquelles j’assistais, les contacts que je devais prendre, me montraient l’étendue de nos ressources, mais aussi l’infirmité de l’Etat.

Mémoires de guerre (1944-1946)

Chaque remous met en action les équipes diverses de la hargne, de la rogne et de la grogne.

Allocution du 12 juillet 1961.

Depuis la crise du mois de mai, les rapports franco-britanniques étaient restés au frigidaire.

Mémoires de guerre (1944-1946)

La victoire est aux dimensions de la guerre.

Mémoires de guerre (1944-1946)

Les renseignements qui nous en arrivent par courriers, ceux, notamment, que nous fournit, depuis Paris, notre service du «noyautage des administrations publiques».

Mémoires de guerre (1944-1946)

Nos dragueurs exécutaient le déminage de nos ports et de nos rades.

Mémoires de guerre (1944-1946)

Eden me pressait d’accepter les termes d’un projet de communiqué établi à Washington par les trois gouvernements.

Mémoires de guerre (1944-1946)

Qui a jamais cru que le général de Gaulle, étant appelé à la barre, devrait se contenter d’inaugurer les chrysanthèmes?

Conférence de presse, 9 septembre 1963

Ce que cette sorte de perpétuelle menace pesant sur les hommes qui avaient la charge de gouverner, cet état presque chronique de crise, ces marchandages … auront pu coûter au pays est proprement incalculable.

Mémoires de guerre (1944-1946)

Que de bruit, cependant, avait fait dans l’univers ce «Duce» ambitieux, audacieux, orgueilleux, cet homme d’Etat aux larges visées et aux gestes dramatiques.

Mémoires de guerre (1944-1946)

Toutes organisations de résistance … devront être invitées à affilier leurs adhérents à l’un de ces mouvements.

Mémoires de guerre (1944-1946)

Une clique de politiciens tarés, d’affairistes sans honneur.

Mémoires de guerre (1944-1946)

De là vient qu’en ce moment, les étendards des idéologies adverses: libérale, marxiste, hitlérienne, flottent dans le ciel des batailles …

Mémoires de guerre (1944-1946)

La réforme oui, la chienlit non.

Vieille France, accablée d’Histoire, meurtrie de guerres et de révolutions, allant et venant sans relâche de la grandeur au déclin, mais redressée, de siècle en siècle, par le génie du renouveau!

Mémoires de guerre (1944-1946), le Salut

Au fond des victoires d’Alexandre on retrouve toujours Aristote.

Vers l'armée de métier (1934)

Mon seul rival international, c’est Tintin.

Propos à André Malraux.

Je n’ai jamais été que d’échec en échec.

Cité par Claude Mauriac dans La Terrasse de Malagar (1977).

La confiance des petits exalte l’homme de caractère.

Le Fil de l'épée (1932)

Moi seul je peux dire et écrire: La France estime que…

Cité par Raymond Tournoux dans La Tragédie du Général.

Vieille terre, rongée par les âges, rabotée de pluies et de tempêtes, épuisée de végétation, mais prête, indéfiniment, à produire ce qu’il faut pour que se succèdent les vivants!

Mémoires de guerre (1944-1946), le Salut

Qu’est-ce donc que cette chose dont parle Alexandre lorsqu’il évoque sa destinée, César sa chance, Napoléon son étoile? Qu’est-ce donc sinon la confiance qu’ils avaient tous les trois dans leur rôle historique?

Oeuvres

Rappelez-vous que jusqu’à nouvel ordre nous sommes trop faibles pour ne pas être intransigeants.

A Maurice Schumann, Londres le 28 juin 1940, à propos des négociations avec les Alliés.

Perdez votre temps, mon vieux! Feriez mieux de réfléchir sur une mappemonde!

A un officier penché sur une carte de l'Europe, à Londres.

Un ministre lui a dit un jour: «Maintenant, monsieur le président, il faudrait que l’on s’occupe des cons.» le général a répondu: «Vaste programme!».

En réalité de Gaulle aurait répondu: «Lourde tâche!».

Il est temps de siffler la fin de la récréation.

En mai 1968.

Il est vrai, que parfois, les militaires s’exagérant l’impuissance relative de l’intelligence, négligent de s’en servir.

Le Fil de l'épée (1932)

Délibérer est le fait de plusieurs. Agir est le fait d’un seul.

L’autorité ne va pas sans prestige, ni le prestige sans l’éloignement.

Le Fil de l'épée (1932)

Les Français, où qu’ils le cherchent, ont besoin de merveilleux.

Le gouvernement n’a pas à faire des propositions, il a des ordres à donner.

Au comité de guerre en réponse à Weygand qui lui demande s'il faut continuer la guerre, 10 juin 1940

En notre temps, la seule querelle qui vaille est celle de l’homme. C’est l’homme qu’il s’agit de sauver, de faire vivre et de développer.

Haiti à l'heure du Tiers Monde (1964)

Paris ! Paris outragée ! Paris brisée ! Paris martyrisée ! Mais Paris, libérée !

Discours suite à la libération de Paris, 25 août 1944

Le poète met en scène le campagnard montant la pente abrupte : – Homme de la plaine, pourquoi gravis-tu la colline ? – C’est pour mieux regarder la plaine. Je n’ai compris la plaine qu’en la voyant du haut du sommet.

Discours au club français d'Oxford, 25 novembre 1941.

Dans le capital moral d’un peuple, rien ne se perd des peines de ses soldats.

Mémoires de guerre (1954-1956-1959)

Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

Appel du 18 juin 1940.

Un jour viendra où nos armes, reforgées au loin, mais bien aiguisées, se joignant à celles que se feront nos Alliés, et peut-être à d’autres encore, reviendront triomphantes sur le sol national. Alors, oui, nous referons la France.

Réponse au Maréchal Pétain, Londres, 26 juin 1940

L’optimisme va bien à qui en a les moyens.

Mémoires de guerre, L'Unité 1942-1944 (1956)

Ma nature m’avertit, mon expérience m’a appris, qu’au sommet des affaires on ne sauvegarde son temps et sa personne qu’en se tenant méthodiquement assez haut et assez loin.

Mémoires de guerre, L'Unité 1942-1944 (1956)

L’unité ! Telle est, Français ! la raison qui, depuis cette date nous rassembla souvent et nous rassemble en ce moment même autour des Monuments aux Morts de nos villes et de nos villages.

Commémoration du cinquantième anniversaire de la mobilisation de 1914, 2 août 1964.

Tout comme un navire sur la mer n’est le maître des vents ni des flots, un peuple ne peut à lui seul commander au calme ni au remous du monde.

Voeux pour l'année 1963, 31 décembre 1962.

Nous sommes un grand pays qui ne doit rien à personne. Nous n’avons aucune raison de baisser la tête devant qui que ce soit.

Voyage à Lacq et à Pau, 17 février 1959.

La France est une seule chose, une grande chose, une chose humaine, pleine de confiance en soi.

Voyage à Foix et à Perpignan, 16 février 1959.

Américains, je vous dis, ici : Défendez l’Europe. Elle a besoin de vous et vous avez besoin d’elle.

Plaidoyer pour une Europe forte et indépendante, 7 janvier 1951.

Il nous faut la passion de la France.

Discours pour le deuxième anniversaire de la France Libre, 18 juin 1942.

Parmi mesdames les nations, aucune n’a jamais été plus belle, meilleure ni plus brave que notre dame la France.

Message de Noël aux enfants de France, 24 décembre 1941.

Il faut que quelque part brille et brûle la flamme de la résistance française.

Appel à continuer la lutte, 24 juin 1940.

Vive la France, libre, dans l’honneur et dans l’indépendance !

Appel du 22 juin 1940.

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Appel du 18 juin 1940.

Dans les entreprises où l’on risque tout, un moment arrive, d’ordinaire, où celui qui mène la partie sent que le destin se fixe. Par un étrange concours, les mille épreuves où il se débat semblent s’épanouir soudain en un épisode décisif.

Mémoires de guerre, L'Appel 1940-1942 (1954)

Trahi, fait prisonnier, affreusement torturé par un ennemi sans honneur, Jean Moulin mourrait pour la France, comme tant de bons soldats qui, sous le soleil ou dans l’ombre, sacrifièrent un long soir vide pour mieux remplir leur matin.

Mémoires de guerre, L'Appel 1940-1942 (1954)

Dans le mouvement incessant du monde, toutes les doctrines, toutes les écoles, toutes les révoltes, n’ont qu’un temps. Le communisme passera. Mais la France ne passera pas.

Mémoires de guerre, L'Appel 1940-1942 (1954)

Tant il est vrai que, face aux grands périls, le salut n’est que dans la grandeur.

Mémoires de guerre, L'Appel 1940-1942 (1954)

Prendre l’action à son compte, n’y vouloir de marque que la sienne, affronter seul le destin, passion âpre et exclusive qui caractérise le chef.

Mémoires de guerre, L'Appel 1940-1942 (1954)

La véritable école du commandement est donc la Culture générale.

Vers l'armée de métier (1934)

Personne n’est plus convaincu que moi que la France est multiple. Elle l’a toujours été et le sera toujours. Il y a en France beaucoup de familles spirituelles. Cela a toujours été ainsi. C’est là notre génie.

Conférence de Presse, 12 novembre 1947.

La France sait que pour unir toutes les terres qui lui appartiennent et tous les Etats qu’elle protège, il n’existe comme liens que les justes lois de la légitime République.

Discours de Brazzaville, 21 novembre 1942.

Puisque ceux qui avaient le devoir de manier l’épée de la France l’ont laissé tomber brisée, moi, j’ai ramassé le tronçon du glaive.

Allocution radiodiffusée à la B.B.C., 13 juillet 1940.

Nous rapportons à la France l’indépendance, l’Empire et l’épée.

Mémoires de guerre, L'Appel 1940-1942 (1954)

Le caractère, vertu des temps difficiles.

Le Fil de l'épée (1932), Du caractère

Une Constitution, c’est un esprit, des institutions, une pratique.

Conférence de presse, 31 janvier 1964.

L’efficacité et l’ambition de la politique sont conjuguées avec la force et l’espérance de l’économie.

Mémoires d'espoir, Le Renouveau 1958-1962 (1970)

Plus le trouble est grand, plus il faut gouverner. Sortant d’un immense tumulte, ce qui s’impose, d’abord, c’est de remettre le pays au travail. Mais la première condition est que les travailleurs puissent vivre.

Mémoires de guerre (1954-1956-1959)

Mon esprit me convainc que la France n’est réellement elle-même qu’au premier rang; que, seules, de vastes entreprises sont susceptibles de compenser les ferments de dispersion que son peuple porte en lui-même.

Mémoires de guerre, Le Salut 1944-1946 (1959)