Acceuil / Citation

Citations de : Chams al-Din Muhammad Hafiz

Veux-tu jouir de la présence divine, ô Hafiz? – Ne t’absente pas un instant de celle de ta bien-aimée.

Les Ghazels, I

Si, comme Alexandre, tu prétends à la vie éternelle, cherche-la sur les lèvres roses de cette ravissante beauté.

Les Ghazels, XIII

Veux-tu posséder l’alchimie du bonheur? Vis à l’écart des mauvais compagnons.

Les Ghazels

Ah! j’étendrais mon coeur ainsi qu’un tapis sous tes pas, – Mais je crains pour tes pieds les épines dont tu le perces.

Odes

Viens à la joie et chante! Rejette ton habit austère et danse; sinon, va t’asseoir dans ton coin, caché sous des voiles hypocrites.

Les Ghazels

Que m’importent les tulipes et les roses, puisque par la pitié du Ciel, j’ai, pour moi seul, tout le jardin.

Les Ghazels

Ta bien-aimée, Hâfiz, sur ta tombe scellée – Peut-être passera comme passe le vent: – Tu frémiras alors dans ta prison étroite, – Et tu déchireras ton suaire en lambeaux.

Odes

Bois, Hâfiz, et sois gai: ne fais pas comme l’hypocrite – Qui croit masquer sa ruse en citant bien haut le Koran.

Odes

En pleine angoisse, ne perds jamais l’espoir, car la moelle la plus exquise est dans l’os le plus dur.

Les Ghazels

A l’heure de l’adieu, en partant loin de toi, mes yeux se sont vidés tout d’un coup de lumière et je suis resté aveugle à force de pleurer.

Les Ghazels

Voici que, de nouveau, le vin me ravit à moi-même! – De nouveau, le vin m’a conquis par ses caresses. – Soit béni mille fois le vin rouge qui donne à mon visage les couleurs de la joie!

Les Ghazels

Des amis, un flacon de vin, du loisir, un livre, un coin parmi les fleurs… Je n’échangerai pas cette joie pour un monde, présent ou à venir.

Les Ghazels

La flamme de la séparation cruelle me consume tout entier. O vent du soir, rafraîchis-moi de ton haleine, mais que cette haleine soit embaumée de son parfum.

Les Ghazels

Mieux vaut souffrir en silence d’une passion cachée que de se confier à un compagnon. Il est de tels secrets qu’on ne dépose pas en des coeurs pleins de malice.

Les Ghazels

J’ai bien peur que les saints qu’on voit se moquer des ivrognes – N’aillent porter un jour leurs prières au cabaret.

Odes

Voici le printemps qui revient avec le charme des roses. Regarde leurs joues fraîches, et la plante amère de la tristesse sera déracinée de ton coeur.

Les Ghazels

Comment trouver le chemin qui mène au pays où vit ton désir? En renonçant à tes désirs. La couronne d’excellence, c’est le renoncement.

Les Ghazels

Puisqu’aujourd’hui, Seigneur, je suis en ton pouvoir, aie pitié de moi. Demain, quand je ne serai plus qu’un peu d’argile, où trouverai-je, pour t’attendrir, les larmes du pénitent?

Les Ghazels

Donne au vent un bouquet cueilli sur ton visage en fleurs, – Et je respirerai l’odeur des sentiers que tu foules.

Odes

Tu m’avais dit: «Abandonne dans mes mains ta vie et tu auras la paix.» J’ai donné ma vie sans regret, mais la paix n’est pas venue.

Les Ghazels

Lumière de mes yeux, tu es mon regard même: – Pourtant mes yeux sont noirs des larmes de la nuit.

Odes

Et je me suis écrié: «O Fortune, le soleil est levé et tu dors encore!» Et la fortune m’a répondu: «Malgré tout, ne désespère pas!»

Les Ghazels

Si, comme Alexandre, tu prétends à la vie éternelle, charche-la sur les lèvres roses de cette ravissante beauté.

Odes, XIII

Celui à qui l’amour a donné la vie ne mourra jamais. C’est pourquoi l’éternité de notre existence est inscrite sur les feuillets de l’univers.

Odes, XII

L’oiseau qui réunit les amants était enfin pris au filet de mon coeur, mais tu dénouas ta chevelure et il s’est envolé derechef.

Odes, IX

D’un côté le temps de la jeunesse, d’un autre les jardins fleuris. Les roses semblent donner cette bonne nouvelle au rossignol mélodieux.

Odes, VII

Veux-tu jouir de la présence divine, ô Hafiz ? Ne t’absente pas un instant de celle de ta bien-aimée. Dès que tes regards la rencontrent, renonce au monde, abandonne-le pour la suivre.

Odes, I

Mon amour, comme le vent, quand tu passes sur ma tombe, – Dans ma fosse, de désir, je déchire mon linceul.

N’essaie pas de retenir le vent, même s’il souffle au gré de ton désir.

Les Ghazels

Souviens-toi que le livre sacré n’est exalté par-dessus tous les livres que parce qu’il a subi lui-même l’épreuve du temps.

Les Ghazels

A qui demanderai-je un souvenir de celle qui est partie? Ce qu’a murmuré la brise, avec la brise s’est enfui.

Les Ghazels

Prends la vie comme tu prends cette coupe, le sourire aux lèvres, même si ton coeur saigne. Ne gémis pas comme un luth et cache tes blessures!

Les Ghazels

Les mots d’amour ne sont point de ceux que l’on peut prononcer.