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Citations de : Cécile Brucy, dite Cécile Fée

Chacun peut s’appliquer, dans le monde, ce mot si fameux de César: «Qui n’est pas pour moi est contre moi.» Qui dit un indiffèrent, dit un homme, sinon disposé à nous nuire, du moins porté à nous juger défavorablement.

Pensées (1832)

L’amitié doit souvent parler pour se faire comprendre; en amour on ne doit rien dire qui n’ait été compris d’avance.

Pensées (1832)

Telle femme eût résisté à l’amour qu’elle éprouve, qui ne résiste pas à l’amour qu’elle inspire.

Pensées (1832)

Les fièvres de l’âme ne sont pas moins contagieuses que celles du corps; le spectacle de l’amour, de l’amour même qu’on ne partage pas, fait battre le coeur et trouble la raison.

Pensées (1832)

Quelques personnes se croient sensibles et ne sont qu’irritables.

Pensées (1832)

On est bien près de mépriser ce qu’on trouve ridicule.

Pensées (1832)

C’est en cherchant de petits plaisirs qu’on se crée de petites contrariétés.

Pensées (1832)

Le repos est notre premier supplice et notre dernier plaisir.

Pensées (1832)

La vérité peut exister entre deux erreurs; mais entre le vrai et le faux il n’y a point de juste milieu.

Pensées (1832)

Si l’enfant est égoïste, c’est parce qu’il ne connaît des choses que les rapports qu’elles ont avec lui.

Pensées (1832)

Il est peu de vérités qu’on n’ait devinées avant de les découvrir.

Pensées (1832)

Le génie crée, le vulgaire consacre.

Pensées (1832)

Beaucoup de personnes ont l’habitude de discuter avant de poser la question, comme Don Quichotte commence toujours à combattre avant de savoir quels sont ses ennemis.

Pensées (1832)

Tous les sentiments profonds ont besoin de mystère: les âmes sensibles n’affichent pas plus ce qu’elles éprouvent que ce qu’elles inspirent.

Pensées (1832)

Il entre toujours un peu de calomnie dans la médisance.

Pensées (1832)

Il y a dans le monde des gens assez modestes pour estimer ne valoir quelque chose que par la société qu’ils voient, et assez vains pour mépriser quiconque n’est pas admis dans cette société.

Pensées (1832)

Le courage est la force des faibles.

Pensées (1832)

Un petit péril intimide souvent plus qu’un grand, parce qu’il laisse plus de liberté d’esprit pour le juger.

Pensées (1832)

Le malheur est le père des mauvaises pensées.

Pensées (1832)

Il n’est pas bon de tout voir, de tout entendre, de tout dire.

Pensées (1832)

Le vice inspire le mépris, la vertu l’admiration, et le crime l’horreur.

Pensées (1832)

L’homme qui n’est pas maître de lui dans la bonne fortune, que sera-t-il dans l’adversité.

Pensées (1832)

Le plus impitoyable de tous les tyrans c’est la nécessité.

Pensées (1832)