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Citations de : Carlo Goldoni

Aimer est un libre mouvement du coeur; la servitude n’oblige qu’au respect.

Térence (1754)

Ou il m’aime, ou il ne m’aime pas: s’il m’aime, qu’il ait confiance; s’il ne m’aime pas, qu’il s’en aille!

La Manie de la villégiature

C’est le ton de la nation; si les Français perdent une bataille, une épigramme les console; si un nouvel impôt les charge, un vaudeville les dédommage.

Mémoires (1787)

Le monde est un beau livre.

Pamela nubile (1757), I, XIV

La nature est un professeur universel et sûr pour celui qui l’observe.

Rosaure: – Mais, êtes-vous de Venise ou étranger? – Lélio: – Je suis gentilhomme napolitain. – Arlequin, à part: – Gentilhomme et napolitain! Deux mensonges d’un seul coup!

Le Menteur, I

Les soupirs sont comme les éclairs: ils annoncent la pluie.

Arlequin valet de deux maîtres

… le mariage n’est ni un poison, ni un médicament. C’est une marmelade, une confiture, une friandise!

Arlequin valet de deux maîtres

Il n ‘y a pas de plus grand plaisir au monde que d’être en agréable compagnie.

Arlequin valet de deux maîtres

Ah! il n’est que trop vrai, hélas! que, dans cette vie, on passe le plus clair de ses jours à souffrir ou à espérer, et que l’on n’est heureux que fugitivement!

Arlequin valet de deux maîtres

L’amour, c’est le meilleur des menus!

Arlequin valet de deux maîtres

Quand une femme est en colère, quatre petits baisers suffisent pour la consoler.

Le Café

Sans le sou ! Quand on n’est plus dans son pays, ce ne sont pas les titres, mais les écus qui font estimer.

La Logeuse (1753), I, 2, Fabrice

Nous sommes tous des hommes, sujets à nous tromper. Quand l’homme se repent, la vertu du repentir enlève tout le démérite des fautes commises.

Le Café (1750), III, 4, Ridolfo

Si l’on faisait attention à ce que les autres peuvent dire de nous, cela arriverait bientôt à nous enlever toute possibilité de faire le bien.

Le Café (1750), I, 15, Eugenio

Je crois même qu’une mère n’aimerait pas moins un enfant qu’on lui aurait changé en nourrice, si elle l’avait reçu de bonne foi pour le sien, si elle avait pris soin de sa première éducation, et s’était habituée à le caresser et à le chérir.

Mémoires pour servir à l'histoire de ma vie et à celle du théâtre (1787)

Les femmes ont tort de suivre, en fait de coiffure, la mode générale. Chacune devrait consulter son miroir, examiner ses traits, adapter l’arrangement de sa chevelure à l’air de son visage et conduire la main de son perruquier.

Mémoires pour servir à l'histoire de ma vie et à celle du théâtre (1787), XXXVII

Les grandes nouveautés ont toujours de la peine à être généralement approuvées. Il est rare même que les premiers auteurs en profitent.

Mémoires pour servir à l'histoire de ma vie et à celle du théâtre (1787), XXXIV

Zèle ou colère, je brave votre fureur; ce qui est lié dans le ciel ne se délie pas sur la terre.

Molière (1751), V, 5

Que ce qui devrait être la source de ton plaisir ne devienne pas la cause de ton malheur!

Térence (1754)

Mourir pour la gloire ou pour son pays est un noble dévoûment digne d’enflammer les grandes âmes; mais les coeurs généreux mettent sous leurs pieds les caprices de la fortune, et c’est être vil que de se donner la mort pour si peu de chose.

Térence (1754), I, 3

Précisément, pour bien vivre, il faut un peu de tempérance.

Molière (1751), I, 1

Paris est beau, ses environs sont délicieux, ses habitants sont aimables.

Mémoires pour servir à l'histoire de ma vie et à celle du théâtre (1787)

Il y a des plaisirs pour tous les états: bornez vos désirs, mesurez vos forces, vous serez bien ici, ou vous serez mal partout.

Mémoires pour servir à l'histoire de ma vie et à celle du théâtre (1787)

Je ne suis pas Musicien, mais j’aime la musique de passion; si un air me touche, s’il m’amuse, je l’écoute avec délice, je n’examine pas si la musique est Française ou Italienne; je crois même qu’il n’y en a qu’une.

Mémoires pour servir à l'histoire de ma vie et à celle du théâtre (1787)

Paris est un monde, tout y est grand; beaucoup de mal, et beaucoup de bien.

Mémoires pour servir à l'histoire de ma vie et à celle du théâtre (1787)

Je plains les nobles, je plains les candidats qui font consister leur grandeur à être adulés, et dont les trésors s’épuisent à distribuer à une race perverse le pain et la sportule. Mais le mérite n’a pas besoin de louanges.

Térence (1754)

Toute habileté dans un art quelconque mérite des éloges. Tel se distingue à la guerre, tel autre au barreau.

Térence (1754)

La nature elle-même a jeté les passions dans nos coeurs, et la raison ne peut rien contre l’amour.

Térence (1754)